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	<title>Pop-Rock.com, de la pop, du rock et des coms.</title>
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		<title>Hermanos Inglesos : &quot;The wander of you&quot;</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Delvaux</dc:creator>



		<description>Hermanos Inglesos, ce sont bien des fr&#232;res, comme le nom l'indique, mais ils n'ont rien d'espagnol. Ils s'appellent Didier et C&#233;dric Engels et sont issus de la sc&#232;ne gantoise. Apr&#232;s s'&#234;tre fait remarquer comme DJ's, notamment au Culture Club, tout s'encha&#238;ne : ils remixent dEUS, commencent &#224; produire leurs propres tracks, tournent un peu partout en clubs et en festivals, sympathisent avec Tiga et d&#233;crochent une signature chez PIAS. The wander of you, qui sort le 29 mars, est leur premier album. Et m&#234;me (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2010/" rel="directory"&gt;Albums 2010&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2570.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hermanos Inglesos, ce sont bien des fr&#232;res, comme le nom l'indique, mais ils n'ont rien d'espagnol. Ils s'appellent Didier et C&#233;dric Engels et sont issus de la sc&#232;ne gantoise. Apr&#232;s s'&#234;tre fait remarquer comme DJ's, notamment au Culture Club, tout s'encha&#238;ne : ils remixent dEUS, commencent &#224; produire leurs propres tracks, tournent un peu partout en clubs et en festivals, sympathisent avec Tiga et d&#233;crochent une signature chez PIAS. &lt;i&gt;The wander of you&lt;/i&gt;, qui sort le 29 mars, est leur premier album.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et m&#234;me si on peut parfois lui reprocher certaines longueurs, cet opus est l'une des toutes bonnes surprises belges de ce premier trimestre de l'ann&#233;e. L'on peut dire qu'il s'ouvre en beaut&#233; avec &lt;i&gt;Wanderland&lt;/i&gt;, un titre electro/house un peu chill qui n'invente rien, ne r&#233;volutionne rien, mais donne une irr&#233;sistible envie de se tr&#233;mousser sur la piste, et c'est bien l&#224; l'essentiel. Et le souffl&#233; ne retombe pas d&#232;s la seconde plage, comme c'est malheureusement trop souvent le cas des disques qui d&#233;marrent pied au plancher. Au contraire, les tueries s'encha&#238;nent, l'intensit&#233; monte de titre en titre&#8230; Ca bastonne vraiment s&#233;v&#232;re d&#232;s la troisi&#232;me plage, &lt;i&gt;Snapshot&lt;/i&gt;, une collaboration avec le duo punk/electro &lt;strong&gt;Nid &amp; Sancy&lt;/strong&gt;. Ca ne se calme pas avec &lt;i&gt;Mastermind&lt;/i&gt;, le single du moment, qui &#233;voque gentiment &lt;strong&gt;Mr. Oizo&lt;/strong&gt; avec ses sonorit&#233;s aigu&#235;s gueulardes semblables au chant des oiseaux (ceux d'Hitchcock, qui seraient coinc&#233;s dans une voli&#232;re exigu&#235;) ; chaud devant !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Forts de leur exp&#233;rience de DJ's, les fr&#232;res Engels savent comment s'y prendre pour faire exploser un &lt;i&gt;dancefloor&lt;/i&gt; : tout au long de l'album, les basses sont calibr&#233;es juste comme il faut, les &lt;i&gt;beats&lt;/i&gt; virevoltent. Et puis, ce qui ne g&#226;che rien, il y a de vraies m&#233;lodies. Oh, elles ne sont pas toutes originales, certes. Certaines mesures de &lt;i&gt;Qwistax&lt;/i&gt; semblent d&#233;calqu&#233;es sur &lt;i&gt;Mea culpa&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;David Byrne &amp; Brian Eno&lt;/strong&gt;, mais on nous r&#233;torquera sans doute qu'il s'agit d'une pure co&#239;ncidence&#8230;&lt;BR&gt;
Sur d'autres titres, comme &lt;i&gt;Dunno&lt;/i&gt;, on rel&#232;ve des influences rock dans le choix des sons et la mani&#232;re dont le morceau est construit. On pense alors au &lt;i&gt;Sexor&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Tiga&lt;/strong&gt; ou &#224; aux compositions les plus electroclash de &lt;strong&gt;DJ Hell&lt;/strong&gt;. Que de des bonnes r&#233;f&#233;rences, en somme. Efficaces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r, cela reste malgr&#233; tout de l'electro, un genre dans lequel cela fait longtemps qu'il n'y a plus gu&#232;re de r&#233;elles innovations. Ainsi, &#224; l'&#233;coute de &lt;i&gt;The wander of you&lt;/i&gt;, on pensera encore tour &#224; tour &#224; &lt;strong&gt;Compuphonic&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Digitalism&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Vitalic&lt;/strong&gt;, entre autres. Il n'en demeure pas moins que c'est rudement bien fichu, tr&#232;s bien produit (peut-&#234;tre m&#234;me trop bien, tant certaines s&#233;quences auraient peut-&#234;tre gagn&#233; &#224; &#234;tre moins &quot;propres&quot;) et - c'est le plus important - toujours foutrement dansant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les fr&#232;res Dewaele ne sont plus les deux seuls frangins terribles de Gand, qu'on se le dise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Bear That Wasn't : &quot;And so it is morning dew&quot;</title>
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		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Delvaux</dc:creator>



		<description>La folk, l'indie-pop acoustique &#224; la Elliott Smith, Bon Iver, Sufjan Stevens et consorts, en g&#233;n&#233;ral, &#231;a ne me parle pas beaucoup. Allez savoir pourquoi, je me suis pourtant laiss&#233; s&#233;duire par cet album d'un groupe belge au nom improbable (l'ours qui n'&#233;tait pas, k&#233;sako ?), apparemment tir&#233; du titre d'un livre pour enfants. Originaire de Louvain, The Bear That Wasn't est &#224; la base le projet solo d'un musicien, Nils Verresen. Seul &#224; la guitare, ou accompagn&#233; de quelques discr&#232;tes orchestrations, ce (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2010/" rel="directory"&gt;Albums 2010&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2571.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La folk, l'indie-pop acoustique &#224; la Elliott Smith, Bon Iver, Sufjan Stevens et consorts, en g&#233;n&#233;ral, &#231;a ne me parle pas beaucoup. Allez savoir pourquoi, je me suis pourtant laiss&#233; s&#233;duire par cet album d'un groupe belge au nom improbable (l'ours qui n'&#233;tait pas, k&#233;sako ?), apparemment tir&#233; du titre d'un livre pour enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Originaire de Louvain, The Bear That Wasn't est &#224; la base le projet solo d'un musicien, Nils Verresen. Seul &#224; la guitare, ou accompagn&#233; de quelques discr&#232;tes orchestrations, ce singulier auteur-compositeur braban&#231;on nous emm&#232;ne &#224; pas feutr&#233;s dans un monde de douceur et de r&#234;veries. En douze chansons aux titres aussi &#233;tonnants que &lt;i&gt;The little witch and the brave boy are going to Venus&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The exciting adventures of a bad bet, a bad alliteration and Mister Consequence&lt;/i&gt;, ou encore &lt;i&gt;Next stop : Disneyland !