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	<title>Pop-Rock.com, de la pop, du rock et des coms.</title>
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		<title>Pendulum : &quot;In Silico&quot;</title>
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		<dc:creator>Y&#251; Voskoboinikov</dc:creator>



		<description>Ce qu'il y a de bien avec ce disque, c'est que je pousse le p&#232;re Delvaux dans ses derniers retranchements, et c'est tant mieux ! Un r&#233;dacteur en chef qui m'encourage &#224; pousser le bouchon toujours plus loin, cela mine ma cr&#233;ativit&#233;. Je suis un punk, et &#234;tre punk, c'est s'auto-d&#233;truire en faisant chier le maximum de monde. A commencer par mon souteneur, qui ne devrait plus tarder &#224; d&#233;couvrir qu'il vient d'acheter le nom de domaine Drum-Bass.com. A prendre ou &#224; virer. Bon, je suis hypocrite sur un point. Pas (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2008/" rel="directory"&gt;Albums 2008&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2378.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce qu'il y a de bien avec ce disque, c'est que je pousse le p&#232;re Delvaux dans ses derniers retranchements, et c'est tant mieux ! Un r&#233;dacteur en chef qui m'encourage &#224; pousser le bouchon toujours plus loin, cela mine ma cr&#233;ativit&#233;. Je suis un punk, et &#234;tre punk, c'est s'auto-d&#233;truire en faisant chier le maximum de monde. A commencer par mon souteneur, qui ne devrait plus tarder &#224; d&#233;couvrir qu'il vient d'acheter le nom de domaine Drum-Bass.com. A prendre ou &#224; virer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bon, je suis hypocrite sur un point. Pas sur le fait que Delvaux est un manipulateur agressif, &lt;i&gt;tout le monde le sait&lt;/i&gt;, mais plut&#244;t sur l'ob&#233;dience musicale du groupe Pendulum, certes issu de la sc&#232;ne drum &amp; bass (ou jungle, selon de quel c&#244;t&#233; du schisme l'on se trouve), mais qui a bien plus &#224; offrir que cela. J'en veux pour preuve le fait qu'ils aient en 2003 quitt&#233; leur Australie vulgaire pour le raffinement propre au Royaume-Uni, qui a d'ailleurs vu na&#238;tre leurs premiers disques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant, je passerai tr&#232;s rapidement sur leur premier album, ind&#233;niablement sympathique, mais souffrant de quelques d&#233;fauts de jeunesse, comme un c&#244;t&#233; assez p&#233;dant (le &lt;i&gt;Prelude&lt;/i&gt; tr&#232;s simiesque), une certaine propension &#224; sonner big beat (d'o&#249; leur remix des lopettes de &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt;), et globalement, une capacit&#233; sous-exploit&#233;e &#224; sortir d'un genre aux limites finalement tr&#232;s vites atteintes. Il y a mati&#232;re &#224; fourberie, mais le groupe n'ose pas, et, presque fatalement, manque &#224; maintes reprises de litt&#233;ralement se vautrer dans le grotesque. Ce que le public fait d'ailleurs &#224; leur place, puisque l'album est l'une des meilleures ventes du genre. Quelle blague !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par contre, avec &lt;i&gt;In Silico&lt;/i&gt;, leur deuxi&#232;me album, les Pendulum ne jouent plus dans la m&#234;me cour, et c'est ce qui fait l'objet de cette chronique ; emmerder son r&#233;dacteur en chef, mais toujours avec la plus grande pertinence. Dont acte, puisque voici enfin l'album qui va faire sortir la new wave de son sommeil dogmatique. Un album pop et rock aux relents synth&#233;tiques affirm&#233;s, la r&#233;unification tant attendue par les nouveaux romantiques du rock et de l'&#233;lectronique, une sorte de renaissance, tel qu'implicitement illustr&#233; par la jaquette du disque, un foetus dans un ovule synth&#233;tique. Peut-on &#234;tre plus clair ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, je n'oublie pas des groupes comme &lt;strong&gt;U2&lt;/strong&gt; (&lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/article/u2-zooropa&quot;&gt;&lt;i&gt;Zooropa&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;) ou &lt;strong&gt;Buck-Tick&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Sexy Stream Liner&lt;/i&gt;), mais ces derniers, et toutes les couillonneries apparent&#233;es, penchent toujours d'un c&#244;t&#233; ou de l'autre. Et m&#234;me les &lt;strong&gt;New Order&lt;/strong&gt;, pourtant d'authentiques voyous, &lt;i&gt;dixit&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;Nick