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	<title>Pop-Rock.com, le site de la pop et du rock des années 80 à nos jours</title>
	<link>http://www.pop-rock.com/</link>
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	<language>fr</language>

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		<title>Pop-Rock.com, le site de la pop et du rock des années 80 à nos jours</title>
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		<item>
		<title>Portishead : &quot;Third&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2085</link>
		<date>2008-05-11 12:06:16</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2085.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;208&quot; height=&quot;208&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;Dix ans après sa dernière apparition publique, Portishead livre enfin son troisième album et le moins que je puisse dire, c'est que je n'y retrouve définitivement plus le Portishead que je connaissais, celui des &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;All mine&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sour times&lt;/i&gt; ou &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Glory box&lt;/i&gt;. Evidemment, il tombe sous le sens qu'après une période d'inactivité aussi longue, une formation du calibre de Portishead ne pouvait décemment refourguer le même matos qu'à la fin des années 90, mais dans le cas présent, la nécessaire évolution ne s'est vraiment pas déroulée à leur avantage. Si le chant de Beth Gibbons est resté aussi fluet et dépressif qu'à l'origine, les autres éléments constitutifs de l'identité Portishead se sont évaporés. Moderne, implacablement froid, ce Portishead-là, hésitant entre harmonies minimalistes et rythmique puissante, n'a pas la séduction facile ! &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Third&lt;/i&gt; contient pourtant de bonnes idées, quelques compositions de grande qualité (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The rip&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;We carry on&lt;/i&gt;) et on sent que le groupe de Bristol a une idée assez claire de la voie à suivre. Mais la sauce ne prend pas. A vouloir instaurer une ambiance malsaine à tout prix à grands renforts de percussions sourdes et de synthés sinistres, Portishead échoue à proposer quelque chose qui soit réellement évocateur. Dix ans après sa disparition, le groupe semble s'être réduit à une caricature de lui-même.</description>
		<author>Marc Lenglet</author>
		<dc:date>2008-05-11T10:06:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Lenglet</dc:creator>
		

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		<title>Japan : &quot;Quiet life&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2083</link>
		<date>2008-05-09 00:00:00</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2083.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;185&quot; height=&quot;185&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Bonsoir,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous écris, car je n'ai pas reçu vos analyses de texte sur Berkeley. Cette analyse était à rendre pour mardi 6 mai dernier délai, soit au secrétariat, soit par courrier électronique (à mon adresse). L'analyse n'est pas facultative : ne pas faire l'exercice entraîne un 0. Je vous donne un délai supplémentaire jusqu'à samedi 10 mai : vous pouvez m'envoyer vos explications par courrier électronique. Vous ne serez pas pénalisés, mais notés plus durement que ceux qui ont rendu le travail dans les temps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bien à vous,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dexter (La signature a été changée pour des questions d'anonymat)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rien que la fonte qu'il utilise dans ses courriers me donne la courante par la bouche. Sans parler de la mise en page, parfaitement odieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bref, le contexte est le suivant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un pote de Batskin, qui est également pote avec moi, m'appelle, un problème de pilotes USB sous Windows, la routine. Je suis de bonne humeur, je ne lui dis pas d'acheter un Mac, j'ai même envie de lui passer le Windows XP SP3 que j'ai téléchargé chez Microsoft. Il est au bar d'en face, je lui imprime la solution de son problème, et j'accours à sa rencontre tout émoustillé de savoir si sa copine a des bottes ou pas. Pas de bottes, mais des chaussures à talon qui lui vont bien. Et en plus, elles étaient sales, le pied.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(Si j'ose dire).