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Porcupine Tree : "Coma Divine"
The divine comady

mardi 10 juillet 2007, par Geoffroy Bodart

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Que l’on considère qu’il a eu du mal à trouver sa voie, ou qu’il est guidé par un souci d’évolution constante, tout le monde reconnaîtra que le Porcupine Tree de 2007 n’a plus rien à voir avec celui de 1997. On s’amusera au passage de constater que, si la majorité des groupes d’une scène réputée « dure » ont tendance à adoucir leurs propos avec le temps (The Gathering, Paradise Lost, Anathema), le groupe de Steven Wilson suit, quant à lui, le cheminement inverse passant d’un rock très atmosphérique à un metal progressif plus dans l’air du temps. Avec le best of Delirium years, ce live semble bien être la porte d’entrée idéale vers l’univers exploré par Porcupine Tree lors de ses premières amours.

Par pur et mesquin souci de me faire mentir, le premier morceau joué est Signify, un instrumental guidé par un riff taillé à la serpe. S’il reste très psyché de par ses parties de claviers assez barrées, ce titre ne poursuit bel et bien d’autre but que de chauffer la salle, et il y parvient. L’ambiance survoltée d’emblée créée laisse toutefois rapidement place à ce qui deviendra le ton général du live : des ambiances moelleuses et délicates, des tendres et doucereuses caresses pour les oreilles, une perfection musicale, de longs morceaux ciselés avec soin et talent. Pas de quoi bailler d’ennui devant tant de beauté chiante, tout de même, car quelques montées en puissance et accélérations bienvenues sont disséminées ici et là, en contrepoint de l’aspect planant de l’ensemble. Et tout cela est servi par une qualité de son tout simplement improbable, à un point tel que l’on en vient à douter de l’authenticité de ce que l’on écoute. Et si Steven Wilson avouera quelques overdubs (il a réenregistré son chant en studio, mais en une seule prise), les parties musicales ne sont, pour leur part, nulles autres que celles qui furent proposées aux spectateurs.

Le set est essentiellement centré sur les deux derniers albums, Signify et The sky moves sideways. Si les conquis passeront une heure et quart sur un petit nuage, complètement hors d’atteinte de tout ce qui pourrait se passer hors du monde dans lequel ils auront été aspirés, on pourra néanmoins comprendre que les plus sceptiques trouvent un peu longs certains passages de The sky moves sideways et Moonloop (cette dernière pouvant aisément passer pour une longue et lente improvisation). Mais on se demande encore qui pourrait résister à l’ambiance intrigante et angoissante de Waiting phase two, au final apocalyptique de The sky moves sideways et au refrain irrésistible de The sleep of no dreaming (qui annonce, d’une certaine manière, la suite de la carrière de Porcupine Tree).

Véritablement, l’ensemble du groupe est à son top. Mention spéciale à Chris Maitland, à la batterie, qui a fait du solo final de Dislocated day un des grands moments du disque. Mais les félicitations du jury vont indiscutablement au bassiste Colin Edwin dont le groove constitue l’un des aspects les plus fondamentaux de la musique du groupe (ce n’est pas un hasard si les meilleurs albums de Porcupine Tree sont ceux où la basse est le plus mise en avant). Bien évidemment, la guitare de Steven Wilson, principale architecte des édifices musicaux, fait également des merveilles.

Le disque se termine sur l’interprétation de deux morceaux extraits de On the sunday of life et Up the downstairs, les premiers albums. Bien que complètement fauchés, ces deux disques contenaient néanmoins quelques perles et on aurait apprécié redécouvrir plus de ces morceaux (Synesthesia ou Fade away, par exemple) retravaillés par Wilson et son équipe, et dans des conditions sonores optimales. D’autant plus que les interprétations de Not beautiful anymore et Radioactive toy démontrent à loisir ce que ces titres ont dans le ventre. Devenu un titre culte et une véritable bombe en live, Radioactive toy (le titre qui, justement, fit repérer Wilson par un label) est plein, dans sa première partie, de vague à l’âme et de nostalgie, avant de terminer sur un final flamboyant, dantesque et tout simplement inoubliable.

Coma Divine est de ces rares disques live qui ne font pas doublon avec les albums studio, et qui ne sont pas non plus juste un outil promotionnel pour exposer l’ambiance qui règne en concert. De là à parler d’un classique de la discographie de Porcupine Tree...



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Geoffroy Bodart





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Porcupine Tree : "Coma Divine"
(1/1) 13 août 2007, par Stupid Dream




Porcupine Tree : "Coma Divine"

13 août 2007, par Stupid Dream [retour au début des forums]

C’est à la sortie de "Coma Divine" que j’ai découvert Porcupine Tree. l’album était en préécoute dans une FNAC Parisienne et j’y ai jeté une oreille distraite, comme ça, un peu par hasard, sans trop savoir à quoi m’attendre de ce groupe que je croyais être une formation vaguement ’Gothique’ !!!
(grossière erreur de ma part, mais étrangement les pochettes de "Signify" et de ce Live me faisaient apparenter Porcupine Tree à ce mouvement !).
quelle ne fut pas ma surprise en entendant les riffs quasi-metal de ’Signify’ l’instru placé en ouverture du CD !
et ma surprise fut encore bien plus grande au fur et à mesure que je découvrait les morceaux suivants ! ’Waiting Phase One’ sonnant presque comme une composition de Tears For Fears ! .....pour ce qui est des autres titres, la référence et principale comparaison fut pour moi Pink Floyd. en effet, la majorité des morceaux sont plutôt longs et etherés à souhait, un peu comme Waters, Gilmour & Co aimaient en faire de 1968 à 1977. bref, très emballé après cette courte mais oh combien concluante préécoute, j’achetai "Coma Divine"......puis par la suite, les albums studios que j’avais manqué au départ !
même si depuis, la formation du très talentueux Steven Wilson a parcouru du chemin et a privilégié l’aspect metal dans sa musique (ce qui me chagrine un peu, je dois le préciser), je suis avec toujours autant d’intérêt la carrière de ce groupe hors du commun (qui malheureusement n’a bien souvent pas trop la côte auprès des crtiques musicaux !).
pour la petite histoire de ce "Coma Divine" (que je place dans le peloton de tête des plus beaux Live toutes catégories confondues), une double édition remastérisée (avec pochette légèrement remaniée) est sortie en 2002 avec 4 bonus issus des mêmes concerts (donnés à Rome les 25, 26 et 27 Mars). nous avons ainsi 2 autres titres issus du 1er album "On The Sunday Of Life" ainsi que 2 de "Up The Downstair". par contre, toujours pas de ’Synesthesia’ et de ’Fadeaway’ en vue !!!
(moi aussi tout comme Geoff, j’aurais bien aimé en avoir des version Live de ces morceaux là ! .... dommage !!!).

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