Cave&lt;/strong&gt;, ne sont jamais parvenus &#224; &#233;tablir un &#233;quilibre entre rock et &#233;lectronique. D'une mani&#232;re ou d'une autre, la pi&#232;ce tombait toujours d'un c&#244;t&#233;, et il aura fallu que Pendulum arrive avec le cha&#238;non manquant issu du reggae pour qu'enfin la sauce prenne, et que l'histoire se souvienne que les punks, ceux gr&#226;ce &#224; qui l'ont a droit &#224; tout cela, &#233;taient aussi des fans de &lt;strong&gt;Bob Marley&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, il est important de signaler au lecteur all&#233;ch&#233; qu'il ne s'agit pas encore l&#224; de leur meilleur album. C'est tr&#232;s bon, certes, c'est m&#234;me excellent par moments, mais &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/article/pulp-this-is-hardcore&quot;&gt;&lt;i&gt;This is hardcore&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; ne s'est pas compos&#233; en un jour, et Pendulum a encore du chemin &#224; faire avant de r&#233;aliser le disque mythique qui mettra &lt;i&gt;d&#233;finitivement&lt;/i&gt; fin &#224; bient&#244;t trente ans de malentendu musical. &lt;i&gt;In Silico&lt;/i&gt; est un faire-part qui annonce une (re)naissance probable m&#234;me si encore incertaine, une mise en bouche attachante fa&#231;on Michel Foucault qui rappellera &#224; beaucoup que les nouveaux romantiques n'oubliaient pas d'o&#249; ils venaient, et qu'ils ne se faisaient aucune illusion sur la puanteur d&#233;odorante de notre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Y&#251; Voskoboinikov est parfum&#233; par &lt;i&gt;D&#233;odorant Sensuel&lt;/i&gt; d'Auchan, &#224; l'extrait de fleur de Tiar&#233; de Tahiti.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Kevin Ayers, John Cale, Brian Eno &amp; Nico : &quot;June 1, 1974&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/flash-back/article/kevin-ayers-john-cale-brian-eno</link>
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		<dc:date>2009-06-30T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Delvaux</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(1974)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/flash-back/" rel="directory"&gt;Flash-back &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2372.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;June 1, 1974&lt;/i&gt; est l'enregistrement d'un concert unique donn&#233; &#224; ladite date, au Rainbow Theatre de Londres, par un &#171; super-groupe &#187; &#224; la Crosby, Stills, Nash &amp; Young, form&#233; &#224; l'initiative de Kevin Ayers, l'ex-bassiste de The Soft Machine. En plus de Brian Eno, fraichement &#233;chapp&#233; de Roxy Music, et de John Cale et Nico, deux survivants de l'&#233;poque warholienne du Velvet Underground, on retrouve parmi les musiciens rien de moins que Robert Wyatt et Mike Oldfield. Pas de la petite bi&#232;re !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De cette joyeuse bande, Kevin Ayers, l'initiateur du projet, reste aujourd'hui la figure la moins connue. Il fut pourtant l'un des membres fondateurs de &lt;strong&gt;The Soft Machine&lt;/strong&gt;, avec le batteur et chanteur &lt;strong&gt;Robert Wyatt&lt;/strong&gt;. Apr&#232;s avoir jou&#233; sur &lt;i&gt;Volume one&lt;/i&gt; (1968), le premier album de cette formation d'avant-garde qui tentait de marier jazz et rock psych&#233;d&#233;lique, Ayers d&#233;cide de se lancer en solo. Il sort quelques disques bien accueillis par la critique mais qui ne rencontrent, le plus souvent, qu'un succ&#232;s commercial mineur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour son quatri&#232;me album, &lt;i&gt;Confessions of Dr. Dream and other stories&lt;/i&gt; (1974), il invite Nico &#224; venir poser sa voix caverneuse sur un morceau exp&#233;rimental de dix-huit minutes (en fait toute la seconde face du LP), caract&#233;ristique de son univers. L'id&#233;e germe ensuite chez Ayers de proposer &#224; l'ex-muse d'Andy Warhol de le rejoindre sur sc&#232;ne &#224; l'occasion d'un des concerts de sa tourn&#233;e. Lorsqu'il lui en parle, elle vient tout juste de terminer &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/flash-back/article/nico-the-end&quot;&gt;&lt;i&gt;The end&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;, son premier album pour Island. Son producteur n'est autre que John Cale, un de ses anciens comparses du &lt;strong&gt;Velvet Underground&lt;/strong&gt;, qui est aussi l'un des principaux mod&#232;les de Kevin Ayers (il imite jusqu'&#224; son timbre de voix...). De fil en aiguille, Cale se retrouve &#233;galement invit&#233; &#224; ce concert. Il accepte et embarque avec lui Brian Eno, dont il est &#224; l'&#233;poque ins&#233;parable (Eno joue sur ses albums solos et il lui rend la pareille...