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'avoue ne pas avoir compté les bières, sachant que je suis arrivé vers 19 heures, parti à minuit, un demi enfilé tous les quarts d'heure, Delvaux fera le calcul pour nous. Deux Euros le demi. J'ai commencé à brancher la copine du pote pour qu'elle devienne dominatrice pro (ça a l'air de bien prendre), j'ai récupéré le numéro de téléphone d'une femme de presque quarante ans, deux enfants, pas mariée mais un mec, mais comme je lui ai dit, je suis pas jaloux, c'est juste pour le plaisir de la faire jouir, que ça la changera de son mec. En fait, c'est après ça que j'ai eu son numéro, voyez comment sont les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Egalement, j'ai raccommodé un couple de copines lesbiennes. L'une est mon ancienne vendeuse de drogue (son speed était une tuerie, une ligne pour 48 heures d'éveil, avec des coups au c&#339;ur, mais on s'y fait), l'autre je pense un jour arriver à la sauter. Ca sera dans les turques d'un bar, mais c'est mieux que rien. Ses yeux globuleux à la Simpson et ses valises saignantes de fille camée aux antidépresseurs alcoolisés m'excitent presque autant que l'idée d'être prostitué sans capote par une Arabe de banlieue dotée d'un QI à deux chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et bon, après discussion avec la dernière survivante - une scénariste de films qui tourne à Alger, sans doute des merdes pour bobos - que j'ai laissée avec un pédéraste motorisé qui découvrait sous mes yeux affligés la vodka Martini (non mais au secours, quoi) mais qui restait consommable, je rentre chez moi, démarre un disque de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Japan&lt;/strong&gt; (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quiet life&lt;/i&gt; - il faut au passage que l'on établisse sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pop-Rock&lt;/i&gt; un guide des éditions CD de Japan, parce que ça oscille entre foutage de gueule et escroquerie patentée), et réponds à ce cher prof, vulgaire chargé de TD, avec un courrier sympathique :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, le fisc m'est tombé dessus pour des droits de succession (alors qu'il m'avaient dit en être exempté), et je viens de rentrer d'Albi, avec des aller/retour à Bordeaux pour chercher des relevés de comptes clôturés.
Et ce n'est d'ailleurs pas fini, puisque ces charmants messieurs vont jusqu'à me demander de déclarer les deux chats de gouttière - recueillis dans la rue - de la maison familiale, pour voir s'il ne peuvent pas les taxer.
C'est à dire qu'en gros, tout l'argent que j'économise pour acheter un caveau à mes parents (et ainsi déplacer le cercueil de mon père dans sa véritable dernière demeure, après ouverture du dit cercueil pour que j'authentifie le corps ; ainsi faite est la loi) va partir dans des impôts pour la succession d'une personne décédée alors qu'elle était en surendettement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout cela pour vous remercier de m'accorder ce délai que je n'espérais même pas. Je vais essayer de rendre, pour une fois, un devoir décent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Yû&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Oui, j'ai poussé le vice jusqu'à utiliser sa police de caractère. Bien sûr, ce que je raconte est faux, puisque j'ai tout géré par téléphone plutôt que de me déplacer (pas eu le temps de graver un CD de MP3 de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;The Ark&lt;/strong&gt;, indispensable à tout long trajet en voiture). Et mes devoirs étaient tous bons, puisque je me base sur le cours d'agrégation plutôt que sur les coosemanseries qu'il présente comme un cours de niveau Sorbonne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Accessoirement, j'avais aussi des cours à rédiger à l'arrache avant les examens, ce qui était plus important qu'un pauvre commentaire sur un immatérialiste qui n'arrive même pas à défendre l'existence de Dieu aussi bien que Michael Landon dans les Routes du Paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le fait est que, comme le disait l'une des deux lesbiennes, &#8220;La vie est faite pour être vivre&#8221;, et que quitte à me foutre une balle dans la tête, je veux le faire en ayant le dernier mot, en écoutant Japan, parce que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;You who stole my solitude&lt;/i&gt; serait trop dégueulasse vis-à-vis de ma mère qui a toujours fait ce qu'elle pouvait.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et je vous préviens : s'il y a une vie après la mort, je hurle.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Yû Voskoboinikov</author>
		<dc:date>2008-05-08T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yû Voskoboinikov</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>dEUS : &quot;Vantage point&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2082</link>
		<date>2008-05-08 11:00:18</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2082.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;185&quot; height=&quot;185&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Au premier contact, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vantage point&lt;/i&gt; marque clairement sa différence avec le décevant &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=1202&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Pocket revolution&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; par son esprit plus enjoué et festif, et revisite en outre nombre de caractéristiques de la pop des années 80 à sa façon. Loin d'être une tendance superficielle, ce constat ne fera que se confirmer au fil des écoutes. N'y voyez pas malice : à l'exception de l'épouvantable &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Popular culture&lt;/i&gt;, dEUS parvient à tirer le meilleur