&lt;/i&gt;, le chanteur s&#233;duit par la d&#233;licatesse de son timbre, par la simplicit&#233; de ses accords et par la finesse de ses ritournelles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nils s'est fait remarquer, en Flandre, avec un concept original de tourn&#233;e &#171; chez l'habitant &#187;. En &#233;change du couvert et de l'h&#233;bergement pour la nuit, il donne un petit concert priv&#233;, avec &#224; chaque fois pour uniques spectateurs son h&#244;te du soir et quelques convives. Quelle meilleure mani&#232;re d'aller &#224; la rencontre de son public et, &#224; son contact, de faire murir, soir apr&#232;s soir, les chansons de son r&#233;pertoire ? Cette tourn&#233;e (de 365 dates en tout !), entam&#233;e en 2009, se poursuit cette ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'enregistrement de l'album a &#233;t&#233; pens&#233; selon cette approche r&#233;solument intimiste, cette conception simple, directe et sans artifices de la musique. Loin de l'agitation, du bruit et du stress de la ville, The Bear That Wasn't nous propose une petite heure de recueillement, de l&#233;g&#232;ret&#233;, de po&#233;sie et de joie communicative ; une tendre excursion champ&#234;tre qui nous colle un sourire b&#233;at sur le visage sans qu'on ne puisse trop expliquer pourquoi. Si ce n'est le plaisir que procure un peu de douceur dans un monde de brutes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ici n'est que d&#233;pouillement, il n'y a point d'&#233;lectricit&#233;, pas de soli flamboyants et encore moins de bidouillages de producteurs. Chaque titre aurait &#233;t&#233; enregistr&#233; en une ou deux prises &#224; peine que cela ne nous &#233;tonnerait d'ailleurs pas (&#224; part sans doute pour les cuivres de &lt;i&gt;Your huckleberry friends&lt;/i&gt;). Il y a un vrai sentiment de fra&#238;cheur et une charmante spontan&#233;it&#233; qui se d&#233;gagent d'un &lt;i&gt;Fizzy good (Make feel nice)&lt;/i&gt;, d'un &lt;i&gt;Sour apple&lt;/i&gt; ou d'un &lt;i&gt;Winterwandering&lt;/i&gt; - trois de mes titres pr&#233;f&#233;r&#233;s de cette galette.&lt;BR&gt; Comme certains vieux &lt;strong&gt;Dylan&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;And so it is morning dew&lt;/i&gt; est un ces disques &#224; &#233;couter au coin du feu, lors de longues soir&#233;es d'hiver &#224; la campagne, un verre d'excellent bourbon &#224; port&#233;e de main. Les fans de &lt;strong&gt;Grandaddy&lt;/strong&gt; devraient y trouver leur compte. Ceux de &lt;strong&gt;Gravenhurst&lt;/strong&gt; encore davantage. Les inconditionnels de &lt;strong&gt;Bright Eyes&lt;/strong&gt; risquent bien d'appr&#233;cier &#233;galement. Pour les ambiances et la sensibilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, avec The Bear That Wasn't, la Belgique aurait-elle trouv&#233; son Nick Talbot ? Ou son Conor Oberst ? M&#234;me si cela peut para&#238;tre pr&#233;matur&#233;, j'ai envie de r&#233;pondre que oui. Nils Verresen semble taill&#233; dans le m&#234;me bois que ces &lt;i&gt;songwriters&lt;/i&gt;. Il ne lui manque sans doute qu'un v&#233;ritable tube (ce qu'on ne trouve pas encore sur cet album) pour lui permettre de s'exporter bien au-del&#224; de nos fronti&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Etron : &quot;A world of nerds&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-2009/article/etron-a-world-of-nerds</link>
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		<dc:date>2010-03-08T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu, m&#233;lomane</dc:creator>



		<description>J'ai toujours trouv&#233; que l'innovation comme crit&#232;re d'&#233;valuation d'une musique, c'est un peu ridicule. Les cris au g&#233;nie, &#231;a s'entend assez r&#233;guli&#232;rement, mais j'ai tendance &#224; me m&#233;fier. Quels sont alors les crit&#232;res valables ? Je crois en une vision artistique bien d&#233;finie et une identit&#233; propre. Je cherche des &#233;motions qui me font &#233;voluer. Ne vous inqui&#233;tez pas, je vais tout de suite venir &#224; Etron. Je pense aux disques qui m'ont touch&#233; les derniers mois, et j'essaie de d&#233;couvrir les qualit&#233;s qu'ils ont en (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2009/" rel="directory"&gt;Albums 2009&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2568.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J'ai toujours trouv&#233; que l'innovation comme crit&#232;re d'&#233;valuation d'une musique, c'est un peu ridicule. Les cris au g&#233;nie, &#231;a s'entend assez r&#233;guli&#232;rement, mais j'ai tendance &#224; me m&#233;fier. Quels sont alors les crit&#232;res valables ? Je crois en une vision artistique bien d&#233;finie et une identit&#233; propre. Je cherche des &#233;motions qui me font &#233;voluer. Ne vous inqui&#233;tez pas, je vais tout de suite venir &#224; Etron.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je pense aux disques qui m'ont touch&#233; les derniers mois, et j'essaie de d&#233;couvrir les qualit&#233;s qu'ils ont en commun. Que ce soit &lt;i&gt;Fascinoma&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Jon Hassell&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Tauhid&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Pharoah Sanders&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Night life&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Thin Lizzy&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;The road&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Nick Cave &amp; Warren Ellis&lt;/strong&gt; ou &lt;i&gt;A world of nerds&lt;/i&gt; d'Etron, je r&#233;alise que le point qu'ils ont en commun, c'est que, apr&#232;s les avoir &#233;cout&#233;s plusieurs fois, j'ai chang&#233;. La diff&#233;rence pour mes proches est, certes, imperceptible, mais je sais que le changement a eu lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etron m'a donn&#233; ce que je n'attendais pas, ou plut&#244;t, ce que j'ignorais attendre. &lt;i&gt;A world of nerds&lt;/i&gt; est un disque que nombre d'artistes oublient de r&#233;aliser, un disque qui parvient &#224; capter l'attention de l'auditeur du d&#233;but &#224; la fin. Ce ne sont pas des musiciens imbus de leur virtuosit&#233;, car aucune note n'est ici superflue. Moi qui ai &#233;cout&#233; des milliers d'heures de musique et assist&#233; &#224; bien des concerts, je ne parviens pas &#224; me lasser de la fa&#231;on dont se courtisent la basse de Billy Jr. et la guitare de Suzy Cumshot. Je me retrouve &#224; constater que c'est chouette que le rock'n'roll trouve encore &#224; raconter, &#224; inventer. Dans la configuration pr&#233;sente, Sakata, la boite &#224; rythme, est la seule &#224; se contenter de faire son boulot, de fournir son lot de rythmes fiables, constants et monotones, ce qui n'est pas grave, car il se produit trop de choses pour que l'auditeur ne soit pas combl&#233;. Et puis, Sakata, c'est l'&#233;l&#233;ment de stabilit&#233;, le point d'accroche pour ses deux comparses adeptes du free-wheeling musical. Ecoutez d'ailleurs le morceau &lt;i&gt;Handicap&lt;/i&gt; sur &lt;i&gt;A