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Kiss : "Symphony : Alive IV"
Symphony all nite !

vendredi 5 décembre 2003, par Marc Lenglet

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Les "Alive" de Kiss font partie des disques live les plus renommés de la scène rock, chose assez normale pour un groupe dont les prestations scéniques sont parmi les plus impressionnantes au monde. Cette fois en retard d’une guerre, Kiss s’est adjoint les services d’un orchestre classique australien.

C’est vrai, le rock accompagné par un orchestre symphonique, on connaît. Sans même parler de Deep Purple, de Yes ou de Yngwie Malmsteen, Metallica avait plutôt bien réussi son coup il y a quelques années, grâce au génie de Michael Kamen qui ne s’était pas contenté de suivre les morceaux mais avait réécrit de nouvelles partitions pour donner une envergure supplémentaire aux chef d’œuvre du groupe californien. Vers la même époque, les Scorpions, soutenus par le Berliner Philarmoniker, s’en étaient eux aussi tirés avec les honneurs, malgré quelques morceaux en demi-teinte (on se rappelle avec effroi du sirupeux "Moments of glory"). Le groupe de hard le plus prétentieux au monde ne pouvait éviter de se livrer à l’exercice. Il est d’ailleurs assez étonnant que l’idée ne se soit concrétisée qu’aujourd’hui, quand on connaît l’obsession du groupe pour l’innovation scénique permanente. A noter, l’absence d’Ace Frehey, parti en claquant la porte une fois de plus, et remplacé par Tommy Thayer.

Le premier disque s’ouvre sur six morceaux électriques classiques, dans la lignée des live précédents. Ce ne sont pas les morceaux les plus célèbres qui sont représentés ici, les titres immortels ayant été gardés en réserve pour l’exercice symphonique. On retrouve dans cette section quelques sympathiques vieilleries comme "Deuce" ou "Strutter", le FMesque "Lick it up" et le récent et correct "Psycho circus". Rien de particulier à signaler, c’est du Kiss en live, et du bon, comme d’habitude. Viennent ensuite 5 morceaux en version acoustique, accompagné de l’ensemble symphonique de Melbourne. L’accompagnement classique est discret, très musique de chambre, et les titres passent plutôt bien l’épreuve. "Shandy" s’avère très réussi, tandis que l’incontournable "Beth" parvient à être encore plus larmoyant que sous sa forme habituelle !

C’est sur le deuxième disque que Kiss se lâche et laisse libre cours à sa mégalomanie galopante, avec 10 titres (comprenant bien sûr ses plus gros succès), soutenus par la grosse artillerie, l’orchestre symphonique de Melbourne. Et là, on est un peu partagé. L’orchestre n’a rien de particulier à se reprocher, que du contraire, mais c’est plutôt à la base qu’il y a un léger problème. Contrairement au S&M, d’où on retirait l’impression que l’orchestre de San Francisco avait accueilli Metallica en son sein, on a ici le sentiment que l’orchestre est aux ordres de Kiss, et se contente de suivre bon gré mal gré la ligne musicale, sans avoir pu apporter quelque chose de vraiment original. Ensuite, il faut bien dire que la musique de Kiss, très basique et pas franchement épique ou imagée, n’est pas ce qui se prête le mieux à un accompagnement classique. Du coup, si certains morceaux s’en sortent très bien ("Love gun" par exemple), d’autres paraissent un peu vulgaires, avec un air de jingle pour JT de TF1. "Detroit rock city" en est l’exemple le plus grossier, mais "Rock’n roll all nite" ne se défend pas mal non plus . Mention spéciale par contre à l’incontournable "I was made for lovin’ you", plus indécrottablement kitch que jamais, ce qui ne le dessert pas, bien au contraire. Cependant, Kiss n’a jamais prétendu jouer de la musique raffinée ou intellectuelle. Leur expérience symphonique n’est donc pas à aborder comme un plus qui apporte de l’âme et une profondeur supplémentaire à leur musique, mais comme une auto-célébration à la puissance de feu du groupe. Un "Rock’n roll all nite" symphonique ne devient pas une "belle" chanson, mais simplement un "Rock’n roll all nite" puissance dix, plus pompeux et pétardant que jamais. Dans cette optique, on ne peut pas reprocher grand chose à Alive IV. Les amateurs de live et la "Kiss-army" ne seront en tout cas pas volés sur la marchandise !



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Marc Lenglet





Il y a 3 contribution(s) au forum.

Kiss : "Symphony : Alive IV"
(1/2) 10 septembre 2012, par daisy
Kiss : "dynasty"
(2/2) 15 novembre 2006, par paul stanley




Kiss : "Symphony : Alive IV"

10 septembre 2012, par daisy [retour au début des forums]

i date asia Thanks a lot for sharing the article on cash. That’s a awesome article. I enjoyed the article a lot while reading.

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Kiss : "dynasty"

15 novembre 2006, par paul stanley [retour au début des forums]

oui c vrai que alive 4 n’est pas tres bien mais en revanche dynasty est mieu

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    réponse à Kiss : "dynasty"

    8 août 2007, par Ricky [retour au début des forums]


    " Dinasty " est à ce jour le disques le moins représentatif de la musique de Kiss, même si il est le plus connu en France.
    Loin de moi l’idée d’en réduire les qualités musicales, il faut rappeler qu’il marque un tournant dans la carrière du groupe qui tentait d’instaurer un nouveau style musical, le disco rock, seul groupe à ma connaissance à avoir essayé... Néanmoins, peut-on comparer un album en studio avec un album live ? peut-on comparer deux disques de deux époques différentes ? Et si l’on veut absolument comparer les "Alive", c’est absolument le "Alive 2" qui retient tous mes suffrages, à mon avis le plus "couillu" des quatre. Mais le sujet étant ce "Symphony", je ne saurais trop vous conseiller de voir le DVD rempli de prouesses maquillage qui force le respect.
    Ricky

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