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Orchestral Manoeuvres in The Dark : "The OMD Singles"
Les machines ressortent de l’ombre

vendredi 23 mai 2003, par Jérôme Delvaux

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Initialement sortie en 1998, la compilation The OMD Singles connaît une seconde jeunesse, avec sa ré-édition par Virgin France, en format double CD comprenant un disque bonus de remixes par quelques grands noms de la scène dance actuelle. Voilà une belle occasion de se remémorer l’époque lointaine où OMD disputait à Soft Cell, Depeche Mode, Gary Numan, Visage et autres Yazoo le titre de meilleur groupe de la pop électronique.

Liverpool, fin des années 70, Paul Humphreys et Andy McCluskey sont fans de Kraftwerk et découvrent émerveillés la new wave et les pionniers de l’électronique que sont Cabaret Voltaire, The Normal et Human League. Ils décident de se mettre à la musique qui leur semble un bon moyen « d’évacuer leurs frustrations adolescentes ». C’est en 1978, peu de temps après leur premier concert au fameux Eric’s Club de Liverpool (où débutèrent également Echo & The Bunnymen et The Teardrop Explodes, entre autres), qu’ils sont repérés par Tony Wilson qui les fait signer sur son label Factory Records (qui venait de découvrir Joy Division).

Les premiers singles, Electricity et Enola Gay sortent respectivement en mai 1979 et en août 1980. Ils feront dire à Tony Wilson du groupe qu’ils sont « les Beatles jouant du synthétiseur ». Tainted love de Soft Cell et Just can’t get enough de Depeche Mode sortiront un an plus tard. C’est dire toute l’influence qu’ont pu avoir ces deux hymnes qui, aujourd’hui encore, font toujours autant d’effet sur les pistes de danse. A l’époque, comme le reconnaît aujourd’hui l’auteur-compositeur, Andy McCluskey, deux hommes et un synthé était un concept tout à fait nouveau pour un groupe. Par la suite, ce fut en quelque sorte la recette obligée de toutes les formations synth-pop apparues un peu partout (les Français eurent même la leur, en 1985, avec Partenaire Particulier).

La compile passe en revue la carrière du groupe via ses principaux singles des années 80 et 90. Tous les bons moments : Joan of Arc, Souvenir et Maid of Orleans (de l’album de 1981, Architecture and morality) mais aussi les moins bons : Talking loud and clear, un titre de 1984 que McCluskey renie aujourd’hui, l’insipide Sailing on the seven seas, un Call my name qui sonne comme du mauvais Erasure, ou encore Dream of me, une reprise peu inspirée de Barry White. Le disque se clôture toutefois sur une bonne note avec le très bon Walking on the milky way, avant-dernier single de la carrière d’OMD, devenu depuis 1991 le projet de l’unique McCluskey. Ce single extrait du come-back de 1996 (l’album Universa) surfe gentiment sur la vague brit-pop, alors très en vogue.

Le CD bonus se concentre presque uniquement sur Souvenir (quatre versions dont une de Moby) et Enola Gay (trois remixes dont deux par David Guetta). Celui-ci ravira sans aucun doute les inconditionnels. Pour les autres, les bons morceaux du groupe étant tellement dispersés sur leurs dix albums, cette compilation pourrait bien faire l’affaire, malgré le nombre élevé de déchets qu’elle contient. A moins que vous ne vous contentiez de télécharger les meilleurs titres sur le net ? Ce que je ne peux en aucun cas vous conseiller...

Attention, si vous possédez déjà le best of, risque de double emploi.



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Jérôme Delvaux