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le groupe Ayers, Cale, Eno &amp; Nico, ou plus simplement &#171; ACEN &#187;, voit le jour. Une semaine de r&#233;p&#233;titions plus tard, trois mille spectateurs mass&#233;s au Rainbow Theatre sont pr&#234;ts &#224; le d&#233;couvrir sur sc&#232;ne. Malgr&#233; un incident survenu la veille du concert (John Cale aurait surpris sa femme au lit avec Kevin Ayers...), le show aura bien lieu. Cale est pro et respecte ses engagements contractuels. Il est toutefois &#233;vident qu'aucune forme de suite ne pourra &#234;tre envisag&#233;e entre ces deux-l&#224;... En tout cas pas dans l'imm&#233;diat. ACEN ne sera donc que le groupe d'un soir. Mais quel soir !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le concert s'ouvre par &lt;i&gt;Driving me backwards&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Baby's on fire&lt;/i&gt;, deux titres tir&#233;s de &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/flash-back/article/brian-eno-here-come-the-warm-jets&quot;&gt;&lt;i&gt;Here come the warm jets&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;, le premier album solo de Brian Eno. C'est un bonheur rare d'entendre le fougueux producteur chanter en live, tant il a &#233;t&#233; avare de tourn&#233;es dans sa carri&#232;re post-&lt;strong&gt;Roxy Music&lt;/strong&gt;. John Cale lui succ&#232;de ensuite au micro avec &lt;i&gt;Heartbreak Hotel&lt;/i&gt;, une reprise m&#233;connaissable d'&lt;strong&gt;Elvis Presley&lt;/strong&gt; ; m&#233;connaissable car il n'en garde que les paroles et les plaque sur un tempo lent et des orchestrations aust&#232;res &#224; m&#234;me de souligner tout le contenu tragique du texte (&lt;i&gt;&#171; I'm so lonely I could die &#187;&lt;/i&gt;). C'est ensuite au tour de Nico de glacer l'assembl&#233;e avec &lt;i&gt;The end&lt;/i&gt;, sa reprise bouleversante des &lt;strong&gt;Doors&lt;/strong&gt; d&#233;clam&#233;e de sa voix d'outre-tombe et seulement soutenue par un orgue lugubre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde face du LP comprend cinq titres de Kevin Ayers, dans un registre finalement assez proche de ce que fait John Cale en solo. Les diff&#233;rents membres d'ACEN, mais aussi Robert Wyatt, &lt;strong&gt;Mike Oldfield&lt;/strong&gt; et The Soporifics, le backing-band officiel d'Ayers, vont et viennent en fonction des morceaux... Jusqu'au final, &lt;i&gt;Two goes into four&lt;/i&gt;, qui les rassemble tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus de proposer le plaisir extr&#234;mement rare d'entendre Brian Eno chanter en live, &lt;i&gt;June 1, 1974&lt;/i&gt; permet de d&#233;couvrir en Kevin Ayers, par le biais de titres comme &lt;i&gt;May I ?&lt;/i&gt; (partiellement chant&#233;e en fran&#231;ais) et &lt;i&gt;Stranger in blue suede shoes&lt;/i&gt;, un artiste dou&#233;, attachant et qui m&#233;rite au moins autant que les autres prestigieux protagonistes qu'on fouille sa (riche) discographie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les limitations techniques de l'&#233;poque, li&#233;es au support vinyle, n'ont malheureusement permis d'inclure sur le LP que neuf titres jou&#233;s ce soir-l&#224;. D'autres, comme &lt;i&gt;Buffalo Ballet&lt;/i&gt; de John Cale, ou l'adaptation de l'hymne national allemand par Nico seule &#224; l'orgue, ont &#233;t&#233; omis. Island Record avait en effet jug&#233; qu'une sortie sous la forme d'un double-album risquait de ne pas &#234;tre rentable. On attend donc avec impatience une r&#233;&#233;dition CD digne de ce nom, remasteris&#233;e et qui comprendrait l'int&#233;gralit&#233; de ce concert &#224; tous points de vue exceptionnel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Counting Crows : &quot;August and everything after&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/article/counting-crows-august-and</link>
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		<dc:date>2009-06-29T06:20:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Albin Wagener</dc:creator>



