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The Beatles : "Love"
Mash-up au pays des merveilles

mardi 5 décembre 2006, par Boris Ryczek

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Annoncée comme une nouvelle sortie des Beatles, Love est en fait un travail de George Martin, l’ancien producteur des Fab Four et de son fils Giles. Bande-son destinée à un spectacle du Cirque du Soleil, elle reprend la plupart des classiques du groupe, rassemblés, remixés et ré-assemblés pour l’occasion. Quelque part entre la révérence et l’audace, il ménage un certain nombre de surprises qui le rendront ludique, précieux et - disons-le - indispensable pour les fans.

On aurait difficilement pu trouver un maître d’œuvre plus légitime que George Martin pour mener à bien cette tâche. Souvent surnommé « le cinquième Beatles », le producteur est responsable de la plupart des arrangements du quatuor. Quand Lennon, McCartney et Harrison composaient des mélodies imparables, il était celui qui les habillait de violons, de clavecins ou d’orgues, en les corsant de tous ces effets étranges qui ont changé la donne dans les studios de l’époque. Moins connue, sa carrière après les Beatles a elle aussi eu ses grands moments. Les curieux iront par exemple écouter l’album Holiday, d’America, produit par ses soins, où l’on retrouve son habituel éclectisme et son art de la nuance.

Giles Martin n’était pas non plus le dernier des débutants. Producteur comme papa, il avait déjà travaillé pour quelques célébrités de la pop (Kula Shaker, INXS,...) et participé à l’épisode de l’Anthologie des Beatles : cet ensemble de trois doubles-albums qui avait révélé nombre de pépites cachées et provoqué quelques polémiques feutrées entre rock critiques bien-pensants. George ayant perdu une bonne partie de ses facultés auditives, c’est Giles qui a lui a servi d’oreille, tout en le formant aux arcanes de ProTools, ce logiciel magique chéri des groupes de salon.

Leur mission : évoquer en un seul album l’ensemble de la carrière des Beatles. Leurs outils : un ordinateur et tous les masters du groupe. Love s’apparente donc à un tour d’horizons. En 26 titres, il se donne pour but de recenser la plupart de leurs classiques, sans oublier quelques fameux à-côtés. Un spectacle de cirque ne pouvait pas décemment se priver de Being For The Benefit Of Mr. Kite ! Il y a donc 26 titres, comprenant Come together, A day in the life ou I wanna hold your hand, seul reliquat de la période coupe au bol et « Yeah Yeah Yeah ».

Mais au lieu d’enchaîner les morceaux comme sur une compilation, la famille Martin a voulu montrer la cohérence d’un univers et souligner des correspondances entre les morceaux. Tout l’album s’apparente donc à une sorte de jeu de pistes. Des bribes de plusieurs morceaux sont assemblées entre elles, la batterie de The end vient se surajouter à celle de Get back et l’on passe, quasiment sans une seconde de silence, d’une ambiance à une autre, dans un désordre chronologique savamment entretenu. Un principe dangereux, qui pouvait facilement dégénérer en « Megamix » tapageur...

En fait, le degré d’hybridité varie énormément d’une plage à l’autre. Si Love fait un usage permanent de transitions ambient concoctées à partir de parties orchestrales ou d’échos de voix lointaines, la famille Martin laisse certains morceaux se déployer selon la même structure et les mêmes accompagnements que dans leurs versions initiales, avec pour seule nouveauté le son en 5.1. Help !, par exemple, semble quasiment identique à l’original. Revolution, quant à elle, bénéficie d’une habile redistribution des pistes. Alors que sur le 45 tours, les deux guitares étaient mixées ensemble dans une sorte de magma un peu absurde (la voix de Lennon se retrouvait à chanter dans le vide), ici, elles se donnent la réplique d’une enceinte à l’autre. Ce qui fait gagner le morceau en efficacité.

Cependant Love frappe surtout par ses rencontres inédites entre morceaux issus d’albums différents : Yesterday enrichi par quelques accords de Blackbird, Mr. Kite devenant subitement un morceau de hard-rock grâce à la coda d’I want you, Ringo interprétant Octopus’s garden accompagné des violons de Goodbye, et bien d’autres surprises dans ce goût... La plus impressionnante d’entre elles étant sans doute le mixage de Tomorrow never knows avec Within you without you, qui entraîne l’auditeur dans une jouissive transe psychédélique... Le seul problème est la brièveté du mix : on aurait aimé que les cinq minutes du mantra d’Harrison ne soient pas réduites au minimum syndical de deux minutes trente !