world of nerds&lt;/i&gt;, un exemple de l'art d'obtenir plus en faisant moins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un &#233;l&#233;ment que j'ai toujours aim&#233; chez Etron est le chant. Ce chant va du chuchotement au hurlement, du parlando aux pleurs, sans qu'&#224; aucun moment, je ne commence &#224; douter du s&#233;rieux des propos adopt&#233;s. Il n'y a pas d'&lt;i&gt;overacting&lt;/i&gt; chez Etron, et ceci n'est pas une mince prestation, vu l'absurdit&#233; apparente de leurs textes qui ne leur rend pas la t&#226;che facile. Je vous livre d'ailleurs ici mon extrait favori, qui vaut tous les &lt;i&gt;Here we are now, entertain us&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Despite all the rage I feel like a rat in a cage&lt;/i&gt; du monde :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8216;En allant &#224; Charleroi,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En passant par Waterloo,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis Braine-l'Alleud&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'voudrais aller &#224; Braine La Louvi&#232;re&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Need a body now &#8211; Nation, burn !'&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etron poss&#232;de un talent important : la composition. Simple ou compliqu&#233;, le morceau est toujours accessible. C'est bien simple, Steve Albini, qui a produit leur disque, ne s'y est pas tromp&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant, il ne manque plus que vous&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fear Factory : &quot;Mechanize&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/orange-metallique/article/fear-factory-mechanize</link>
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		<dc:date>2010-03-08T07:24:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arnaud Splendore</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(2010)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/orange-metallique/" rel="directory"&gt;Orange M&#233;tallique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2567.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le moins que l'on puisse dire, c'est que Fear Factory revient de loin. Apr&#232;s un quatri&#232;me album, Digimortal, consid&#233;r&#233; comme faible aussi bien par les critiques que par les fans, le cin&#233;ma des conflits interpersonnels a ramen&#233; sa fraise. Sans refaire l'historique du drame, disons que c'est Dino Cazares, guitariste et membre fondateur du groupe, qui en a fait les frais. Deux albums plus tard, la situation n'&#233;tait gu&#232;re meilleure d'un point de vue artistique jusqu'&#224; ce que, l'ann&#233;e derni&#232;re, le chanteur Burton C. Bell annonce le retour de Cazares au sein du groupe, au prix du renvoi du reste de l'&#233;quipe. Ce retour en fanfare pr&#233;c&#233;dait l'annonce d'un nouvel album. Le groupe allait-il retrouver l'&#233;tincelle de g&#233;nie qui animait leurs d&#233;buts ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais Cazares n'est pas revenu seul, il amenait dans ses valises le bassiste Byron Stroud (comparse r&#233;gulier de &lt;strong&gt;Devin Townsend&lt;/strong&gt;) et surtout le batteur de l&#233;gende Gene Hoglan (autre habitu&#233; des projets de Townsend, mais surtout batteur de Death). Autre retour, cette fois derri&#232;re la console, celui de Rhys Fulber (&lt;strong&gt;Front Line Assembly&lt;/strong&gt;), producteur des d&#233;buts du groupe. Tous les ingr&#233;dients &#233;taient donc r&#233;unis pour un grand retour de Fear Factory sur le devant de la sc&#232;ne. Restait &#224; savoir si la magie &#233;tait toujours pr&#233;sente et si, comme d'aucuns (dont votre serviteur) le pensaient, le son de Fear Factory &#233;tait d&#251; en grande partie &#224; Dino Cazares.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps, &lt;i&gt;Mechanize&lt;/i&gt; est sans aucun doute le meilleur album de Fear Factory depuis douze ans, c'est-&#224;-dire depuis le monumental &lt;i&gt;Obsolete&lt;/i&gt;. D&#232;s les premiers accords de l'album, on retrouve la signature musicale du groupe, ce thrash/death teint&#233; d'industriel, les sonorit&#233;s inimitables qui ont fait les grandes heures de Fear Factory. L'autre bonne nouvelle est que le groupe ne cherche pas non plus &#224; se la jouer s&#233;quence nostalgie. &lt;i&gt;Mechanize&lt;/i&gt; sonne comme la suite naturelle et logique d'&lt;i&gt;Obsolete&lt;/i&gt;, comme si les albums parus entretemps n'avaient jamais exist&#233; (ce qui serait plut&#244;t une bonne nouvelle).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un des doutes principaux concernant l'album &#233;tait de savoir si Gene Hoglan pourrait s'adapter au style et &#224; la rythmique particuli&#232;re de Fear Factory. Ces doutes &#233;taient entretenus, entre autres, par Raymond Herrera, l'ancien batteur, qui affirmait &#224; qui voulait bien l'&#233;couter que Hoglan &#233;tait incapable de jouer ses parties de batterie. Et bien, mon cher Raymond, tu aurais mieux fait de fermer ta grande gueule parce que Hoglan fait mieux qu'assurer tes parties de batterie, il te fume compl&#232;tement. Hoglan est un batteur beaucoup plus naturel que Herrera, et l&#224; o&#249; le sieur Raymond est certes tr&#232;s bon pour un truc, Hoglan a un jeu beaucoup plus diversifi&#233;. Conclusion, non seulement la rythmique syncop&#233;e de Fear Factory est belle et bien pr&#233;sente, mais les parties de batterie sont plus vari&#233;es, et surtout sonnent moins m&#233;caniques (de fa&#231;on assez paradoxale, d'ailleurs) qu'auparavant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le reste, on a &#224; faire &#224; du Fear Factory classique. Pointons tout de m&#234;me &lt;i&gt;Powershifter&lt;/i&gt; qui est, selon moi, le grand moment de l'album. La chanson s'inscrit dans la droite ligne de titres classiques comme &lt;i&gt;Self Bias Resistor&lt;/i&gt;. On retrouve cette alternance entre les couplets thrash ultra-agressifs, o&#249; Burton beugle comme un damn&#233;, et le refrain plus m&#233;lodique, hyper-catchy, soutenus par le chant clair, presque incantatoire, de Bell. L'ensemble du groupe est aff&#251;t&#233; comme jamais et le titre est vraiment une excellente repr&#233;sentation de &lt;i&gt;Mechanize&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au rayon des n&#233;gatifs, je dois tout de m&#234;me pointer deux titres, en fait les deux chansons qui terminent l'album. &lt;i&gt;Metallic division&lt;/i&gt; est une chanson instrumentale, simple succession de riffs &#171; &#224; la &#187; Fear Factory. Certes, la chanson n'est pas tr&#232;s longue, mais elle n'apporte rien du tout. Elle est juste l&#224; pour remplir l'album, histoire de lui faire atteindre p&#233;niblement la barre des 45 minutes. Final exit, quant &#224; elle, n'a rien de mal d'un point de vue musical. C'est plut&#244;t le c&#244;t&#233; paroles qui p&#232;che. La chanson traite du suicide et l'ensemble sonne comme extr&#234;mement na&#239;f. Les samples rajout&#233;s &#224; l'ensemble n'arrangent rien. Mais bon, l&#224; aussi, c'est du Fear Factory classique. &lt;i&gt;Ressurection&lt;/i&gt; (sur &lt;i&gt;Obsolete&lt;/i&gt;), par exemple, souffrait d&#233;j&#224; du m&#234;me syndrome.