		<description>C'est le moment. Un sac &#224; dos, des envies plein la t&#234;te, une &#233;vasion, sans doute. Un caf&#233; noir servi dans un mug, la route juste en face, derri&#232;re la fen&#234;tre. La serveuse aux fortes hanches l&#226;che une blague, c'est le moment de sourire poliment. R&#233;gler cette boisson chaude et ce petit d&#233;jeuner gras et sucr&#233;. C'est le moment. Le reste, c'est dehors, c'est demain que &#231;a se passe. Une nouvelle ville pour une nouvelle vie. Cela fait d&#233;j&#224; plusieurs jours que je suis sur la suite. J'ai rencontr&#233; un type un peu (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/" rel="directory"&gt;Albums 1990-99&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2359.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est le moment. Un sac &#224; dos, des envies plein la t&#234;te, une &#233;vasion, sans doute. Un caf&#233; noir servi dans un mug, la route juste en face, derri&#232;re la fen&#234;tre. La serveuse aux fortes hanches l&#226;che une blague, c'est le moment de sourire poliment. R&#233;gler cette boisson chaude et ce petit d&#233;jeuner gras et sucr&#233;. C'est le moment. Le reste, c'est dehors, c'est demain que &#231;a se passe. Une nouvelle ville pour une nouvelle vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela fait d&#233;j&#224; plusieurs jours que je suis sur la suite. J'ai rencontr&#233; un type un peu bizarre qui m'a conseill&#233; de changer de route, pour voir l'endroit o&#249; il a grandi. &quot;La petite ville la plus charmante du monde&quot;, m'avait-il souffl&#233;. Un endroit paum&#233; &#224; la lisi&#232;re d'une grande for&#234;t, &#224; l'est, avec une jolie petite rivi&#232;re. Il avait raison, ce type. De l&#224;-bas, j'ai pris en stop une m&#232;re de famille et son fils, dont la voiture avait rendu l'&#226;me. Je lui ai dit que je n'y connaissais rien en m&#233;canique, ce qui est vrai, puis je l'ai d&#233;pos&#233;e dans la ville suivante. Pour me remercier, elle m'a laiss&#233; un bouquin que je n'ai toujours pas lu. Je pr&#233;f&#232;re ne pas le lire : si je d&#233;couvre quelle histoire il raconte, le cadeau qu'il repr&#233;sente perdra tout son charme, et je me retrouverai probablement avec le go&#251;t amer d'une fin b&#226;cl&#233;e, ou quelque chose dans le genre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis remont&#233; au nord. Je me suis arr&#234;t&#233; trois nuits &#224; &lt;i&gt;Omaha&lt;/i&gt;. Non pas qu'il y ait grand chose &#224; y voir ; j'&#233;tais fatigu&#233;, j'en avais marre de rouler et j'avais envie de me poser quelque part, pour observer les gens, voir ce qu'ils fabriquaient. Trouv&#233; un diner d&#233;cent, retirer des sous quelque part aussi. J'en ai profit&#233; pour me poser dans un endroit o&#249; ils louaient leur connexion internet pour quelques dollars. Trop de mails. J'ai vite lev&#233; l'ancre, ce n'est pas pour &#231;a que j'ai entrepris ce voyage. Vers le sud. J'ai encore roul&#233; avant de m'arr&#234;ter dans une autre ville. J'ai pr&#233;f&#233;r&#233; l'h&#244;tel au motel, pour une fois. Puis j'ai voulu prendre une bi&#232;re ou deux, dans un bar, sur &lt;i&gt;Sullivan Street&lt;/i&gt;. Une bi&#232;re un peu trop ti&#232;de, qui allait avec l'ambiance &#233;chauff&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai commenc&#233; &#224; parler avec une fille qui venait de Baltimore. Mignonne, d&#233;j&#224; prise. Quand elle m'a demand&#233; d'o&#249; j'&#233;tais, apr&#232;s avoir remarqu&#233; que j'avais un accent, je n'ai rien pu lui r&#233;pondre. J'ai pr&#233;f&#233;r&#233; lui demander o&#249; je devais aller, c'&#233;tait plus important. Elle a &#233;clat&#233; de rire, ce qui fit grogner notre voisin de droite, un grand motard barbu un peu louche. Elle m'a laiss&#233; son e-mail, mais depuis, je ne l'ai jamais recontact&#233;e. Elle ne se souvient sans doute pas de moi, et puis ce n'est pas important. Ces gens-l&#224; doivent rester dans nos souvenirs, pas ailleurs. Je me souviens d'un truc : lorsque je lui ai demand&#233; comment c'&#233;tait ici, dans sa ville d'adoption, elle me r&#233;pondit dans un sourire : &quot;&lt;i&gt;Round here ? We all look the same&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle avait trouv&#233; ma question un peu &#233;trange. Moi, je me souviendrais toujours de ce mois d'ao&#251;t. Et de tout ce qui a suivi apr&#232;s. La vie n'a plus &#233;t&#233; la m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Nickhornbysme de Boris Ryczek</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/le-nickhornbysme-du-week-end/article/nite-flights-1975-1982</link>