Ce défaut est assez symptomatique du côté évasif, voire évanescent de Love. Souvent l’idée est là pour elle-même : elle suggère à l’auditeur des choses possibles, mais l’entraîne ailleurs avant même qu’il ait eu le temps de s’appesantir sur le résultat. George et Giles Martin s’inspirent visiblement du courant mash-up : DJ Zebra et surtout, Danger Mouse, animateur de Gnarls Barkley, dont le Grey Album était construit sur le Black Album de Jay Z et le White Album des Beatles. Comme les bricoleurs en question, ils arrivent souvent à faire naître une forme originale par le simple mélange de leurs sources. Mais contrairement à ces derniers, qui oeuvrent pour le dancefloor, ils ne laissent guère le temps à leurs nouvelles créations de se développer. Peut-être est-ce par modestie, afin de laisser toute leur place aux compositions originales des Fab Four, dans leurs versions originales et simplement remasterisées... Peut-être est-ce lié aux contraintes de temps (80 minutes) et d’exhaustivité que le projet imposait dès le départ... Quoi qu’il en soit, Love ne contient aucune révélation : simplement quelques excellentes chansons des Beatles, agrémentées par un son de meilleure qualité et quelques trouvailles amusantes, étonnantes et, parfois, frappantes.

Sans doute les fanatiques de la face B d’Abbey Road auront-ils un avis différent : Georges Martin préfigurait à l’époque l’esthétique du remix avec plus de dix ans d’avance. Sur ce point et sur d’autres, il prouve aujourd’hui une indéniable fidélité à ses goûts de l’époque. On pourrait faire la même remarque à propos des bruitages et des bribes de conversation insérées dans les pistes. L’esprit Beatles est bien là. Et le vieux producteur aura eu une nouvelle occasion de prouver qu’il en était un des architectes.

La merveille indéniable, qui risque bien de mettre tout le monde d’accord, reste While my guitar gently weeps. Ceux qui l’ont écoutée se souviennent forcément de la version démo présente sur l’Anthologie 3, où Harrison s’accompagnait d’une simple guitare sèche et chantait un couplet inédit : « I look from the wings at the play you are staging/While my guitar gently weeps/As I’m sitting here doing nothing but aging/Still my guitar gently weeps ». Comme sur Yesterday, quarante ans plus tôt, Georges Martin enrichit la tristesse de cette guitare et cette voix d’un ensemble de cordes : quelque chose de très simple, mais d’une beauté poignante...

C’est là le seul véritable ajout instrumental de l’album. Et si l’on en croit des propos recueillis par Jérôme Soligny de Rock & Folk, George Martin a longuement hésité avant d’ajouter une seule note personnelle à un morceau des Beatles... Voilà tout le paradoxe de ce disque : il veut rechercher l’inédit sans oser aller trop loin. Pourtant, on aurait tort de croire Love inutile. Malgré ses petits défauts, il s’impose comme une manière judicieuse de continuer à faire vivre le répertoire du groupe. Il offre un regard, un angle nouveau. Et ses trouvailles sont de celles qu’on aime faire partager à ses amis en leur montrant ce qui se passe dans tel ou tel morceau... Sans doute, il fait aussi partie de ces disques qu’on oubliera, après les avoir décortiqués trop attentivement. Mais ce sera pour mieux le redécouvrir, quelques années plus tard, avec une nouvelle fraîcheur.