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce ne sont pas ces deux erreurs de parcours qui vont enlever son m&#233;rite &#224; &lt;i&gt;Mechanize&lt;/i&gt;. L'album marque un retour aux affaires pour Fear Factory et prouve, si besoin &#233;tait, que le moteur du groupe est bel et bien form&#233; de la paire Bell/Cazares, quoi que puissent en dire les &#233;vinc&#233;s de la derni&#232;re heure. Reste &#224; voir si l'entente entre les deux comp&#232;res va rester au beau fixe. En attendant, &lt;i&gt;Mechanize&lt;/i&gt; redore le blason de l'usine &#224; peur et on ne va pas s'en plaindre. Pourvu que &#231;a dure !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Helloween : &quot;Unarmed - Best of 25th anniversary&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/orange-metallique/article/helloween-unarmed-best-of-25th</link>
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		<dc:date>2010-03-05T23:10:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arnaud Splendore</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(2010)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/orange-metallique/" rel="directory"&gt;Orange M&#233;tallique&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2561.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Figure impos&#233;e d'une carri&#232;re musicale, le best-of est le plus souvent r&#233;serv&#233; soit aux fans les plus hardcores, soit aux n&#233;ophytes. Une dizaine de chansons sens&#233;es &#234;tre des classiques, un in&#233;dit histoire de dire et emball&#233;, c'est pes&#233;. Mais les teutons d'Helloween, pour f&#234;ter dignement les 25 ans du groupe, ont d&#233;cid&#233; de faire les choses en grand. En guise de greatest hits, les allemands ont cru bon de r&#233;enregistrer leurs chansons, en profitant pour les lifter un chouia. Euph&#233;misme du si&#232;cle, puisque le r&#233;sultat est pour le moins surprenant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et surprenant, c'est le moins que l'on puisse en dire. En effet, &#224; l'ouverture de&lt;i&gt; Dr. Stein&lt;/i&gt; et de sa section cuivre, on ne peut s'emp&#234;cher de jeter un &#339;il &#224; la pochette de l'album pour bien s'assurer qu'il ne s'agit d'un groupe de jazz qui reprend du Helloween. Mais non, ce serait trop beau. Les allemands entreprennent de massacrer leur classique &#224; grands renforts de breaks funk et de backing vocals dignes des &lt;strong&gt;Backstreet Boys&lt;/strong&gt;. Ne m&#226;chons pas nos mots, le r&#233;sultat est tout simplement &#224; vomir, et on esp&#232;re sinc&#232;rement qu'il ne s'agit que d'un gag pour ouvrir l'album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais point de salut de ce c&#244;t&#233;-l&#224;, &lt;i&gt;Future World&lt;/i&gt;, normalement un classique du heavy allemand, sonne ici plut&#244;t comme une chanson des &lt;strong&gt;Beach Boys&lt;/strong&gt;. On conna&#238;t le sens de l'humour particulier des allemands mais l&#224;, &#231;a d&#233;passe l'entendement. A peine le temps de se remettre que les spasmes abdominaux reprennent de plus belle, avec la reprise de &lt;i&gt;If I could fly&lt;/i&gt;. Alors que l'original est une power-ballad toute en ambiance et en retenue, Helloween nous ass&#232;ne une version digne du Top 50 allemand, sorte de soupe &#224; la mode vari&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les horreurs se succ&#232;dent et culminent avec &lt;i&gt;The keeper's trilogy&lt;/i&gt;. Sur ce morceau, Helloween a rassembl&#233; &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Keeper of the seven keys&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;King for a thousand years&lt;/i&gt; en un seul morceau, et s'accompagne d'un orchestre classique. Si la premi&#232;re partie est plut&#244;t int&#233;ressante (l'intro de &lt;i&gt;Halloween&lt;/i&gt; par un orchestre classique, &#231;a le fait !), l'ensemble devient vite une horrible cacophonie. D'une part, les trois chansons sont charcut&#233;es pour tenir en seize minutes, alors que les deux premi&#232;res passaient d&#233;j&#224; la barre des treize minutes. Il va sans dire qu'ici, on a rassembl&#233; vaille que vaille des bouts de chansons pour faire tenir le concept. Simple question, mais pourquoi ne pas s'&#234;tre content&#233; d'une seule chanson ? Au moins l'ensemble aurait-il &#233;t&#233; coh&#233;rent, et l'adaptation moins bord&#233;lique...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, l'ing&#233;nieur-son est visiblement p&#233;t&#233; &#224; la Slivovitz. L'ensemble sonne comme s'il avait &#233;t&#233; enregistr&#233; dans une cave, et Deris est &#224; peine audible, ce qui peut &#234;tre, &#224; la rigueur, une b&#233;n&#233;diction. En effet, le chanteur nous livre une performance pitoyable tant il donne l'impression de s'emmerder ferme. Et si la premi&#232;re partie tient plus ou moins la route, la suite part totalement en sucette, l'orchestre jouant une partition qui n'a pas grand-chose des chansons originales. Sans la ligne de chant, je mets au d&#233;fi quiconque d'identifier &lt;i&gt;Keeper of the seven keys&lt;/i&gt;. Une belle d&#233;monstration de ce qu'il ne faut pas faire si on veut enregistrer avec un orchestre...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est gu&#232;re qu'apr&#232;s un Motilium que l'on peut terminer l'&#233;coute de cette horreur. Je ne vais pas vous faire un r&#233;cit piste par piste, ce serait trop d&#233;primant. Sachez juste que les &#171; reprises &#187; varient de l'indicible &#224; l'&#224; peine correct. Soyons tout de m&#234;me positifs, tout n'est pas noir. Ainsi, la version folk de &lt;i&gt;Perfect Gentleman&lt;/i&gt; convient assez bien &#224; la chanson, et les relectures de &lt;i&gt;Forever and one&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Where the rain grows&lt;/i&gt; ne sont pas pires que les originales, qui ne cassaient d&#233;j&#224; pas trois pattes &#224; un canard. De fa&#231;on assez &#233;trange, on dirait que Helloween s'est montr&#233; plus respectueux avec les chansons de l'&#233;poque Andy Deris plut&#244;t qu'avec les classiques de l'&#233;poque Hansen/Kiske. On se demanderait bien pourquoi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut d&#233;battre longtemps de la pertinence du statut de l&#233;gende de Helloween. Mais que l'on soit partisan ou d&#233;tracteur, il reste ind&#233;niable que les allemands ont dans leur besace quelques chansons qui sont des classiques du heavy metal et qu'&#224; la grande &#233;poque, le groupe pouvait rivaliser avec d'autres l&#233;gendes telles que &lt;strong&gt;Iron Maiden&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Saxon&lt;/strong&gt;. Bon ok, la deuxi&#232;me partie de leur carri&#232;re est beaucoup plus discutable, surtout au vu de leurs derniers albums. Certes, le groupe ne s'est jamais trop pris au s&#233;rieux, mais l&#224; &#231;a d&#233;passe l'entendement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ce &lt;i&gt;Unarmed&lt;/i&gt;, Helloween laisse l'image d'un groupe aux abois qui cherche par tous les moyens &#224; ce que l'on parle d'eux, quitte &#224; ce que ce soit en mal. Le souci est que cela passe par un album que seuls les fans les plus int&#233;gristes pourront faire semblant d'appr&#233;cier. Les autres pr&#233;f&#232;reront garder le souvenir d'un Helloween glorieux, qui ne confondait pas encore second degr&#233; et humour &#224; la Benny Hill. Reste qu'un coup pareil sonne pour moi comme un suicide commercial dont le groupe a fort peu de chances de se relever...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Divine Comedy : &quot;Fin de si&#232;cle&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/article/the-divine-comedy-fin-de-siecle</link>
