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Depeche Mode : "Remixes 81-04" L’habit ne fait pas le moine mercredi 3 novembre 2004, par |
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Après un Exciter mitigé, et en attendant un prochain album prévu pour 2005, les Depeche Mode reviennent, avec un coffret de 3 CD, consacré à leur impressionnante collection de remixes. Petit retour sur quelques-uns de leurs plus grands titres, retouchés au fil des ans par des remixeurs aussi variés qu’inattendus.
Si Depeche Mode n’a pas inventé le remix, on peut cependant dire sans trop se tromper que le groupe a contribué très rapidement à le populariser auprès des masses (et ce bien avant la folie House Music de la fin des années 80, qui a vu cet exercice devenir monnaie courante). Dès les premiers singles du goupe, Depeche Mode a su en effet capter le potentiel qu’apporte la version dite alternative du remix, tant au niveau de l’impact sur les clubs qu’en termes de créativité pure. Car telle est la vocation du remix : d’une part accentuer l’aspect dansant d’un titre, mais aussi permettre d’explorer des ambiances, des atmosphères, que ne permet pas toujours le format étriqué du single. 1981 : Paradoxalement, le premier single de DM, Dreaming of me, ne sera pas remixé (il ne sortira d’ailleurs pas en maxi), et il faudra attendre le deuxième, New life, pour que le groupe mette un pied dans le monde du remix. Autant New life version remix (qui n’apparaît pas dans ce coffret) n’apporte que peu de changements par rapport à la version single, sa face B, Shout, est pourvue d’un Rio mix offrant une nouvelle approche du morceau original. Just can’t get enough - Schizomix sera quant à lui le premier single à bénéficier d’un mix significatif, mêlant à l’esprit sautillant du titre un développement plus cold dans sa seconde partie. L’année 1982 n’est pas évoquée dans Remixes 81-04. Le Get the balance right - Combination mix de 1983, en revanche, inaugure avec l’arrivée d’Alan Wilder une nouvelle façon d’envisager les remixes pour DM, avec une production plus développée, plus ample, bref, plus audacieuse. A partir de cette époque et de ce titre, DM va mettre un point d’honneur à livrer, avec ses maxis, de multiples versions de ses singles. Il serait trop fastidieux de décortiquer ici un par un chacun des 37 mixes figurant sur ce triple CD ; on peut toutefois les classer en deux catégories distinctes, à savoir les remixes produits à la sortie officielle des singles (en majorité très remarquables sur cette compilation), et ceux élaborés à l’occasion du coffret qui nous intéresse aujourd’hui. Et c’est là que le bas blesse, car selon qu’on se place du côté du néophyte ou bien du côté de l’inconditionnel de DM, on appréciera de manière radicalement différente cet objet au package délicat. En effet, la plupart des versions proposées ici étant déjà sorties en maxi et rééditées en CD, les afficionados n’auront que peu de nouveautés à se mettre sous la dent.Notons toutefois l’extraordinaire Master and servant - An ON-Usound Science Fiction Dancehall Classic Remix (ouf !) par Adrian Sherwood, enfin disponible en CD. Egalement inédit sur ce support jusqu’alors, Are people people ?, du même Sherwood, version préférée ici au People are people - An ON-Usound Adrian Sherwood Remix, disponible à l’époque sur le même maxi, et pourtant nettement meilleur. Choix discutable, donc… Quelques raretés, également : le démentiel Everything counts - Absolut mix) sorti en import en 1988 à l’époque de 101 ; World in my eyes - Daniel Miller remix et sa piccolo snare, agréable sans être surprenant. Passons maintenant aux inédits produits cette année. Le Enjoy the silence - Timo Maas extended mix offre une vision nouvelle et inspirée à un titre qui, pourtant, en a vu bien d’autres ! Little 15 - Ulrich Strauss présente une version éthérée très réussie d’un morceau se prêtant pourtant a-priori mal à l’exercice périlleux du remix. On tombera facilement sous le charme enjôleur du Halo - Goldfrapp remix, sensuel en diable, agrémenté pour l’occasion des vocalises d’Alison. Magique… Le Lie to me - LFO remix nous laisse en revanche sur notre faim, car autant la seconde partie du mix de Mark Bell aurait mérité d’être développée, la première moitié, atonale et linéaire, se révèle pénible assez rapidement. Ennuyeux à l’extrême, le Clean - Colder version présente pourtant un aspect rythmique intéressant qui ne sauve hélas pas l’ensemble. Le Photographic - Rex The Dog dubb mix, instrumental sans doute plein de bonne volonté, ne parviendra à faire oublier ni la version du LP Speak & Spell ni celle de la compilation Some Bizarre. Que dire en revanche du Nothing - Headcleanr Rock mix ? Réussir avec autant de brio à faire oublier que Martin Gore est un songwritter de génie en massacrant de la sorte un titre aussi remarquable relève du tour de force, mais reconnaissons que Headcleanr a le don de beaucoup nous amuser à peu de frais (en l’occurrence, une boîte à rythmes jurassique, une Aria Pro II et une pédale de distorsion bas de gamme) ! Pour finir, nous ririons également beaucoup si nous avions un sens de l’humour malsain à Pop-Rock (mais vous savez bien, amis