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David Bowie : "Bowie at the Beeb" Radio Star dimanche 9 novembre 2008, par |
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Bowie at the Beeb est une compilation de sessions du chanteur sur les ondes de la BBC entre 1968 et 1972, chez John Peel et quelques autres, qui ont été exhumées des archives de la station au début de cette décennie. Enoncé comme ça, on pourrait penser que ce double-album ne présente un intérêt que pour les fans purs et durs de l’artiste, comme c’est généralement le cas des Peel Sessions... Verdict ?
En prémisse, je me poserai moi-même la question : est-ce que ce disque m’intéresserait si je ne connaissais pas David Bowie ou si je n’avais qu’une connaissance superficielle de son œuvre ? A priori, non. Je crois que dans ce cas de figure, je serais toutefois vite lassé de voir continuellement son nom cité comme influence majeure par des tonnes d’artistes que j’idolâtre, je finirais donc par avoir envie de découvrir sa discographie, à ce fameux Bowie ; ce type intrigant au sujet duquel Jacques Brel demanda un jour à voix haute "Qu’est-ce qu’il me veut, ce pédé ?". Et je commencerais sans doute par jeter mon dévolu sur un de ses nombreux best-of... Ou sur un de ses albums emblématiques, Ziggy Stardust, par exemple, dont il est quand même extrêmement difficile de ne jamais avoir entendu parler pour peu qu’on s’intéresse un minimum à la musique pop/rock... Ces choix en vaudraient d’autres. Tout dépendrait effectivement de la (des) période(s) de sa carrière les plus susceptibles de me plaire. La pop/folk des débuts ? Le glam-rock de Ziggy ? Le funk blanc de Young Americans ? La trilogie berlinoise avec Eno ? La pop pour stades des années 80 ? L’époque Tin Machine ? (Non, là je déconne...). Un peu de tout ? Si, comme des tas de fans de « classic-rock » (on appelle ainsi le rock des années 1960/70, parait-il), je jetais mon dévolu sur les quatre ou cinq premières années de la carrière de l’artiste, ce Bowie at the Beeb, serait assurément une superbe porte d’entrée. Et pour cause, de In the heat of the morning à Rock’n’roll suicide en passant par Andy Warhol et Suffragette City, c’est l’essentiel de ce que Bowie a écrit de génial dans cette riche période qui est ici compilé. Avec aussi quelques reprises : Amsterdam de l’homophobe Brel (traduite en anglais, naturellement), I’m waiting for the man et White light/White heat du Velvet Underground (Bowie a toujours eu un penchant pour Lou Reed...), Almost grown de Chuck Berry (reprise juste pour le fun, manifestement) et It ain’t easy du méconnu Ron Davies (à ne pas confondre avec Ray Davies des Kinks, que Bowie reprendra plus tard...). Cela fait un total de vingt-sept titres. Seul manque en fait la pourtant imparable The man who sold the world de 1971 (celle-la même que Nirvana a reprise lors de son fameux Unplugged in New York). Le tout est enregistré par le chanteur et ses musiciens dans les conditions du live, en une seule prise, dans les fameux studios londoniens de la BBC, sous le regard bienveillant de John Peel, Brian Mathew ou encore Bob Harris, tous des animateurs vedettes de l’époque. Les émissions ont pour nom Sound of the 70’s, The Sunday Show, In concert, etc., et présentent chacune entre une et six chansons, parfois avec également de courtes séquences d’interviews. Je ne cacherai pas qu’il y a quelques longueurs et que s’envoyer les deux CD d’une traite n’est peut-être pas la meilleure chose à faire (rassurez-vous, ça reste quand même moins pénible que d’écouter Tonight plus de deux chansons). N’empêche, le disque contient quelques pépites comme la sublime et peu connue Let me sleep beside you, que les newbies risquent bien d’adorer autant que les fans acharnés. Sur CD, les sessions sont accolées les unes aux autres de telle sorte qu’on passe, par exemple, du Dave Lee Travis Show au Sunday Show de John Peel sans réellement réaliser que, d’une émission à l’autre, The Spiders From Mars, le groupe de l’alien androgyne Ziggy Stardust, se forme peu à peu. Les musiciens des débuts, emmenés par Tony Visconti, s’effacent, laissant la place au groupe qui entrera dans la légende du glam. Mick Ronson, le guitariste prodige, fait son apparition dès la troisième session. Le bassiste Trevor Bolder et le batteur Woody Woodmansey les rejoindront quelques mois plus tard et une nouvelle page glorieuse - mais certes éphémère - de l’histoire du rock pourra bientôt s’écrire. Même si vous n’avez jamais écouté un album de David Bowie en entier, mon conseil est donc de foncer tête baissée. Bowie at the Beeb comprend tout simplement quelques-unes des plus belles chansons du rock de cette période charnière qu’est le début des seventies : des titres majeurs qui ont marqué deux générations d’artistes. Les conditions particulières d’enregistrement, avec ces inévitables petites imperfections qui font tout le charme du live, ne les rendent que plus attachantes. PS : Pour convaincre les derniers indécis, le label EMI et la BBC avaient pensé à tout : la première édition de cette compilation, en 2000, était dotée d’un troisième CD séparé immortalisant un concert « moderne » de Bowie, à Londres, devant un parterre de privilégiés (le livret mentionne la présence dans le public de Bob Geldof, de membres de Duran Duran et Culture Club, ainsi que des acteurs Russel Crowe et Meg Ryan). Bowie y joue un set en forme de best-of comprenant l’essentiel de ses principaux classiques, toutes périodes confondues, de The man who sold the world à Hallo spaceboy (sans les Pet Shop Boys, ouf !). Cette édition limitée est toutefois devenue presque introuvable. |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. David Bowie : "Bowie at the Beeb"
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David Bowie : "Bowie at the Beeb" 10 novembre 2008 [retour au début des forums] En l’honneuur de Mayhem, dont j’ignore tout à la folie, je vous trouve d’un coup d’un seul inutilement et gratuitement méchant, camarade. Pas grave ça vous enlèvera pas vos qualités. Alors même pas mal.
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