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		<dc:date>2009-06-27T17:14:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Boris Ryczek</dc:creator>



		<description>Une l&#233;gende tenace de la mythologie rock voudrait qu'en 1976 (&#224; peu pr&#232;s...) une bande de petits jeunes ait balay&#233; l'ancienne g&#233;n&#233;ration des ann&#233;es 1960 et 1970 pour revenir aux bases, et plonger le binaire dans un salutaire bain de jouvence anarchisant. On appelle &#231;a le punk, ou, quand on se veut plus neutre ou plus g&#233;n&#233;ral, la new wave. Cette histoire a bien s&#251;r, sa part de v&#233;rit&#233; : nouvelle vague il y eut, nouveaux groupes, nouvelles t&#234;tes... inutile de citer les quelques dizaines de noms qui le (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/le-nickhornbysme-du-week-end/" rel="directory"&gt;Le Nickhornbysme du Week-End&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2377.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une l&#233;gende tenace de la mythologie rock voudrait qu'en 1976 (&#224; peu pr&#232;s...) une bande de petits jeunes ait balay&#233; l'ancienne g&#233;n&#233;ration des ann&#233;es 1960 et 1970 pour revenir aux bases, et plonger le binaire dans un salutaire bain de jouvence anarchisant. On appelle &#231;a le punk, ou, quand on se veut plus neutre ou plus g&#233;n&#233;ral, la new wave. Cette histoire a bien s&#251;r, sa part de v&#233;rit&#233; : nouvelle vague il y eut, nouveaux groupes, nouvelles t&#234;tes... inutile de citer les quelques dizaines de noms qui le m&#233;riteraient !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div&gt;&lt;table width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign=&quot;top&quot;&gt;Ce qui est faux, c'est de penser que l'ancienne g&#233;n&#233;ration, dont les repr&#233;sentants avaient souvent deux ou trois ans de plus que les &quot;jeunes&quot; en question, se retrouva subitement &#224; terre, ou, piqu&#233;e par une mouche ts&#233;-ts&#233;, s'endormit soudain dans le long sommeil des ann&#233;es 80. Quelquefois pr&#233;curseurs de la new wave, les dinosaures furent rarement indiff&#233;rents &#224; son &#233;gard, et s'efforc&#232;rent d'int&#233;grer ses nouveaux codes, pas facilement d&#233;finissables, &#224; leur propre d&#233;marche : ses instruments, sa violence inh&#233;rente, sa pr&#233;tendue simplicit&#233; et ses coups fourr&#233;s. &lt;/td&gt;&lt;td valign=&quot;top&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;object width=&quot;180&quot; height=&quot;236&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=26935029&amp;lang=FR&amp;colorBack=0x525252&amp;colorVolume=0x00CCFF&amp;colorScrollbar=0x666666&amp;colorText=0xFFFFFF&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=4472007&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.deezer.com/embedded/widget.swf?path=26935029&amp;lang=FR&amp;colorBack=0x525252&amp;colorVolume=0x00CCFF&amp;colorScrollbar=0x666666&amp;colorText=0xFFFFFF&amp;autoplay=1&amp;autoShuffle=0&amp;id=4472007&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;180&quot; height=&quot;236&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td height=&quot;10px&quot; colspan=&quot;2&quot;&gt; &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette playlist, qui m&#234;le volontairement l'essentiel et l'anecdotique, se veut un petit aper&#231;u de quelques ann&#233;es d'&#233;changes vigoureux entre deux g&#233;n&#233;rations qui, en r&#233;alit&#233;, avaient beaucoup &#224; apprendre l'une de l'autre et ne s'en sont pas priv&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;1. Ian Matthews&lt;/strong&gt; : &quot;I survived the 70's&quot; (&lt;i&gt;Spot of interference&lt;/i&gt;, 1980)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une petite bizarrerie pour d&#233;marrer, mais &#244; combien embl&#233;matique. Ian Matthews appara&#238;t au tournant des ann&#233;es 60 et 70. Il enregistre une s&#233;rie d'albums de folk minutieusement arrang&#233;s, tel que l'excellent &lt;i&gt;If you saw thro' my eyes&lt;/i&gt; (1971) puis s'enfonce dans une durable discr&#233;tion. Ce cri du coeur, qui ouvre le tr&#232;s surprenant &lt;i&gt;Spot of interference&lt;/i&gt;, montre qu'on peut &#224; la fois &#233;chapper &#224; l'overdose, &#224; l'encro&#251;tement