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		<dc:date>2010-03-03T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Boris Ryczek</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(1999)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/" rel="directory"&gt;Albums 1990-99&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2565.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il peut para&#238;tre curieux de chroniquer &lt;i&gt;Fin de si&#232;cle&lt;/i&gt; en 2010, avec dix ans de retard. Pourtant, ce disque le m&#233;rite. Parce que, malgr&#233; ses d&#233;fauts (ou justement gr&#226;ce &#224; eux) il est le pr&#233;f&#233;r&#233; de bon nombre de &lt;i&gt;fans&lt;/i&gt; de Divine Comedy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en 1999, dans un a&#233;roport. Le 11 septembre n'a pas eu lieu. De profil avec ses lunettes noires, son d&#233;but de calvitie et son imparable flegme binoclard, Neil Hannon semble attendre la suite des &#233;v&#233;nements. En attendant, &lt;i&gt;Fin de si&#232;cle&lt;/i&gt; va dresser un court bilan d'un d&#233;but de vie, et quelques tableaux, quelques impressions d'une fin de si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paradoxalement, c'est un (faux) hymne qui ouvre la danse : l'indispensable &lt;i&gt;Generation Sex&lt;/i&gt;, constat d'&#233;chec d'un certain f&#233;minisme, o&#249; les deux sexes en prennent pour leur grade. Exub&#233;rant, d&#233;licieusement ironique, le morceau trouve son &#233;cho avec &lt;i&gt;National Express&lt;/i&gt;, sixi&#232;me piste. Ces deux &lt;i&gt;singles&lt;/i&gt; permettent &#224; Neil Hannon d'assumer son r&#244;le de crooner pop aux m&#233;lodies enjou&#233;es, solidement &#233;tabli depuis &lt;i&gt;Becoming More Like Alfie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le reste de l'album surprend par sa gravit&#233;. &lt;i&gt;Commuter Love&lt;/i&gt; met en sc&#232;ne un timide maladif, obs&#233;d&#233; par une inconnue. Cette ballade se caract&#233;rise par ses arrangements inattendus, tout en retenue et en finesse. Avec un &#233;trange accord&#233;on, &#233;vocatoire des al&#233;as du coeur. Pur joyau, elle trouve elle aussi son &#233;cho avec &lt;i&gt;Life On Earth&lt;/i&gt;, monologue sur la mort, rappelant &lt;i&gt;Timewatching&lt;/i&gt;, ou &lt;i&gt;The Dogs And The Horses&lt;/i&gt;, qui assombrissaient d&#233;j&#224; &lt;i&gt;Liberation&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Casanova&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; la fin du disque que &lt;i&gt;Fin de si&#232;cle&lt;/i&gt; r&#233;v&#232;le ses meilleurs moments. Avec &lt;i&gt;The Certainty Of Chance&lt;/i&gt;, Neil Hannon signe le plus ambitieux de ses &lt;i&gt;singles&lt;/i&gt; : une esp&#232;ce de longue aria pop orchestrale, s'achevant en monologue parl&#233;. Bas&#233;e sur l'image canonique du papillon d&#233;cha&#238;nant des tornades de son battement d'aile, elle illustre en quelques phrases la difficult&#233; d'aimer et de se faire comprendre. Aveu en forme de bilan, tableau paradoxal d'une hyper m&#233;diatisation n'emp&#234;chant pas l'isolation, c&#233;l&#233;bration du hasard et de ses troubles, ce morceau est sans nul doute celui qui respecte avec le plus de brio le programme annonc&#233; dans le titre de l'album.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sunrise&lt;/i&gt; ach&#232;ve l'ensemble en reprenant les choses au commencement : une enfance marqu&#233;e par un massacre, celui de Derry, en 1972, plus connu sous le nom de &quot;&lt;i&gt;Bloody Sunday&lt;/i&gt;&quot;. Gr&#226;ce notamment &#224; sa performance vocale enlev&#233;e, qui demeure peut-&#234;tre la plus &#233;poustouflante de toute la carri&#232;re de The Divine Comedy, cette conclusion n'a pourtant rien de plombant, et r&#233;ussit m&#234;me &#224; &#234;tre une belle le&#231;on d'optimisme : un appel &#224; la paix, une ouverture au monde de demain, &#224; un nouveau si&#232;cle durant lequel une r&#233;conciliation lumineuse serait possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r, l'album comprend son lot d'exag&#233;rations (&lt;i&gt;Sweden&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Here Comes The Flood&lt;/i&gt;) et d'exercices de style douteux, comme &lt;i&gt;Thrillseeker&lt;/i&gt;, inutile d&#233;monstration d'un savoir-faire de rocker un tantinet surestim&#233;. Mais pour les quelques titres cit&#233;s plus t&#244;t, et la mani&#232;re &#233;l&#233;gante dont ils sont agenc&#233;s, il parvient &#224; ses fins et trouve, du moins, sa place parmi les meilleurs albums de la fin des ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mr. Sportsman : &quot;Good morning virtue E.P.&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-2010/article/mr-sportsman-good-morning-virtue</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pop-rock.com/albums-2010/article/mr-sportsman-good-morning-virtue</guid>
		<dc:date>2010-03-01T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tokyo Montana</dc:creator>



		<description>L'une des joies de MySpace est de ne pas devoir trop se fouler que pour trouver des sujets &#224; diss&#233;quer. Ils se pressent d'eux-m&#234;me sous votre scalpel aiguis&#233;. Sans doute sont-ils impatients de se faire tailler des costards, parfois des Armani, mais plus souvent des C&amp;A ou des fins de stock de DOD, ceci en suivant la valeur du talent des volontaires. Que d&#233;blat&#233;rer donc &#224; propos de ce Sieur si sportif ? D&#232;s les premi&#232;res notes, c'est saisi, enfin trop comme un steak demand&#233; saignant et (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2010/" rel="directory"&gt;Albums 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2566.