de cette décennie et à l'inscrire dans sa propre vision des choses de manière parfaitement naturelle. Néanmoins, le côté un peu pataud de nombreuses chansons ne lasse pas de surprendre chez ce groupe dont on connaît pourtant l'attachement à une définition plus raffinée de la pop. A l'inverse, si l'album laisse un certain sentiment de répétitivité au premier coup d'&#339;il, un balayage un peu plus approfondi corrige immédiatement cette impression. Entre le tube le plus ouvertement dancefloor (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The architect&lt;/i&gt;) et la ballade la plus gracieuse (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Eternal woman&lt;/i&gt;), il y a de l'espace... que dEUS s'est employé à graduer avec des compositions plus ou moins endiablées (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Favourite game&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Slow&lt;/i&gt;), ou plus ou moins nostalgiques (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The vanishing of Maria Schneider&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et pourtant, malgré ses incontestables qualités, on ne peut pas s'empêcher d'éprouver un sentiment un peu mitigé au terme de ce &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Vantage point&lt;/i&gt;. Non que dEUS ait manqué d'inspiration ou se soit ringardisé en l'espace de quelques années. Mais l'impression reste que... oui, on peut le dire, les orfèvres du rock belge rentrent dans le rang, avec une livraison plus conventionnelle, peut-être plus adaptée à un public dissipé et peu désireux de rester scotché trois mois sur un album. L'époque où dEUS incarnait une approche nouvelle du rock européen, qui ne soit pas totalement assujettie aux modèles britanniques et américains, semble décidément bien loin. Attention, il s'agit quoi qu'il arrive d'un très chouette album, agréable à l'écoute, bien ficelé et qui ne souffre d'aucune faiblesse vraiment rédhibitoire. Mais pour la seconde fois, on hésite à adouber dEUS comme l'un des groupes qui comptent actuellement. Peut-être parce qu'on persiste à attendre bien plus d'eux que ce qu'ils sont en mesure d'offrir aujourd'hui ? En tout cas, si les Anversois peuvent toujours se targuer aujourd'hui du statut de parrain de la scène rock &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;belche&lt;/i&gt;, cela tient plus à l'absence d'alternative crédible qu'à leur génie propre.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Marc Lenglet</author>
		<dc:date>2008-05-08T09:00:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Lenglet</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Nosound : &quot;Lightdark&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2081</link>
		<date>2008-05-06 17:13:48</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2081.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;185&quot; height=&quot;185&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Et c'est là que le bât pourrait blesser. Après la première écoute ou après la dixième, la double conclusion reste inchangée : cet album est formidable, mais il ne plaira qu'aux amateurs de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;No-Man&lt;/strong&gt; et à eux seuls. Bien sûr, on va plus loin que le simple appendice, ou que la compilation de faces B destinées à contenter les acharnés compulsifs, mais Giancarlo Erra et son groupe ne proposent strictement rien d'autre que ce à quoi Wilson et Bowness nous ont habitués. Les influences sont communes, l'approche est la même, le son est immédiatement reconnaissable. Fort heureusement, le plaisir ressenti à l'écoute est également similaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout en mid ou down tempo, traversé par d'onctueuses et oniriques nappes de clavier, ponctué d'une batterie rare mais précise, guidé par des lignes de chant tendres et chaleureuses et une guitare qui a bien appris ses leçons chez tonton &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Gilmour&lt;/strong&gt;, l'album est de ceux qui se dégustent au calme, au casque. Une écoute dans de bonnes conditions s'avère en effet indispensable pour savourer à sa juste valeur un mixage de premier plan. Dès le deuxième titre, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Places remained&lt;/i&gt;, on est en effet foudroyé par la limpidité, la précision et la beauté de la batterie et des claviers. Ressentir encore ce genre d'émerveillement devant un aspect aussi trivial que la production et le mixage est un événement assez rare que pour qu'il soit souligné.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sinon, à signaler en particulier l'épique &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;From silence to noise&lt;/i&gt; dont on ne sent pas passer le quart d'heure, et l'hypnotique et lancinant &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Someone starts to fade away&lt;/i&gt; qui se voit gratifié de la participation au chant de Monsieur Tim Bowness en personne. ‘pas à dire : ça faisait trop longtemps qu'on n'avait plus eu l'occasion de profiter du timbre si chaleureux du bonhomme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Encore une fois, regrettons une relative absence de risque de la part d'un disque qui vise avant tout à contenter (outre ses auteurs) les fans de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Porcupine Tree&lt;/strong&gt; et No-Man sans chercher à aller voir ailleurs. Mais pour tous ceux qui regrettent l'orientation plus robuste des derniers disques de Steven Wilson ou qui trouvent que sa collaboration avec Tim Bowness est trop rare, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lightdark&lt;/i&gt; est un de ces disques dont on reprendra sans crainte louchée sur louchée. En attendant que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Schoolyard ghosts&lt;/i&gt; ne vienne remettre les pendules à l'heure...&lt;/p&gt;</description>