et au succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;2. David Bowie&lt;/strong&gt; : &quot;Beauty and the beast&quot; (&lt;i&gt;&quot;Heroes&quot;&lt;/i&gt;, 1977)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;David Bowie, de retour de son exil am&#233;ricain, profita de la vague punk pour enregistrer sa fameuse trilogie berlinoise, commentaire dandyesque et &#233;minemment personnel des changements qui avaient cours dans la musique d'alors. C'est sans doute le deuxi&#232;me volet de la s&#233;rie, ouvert par ce titre tortur&#233;, qui s'av&#232;re le plus brutal. Dans l'orchestre, on retrouve un certain Brian Eno et un certain Robert Fripp , architectes discrets de cette new wave des vieux dont nous reparlerons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;3. The Walker Brothers&lt;/strong&gt; : &quot;Nite flights&quot; (&lt;i&gt;Nite flights&lt;/i&gt;, 1978)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il en est un que ladite trilogie berlinoise ne laissa pas indiff&#233;rent, c'est bien Scott Walker, qui profita du laps de temps entre &lt;i&gt;&quot;Heroes&quot;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Lodger&lt;/i&gt; pour caser quatre compositions r&#233;volutionnaires sur &lt;i&gt;Nite flights&lt;/i&gt;, dernier album de son encombrant trio de faux fr&#232;res. Lui qui, deux ans &#224; peine plus t&#244;t entonnait des romances pour m&#233;nag&#232;res, profita de l'air du temps pour laisser s'&#233;panouir ses inspirations les plus dures, les plus avant-gardistes. Comme en t&#233;moigne la disco glaciale de ce morceau &#233;ponyme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;4. Iggy Pop&lt;/strong&gt; : &quot;Nightclubbing&quot; (&lt;i&gt;The idiot&lt;/i&gt;, 1977)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bowie (encore) joue ici le r&#244;le de producteur ange gardien aupr&#232;s d'Iggy Pop. En voil&#224; un qui portait alors un certain poids sur ses &#233;paules : contrairement aux Who et autres Rolling Stones, l'iguane &#233;tait v&#233;n&#233;r&#233; par les punks, en vertu de sa participation aux Stooges, groupe anti-establishment qui avait eu le bon go&#251;t de se s&#233;parer. Si l'on appr&#233;cie aujourd'hui les audaces d&#233;pouill&#233;es de &lt;i&gt;The idiot&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Lust for life&lt;/i&gt;, on oublie que ces albums suscit&#232;rent en leur temps au mieux de l'incompr&#233;hension, au pire du m&#233;pris. Un certain Philippe Manoeuvre alla jusqu'&#224; &#233;crire, en substance, qu'Iggy Pop aurait mieux fait de mourir d'overdose plut&#244;t que d'enregistrer des disques pareils...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;5. Lou Reed&lt;/strong&gt; : &quot;Disco mystic&quot; (&lt;i&gt;The bells&lt;/i&gt;, 1979)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autre r&#233;f&#233;rence des punks gr&#226;ce &#224; un autre groupe d&#233;funt, Lou Reed passa magistralement juste &#224; c&#244;t&#233; de la new wave. Apr&#232;s un bel album de chroniques new-yorkaise (&lt;i&gt;Coney Island baby&lt;/i&gt;, 1976) il encha&#238;na les disques honn&#234;tes, remplis de propositions int&#233;ressantes, mais o&#249; ne manquait pas de poindre une tenace ironie envers les go&#251;ts de son temps. Ce morceau bruitiste, dont on ne comprend pas bien ce qu'il est cens&#233; moquer ou c&#233;l&#233;brer, est un exemple frappant de cette bizarre attitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;6. John Cale&lt;/strong&gt; : &quot;Helen of Troy&quot; (&lt;i&gt;Helen of Troy&lt;/i&gt;, 1975)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ancien acolyte de Lou Reed au sein du Velvet Underground avait pour sa part un temps d'avance. Et tous ses disques de l'&#233;poque s'imposent comme des commentaires savants et d&#233;chiquet&#233;s des innovations que concoctaient les punks de New York. Pour preuve cette &#233;trange &lt;i&gt;Helen of Troy&lt;/i&gt; dont les cuivres semblent claironner l'arriv&#233;e d'une nouvelle &#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;7. T. Rex&lt;/strong&gt; : &quot;Dandy in the underworld&quot; (&lt;i&gt;Dandy in the underworld&lt;/i&gt;, 1977)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marc Bolan, lui, voulut &#224; tout prix &#234;tre le &quot;parrain&quot; des petits jeunes. Apr&#232;s quelques ann&#233;es de d&#233;fonce d&#233;sastreuse, au moins sur un plan artistique, il