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'une des joies de MySpace est de ne pas devoir trop se fouler que pour trouver des sujets &#224; diss&#233;quer. Ils se pressent d'eux-m&#234;me sous votre scalpel aiguis&#233;. Sans doute sont-ils impatients de se faire tailler des costards, parfois des Armani, mais plus souvent des C&amp;A ou des fins de stock de DOD, ceci en suivant la valeur du talent des volontaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que d&#233;blat&#233;rer donc &#224; propos de ce Sieur si sportif ? D&#232;s les premi&#232;res notes, c'est saisi, enfin trop comme un steak demand&#233; saignant et arrivant dans votre assiette &#224; point. Bref inappropri&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant all&#233;ch&#233; par l'origine, Manchester pensez-donc, il fallut d&#233;j&#224; d&#233;chanter &#224; l'entamme de &lt;i&gt;My darling outbreaks&lt;/i&gt;. Une intro me faisant furieusement penser aux Ecossais ferdinandiens. Si les breaks et autres sessions de guitares ne manquent pas toujours d'int&#233;r&#234;ts, la voix, les ch&#339;urs et la fa&#231;on d'entonner le tout, nous plombent all&#232;grement le plaisir. Faut dire qu'on apprend rapidement qu'ils assument ce grandiloquent &#224; la lecture de leur page Facebook (&lt;i&gt;&quot;We like big choruses, catchy versus and awkward silences&quot;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'intro &quot;na&#239;ve&quot; de &lt;i&gt;The assassination of Eddie Barzoon&lt;/i&gt; (titre laissant pourtant augurer de meilleures auspices) nous ram&#232;ne au plus sombre des ann&#233;es 80 (qualitativement parlant), que ce soit le clavier un rien stupide et les ooohhh nous reliant presque aux KOL (les &lt;strong&gt;Kings Of Leon&lt;/strong&gt;, voyons), on s'amuse un rien lorsque la guitare se fait furieuse. Mais cela nous laisse encore plus un gout de KOL(le ?) le tout saupoudr&#233; du plus mauvais &lt;strong&gt;Killers&lt;/strong&gt; (h&#233; oui, c'est possible) sous la langue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne nous &#233;talons (fa&#231;on de parler) pas sur le troisi&#232;me morceaux, laissons la surprise de la d&#233;couverte au lecteur le plus courageux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant &#224; la pi&#232;ce finale, les premi&#232;res notes pourraient ais&#233;ment nous induire en erreur et nous pousser &#224; enfin trouver une petite gr&#226;ce &#224; ce premier E.P. D&#233;senchantement rapide, et l'on se retrouve dans les r&#233;f&#233;rences pr&#233;cit&#233;es auxquelles est rajout&#233; un vrai refrain en forme d'hymne de stade. Comme si les couches successives de pl&#226;tre &#224; essuyer jusque l&#224; n'&#233;taient pas suffisantes. Et &#231;a s'&#233;ternise, s'&#233;ternise, s'&#233;ternise... On en vient &#224; esp&#233;rer de longs silences maladroits&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avais oubli&#233; un d&#233;tail d'importance concernant Manchester avant d'entammer l'&#233;coute de ces joyeux lurons, c'est son stade. Nous voil&#224; avec un candidat suppl&#233;mentaire tentant de le remplir &#224; plus ou moins br&#232;ve &#233;ch&#233;ance pour un &#233;v&#232;nement qui n'aura rien sportif !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les plus courageux, E.P. en t&#233;l&#233;chargement &lt;a href='http://mrsportsman.bandcamp.com/' class='spip_out'&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ihsahn : &quot;After&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/orange-metallique/article/ihsahn-after</link>
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		<dc:date>2010-02-28T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Arnaud Splendore</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(2010)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/orange-metallique/" rel="directory"&gt;Orange M&#233;tallique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2563.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Emperor est consid&#233;r&#233;, &#224; juste titre, comme un des groupes majeurs de la sc&#232;ne black norv&#233;gienne. Pourtant, en trois albums, le groupe s'est rapidement d&#233;marqu&#233; des clich&#233;s habituels pour d&#233;passer les limites du genre et proposer une musique beaucoup plus mature et plus int&#233;ressante que celle pratiqu&#233;e par leurs cong&#233;n&#232;res. Apr&#232;s la s&#233;paration d'Emperor, Ihsahn, qui a la musique dans le sang, n'est pas rest&#233; inactif longtemps. Il nous revient en ce d&#233;but d'ann&#233;e 2010 avec son troisi&#232;me album solo, et bon dieu, quel album !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au risque de donner dans l'hyperbole, l'&#233;coute d'&lt;i&gt;After&lt;/i&gt; s'av&#232;re &#234;tre une exp&#233;rience rare, tant l'album est cr&#233;atif et innovant. Ihsahn nous livre une musique tout &#224; fait personnelle, sans chercher &#224; correspondre aux crit&#232;res &#233;troits de telle ou telle sc&#232;ne musicale. Bien entendu, on retrouve certaines caract&#233;ristiques d'&lt;strong&gt;Emperor&lt;/strong&gt;, comme le c&#244;t&#233; froid de la musique et bien entendu le chant se rapprochant assez fort d'un cochon qu'on &#233;gorge. Ce qui n'emp&#234;che pas l'homme d'alterner, parfois au sein d'une m&#234;me chanson, les passages plus extr&#234;mes avec des passages plus &quot;ambient&quot; soutenu par le chant clair d'un Ihsahn, qui se fait presque crooner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rayon brutalit&#233;, la palme revient &#224; &lt;i&gt;A grave inversed&lt;/i&gt;, qui rappelle les heures les plus extr&#234;mes d'Emperor. La rythmique se fait compl&#232;tement chaotique et Ihsahn beugle comme un damn&#233;. Par contre, on trouve toujours cette note de folie, puisque les riffs typ&#233;s black-metal sont soutenus par un saxophone qui, notamment durant les breaks, part en une sorte d'improvisation free-jazz. L'ensemble est assez d&#233;tonnant mais marche parfaitement. On retrouve d'ailleurs ce saxophone d&#233;ment sur plusieurs autres chansons, dont la monstrueuse &lt;i&gt;Undercurrent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'inverse, Ihsahn peut se montrer calme avec des chansons plus pos&#233;es, jouant plut&#244;t sur les atmosph&#232;res. Ainsi &lt;i&gt;Austere&lt;/i&gt; fleure-t-elle bon le &lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt;, avec son orgue Hammond et ses ambiances &#233;th&#233;r&#233;es, nous rappelant les grandes heures du rock progressif. Dans le m&#234;me registre, la chanson-titre (&lt;i&gt;After&lt;/i&gt;, pour ceux qui suivent) &#233;volue dans un registre quasi post-rock. Le morceau monte graduellement en intensit&#233;, jusqu'&#224; l'explosion froide et brutale, avant de conclure sur des arp&#232;ges de guitare classique. A l'&#233;coute de cette chanson, on ne peut d'ailleurs s'emp&#234;cher de penser &#224; des groupes comme &lt;strong&gt;Pelican&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Isis&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais si les influences post-rock sont ind&#233;niables, ainsi que celles du rock progressif, &lt;i&gt;After&lt;/i&gt; reste avant tout un album de metal. Le pass&#233; d'Ihsahn au sein d'Emperor est trop important pour &#234;tre mis simplement de c&#244;t&#233;, et l'ombre du cultissime &lt;i&gt;Anthems to the Welkin at Dusk&lt;/i&gt; plane sur l'album. Bien entendu, on peut imaginer pire r&#233;f&#233;rence, mais ne perdons pas de vue que &lt;i&gt;After&lt;/i&gt; reste un album de musique extr&#234;me et de ce fait, pas forc&#233;ment accessible &#224; tout un chacun.