lecteurs, qu’il nous manque encore quelque chose…) à l’écoute du Enjoy the silence - Mike Shinoda reinterpretation des insoutenables Linkin Park, et qui conclut l’album… Le plus insupportable étant que c’est précisément ce mix qui sert de single à la promotion de Remixes 81-04 ! Non, décidément, c’est gluant, empâté, et l’envolée mélodique du refrain est à se retrousser les doigts de pieds de douleur… Martin Gore a dû perdre un pari, je ne vois que cette explication ! Ceci dit, on Enjoy tellement The Silence après ça que, finalement, tout semble avoir un sens ! En conclusion, si vous n’avez pas encore découvert Depeche Mode au travers de ses remixes, ce coffret d’excellente facture semble être fait pour vous (à condition bien sûr de faire STOP à la fin de l’avant-dernier morceau). Les inconditionnels qui possèdent déjà les maxis devront en revanche juger la chose avec plus de circonspection, même si quelques inédits et raretés valent indéniablement le coup. |
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Il y a 16 contribution(s) au forum. Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(1/10) 2 mai 2013, par Ahmad Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(2/10) 26 avril 2013, par CM Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(3/10) 24 avril 2007 Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(4/10) 9 février 2007, par Loup > Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(5/10) 27 décembre 2004, par Nicolas Albin > Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(6/10) 26 décembre 2004 > Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(7/10) 29 novembre 2004, par Jérôme > Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(8/10) 7 novembre 2004, par J.D. > Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(9/10) 4 novembre 2004, par Cédric Gervy > Depeche Mode : "Remixes 81-04"
(10/10) 3 novembre 2004, par Phil |
> Depeche Mode : "Remixes 81-04" 10 novembre 2004, par Nicolas Albin [retour au début des forums] Hum... Ben moi je ne m’y fais décidément pas ! Comme je te le disais dans un mail récent, je trouve que Failure, sur l’album de covers Various artists for the masses réussit avec un son rock là où Shinoda se plante lamentablement. Enfin, c’est mon opinion... Et puis, à l’instar de Headcleanr, on neparle plus de remix, mais de réorchestration (ok, c’est dit dans le titre, mais enfin...) ! Bref ! Moi, ce qui me plait dans Enjoy the silence, c’est justement tout l’habillage électronique, et ici, il disparait tristement... Ouais, le Pump mix est infernal, bien d’accord là-dessus... Mais pourquoi se sont-ils obstinés à ressortir des mixes si facilement disponibles... Moi, je regrette par exemple qu’ils aient oublié (ou dénigré) certaines raretés, comme par exemple le Blasphemous Rumours (16 Candles Dub), que j’ai trouvé par hasard en mp3, et qui franchement est démentiel... @ bientôt, JD ! !
> Depeche Mode : "Remixes 81-04" 5 novembre 2004, par Nicolas Albin [retour au début des forums] Attention, ’mitigé’ ne veut pas forcément dire ’décevant’, et n’est de toute façon aucunement péjoratif : simplement, ’Exciter’ me semble effectivement plus adouci, plus tempéré (définition exacte du mot qui semble causer litige), que ses prédécesseurs, ça ne fait aucun doute pour moi (mis à part ’The dead of night’, mais un arbre ne fait pas la forêt)... Maintenant, en parlant de forest, je partage ton point de vue sur Wild Mood Swings, exception faite qu’il est contemporain à ’Ultra’ plutôt qu’à ’Exciter’ (1996)... mais peu importe, c’est moi aussi un album que j’abhorre. Cependant, The Cure a su revenir à des choses plus tranchées (cf le dernier LP), comme quoi rien n’est jamais définitif. En ce qui concerne Marilyn Manson, je préfère garder le silence, je me suis promis de ne pas être grossier ici ; je zappe juste autant qu’en percevant Linkin Park au volant de ma caisse également bien naze... Mais ne nous plaignons pas, nous avons l’un comme l’autre l’avantage de disposer malgré tout d’un autoradio ! ;-) > Depeche Mode : "Remixes 81-04" 7 novembre 2004, par Cédric Gervy [retour au début des forums] Merci pour la définition de "mitigé", ça remet les pendules à leur place... Le mieux c’est de dire que le disque était "mitigé, mi-raisin" :-)
> Depeche Mode : "Remixes 81-04" 3 novembre 2004, par Nicolas Albin [retour au début des forums] Il y a deux possibilités : si ton mix comportait un sample de ’Shake The Disease’ (les choeurs de Martin Gore, pour être précis), il s’agit du ’Fafa Superfunk Monteco Edit’... Il peut aussi s’agir du ’Laurent F Mix’, mais je crois me souvenir que c’est plutôt le premier cité que tu recherches... Les deux sont très bien, quoi qu’il en soit. Tu peux me contacter par mail pour de plus amples détails... ;) > Depeche Mode : "Remixes 81-04" 4 novembre 2004, par Phil [retour au début des forums]
C’est bien celui de Laurent F ! Merci ;) > Depeche Mode : "Remixes 81-04" 4 novembre 2004, par Antz [retour au début des forums]
Pour tout ce qui touche à Depeche Mode, il y a un petit site qui se développe : www.dmtips.be.tf. Le gars qui s’en occupe s’y connait pas mal et pourra peut-être t’aider.
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