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Keith Jarrett : "The Köln Concert" Jerry Lee Lewis n’était qu’un barbare. mardi 17 août 2010, par |
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Il y a la musique et puis il y a le jazz. Et à côté du jazz, il y a Keith Jarrett, qui n’est pas qu’un jazzman mais un génie du piano au sens le plus large. Et surtout, il y a The Köln Concert, son œuvre à la fois la plus commerciale (3,5 millions d’exemplaires vendus tout de même, soit le record absolu pour un disque du genre) et la plus saluée des connaisseurs comme le sommet artistique de ce pianiste américain, improvisateur d’exception.
Et ce qui amène le chroniqueur à se replonger dans l’atmosphère particulière de l’Opéra de Cologne en cette froide soirée de janvier 1975, c’est un concours de circonstances et sa passion pour…. David Bowie. Non pas par l’entremise de son pianiste, Mike Garson, qui est un fan acharné de Keith Jarrett, ce que le chroniqueur découvrira plus tard, mais via l’un des moments forts de la carrière d’acteur du Thin White Duke. Car il va de soi qu’en parfait admirateur de l’auteur de Ziggy Stardust, le chroniqueur se doit, durant son parcours initiatique, de visionner le film The man who fell to Earth de Nicolas Roeg. De fil en aiguille, sous le charme de ce film de science-fiction particulièrement envoutant - même si triste -, le chroniqueur commence à s’intéresser aux autres réalisations de Nicolas Roeg, un cinéaste britannique pour le moins singulier. ![]() Et là, c’est la révélation : à force de voir et revoir ce film narrant les affres et le déclin d’un couple décadent, le chroniqueur se prend de passion pour une musique obsédante, mi-jazz mi-ambient, entendue en arrière-fond durant certaines des scènes clés. Il s’agit de solos de piano déroutants, virevoltants, imprévisibles, comme improvisés (et ils le sont), romantiques et mélancoliques à fois. Simplement beaux. Et effectivement très cinématographiques, dans le sens où cette musique pourrait servir de bande-son à bien des images, chez Kubrick, Scorsese, Rohmer ou même Godard. Et pourquoi pas Woody Allen ? De la même manière que Wall Street d’Oliver Stone lui avait permis de découvrir, très jeune, les Talking Heads (leur entêtante Naive melody est utilisée en générique de fin) et le mythique premier album expérimental en duo de David Byrne & Brian Eno (dont on entend deux titres, Mea Culpa et America is waiting), c’est par le cinéma que le chroniqueur découvre Keith Jarrett. Là où d’autres l’ont connu simplement parce qu’un ami leur a dit « Tiens, écoute ça, c’est cool », ce cheminement méritait d’être explicité. Il reste au chroniqueur une précision importante à apporter, au risque de passer pour un poseur ou un snob : il faut absolument écouter The Köln Concert en vinyle. |
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Il y a 6 contribution(s) au forum. Keith Jarrett : "The Köln Concert"
(1/3) 20 août 2010 Keith Jarrett : "The Köln Concert"
(2/3) 17 août 2010, par Reen Keith Jarrett : "The Köln Concert"
(3/3) 17 août 2010, par Rock Hudson |
Keith Jarrett : "The Köln Concert" 21 août 2010 [retour au début des forums] Il a été classé X a posteriori.
Keith Jarrett : "The Köln Concert" 17 août 2010 [retour au début des forums] Rock Hudson, t’en ferais pas des caisses à tout hasard ? Keith Jarrett : "The Köln Concert" 17 août 2010 [retour au début des forums] A la place du père Delvaux je te collerais une mandale pas virtuelle du tout.
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