Puisqu’il faut tout de même ouvrir le débat qui suivra cet article, on posera la question : n’y a-t-il pas quelque chose de vainement passéiste à inventer sans cesse de nouvelles manières de faire revivre ces chansons des années 60 ? Avant de laisser les lecteurs de Pop-Rock répondre, on se permettra de retourner la question. Plus de trente ans après, ces chansons continuent visiblement de susciter le désir. Il serait utile de faire un sondage pour savoir combien de groupes de rock dans le monde, et combien de simples amateurs connaissent au moins vingt chansons des Beatles par cœur... On a pu se croire, à l’époque du punk, capable de passer à autre chose, mais les groupes pop n’ont jamais réussi à s’en remettre, à commencer par les Damned, Stranglers et autres Buzzcocks qui agitaient leurs guitares en 1977... Alors, les gentils groupes actuels, pensez donc ! Si, encore et toujours, on continue de désirer cette musique aux refrains accrocheurs et aux arrangements subtils, n’est-ce pas légitime de l’écouter encore et encore ? Love ne propose rien d’autre : une nouvelle écoute des Beatles. De là viennent sa modestie et sa pertinence.



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Boris Ryczek





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The Beatles : "Love"
(1/6) 3 septembre 2010
The Beatles : "Love"
(2/6) 5 décembre 2006, par Thor
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(3/6) 5 décembre 2006, par KeithMoon
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(4/6) 5 décembre 2006, par Fabrice
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(5/6) 5 décembre 2006, par David de Froidmont
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(6/6) 5 décembre 2006, par Big Bill Broonzy




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mardi 5 décembre 2006, par Boris Ryczek

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On aurait difficilement pu trouver un maître d’œuvre plus légitime que George Martin pour mener à bien cette tâche. Souvent surnommé « le cinquième Beatles », le producteur est responsable de la plupart des arrangements du quatuor. Quand Lennon, McCartney et Harrison composaient des mélodies imparables, il était celui qui les habillait de violons, de clavecins ou d’orgues, en les corsant de tous ces effets étranges qui ont changé la donne dans les studios de l’époque. Moins connue, sa carrière après les Beatles a elle aussi eu ses grands moments. Les curieux iront par exemple écouter l’album Holiday, d’America, produit par ses soins, où l’on retrouve son habituel éclectisme et son art de la nuance.

Giles Martin n’était pas non plus le dernier des débutants. Producteur comme papa, il avait déjà travaillé pour quelques célébrités de la pop (Kula Shaker, INXS,...) et participé à l’épisode de l’Anthologie des Beatles : cet ensemble de trois doubles-albums qui avait révélé nombre de pépites cachées et provoqué quelques polémiques feutrées entre rock critiques bien-pensants. George ayant perdu une bonne partie de ses facultés auditives, c’est Giles qui a lui a servi d’oreille, tout en le formant aux arcanes de ProTools, ce logiciel magique chéri des groupes de salon.

Leur mission : évoquer en un seul album l’ensemble de la carrière des Beatles. Leurs outils : un ordinateur et tous les masters du groupe. Love s’apparente donc à un tour d’horizons. En 26 titres, il se donne pour but de recenser la plupart de leurs classiques, sans oublier quelques fameux à-côtés. Un spectacle de cirque ne pouvait pas décemment se priver de Being For The Benefit Of Mr. Kite ! Il y a donc 26 titres, comprenant Come together, A day in the life ou I wanna hold your hand, seul reliquat de la période coupe au bol et « Yeah Yeah Yeah ».

Mais au lieu d’enchaîner les morceaux comme sur une compilation, la famille Martin a voulu montrer la cohérence d’un univers et souligner des correspondances entre les morceaux. Tout l’album s’apparente donc à une sorte de jeu de pistes. Des bribes de plusieurs morceaux sont assemblées entre elles, la batterie de The end vient se surajouter à celle de Get back et l’on passe, quasiment sans une seconde de silence, d’une ambiance à une autre, dans un désordre chronologique savamment entretenu. Un principe dangereux, qui pouvait facilement dégénérer en « Megamix » tapageur...

En fait, le degré d’hybridité varie énormément d’une plage à l’autre. Si Love fait un usage permanent de transitions ambient concoctées à partir de parties orchestrales ou d’échos de voix lointaines, la famille Martin laisse certains morceaux se déployer selon la même structure et les mêmes accompagnements que dans leurs versions initiales, avec pour seule nouveauté le son en 5.1. Help !, par exemple, semble quasiment identique à l’original. Revolution, quant à elle, bénéficie d’une habile redistribution des pistes. Alors que sur le 45 tours, les deux guitares étaient mixées ensemble dans une sorte de magma un peu absurde (la voix de Lennon se retrouvait à chanter dans le vide), ici, elles se donnent la réplique d’une enceinte à l’autre. Ce qui fait gagner le morceau en efficacité.

