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Le feuilleton de l’automne, dernier épisode
mardi 13 novembre 2007

A l’occasion de la sortie de Mothership cette semaine, nous vous proposons de clôturer ce feuilleton de l’automne par un rapide panorama de l’influence qu’a exercée Led Zeppelin sur le rock des trente années qui ont suivi.

On présente souvent Led Zeppelin comme l’inventeur du hard et du metal (comme s’ils n’avaient inventé que ça !). Il est donc logique de voir apparenté au Dirigeable tout ce que le rock a accouché de chevelus et de riffs sursaturés d’électricité, de Van Halen à Dream Theater (qui a fait un medley de plusieurs chansons du Zep sur A change of season), de Tool à Def Leppard (qui a choisi un nom de groupe qui sonne comme… vous avez deviné), de Metallica à Judas Priest (qui a composé Beyond the realms of death dans l’optique d’en faire « son » Stairway to Heaven). Impossible de ne pas citer également le mouvement grunge qui reluquait franchement vers cette période dorée de l’histoire du rock (Soundgarden qui reprend le Zep, Pearl Jam qui ne se fatigue même plus à essayer de cacher sa filiation directe, surtout dans ses ballades). Et c’est sans compter les nouveaux amoureux des sixties, tels les White Stripes, qui reprennent le flambeau d’un rock fondamentalement bluesy et décomplexé. Amusant donc de constater que tant les glameux excessifs des années 80 que leurs fossoyeurs des années 90 se revendiquent du même groupe…

Mais l’influence de la bande à Page et Plant va bien au-delà. Elle s’étend aussi sur bon nombre d’artistes qui furent ses contemporains. Qu’il s’agisse de Zappa, de Tina Turner ou encore de Queen, ils sont nombreux à devoir quelque chose au groupe anglais et à lui avoir rendu hommage d’une manière ou d’une autre.

Enfin, comment faire l’impasse sur l’influence exercée sur des artistes d’autres horizons musicaux ? Que l’on parle de folk, voire de country, nombreux sont ceux à se revendiquer du Zeppelin et à passer par la case « reprise ». Citons en vrac Dolly Parton, Sheryl Crow ou Ben Harper. Certains représentants de l’électro sont aussi passés par la phase « guitare-basse-batterie » et ne renient pas cet apport qui leur permet d’enrichir leurs propres explorations. C’est ainsi que Moby et les Beastie Boys ont tous les deux (et avec bien d’autres) samplé l’intro à la batterie de When the levee breaks (il faut préciser que ce son de batterie phénoménal, impossible à reproduire en live, est l’un des passages les plus samplés au monde).

Et pour conclure, est-il possible de passer sous silence le sample du riff de Kashmir par Puff Daddy sur Come with me ? Oui, c’est possible ? C’est même préférable ? Bon d’accord…

G.B.



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