		<author>Geoffroy Bodart</author>
		<dc:date>2008-05-06T15:13:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Geoffroy Bodart</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Peter Murphy : &quot;Should the world fail to fall apart&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2080</link>
		<date>2008-05-04 17:50:42</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2080.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;200&quot; height=&quot;195&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Pour son premier album en solo, trois ans après la dissolution de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bauhaus&lt;/strong&gt; (c'est-à-dire en 1986), Peter Murphy tenait à être maître de chaque détail. Ce refus de la compromission, doublé d'un perfectionnisme de tous les instants, devait d'ailleurs rester son &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;trademark&lt;/i&gt; tout au long de sa carrière. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The waking hour&lt;/i&gt;, le disque qu'il a sorti deux ans plus tôt sous le nom de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Dali's Car&lt;/strong&gt; avec Mick Karn, l'ex-bassiste de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Japan&lt;/strong&gt;, a été un flop commercial total, boudé tant par le public que par la critique. Pour ses débuts en solo, alors que ses ex-comparses de Bauhaus ont déjà réalisé de très bonnes choses au sein de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Tones On Tails&lt;/strong&gt; puis &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Love &amp; Rockets&lt;/strong&gt;, Peter Murphy a hâte de montrer de quel bois il se chauffe. Il s'associe au musicien Howard Hughes (un comparse des &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Associates&lt;/strong&gt;), qui compose et produit l'essentiel de l'album avec lui. Il invite en outre une série d'artistes prestigieux à venir les rejoindre en studio. Martin McGarrick de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;This Mortal Coil&lt;/strong&gt; vient jouer du violoncelle, et Daniel Ash en personne délaisse quelques instants Love &amp; Rockets pour venir jouer quelques-unes de ses parties de guitares reconnaissables entre mille. Le musicien turc Erkan Ogur joue de la guitare fretless (héritage de la collaboration avec Mick Karn) et du hautbois. Enfin, c'est l'ex-&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Magazine&lt;/strong&gt; John McGeoch (qui a entre-temps aussi été le guitariste de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Siouxsie &amp; The Banshees&lt;/strong&gt;), qui vient tenir la guitare sur la reprise du mythique &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The light pours out of me&lt;/i&gt; de Magazine. Cette reprise, peut-être bien la principale accroche de l'album en l'absence d'un single fort, surprend à la première écoute. Pour les puristes, Magazine dispute à &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Public Image Ltd.&lt;/strong&gt; le titre de premier groupe de la vague post-punk anglaise. Avec le recul, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The light pours out of me&lt;/i&gt;, extrait de l'album &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Real life&lt;/i&gt; de 1978, sonne ni plus ni moins que comme du &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Joy Division&lt;/strong&gt; avant l'heure. Reprendre un tel morceau s'avère être un exercice ardu, mais Peter Murphy et Howard Hughes, bien secondés par John McGeoch, s'acquittent brillamment de la tâche. Le tempo est ralenti, la basse est plus bondissante et le chant de Murphy, tout en nuances, fait oublier sans trop de mal celle d'Howard Devoto. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Final solution&lt;/i&gt;, reprise des pionniers américains de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Père Ubu&lt;/strong&gt;, sortie en single, est également très réussie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et les chansons originales, qu'est-ce qu'elles valent ? On en dénombre huit et elles sont presque toutes intéressantes. