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Creed : "Greatest Hits" La quantité va parfois de pair avec la qualité ! jeudi 16 décembre 2004, par |
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Le mois de décembre voit toujours désormais arriver des compilations sorties par des labels avides d’espèces sonnantes et trébuchantes. Dans le cas présent, vu que Creed a connu des ventes en quantités assez impressionantes et qu’il a désormais splitté, il était encore plus naturel de retracer leur carrière. Et force est de constater, crispé, que ces gaillards avaient - aussi - un certain talent.
Avec seulement trois albums (My Own Prison en 1997, Human Clay en 1999 et Weathered en 2001), Creed a déjà une place dans le podium des ventes et des mérites intra-maisons de disques (MTV Awards, VH1, Grammy, etc) qui en font saliver pas mal. Vingt millions de disques vendus, imaginez-vous la bave qui coule le long de certaines babines... Alors, comment un trio (anciennement quatuor) originaire de Floride a-t-il pu se remplir à ce point les poches ? Avec un rock pas toujours très inspiré (si ce n’est par le christianisme), c’est vrai, mais visiblement toujours aussi efficace, soutenu par des tournées très pro. Evoluant dans un style que l’on pourrait qualifier de grunge mainstream, ou de pop-grunge, ou encore de grunge commercial, le trio (Scott Stapp au chant, Mark Tremonti à la basse et à la guitare et Scott Philipps à la batterie) évolue dans la brèche ouverte par les Stone Temple Pilots. A tel point que l’on se demande s’il n’y pas eu dédoublement de personnalité chez Scott Weiland, mais au vu de ses travers carcéraux et narcotiques, il y a peu de chances... Une chose est sûre, Creed collectionne les singles comme d’autres les albums... D’où ce Greatest Hits après seulement trois CD que l’on nous sort pour les fêtes. C’est devenu une habitude, il va falloir s’y faire. Si l’on prend le point de vue de la plupart des artistes, ils soutiennent mordicus que la track-list d’un album est très importante, qu’on ne peut en extraire certains titres sous peine de les arracher de leur contexte et, surtout, de leur chef-d’oeuvre. Que pensent-ils des compilations, alors ? Rien de bon, probablement, d’un point de vue "artistique". Pour ce qui est du consommateur que nous sommes, il est clair que l’on voit ça autrement. Cela permet à certains de se familiariser avec le groupe, partant du fait que si ça a déjà plu à plusieurs millions, il y a de fortes chances que ça vous plaise aussi. En effet, les fans et autres amateurs comptant déjà dans leur discothèque leurs albums ne sont ici pas concernés (quoique, on serait parfois étonné...). Il s’agit aussi - surtout, diront certains - de faire rentrer de l’argent frais pour payer, au pire, les colonnes en marbre massif qui entourent la piscine du manager, du producteur et des membres du groupes (quelle vision de l’industrie du disque...), au mieux de faire démarrer un nouveau groupe grâce à cet argent frais. Et pourquoi pas les deux ? Précisons tout de même que cette compilation coïncide avec l’arrivée d’Alter Bridge, le nouveau groupe que sont partis former Mark Tremonti et Scott Philipps avec Brian Marshall et Myles Kennedy. Pour l’anecdote, ils font exactement la même chose ; mais avec un chanteur qui leur donne une connotation à la Soundgarden, voire à la Whitesnake... Bon, revenons à ce Creed. Sachant que la quantité n’équivaut pas la qualité, on a envie de se ranger derrière cette constante. Malheureusement, force est de reconnaître que ce groupe a fait de très bons morceaux, pop peut-être, mais quand même bons. Ce n’est peut-être pas votre genre, mais on ne peut pas dire pour autant que se soit mauvais. Il n’y a rien à jeter sur ce best of. Comme quoi !
Comme pour tout bon groupe qui se respecte, un DVD accompagne la compilation. Il s’agit d’un catalogue in extenso de tous leurs clips, passés ad nauseum sur MTV America, et pas grâce à leur qualité visuelle... |
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