Cependant Love frappe surtout par ses rencontres inédites entre morceaux issus d’albums différents : Yesterday enrichi par quelques accords de Blackbird, Mr. Kite devenant subitement un morceau de hard-rock grâce à la coda d’I want you, Ringo interprétant Octopus’s garden accompagné des violons de Goodbye, et bien d’autres surprises dans ce goût... La plus impressionnante d’entre elles étant sans doute le mixage de Tomorrow never knows avec Within you without you, qui entraîne l’auditeur dans une jouissive transe psychédélique... Le seul problème est la brièveté du mix : on aurait aimé que les cinq minutes du mantra d’Harrison ne soient pas réduites au minimum syndical de deux minutes trente !

Ce défaut est assez symptomatique du côté évasif, voire évanescent de Love. Souvent l’idée est là pour elle-même : elle suggère à l’auditeur des choses possibles, mais l’entraîne ailleurs avant même qu’il ait eu le temps de s’appesantir sur le résultat. George et Giles Martin s’inspirent visiblement du courant mash-up : DJ Zebra et surtout, Danger Mouse, animateur de Gnarls Barkley, dont le Grey Album était construit sur le Black Album de Jay Z et le White Album des Beatles. Comme les bricoleurs en question, ils arrivent souvent à faire naître une forme originale par le simple mélange de leurs sources. Mais contrairement à ces derniers, qui oeuvrent pour le dancefloor, ils ne laissent guère le temps à leurs nouvelles créations de se développer. Peut-être est-ce par modestie, afin de laisser toute leur place aux compositions originales des Fab Four, dans leurs versions originales et simplement remasterisées... Peut-être est-ce lié aux contraintes de temps (80 minutes) et d’exhaustivité que le projet imposait dès le départ... Quoi qu’il en soit, Love ne contient aucune révélation : simplement quelques excellentes chansons des Beatles, agrémentées par un son de meilleure qualité et quelques trouvailles amusantes, étonnantes et, parfois, frappantes.

Sans doute les fanatiques de la face B d’Abbey Road auront-ils un avis différent : Georges Martin préfigurait à l’époque l’esthétique du remix avec plus de dix ans d’avance. Sur ce point et sur d’autres, il prouve aujourd’hui une indéniable fidélité à ses goûts de l’époque. On pourrait faire la même remarque à propos des bruitages et des bribes de conversation insérées dans les pistes. L’esprit Beatles est bien là. Et le vieux producteur aura eu une nouvelle occasion de prouver qu’il en était un des architectes.

La merveille indéniable, qui risque bien de mettre tout le monde d’accord, reste While my guitar gently weeps. Ceux qui l’ont écoutée se souviennent forcément de la version démo présente sur l’Anthologie 3, où Harrison s’accompagnait d’une simple guitare sèche et chantait un couplet inédit : « I look from the wings at the play you are staging/While my guitar gently weeps/As I’m sitting here doing nothing but aging/Still my guitar gently weeps ». Comme sur Yesterday, quarante ans plus tôt, Georges Martin enrichit la tristesse de cette guitare et cette voix d’un ensemble de cordes : quelque chose de très simple, mais d’une beauté poignante...

C’est là le seul véritable ajout instrumental de l’album. Et si l’on en croit des propos recueillis par Jérôme Soligny de Rock & Folk, George Martin a longuement hésité avant d’ajouter une seule note personnelle à un morceau des Beatles... Voilà tout le paradoxe de ce disque : il veut rechercher l’inédit sans oser aller trop loin. Pourtant, on aurait tort de croire Love inutile. Malgré ses petits défauts, il s’impose comme une manière judicieuse de continuer à faire vivre le répertoire du groupe. Il offre un regard, un angle nouveau. Et ses trouvailles sont de celles qu’on aime faire partager à ses amis en leur montrant ce qui se passe dans tel ou tel morceau... Sans doute, il fait aussi partie de ces disques qu’on oubliera, après les avoir décortiqués trop attentivement. Mais ce sera pour mieux le redécouvrir, quelques années plus tard, avec une nouvelle fraîcheur.