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Canvas beauty (Romance version)&lt;/i&gt; pèche par le choix de certains arrangements (quelques bruitages irritants en arrière-fond), mais elle ouvre malgré tout l'album de manière plaisante. La basse rappelle inévitablement Bauhaus, mais Peter Murphy inverse la tendance en s'éloignant de ses gimmicks vocaux habituels avec un chant plus apaisé et naturel, loin du rôle de vampire germanophile qui a fait son succès. Sans trop de surprise, l'ombre de &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;David Bowie&lt;/strong&gt;, son idole absolue, plane sur plusieurs morceaux. A commencer par &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Should the world fail to fall apart&lt;/i&gt;, à la production très typée 80's. Avec ses violons et violoncelles qui répondent aux synthés et aux percussions, avec un gros solo de guitare qui tâche signé Daniel Ash par-dessus, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The answer is clear&lt;/i&gt; est peut-être bien le titre qui a le moins bien vieilli. Enfin, l'instrumental &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Jemal&lt;/i&gt; referme l'album avec un piano larmoyant et des influences orientales qui commencent déjà à pointer le bout de leur nez (et que le chanteur concrétisera en 2002, en Turquie, son pays d'adoption, avec un &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=995&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dust&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; de très haute volée). Des influences que l'on retrouve également sur le planant &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Never man&lt;/i&gt;, qu'on pourrait d'ailleurs prendre pour une première ébauche de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Dust&lt;/i&gt;, tant les ambiances sont similaires. Je pense que les amateurs de cette période - dont je suis - pourraient bien voir en &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Never man&lt;/i&gt; le meilleur morceau de l'album ; une perle oubliée qui rivalise avec ce que Murphy a fait de mieux, toutes époques confondues. Ni plus ni moins.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trait d'union entre le rock sombre et torturé de Bauhaus et les albums plus pop que Peter Murphy sortira ensuite, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Should the world fail to fall apart&lt;/i&gt; est un disque de transition, tout sauf gothique, qui montre différentes facettes du plus sous-estimé des crooners anglais. Imparfait, il n'en demeure pas moins particulièrement attachant.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Jérôme Delvaux</author>
		<dc:date>2008-05-04T15:50:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jérôme Delvaux</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Bon Jovi : &quot;Lost Highway&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2079</link>
		<date>2008-05-02 11:24:56</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2079.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;185&quot; height=&quot;185&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Soyons clairs, Bon Jovi, je n'aime pas spécialement ce qu'il fait depuis quelques années, maintenant. Disons même quelques lustres. En fait même quelques décades. Mais aussi dispensables et répétitifs que soient ses derniers albums, il y a toujours au moins un ou deux singles à même de foutre une patate d'enfer au dernier des rabat-joies. Je m'attendais donc grosso modo à un album moyen-mauvais, mais que l'un ou l'autre morceau suffisamment bien troussés pour être diffusé en &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;heavy rotation&lt;/i&gt; sur toute station FM qui se respecte, ainsi qu'une mauvaise foi crasse et une admiration quasi-honteuse pour le clip de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Runaway&lt;/i&gt; rendrait presque sympathique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et c'est là que ça se gâte. Cet album, je l'ai écouté une fois. Je n'en ai rien retenu. Je l'ai réécouté plusieurs fois. Je n'en retenais toujours rien. Je l'ai laissé décanter, je l'ai un peu oublié, puis j'y suis revenu et ai repris mes écoutes. Je n'en retenais toujours rien. A peine une chanson est-elle terminée qu'elle est oubliée. Quant au fameux single, auquel j'espérais farouchement me cramponner, il est tout simplement mauvais, fade, insignifiant, et il s'oublie aussitôt. Un peu comme le &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2044&quot;&gt;dernier disque&lt;/A&gt; des &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Eagles&lt;/strong&gt;, en somme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par acquis de conscience, on interroge un peu le Marc pour savoir ce qu'il en pense. Après tout, peut-être que c'est comme ça : il n'y a que lui qui est capable de parler de certains groupes. Commentaire de l'intéressé : « ouais, il est nul, hein ? Je n'en retiens rien moi non plus ». Salaud, va !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour la forme et pour donner un minimum de caractère informatif à cette chronique, sachez qu'il s'agit d'un album prétendument &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;roots&lt;/i&gt;, dans lequel BonJo rend hommage à LA culture musicale américaine sudiste : la country. C'est peut-être là que ça coince finalement. Non seulement, un disque qui veut s'inspirer du générique de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;L'homme qui tombe à pic&lt;/i&gt; ne peut que susciter de gros bâillements chez moi, mais surtout cette grosse production sonne aussi roots qu'un film de Uwe Boll.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Geoffroy Bodart</author>