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'album est une v&#233;ritable synth&#232;se des inspirations d'Ihsahn, &#224; l'image d'&lt;i&gt;Undercurrent&lt;/i&gt;, dont je vous parlais plus haut et sur laquelle nous allons revenir, car il s'agit sans aucun doute du moment phare de l'album. La chanson catalyse toutes les ambiances de l'album en un monstrueux et innarr&#234;table rouleau compresseur, comme une catastrophe in&#233;luctable &#224; laquelle on assiste, impuissant. C'est vraiment la perle de l'album, et si vous voulez vous faire une id&#233;e de ce que donne cet &lt;i&gt;After&lt;/i&gt;, je ne peux que vous conseiller de commencer par jeter une oreille sur &lt;i&gt;Undercurrent&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ce troisi&#232;me album solo, Ihsahn r&#233;alise son meilleur travail jusqu'&#224; maintenant. &lt;i&gt;After&lt;/i&gt; est une v&#233;ritable exp&#233;rience musicale, o&#249; le norv&#233;gien nous emm&#232;ne en voyage au travers de paysages lunaires et d&#233;sol&#233;s. A mon sens, l'album est indispensable pour tout fan de musique extr&#234;me qui n'est pas rest&#233; bloqu&#233; dans le trip &quot;corpse-paint&quot; et satanisme, ou pour toute personne d&#233;sireuse de d&#233;couvrir un artiste complet et au sommet de cr&#233;ativit&#233;. Nous ne sommes encore qu'au d&#233;but de cette ann&#233;e 2010, mais je suis convaincu que nous tenons d&#233;j&#224; un candidat plus que s&#233;rieux pour l'album de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>John Cale : &quot;Slow dazzle&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/flash-back/article/john-cale-slow-dazzle</link>
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		<dc:date>2010-02-27T12:08:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Delvaux</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(1975)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/flash-back/" rel="directory"&gt;Flash-back &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2152.png&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Question de Madame Belpaire, de Loches : &#171; Je suis grande fan du Velvet Underground et de la carri&#232;re solo de Lou Reed. A part un ou deux titres entendus sur Classic 21, je ne connais par contre rien de ce qu'a fait John Cale apr&#232;s avoir quitt&#233; le groupe. Lequel de ses albums me conseilleriez-vous d'&#233;couter en premier ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Slow dazzle&lt;/i&gt;, Madame Belpaire, &lt;i&gt;Slow dazzle&lt;/i&gt; ! Son cinqui&#232;me disque en solo, le deuxi&#232;me de sa p&#233;riode chez Island Records, en 1975. A 33 ans, l'ancien bassiste du Velvet y apparait d&#233;j&#224; au sommet de sa carri&#232;re d'auteur-compositeur. Entour&#233;, il est vrai, d'une belle brochette de musiciens (Phil Manzanera de &lt;strong&gt;Roxy Music&lt;/strong&gt;, Chris Spedding, Brian Eno,&#8230;), il y pr&#233;sente tout simplement quelques-unes des plus belles chansons de tout son r&#233;pertoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La lumineuse &lt;i&gt;Mr. Wilson&lt;/i&gt;, tout d'abord, qui n'est rien d'autre qu'un hommage du chanteur &#224; Brian Wilson, le principal compositeur des &lt;strong&gt;Beach Boys&lt;/strong&gt;, qui vivait &#224; l'&#233;poque des moments tr&#232;s difficiles (drogues, d&#233;mence, la totale !). La musique en elle-m&#234;me est ouvertement inspir&#233;e par celle des plagistes (p&#233;riode &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/flash-back/article/the-beach-boys-pet-sounds&quot;&gt;&lt;i&gt;Pet sounds&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;) et le texte n'est rien d'autre qu'un message de r&#233;confort adress&#233; par le Gallois au c&#233;l&#232;bre musicien californien. &lt;i&gt;&#171; Don't believe the things they tell you, don't let them get in your way &#187;&lt;/i&gt;, lui conseille-t-il, au moment pr&#233;cis o&#249; l'attitude de Wilson incitait ses fr&#232;res &#224; essayer de l'&#233;vincer du groupe&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis, &#224; l'oppos&#233; de ce soutien amical &#224; un confr&#232;re qu'il admire, John Cale s'en prend vertement, sur &lt;i&gt;Guts&lt;/i&gt;, &#224; un autre musicien. Les premi&#232;res paroles de la chanson posent le d&#233;cor : &lt;i&gt;&#171; The bugger in the short sleeves fucked my wife. Did it quick and split &#187;&lt;/i&gt;. H&#233; oui, le texte est bien autobiographique. M&#234;me si celui-ci n'est jamais cit&#233; nomm&#233;ment, le &lt;i&gt;bugger&lt;/i&gt; (terme argotique qu'on peut traduire par &#171; encul&#233; &#187;) n'est autre que Kevin Ayers, le bassiste de &lt;strong&gt;The Soft Machine&lt;/strong&gt;. Cale fait ici r&#233;f&#233;rence &#224; un incident survenu la veille du fameux concert du &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/flash-back/article/kevin-ayers-john-cale-brian-eno&quot;&gt;&lt;i&gt;June 1, 1974&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;, lorsqu'il a surpris sa femme au lit avec Ayers. Toute l'amertume, la col&#232;re et la haine ressenties pour son &#233;pouse infid&#232;le et celui qu'il croyait son ami sont perceptibles dans son interpr&#233;tation de cette chanson, probablement la plus habit&#233;e de sa carri&#232;re. Et pour cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours sur le th&#232;me de la rupture, des d&#233;ceptions amoureuses et de la solitude, &lt;i&gt;Heartbreak Hotel&lt;/i&gt; est l'autre moment fort de l'album. Il s'agit d'une reprise d'un des premiers succ&#232;s d'&lt;strong&gt;Elvis Presley&lt;/strong&gt;, rendue m&#233;connaissable par un tempo ralenti, des orchestrations tr&#232;s sombres, d&#233;lib&#233;r&#233;ment cafardeuses (ces synth&#233;s sinistres d'Eno !), et des ch&#339;urs qui hurlent &#224; la mort. Dans une forme vocale &#233;poustouflante, Cale en magnifie le texte et en souligne toute la port&#233;e tragique (&lt;i&gt;&#171; Since my baby left me, I'm so lonely I could die &#187;&lt;/i&gt;) parfois pass&#233;e inaper&#231;ue &#224; l&#8216;&#233;poque de sa sortie, lorsque les teenagers n'avaient d'yeux que pour les d&#233;hanch&#233;s &#8216;scandaleux' (pour les ann&#233;es 50) du King.&lt;BR&gt; Pour moi, il s'agit ni plus ni moins d'une des meilleures reprises de tous les temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les autres titres de haute tenue, &#233;pinglons &#233;galement &lt;i&gt;Dirty ass rock n'roll&lt;/i&gt;, un titre &#224; consid&#233;rer au second degr&#233; et sur lequel notre grand intellectuel cite Freud de sa voix la plus &lt;i&gt;roots&lt;/i&gt;. Il d&#233;montre aussi que, lorsqu'on s'appelle John Cale, on n'est jamais ridicule, m&#234;me lorsque l'on chante &lt;i&gt;&#171; Make a man's heart go bibbity-bom bippity-bom bippity-bom &#187;&lt;/i&gt;.