Puisqu’il faut tout de même ouvrir le débat qui suivra cet article, on posera la question : n’y a-t-il pas quelque chose de vainement passéiste à inventer sans cesse de nouvelles manières de faire revivre ces chansons des années 60 ? Avant de laisser les lecteurs de Pop-Rock répondre, on se permettra de retourner la question. Plus de trente ans après, ces chansons continuent visiblement de susciter le désir. Il serait utile de faire un sondage pour savoir combien de groupes de rock dans le monde, et combien de simples amateurs connaissent au moins vingt chansons des Beatles par cœur... On a pu se croire, à l’époque du punk, capable de passer à autre chose, mais les groupes pop n’ont jamais réussi à s’en remettre, à commencer par les Damned, Stranglers et autres Buzzcocks qui agitaient leurs guitares en 1977... Alors, les gentils groupes actuels, pensez donc ! Si, encore et toujours, on continue de désirer cette musique aux refrains accrocheurs et aux arrangements subtils, n’est-ce pas légitime de l’écouter encore et encore ? Love ne propose rien d’autre : une nouvelle écoute des Beatles. De là viennent sa modestie et sa pertinence.

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Boris Ryczek

Il y a 10 contribution(s) au forum.

The Beatles : "Love"
(1/5) 5 décembre 2006, par Thor
The Beatles : "Love"
(2/5) 5 décembre 2006, par KeithMoon
The Beatles : "Love"
(3/5) 5 décembre 2006, par Fabrice
The Beatles : "Love"
(4/5) 5 décembre 2006, par David de Froidmont
The Beatles : "Love"
(5/5) 5 décembre 2006, par Big Bill Broonzy

The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Thor [retour au début des forums]

Fan des Beatles également mais je demande à voir, ou plutôt à écouter. Quand à la question posée ... Je pense qu’il sera en effet, difficile de se passer ou du moins d’oublier cette facilité d’écriture et d’écoute pop des années 60. On peut souvent se lamenter du petit manque d’originalité et du manque de créativité actuel quand des artistes foncent dans ce crénaux. Mais bon, pour certains (je pense à certains groupes issus de la brit-pop par exemple) c’est certes parfois moins bon mais pas foncierement mauvais ...

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par KeithMoon [retour au début des forums]

Si vous êtes vraiment intéressées par quelque chose de différent sur les Beatles, écoutez Emmanuel Santarromana, il a réenregistré une dizaine de chanson avec un très bon résultat ! sur l’album Fab4Ever. C’est un vrai travail de passioné, et c’est très accrocheur, surtout paperback writer avec une chanteuse !

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Fabrice [retour au début des forums]

Je suis un fanatique des Fab4 mais je ne comprends ici le but...
Il y a peu sortait Let it Be "naked", soit un album où l’on vire tout ce qui était production pompeuse.
Ici, c’est l’extrême contraire.
Dans 2 ans, doit-on s’attendre à Love "naked" ?
Dans le style, The Grey Album est beaucoup plus intéressant.

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par David de Froidmont [retour au début des forums]

Je me suis intéressé à l’album de ce nouveau groupe dont on parle beaucoup à la télévision et j’ai été déçu de constater qu’il a piqué pas mal de plan à Oasis. Il n’y aucune originalité !

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Jean Waterlot [retour au début des forums]

Tu peux l’écrire noir sur blanc : Franco Dragone, c’est de la merde... De la merde avec des musiciens de merde. Déjà, Saule et les Pleureurs, c’est horrible comme merde mais alors là, Dragone, il bat toutes les mesures de caca à aller rechercher ce vieux groupe anglais de merde avec ce type aux paupières tombantes qui saute des unijambistes et l’autre là, le mari de Sheila... Putain, il a jamais entendu Bloc Party ou quoi, Dragone ? C’est génial, Bloc Party, j’ai découvert ça hier sur MCM, ça tuuuuuue...

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Big Bill Broonzy [retour au début des forums]

Vous engagez des charcutiers chez Pop-Rock ! Hey Boris ! C’est soirée disco chez toi ?

Louer cet album alors que les aliborons du site passent leur temps à massacrer de grands disques, c’est une honte. Cette galette, c’est de la panade, du sirop, de l’easy-listening honteux et défigurant, de la soupe aux canards, une belle capitalisation boursière en temps de litige conjugal etc...un outrage honteux et, sans mièvrerie passéiste : une déformation facile et de très mauvais goût.