		<dc:date>2008-05-02T09:24:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Geoffroy Bodart</dc:creator>
		

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		<title>Karmakosmetix, kesako ?</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2078</link>
		<date>2008-05-01 10:47:58</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;span class='spip_documents spip_documents_left' style='float: left; width: 138px;'&gt;&lt;img src='http://www.pop-rock.com/IMG/jpg/logo-2.jpg' width='138' height='185' style='border-width: 0px;' alt=&quot;(JPEG)&quot; /&gt;&lt;/span&gt; Tel qu'elle est partie, cette année 2008 s'annonce tout bonnement exceptionnelle, les bons disques ne cessant de pleuvoir à tous les étages. De &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bauhaus&lt;/strong&gt; à &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;A Silver Mt Zion&lt;/strong&gt;, en passant par &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bullet For My Valentine&lt;/strong&gt;, tous les rédacteurs ont déjà vu atterrir sur leur platine des galettes qui ne sont pas prêtes de cesser de tourner. Et dire que nous n'en sommes même pas à la moitié de l'année et que les disques les plus attendus ne sont pas encore arrivés : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;The Cure&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Metallica&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;No-Man&lt;/strong&gt;, etc. D'ici-là, on va s'attarder quelque peu sur un gros coup de c&#339;ur de ce mois de mai : le label &lt;A HREF=&quot;http://www.karmakosmetix.com/&quot;&gt;Karmakosmetix&lt;/A&gt;. Ce petit label du Sud de la Norvège ne signe que des groupes locaux, et ne sort que quelques disques par an. Ce mois de mai va voir arriver les trois productions annuelles : &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Klimt 1918&lt;/strong&gt;, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Stille Opprör&lt;/strong&gt; et &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Transit&lt;/strong&gt;, trois albums déjà essentiels de ce millésime, dont nous ne manquerons pas de vous parler ces prochains jours. Reste encore à tirer au sort lequel des trois se verra attribuer le titre d'album du mois... Hé oui, rien que ça !&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Inscrivez-vous à la newsletter de Pop-Rock&lt;/strong&gt;
&lt;form method=&quot;POST&quot; action=&quot;http://www.SplioList.com/form.pl&quot;&gt; &lt;input type=&quot;hidden&quot; name=&quot;list&quot; value=&quot;11735&quot; /&gt; &lt;select name=&quot;action&quot;&gt; &lt;option value=&quot;add&quot; selected=&quot;selected&quot;&gt;abonnement &lt;/option&gt; &lt;option value=&quot;del&quot;&gt; désabonnement &lt;/option&gt; &lt;/select&gt; &lt;input type=&quot;text&quot; name=&quot;email&quot; value=&quot;votre email&quot; onFocus=&quot;this.value=''&quot; /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;input type=&quot;image&quot; src=&quot;http://www.splio-list.com/images/bouton.gif&quot; width=&quot;60&quot; height=&quot;25&quot; alt=&quot;OK&quot; /&gt;
&lt;/form&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Geoffroy Bodart</author>
		<dc:date>2008-05-01T08:47:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Geoffroy Bodart</dc:creator>
		

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		<title>Bryan Ferry : &quot;In your mind&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2021</link>
		<date>2008-04-30 10:12:34</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2021.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;200&quot; height=&quot;200&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Resituons le contexte : en 1977, &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Roxy Music&lt;/strong&gt; est officiellement séparé (ou en break prolongé, dira-t-on avec le recul) depuis deux ans, et Bryan Ferry se consacre donc désormais pleinement à sa carrière solo entâmée quelques années plus tôt avec &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=1961&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;These foolish things&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; (un autre exemple de couverture hideuse et typiquement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;seventies&lt;/i&gt;). A Londres, la scène rock est sécouée par le séisme punk mais cette mode éphémère indiffère Ferry au plus haut point. Pour marquer le coup après ses trois premiers disques presque exclusivement consacrés à des reprises, il présente sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;In your mind&lt;/i&gt; huit nouvelles compositions originales. Et quelles compositions ! A l'instar d'un &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;David Bowie&lt;/strong&gt; alors en train de vivre ses meilleures années de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;songwriter&lt;/i&gt;, Ferry fait une nouvelle fois montre d'un indéniable talent de compositeur, mais aussi de parolier. Ses textes parlent avec beaucoup de finesse de baisers volés, d'amours fugaces et de sexe facile (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;One