d&#233;cida que sa formule de toujours (rock'n roll, po&#233;sie loufoque et arrangements acidul&#233;s) ne m&#233;ritait qu'un tout petit lifting pour pouvoir &#234;tre &#224; nouveau pr&#233;sentable. Une vid&#233;o de la BBC le montre en train d'interpr&#233;ter ce morceau, en compagnie de groupes comme les Stranglers, qui n'&#233;taient pas loin de l'adouber... Mais un accident de voiture fatal interrompit tragiquement ce retour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;8. King Crimson&lt;/strong&gt; : &quot;Frame by frame&quot; (&lt;i&gt;Discipline&lt;/i&gt;, 1981)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quittons ces artistes hautement symboliques de la mythologie rock pour nous int&#233;resser &#224; ceux qui &#233;taient cens&#233;s tout perdre : les groupes et artistes dits &quot;progressifs&quot;, adul&#233;s des &#233;tudiants hippies et dont les punks remettaient le r&#232;gne en question. Robert Fripp n'est pas vraiment du genre &#224; faire des morceaux de trois accords, mais il sut saisir quelques sonorit&#233;s nouvelles suffisamment motivantes pour relancer son combo, dissous apr&#232;s le respectable, mais assez ennuyeux &lt;i&gt;Red&lt;/i&gt; (1975). Cette nouvelle &#233;quipe (Tony Levin, Bill Bruford, Adrian Belew) sonne ici presque comme du Police... en un peu plus radical.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;9. Peter Gabriel&lt;/strong&gt; : &quot;No self control&quot; (&lt;i&gt;Peter Gabriel&lt;/i&gt;, 1980)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peter Gabriel n'eut pas de trilogie a son actif, mais carr&#233;ment une t&#233;tralogie d'albums portant tous le m&#234;me titre minimaliste : &lt;i&gt;Peter Gabriel&lt;/i&gt;. Le plus &quot;new wave&quot; est probablement le troisi&#232;me, avec des participants tels que les susnomm&#233;s Fripp ou Tony Levin, mais aussi de toutes jeunes d&#233;couvertes comme Paul Weller des Jam ou Dave Gregory d'XTC. L'ex-chanteur de Genesis n'&#233;tait alors pas tr&#232;s &#224; l'aise dans ses baskets, comme le montre ce sombre autoportrait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;10. Peter Hammill&lt;/strong&gt; : &quot;Stranger still&quot; (&lt;i&gt;Sitting targets&lt;/i&gt;, 1981)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vieil ami dudit Gabriel, qui participa &#224; cette &#233;pop&#233;e t&#233;tralogique, Peter Hammill quittait pour sa part le discret Van Der Graaf Generator, sorte d'&#233;cho britannique et anarchisant &#224; Magma. En solo, il montre lui aussi une pr&#233;dilection marqu&#233;e pour l'introspection, comme dans ce morceau, qui retient de la new wave le mariage du chaos et de l'asc&#232;se... jusqu'&#224; l'entropie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;11. Tangerine Dream&lt;/strong&gt; : &quot;Bent cold sidewalk&quot; (&lt;i&gt;Cyclone&lt;/i&gt;, 1978)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par un cheminement inverse, ces Allemands, autrefois sp&#233;cialistes des albums instrumentaux avec une piste par face, d&#233;cid&#232;rent de mettre de l'eau dans leur krautrock, et d'adopter un format plus &quot;radiophonique&quot;. On d&#233;couvre avec jubilation leurs voix de canards et leur sens du riff sur ce beau morceau qui ne dure en effet que treize petites minutes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;12. Kraftwerk&lt;/strong&gt; : &quot;Das Model&quot; (&lt;i&gt;The Man-Machine&lt;/i&gt;, 1978)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Issus du m&#234;me mouvement, les &quot;robots&quot; de Kraftwerk all&#232;rent plus loin dans la d&#233;marche en composant ce futur classique, annon&#231;ant directement &#224; peu pr&#232;s tout ce qui allait se passer du c&#244;t&#233; de l'electro-pop dans les ann&#233;es 80, de Depeche Mode &#224; Nine Inch Nails.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;13. Mike Oldfield&lt;/strong&gt; : &quot;Family man&quot; (&lt;i&gt;Five miles out&lt;/i&gt;, 1982)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me Mike Oldfield, malgr&#233; son m&#233;pris pour ces punks incapables de lire une partition, se frotta alors &#224; des formes plus nerveuses, comme ce morceau, os&#233; sans &#234;tre r&#233;volutionnaire, o&#249; la saturation des guitares c&#244;toie de bizarres claviers &lt;em&gt;bubblegum&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;14. Manfred Mann Earth Band&lt;/strong&gt; : &quot;Hollywood Town&quot; (&lt;i&gt;Angel Station&lt;/i&gt;, 1979)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au chapitre des premiers pas de l'electro, il serait juste de citer un peu plus souvent ce clavi&#233;riste surdou&#233; qu'est Manfred Mann. La fin des &lt;i&gt;seventies&lt;/i&gt; le vit lui aussi abandonner les morceaux &#224; rallonge pour revenir &#224; la pop plus pure qu'il pratiquait au cours de la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente. D'o&#249; cet &#233;l&#233;giaque &lt;i&gt;Hollywood Town&lt;/i&gt;, dont les soudaines nappes de synth&#233;tiseurs pr&#233;figurent &#233;loquemment le trip-hop.