Alors dire que While my guitar...est la réussite de cet album ne peut qu’appeler à envoyer ce Boris au rayon vodka de l’Aldi. C’est le pire. Quelle insulte, des violons sirupeux, des couches, des nappes dégoulinantes défigurant un morceau magnifique. Le comble : des violons à la place dela guitare.

Non, non, non, quand ce site glorifie les merdes années 80 que son gamin de rédacteur en chef se remémore attendri, lorgnant ses premières envolées hormonales déjà peu assouvies, on est déjà plus du tout compatissant mais ici, on appelle à l’aurodafé de tous les articles de site désaffecter.

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Rens [retour au début des forums]

En tant que fan des Beatles, il y a toujours une appréhension à la sortie d’un "nouvel" album... je trouve que celui-ci a l’avantage de tenter quelque chose de nouveau, de "risquer" la musique des Beatles à une nouvelle critique. Je trouve cela 2 fois mieux que de ressortir une nième compilation avec une nième remasterisation. Il a le mérite d’exister.
Aussi, je suis d’accord avec le remix de "Tomorrow never knows". Il y a là quelque chose de psychédélique et orignial et je trouverai chouette qu’un album soit complètement dédié à ce genre d’expérimentations, chose que ne renieraient sans doute aucun des Beatles. D’ailleurs, les deux meilleurs titres de l’album, le sucité et "for the benefit of mr kite", sont les plus osés et les plus innovants. Les titres simplement remasterisés sont inutiles et ne servent qu’à engrenger de l’argent.
En bref : oui aux réelles expérimentations risquées, non au copier-coller opération-marketing.

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Gnrf [retour au début des forums]

(Pourquoi tant de méchanceté ?)

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par M...jansen [retour au début des forums]

renvoyer Boris au rayon" Vodka" de l’Aldi... (c’est quoi ???) , (je ne sais pas si elle est bonne..., je veux dire, la Vodka !!....) me semble tout de même tendancieux et facile comme connotation culturelle "à deux balles"..., en revanche, votre argumentation concernant "While my guitar gently weeps" me semble , nonobstant votre "vodka mal cuvée"......recevable, vu que moi aussi, je préfère la VO....
mais l’art et la manière d’argumenter, contrairement à Boris, vous ne l’avez pas.....
tant pis pour vous !!!
M...Jansen

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The Beatles : "Love"

6 décembre 2006, par kozmik [retour au début des forums]

Toute façon ca ne vaut pas les abbey road !

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Thor [retour au début des forums]

Fan des Beatles également mais je demande à voir, ou plutôt à écouter. Quand à la question posée ... Je pense qu’il sera en effet, difficile de se passer ou du moins d’oublier cette facilité d’écriture et d’écoute pop des années 60. On peut souvent se lamenter du petit manque d’originalité et du manque de créativité actuel quand des artistes foncent dans ce crénaux. Mais bon, pour certains (je pense à certains groupes issus de la brit-pop par exemple) c’est certes parfois moins bon mais pas foncierement mauvais ...

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par KeithMoon [retour au début des forums]

Si vous êtes vraiment intéressées par quelque chose de différent sur les Beatles, écoutez Emmanuel Santarromana, il a réenregistré une dizaine de chanson avec un très bon résultat ! sur l’album Fab4Ever. C’est un vrai travail de passioné, et c’est très accrocheur, surtout paperback writer avec une chanteuse !

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Fabrice [retour au début des forums]

Je suis un fanatique des Fab4 mais je ne comprends ici le but...
Il y a peu sortait Let it Be "naked", soit un album où l’on vire tout ce qui était production pompeuse.
Ici, c’est l’extrême contraire.
Dans 2 ans, doit-on s’attendre à Love "naked" ?
Dans le style, The Grey Album est beaucoup plus intéressant.

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par David de Froidmont [retour au début des forums]

Je me suis intéressé à l’album de ce nouveau groupe dont on parle beaucoup à la télévision et j’ai été déçu de constater qu’il a piqué pas mal de plan à Oasis. Il n’y aucune originalité !