kiss&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Love me madly again&lt;/i&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Party doll&lt;/i&gt;), mais aussi d'une prostituée asiatique (&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tokyo Joe&lt;/i&gt;), et cela sent souvent le vécu... C'est peu dire que durant les longues tournées de Roxy Music, il a dû briser des c&#339;urs et électriser bien des corps, notre classieux dandy. Pourtant, là où d'autres tomberaient dans le vulgaire et emploieraient un vocabulaire peu châtié, Ferry sait se montrer fin et délicat. &lt;i&gt;« Geisha girl show you she adore you. Two oriental eyes implore you. Femme fatale or ingénue&lt;/i&gt; (en français dans le texte)&lt;i&gt; ? »&lt;/i&gt; chante-t-il sur le single &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Tokyo Joe&lt;/i&gt;. Mais il peut aussi parfois se montrer plus explicite : &lt;i&gt;« Do you make savage love when you meet ? Don't talk about it, show me »&lt;/i&gt; (sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Love me madly again&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Musicalement, le chanteur ne s'éloigne pas de sa recette habituelle. Avec le producteur Steve Nye, loin de se contenter du schéma rock traditionnel guitare/basse/batterie, il continue d'user et abuser de pianos, saxophones, trompettes, violons et percussions diverses. Il en résulte un son à la fois riche et fouillé, même si certains le trouveront sans doute parfois un peu trop complexe. Quelques éléments sortent toutefois du lot. Sur la très belle &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Love me madly again&lt;/i&gt;, l'essentiel de la magie - au-delà de la voix - repose sur les élégantes harmonies de la section de cordes dirigée par Ann Odell. Sur &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;All night operator&lt;/i&gt;, un titre d'inspiration soul, ce sont les ch&#339;urs sur le refrain qui rendent le morceau si &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;catchy&lt;/i&gt;. Et une fois encore, on peut dire que Ferry s'est très bien entouré puisqu'en plus de ses fidèles Chris Spedding, Neil Hubbard et l'ex-&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;King Crimson&lt;/strong&gt; John Wetton aux guitares et basses, il peut à nouveau compter sur son compère Paul Thompson, le batteur de Roxy Music. Le guitariste Phil Manzanera fait également une nouvelle apparition en guest-star sur un titre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Même si &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;In your mind&lt;/i&gt; est un album nettement moins pop et moins facile d'accès que son prédécesseur, &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=1947&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Let's stick together&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;, il séduit sur la longueur, à force d'écoutes attentives et répétées. C'est d'ailleurs souvent le cas des meilleurs disques : il faut prendre le temps de les apprivoiser. Lorsqu'on y parvient avec &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;In your mind&lt;/i&gt;, il n'en finit plus de livrer ses trésors, écoute après écoute.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Jérôme Delvaux</author>
		<dc:date>2008-04-30T08:12:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jérôme Delvaux</dc:creator>
		

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		<title>In Flames : &quot;A sense of purpose&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2077</link>
		<date>2008-04-28 11:59:41</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2077.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;170&quot; height=&quot;170&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
In Flames, je les ai suivi envers et contre tout, alors même que leur parcours soulevait des dissensions rarement observées chez un groupe de ce genre. A partir de l'an 2000, la majeure partie de la fan-base initiale abandonnait le navire, dégoûtée par un changement d'orientation radical riche d'imposantes promesses de ventes. Obéissant à cette tendance porteuse, In Flames avait limé ses compositions aux entournures, éliminé impitoyablement toute trace de gras sonore, de soli superflus, d'envolées un peu trop mélodiques, pour se concentrer exclusivement sur la force de frappe de sa musique, sur la construction de refrains percutants et sur la mise en &#339;uvre d'un son ultra moderne. On aurait beau jeu de le leur reprocher : plus les Suédois s'éloignaient de leur créneau d'origine, plus les ventes d'albums explosaient... A tel point qu'aujourd'hui, le groupe scandinave est considérée comme une valeur sure du metal américain ! Bien qu'à la base davantage fan du style des années 90, j'ai toujours suivi In Flames dans ses transgressions, tout bêtement parce que &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Reroute to remain&lt;/i&gt; - voire même &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=601&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Soundtrack to your escape&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; et &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=1382&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Come