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Mademoiselle K : "Live"
Rien à dire

samedi 10 octobre 2009, par Yû Voskoboinikov

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Depuis ce fameux soir où je me suis retrouvé nez à tube avec un concert de Mademoiselle K, je n’ai de cesse de défendre cette rockeuse en kit devenue groupe, quitte à jouer ma crédibilité.

Et je dois avouer que certains soirs, c’est peu gratifiant, notamment lorsqu’elle manque de vomir, affalée sur un taxi aux Champs-Elysées. Une scène tellement affligeante que j’ai oublié de prendre une photo ; certaines choses devraient rester enfouies dans les oublis embrumés.

Pour autant, entre le premier et le second album, j’avais noté une certaine montée en puissance. L’institutionnalisation de Mademoiselle K en groupe y était pour beaucoup, mais pas seulement ; aussi ridicule que puisse être humainement Katerine Gierak.

Cependant, le ridicule reste, au même titre que la folie, une notion fluctuante, variant d’une société à l’autre, et même d’un individu à l’autre. Alors, oui, si l’on prend les clichés — pardon, les standards — rock, Gierak est une bibliothèque Ikea. Cependant, si l’on prend la peine d’écouter les disques objectivement, l’on se rend compte que la demoiselle prend des risques, se livre, et n’est finalement pas plus grotesque dans ses états d’âme que la majorité de l’(in)humanité.

Parallèlement à ces considérations métaphysiques, la montée en puissance précédemment relevée ne se cantonne pas aux studios : depuis le son un peu trop propret des débuts major, le groupe a su retrouver une alchimie scénique forte, mise au service d’une orchestration lorgnant parfois vers les plus grands (les Pixies continuent de faire école !), le tout emmené par une chanteuse n’hésitant pas à se remettre en danger chaque soir sur des titres aussi personnels que poignants tels que Maman XY.

Avec cet assortiment CD et DVD, l’on est tenté de constater que la boucle est bouclée. Le groupe s’est imposé et a prouvé sa crédibilité ; il n’a plus qu’à nous épater avec un troisième album studio qui ira là où l’on ne les attend pas.



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Yû Voskoboinikov