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    The Beatles : "Love"

    5 décembre 2006, par Jean Waterlot [retour au début des forums]


    Tu peux l’écrire noir sur blanc : Franco Dragone, c’est de la merde... De la merde avec des musiciens de merde. Déjà, Saule et les Pleureurs, c’est horrible comme merde mais alors là, Dragone, il bat toutes les mesures de caca à aller rechercher ce vieux groupe anglais de merde avec ce type aux paupières tombantes qui saute des unijambistes et l’autre là, le mari de Sheila... Putain, il a jamais entendu Bloc Party ou quoi, Dragone ? C’est génial, Bloc Party, j’ai découvert ça hier sur MCM, ça tuuuuuue...

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The Beatles : "Love"

5 décembre 2006, par Big Bill Broonzy [retour au début des forums]

Vous engagez des charcutiers chez Pop-Rock ! Hey Boris ! C’est soirée disco chez toi ?

Louer cet album alors que les aliborons du site passent leur temps à massacrer de grands disques, c’est une honte. Cette galette, c’est de la panade, du sirop, de l’easy-listening honteux et défigurant, de la soupe aux canards, une belle capitalisation boursière en temps de litige conjugal etc...un outrage honteux et, sans mièvrerie passéiste : une déformation facile et de très mauvais goût.

Alors dire que While my guitar...est la réussite de cet album ne peut qu’appeler à envoyer ce Boris au rayon vodka de l’Aldi. C’est le pire. Quelle insulte, des violons sirupeux, des couches, des nappes dégoulinantes défigurant un morceau magnifique. Le comble : des violons à la place dela guitare.

Non, non, non, quand ce site glorifie les merdes années 80 que son gamin de rédacteur en chef se remémore attendri, lorgnant ses premières envolées hormonales déjà peu assouvies, on est déjà plus du tout compatissant mais ici, on appelle à l’aurodafé de tous les articles de site désaffecter.

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    The Beatles : "Love"

    5 décembre 2006, par Rens [retour au début des forums]


    En tant que fan des Beatles, il y a toujours une appréhension à la sortie d’un "nouvel" album... je trouve que celui-ci a l’avantage de tenter quelque chose de nouveau, de "risquer" la musique des Beatles à une nouvelle critique. Je trouve cela 2 fois mieux que de ressortir une nième compilation avec une nième remasterisation. Il a le mérite d’exister.
    Aussi, je suis d’accord avec le remix de "Tomorrow never knows". Il y a là quelque chose de psychédélique et orignial et je trouverai chouette qu’un album soit complètement dédié à ce genre d’expérimentations, chose que ne renieraient sans doute aucun des Beatles. D’ailleurs, les deux meilleurs titres de l’album, le sucité et "for the benefit of mr kite", sont les plus osés et les plus innovants. Les titres simplement remasterisés sont inutiles et ne servent qu’à engrenger de l’argent.
    En bref : oui aux réelles expérimentations risquées, non au copier-coller opération-marketing.

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      Harrison

      16 août 2012, par ergfvr [retour au début des forums]


      Quand Lennon, McCartney et Harrison composaient des mélodies imparables, il était celui qui les habillait de violons, de clavecins ou d’orgues, en les corsant de tous ces effets étranges qui Cohiba Siglo VI ont changé la donne dans les studios de l’époque. Moins connue, sa carrière après les Beatles a elle aussi eu ses grands moments.

      [Répondre à ce message]

    The Beatles : "Love"

    5 décembre 2006, par Gnrf [retour au début des forums]


    (Pourquoi tant de méchanceté ?)

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    The Beatles : "Love"

    5 décembre 2006, par M...jansen [retour au début des forums]


    renvoyer Boris au rayon" Vodka" de l’Aldi... (c’est quoi ???) , (je ne sais pas si elle est bonne..., je veux dire, la Vodka !!....) me semble tout de même tendancieux et facile comme connotation culturelle "à deux balles"..., en revanche, votre argumentation concernant "While my guitar gently weeps" me semble , nonobstant votre "vodka mal cuvée"......recevable, vu que moi aussi, je préfère la VO....
    mais l’art et la manière d’argumenter, contrairement à Boris, vous ne l’avez pas.....
    tant pis pour vous !!!
    M...Jansen

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