&lt;BR&gt;Plus loin, &lt;i&gt;Rollaroll&lt;/i&gt; se distingue par son piano enjou&#233; et ses rythmes chaloup&#233;s. Et puis, il y a cette intrigante plage finale, &lt;i&gt;The jeweller&lt;/i&gt;. On pense ici &#224; la fois au spoken-word de &lt;i&gt;The gift&lt;/i&gt; (sur &lt;A HREF=&quot;http://pop-rock.com/flash-back/article/the-velvet-underground-white-light&quot;&gt;&lt;i&gt;White light/White heat&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; du &lt;strong&gt;Velvet Underground&lt;/strong&gt;), mais aussi aux orchestrations minimalistes/d&#233;pouill&#233;es concoct&#233;es par Cale pour les albums n&#233;oclassiques/gothiques tristes-&#224;-se-flinguer de &lt;strong&gt;Nico&lt;/strong&gt; (&lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/flash-back/article/nico-the-end&quot;&gt;&lt;i&gt;The end&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;, entre autres). Tr&#232;s, tr&#232;s sp&#233;cial&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me lorsqu'il porte une veste en cuir et les lunettes noires assorties pour faire le petit dur, John Cale reste John Cale : un dandy d'une &#233;l&#233;gance inn&#233;e. Sur cet album, on per&#231;oit aussi en lui un pur rockeur dot&#233; d'une sensibilit&#233; &#224; fleur de peau, un &#233;corch&#233; vif qui nous parle de sa vie, ses joies, mais surtout ses peines, nous crache son d&#233;gout &#224; la figure et nous faire ressentir son mal-&#234;tre avec lui. Sale type, va&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The XX : &quot;XX&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-2009/article/the-xx-xx</link>
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		<dc:date>2010-02-24T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tokyo Montana</dc:creator>



		<description>Voici un album qui &#224; sa sortie engendra un raz de mar&#233;e de positivisme. A ma connaissance, nul avis dissonant dans la presse sp&#233;cialis&#233;e (et professionnelle ??) que pour perturber cette belle unanimit&#233;. Seuls quelques blogs amateurs entam&#232;rent une symphonie alternative. Comme &#224; son habitude, ma prudence de Sioux me dicta de laisser l'ouragan se calmer et de ne succomber au chant des sir&#232;nes que si la confirmation pointait &#224; l'horizon. Ce qui me fut porter &#224; l'ou&#239;e &#224; l'&#233;poque de sa sortie ne fit que (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2009/" rel="directory"&gt;Albums 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2562.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici un album qui &#224; sa sortie engendra un raz de mar&#233;e de positivisme. A ma connaissance, nul avis dissonant dans la presse sp&#233;cialis&#233;e (et professionnelle ??) que pour perturber cette belle unanimit&#233;. Seuls quelques blogs amateurs entam&#232;rent une symphonie alternative. Comme &#224; son habitude, ma prudence de Sioux me dicta de laisser l'ouragan se calmer et de ne succomber au chant des sir&#232;nes que si la confirmation pointait &#224; l'horizon. Ce qui me fut porter &#224; l'ou&#239;e &#224; l'&#233;poque de sa sortie ne fit que de me conforter dans cette sagesse. Finalement &#224; la lecture d'un classement d'un confr&#232;re de publication, je c&#233;dais &#224; la tentation et investissais Ecu sonnant et tr&#233;buchant. A posteriori, j'en conclus qu'il est souvent pr&#233;f&#233;rable de suivre ses instincts primaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'aube de l'album, on se sent emport&#233; par cette m&#233;lodie faite de presque rien et qui perdure alors que les compositions s'&#233;gr&#232;nent. Mais rapidement d'essentielles questions apparaissent pour l'auditeur moyen que je suis. La premi&#232;re et non la moindre, le c&#244;t&#233; m&#233;lodique l&#233;ch&#233; est fort sympathique, mais un sentiment de r&#233;p&#233;tition vient nous g&#226;cher le plaisir de fa&#231;on pour le moins pr&#233;matur&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La technique et l'&#233;criture se r&#233;v&#232;lent encore plus rudimentaires que l'&#233;lucubration la plus simpliste d'un de mes favoris, les &lt;strong&gt;Raveonettes&lt;/strong&gt;. A nouveau cette face minimaliste est fort agr&#233;able &#224; l'oreille mais tend vers une lassitude in&#233;luctable &#224; plus ou moins br&#232;ve &#233;ch&#233;ance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le son, la structure des compositions et la production sont du domaine de l'acad&#233;mique et pas vraiment uniques. On est parfois saisi de l'impression d'&#233;couter un &lt;strong&gt;Interpol&lt;/strong&gt; dont la rythmique aurait &#233;t&#233; vir&#233;e pour laisser la part belle &#224; cette guitare qualifi&#233;e de &lt;i&gt;lead&lt;/i&gt;, Avec en soutient lointain une basse tr&#232;s discr&#232;te. Ces six cordes meneuses semblant originaires du duo danois pr&#233;cit&#233;, ou encore me trompais-je en trouvant une ressemblance, pas tout &#224; fait anecdotique, entre &lt;i&gt;Blue Hotel&lt;/i&gt; d'&lt;strong&gt;Isaak&lt;/strong&gt; et son utilisation sur certains passages d'&lt;i&gt;Infinity&lt;/i&gt; (entre nous, la piste que je pr&#233;f&#232;re).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le duo vocal, presque susurrant serait-il alors l'instigateur de ces critiques dithyrambiques qui ne cessaient de pleuvoir sur la premi&#232;re production de ces post-ados/pr&#233;-adultes. Sont-ce les effets un tantinet a&#233;riens appliqu&#233;s sur certaines parties de guitares ? J'avoue &#233;prouver beaucoup de peine &#224; comprendre cet engouement. M&#234;me si il est loin d'&#234;tre d&#233;sagr&#233;able de se laisser bercer par l'album, rien de bien nouveau sous les tropiques, si ce n'est un d&#233;but d'ennui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le haut degr&#233; de mim&#233;tisme d'avec les r&#233;f&#233;rences de base, ou de celles d&#233;j&#224; influenc&#233;es par les d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes, pourrait insinuer un manque d'inspiration quant &#224; l'&#233;criture et les arrangements. Insinuation auquel je n'ai gu&#232;re de peine &#224; adh&#233;rer. Serait-ce d&#233;j&#224; une conclusion &#224; laquelle on pourrait arriver et qui est en passe de se confirmer quand on lit que les concerts de ces nouvelles stars d&#233;j&#224; semblent tourner en rond (&lt;a href='http://www.lalibre.be/culture/musique/article/563787/xxces-de-confiance.html' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.lalibre.be/culture/musiq...&lt;/a&gt;) ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;videmment que le monde avan&#231;ant, il devient ardu pour les artistes du nouveau mill&#233;naire de piocher dans les biblioth&#232;ques de leurs anc&#234;tres et d'y appliquer une recette personnelle pour se d&#233;tacher de la masse. Certains, on ne sait pour quelles raisons, arrivent &#224; d&#233;crocher le gros lot, alors que d'autres v&#233;g&#232;tent tout en n'&#233;tant pas plus mauvais. Dans le cas qui nous occupe, je dois avouer que je les aurais volontiers class&#233;s dans la seconde cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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