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Ugress : "Collectronics" Omelette norvégienne lundi 6 décembre 2010, par |
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Derrière le titre gentiment provocateur d’Ugress (un truc qui se fume et rend un peu con), il y a un Norvégien, le sieur Gisle Martens Meyer. Un personnage prolifique qui fit d’une petite expérience électronique de quoi nourrir une déjà notable carrière de dix ans, ponctuée par quatre albums et une foultitude d’E.P. Dix ans d’expériences, ça se fête par un bon résumé pour ceux qui sont passés à coté de l’électroniqueur du Nord. Rapide tour du proprio avec Collectronics.
Ugress a tout du patchwork musical qui ne peut décevoir personne réellement tant il bouffe à tous les râteliers et régurgite – presque - à chaque fois quelque chose de simplement bon. Il semblait donc hasardeux d’aller combiner tant de titres étrangers sur un même support, le bougre en chef (nommons-le G2M pour plus de concision) étant généralement plus à l’aise dans des formats réduits, modestes.
Mais cette petite bête compilatoire l’a durement titillé et lui a fait dire que bon, dix années valaient bien un hommage, que voici. Pour ce qui est de la barbaque réchauffée, on en a pour ses thunes cependant. De la mélodie enfantine avec Klavier apparat, de l’électro-rock - volontairement - désuète quoique sympathique (Terapolis nightclub fantasy), quelques relents obscurs sur Ghost Von frost (un de mes préférés soit-dit en passant) ou la patine totalement dramatique d’Einhorn 22, le ton adopté est souvent peu enjoué. Beaucoup de tics dark-wave qui renvoient à Sopor Aeternus dans son ère la plus électronique, voire à Zoo (notamment à leur album Revolution), ce qui ne s’avère pas désagréable. Diurnal Entropy parvient à embringuer l’auditeur dans des ambiances à peine moins pompeuses qu’E Nomine, plaquant de manière plus fine que les danseurs teutons quelques chœurs d’église évitant de justesse le ridicule. |
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