clarity&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; - restaient des réalisations d'une trempe incontestable. Mais avec &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A sens of purpose&lt;/i&gt;, In Flames a raté son coup. Je ne leur reproche pourtant pas la simplicité des nouveaux morceaux. Pas même la pratique toujours plus résolue du mid-tempo. Et même pas leurs quelques tentatives à contre-courant, notamment ce qui doit être la plus longue ballade glauque jamais composée de la part d'une formmation classée à l'extrême du spectre metal (les neuf minutes de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;The chosen pessimist&lt;/i&gt;). Non, c'est juste que ce nouvel album est faiblard, terriblement faiblard. Aucune excitation, aucune sueur, rien. Le vide intégral.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les jours passant, on se dit pourtant qu'il faut quand même lui laisser une chance, à ce supposé ratage, et le réécouter au minimum une fois intégralement avant d'acter sa condamnation à mort. Et là, on change d'avis... un peu. Il reste quelque chose à exhumer du désastre, une tentative réelle d'explorer de nouveaux horizons musicaux, et une volonté de cesser d'être assimilé à un rassemblement de brutes épaisses uniquement bonnes à exploser la sono d'une salle de concert. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les deux tiers de l'album sont tout bonnement à jeter mais, de loin en loin, on découvre quelque chose qui suscite l'intérêt, à défaut d'admiration ou de jouissance barbare. Sans doute ai-je été moi-même victime de préconçus, jugeant qu'un album d'In Flames qui ne dépassait pas la vitesse du son et ne proposait aucun refrain qu'on puisse hurler à tue-tête après avoir ingurgité une lampée d'alcool à 80° ne méritait même pas qu'on s'y attarde. A défaut d'arriver à la cheville de ses prédécesseurs, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;A sense of purpose&lt;/i&gt; est à considérer comme une &#339;uvre de transition. Seul l'avenir décidera s'il s'agissait d'un réel faux pas dans la discographie du groupe ou d'une première tentative maladroite conçue comme une rampe de lancement vers quelque chose de plus concluant.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Marc Lenglet</author>
		<dc:date>2008-04-28T09:59:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marc Lenglet</dc:creator>
		

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		<title>Dperd : &quot;Regalero il mio tempo&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2076</link>
		<date>2008-04-26 09:51:06</date>
		<description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2076.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align='right' width=&quot;185&quot; height=&quot;187&quot; style='border-width: 0px;' class='spip_logos' /&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Le premier réflexe est de se dire qu'il tombe un peu tard, ce disque. Il recommence à faire beau, on recommence à boire du rosé en mangeant des barbecues, il fait clair de plus en plus tard. Le cadre n'est pas idéal pour écouter de la poésie en italien chantée sur un fond de piano et d'orgue. Mais à bien y réfléchir, il vaut peut-être mieux que ce disque ne soit pas tombé dans notre escarcelle en plein de mois de novembre, sous peine de sortir de l'hiver avec de longs cheveux noirs, un teint blafard, la tête pleine de questions existentielles sur la nécessité de dératiser les bas-fonds des villes du Nord de l'Europe et un dégoût prononcé pour toute chanson qui dépasserait les vingt BPM. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parce qu'il fout un sacré coup de bambou, ce disque. Des morceaux comme &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Per Tutto Quello&lt;/i&gt; (au solo de guitare qui semble tiré de &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=212&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Disintegration&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;) ou &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Alide&lt;/i&gt;, même s'ils sont à considérer avant tout comme de magnifiques chansons, à l'accroche mélodique immédiate ne peuvent qu'emplir l'auditeur d'une profonde tristesse. Assez uniforme, axé essentiellement sur les claviers, l'album parvient à ne pas lasser en cours de route et à ne jamais sombrer dans le cliché. La mélancolie est là, elle est parfaitement retranscrite et nous convainc que nous n'avons pas affaire à des poseurs. La voix de Valeria Buonno, si elle n'est pas la plus belle, la plus technique qu'on ait entendue, est chargé de cette sincérité et de cette lassitude.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais le « pire », finalement, comme chaque fois qu'on est confronté à un disque qui nous met le moral dans les chaussettes, c'est qu'on revient immanquablement quémander sa dose de tristesse et de gros soupirs, c'est qu'on demande encore et encore à se plonger dans ces mélopées hypnotiques et envoûtantes.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Geoffroy Bodart</author>
		<dc:date>2008-04-26T07:51:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Geoffroy Bodart</dc:creator>
		

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