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The Clash : "Essential"
Great rock’n’roll swindle ?

jeudi 24 avril 2003, par Jérôme Delvaux

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Le décès d’un artiste relance souvent les ventes de disques, du fait du brassage médiatique fait autour de l’évènement, des nombreux articles consacrés à sa carrière, etc. Mick Jones, Topper Headon et Paul Simonon, les Clash survivants et leur maison de disques se sont dit que la mort de Joe Strummer tombait à point pour remettre un peu de beurre dans les épinards.

Ils ont été, avec les Sex Pistols, le plus grand groupe punk anglais, à partir de 1977, l’année où tout a vraiment commencé pour le mouvement musical contestataire. Ils chantaient "No Elvis, no Beatles, no Rolling Stones in 1977" l’année même où le King mourait. Ils ont bousculé toutes les règles établies en matière de rock avec leur chef-d’oeuvre London calling. Tout cela quelques années avant de tomber dans l’oubli. Mick Jones viré, le mouvement punk passé de mode, autant d’évènements difficiles à digérer et qui eûrent raison du Clash. En 1985, Strummer et Simonon les deux derniers membres fondateurs encore en activité décident de partir en retraite. Sans trop d’argent paraît-il. De nombreux fans et journalistes racontent qu’il leur arrivait de dormir dans des squats, de faire la manche et de jouer de la guitare dans le métro. Sans doute bien saouls et plus pour le fun qu’autre chose.

Le bon plan pour les artistes désargentés, c’est bien sûr de compiler tous les anciens succès et de les remettre au goût du jour. Ils devaient vraiment être dans la dèche vu le nombre de Best of édités dans les années 80 et 90 : The story of The Clash, Clash on Broadway (en 3 CD), From here to eternity (un live tardif), The Singles et maintenant The essential Clash. Si essentiel que ça ? Pas pour les possesseurs d’un des disques précités en tout cas.

Pour ceux dont la discothèque ne contiendrait toujours aucun album des Clash, ce nouveau produit viendra bien à point pour apprendre à apprécier à leur juste valeur les petites merveilles que sont White riot, I fought the law ou London’s burning, lettres de noblesse du punk. Plus connus et commerciaux : Rock the casbah et surtout Should I stay or should I go ? sortent du lot de la bonne trentaine de plages proposées. Enfin, au contraire de 1977 (Jagger et McCartney sont toujours là et en pleine forme) London calling est plus d’actualité que jamais. Avec ses paroles "the war is declared and the battle comes down...". Elles rappellent que le combat engagé par Strummer est très loin d’être terminé.



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Jérôme Delvaux