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;15. Hubert-F&#233;lix Thi&#233;faine&lt;/strong&gt; : &quot;Soleil cherche futur&quot; (&lt;i&gt;Soleil cherche futur&lt;/i&gt;, 1982)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps, en France... il ne se passait pas grand-chose, car les rares groupes de punks &#233;taient compl&#232;tement &#233;clips&#233;s par T&#233;l&#233;phone aupr&#232;s du grand public. Thi&#233;faine, qui, se disait trop jeune pour &#234;tre hippie et trop vieux pour &#234;tre punk, sut n&#233;anmoins s'approprier compl&#232;tement le mouvement britannique, le temps de deux ou trois albums m&#233;morables baignant dans une m&#233;lancolie post-adolescente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;16. Jacques Higelin&lt;/strong&gt; : &quot;Dans mon a&#233;roplane blind&#233;&quot; (&lt;i&gt;Champagne pour tout le monde&lt;/i&gt;, 1979)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A &#233;couter le fameux diptyque d'Higelin &#224; la m&#234;me &#233;poque (&lt;i&gt;Champagne pour tout le monde&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Caviar pour les autres&lt;/i&gt;), on entend bien que lui aussi laisser tra&#238;ner ses oreilles du c&#244;t&#233; de l'Angleterre furibarde. Si le vague &#224; l'&#226;me n'est pas toujours absent de ces albums, ce n'est certainement pas le cas sur ce morceau, o&#249; le chanteur s'envole dans un d&#233;lire haut perch&#233;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;17. The Kinks&lt;/strong&gt; : &quot;Give the people what they want&quot; (&lt;i&gt;Give the people what they want&lt;/i&gt;, 1981)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Min&#233;s par l'&#233;chec commercial de leurs concepts-albums &#224; r&#233;p&#233;tition des &lt;i&gt;seventies&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Muswell hillbillies&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Preservation act II&lt;/i&gt;...), les Kinks essay&#232;rent de revenir &#224; une forme plus directe, qui avait fait leur succ&#232;s au d&#233;but des &lt;i&gt;sixties&lt;/i&gt;. La d&#233;marche s'av&#233;ra payante puisque le pourtant m&#233;diocre &lt;i&gt;Superman&lt;/i&gt; (single issu de &lt;i&gt;Low budget&lt;/i&gt;), cartonna au box-office. L'&#233;pisode inspira &#224; Ray Davies, sur l'album suivant, cet hymne mi-d&#233;go&#251;t&#233;, mi-cynique &#224; l'opportunisme garage... Il n'y eut d&#232;s lors plus grand chose &#224; attendre des Kinks.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;18. Wings&lt;/strong&gt; : &quot;Spin it on&quot; (&lt;i&gt;Back to the egg&lt;/i&gt;, 1979)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas s&#251;r que Paul McCartney ait tr&#232;s bien compris ce qui se passait, mais ce d&#233;bordement soudain de violence a le m&#233;rite d'&#234;tre dr&#244;le. Et de rappeler que son auteur &#233;crivit autrefois un morceau intitul&#233; &lt;i&gt;Helter Skelter&lt;/i&gt;. A la guitare, le type qui s'&#233;nerve s'appelle Pete Townshend.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;19. Brian Eno&lt;/strong&gt; : &quot;By this river&quot; (&lt;i&gt;Before and after science&lt;/i&gt;, 1977)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien moins furieuse, cette m&#233;lodie ent&#234;tante et m&#233;lancolique d'Eno synth&#233;tise &#224; sa mani&#232;re l'air du temps : arrangements &#233;lectroniques, discours musical &#233;pur&#233; &#224; l'extr&#234;me et puissance &#233;vocatrice nouvelle. Un classique de pop abstraite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L16xH14/puce_prive-07a10.gif&quot; width='16' height='14' alt=&quot;-&quot; style='height:14px;width:16px;' /&gt; &lt;strong&gt;20. Neil Young&lt;/strong&gt; : &quot;Hey, Hey, My, My (Into the black)&quot; (&lt;i&gt;Rust never sleeps&lt;/i&gt;, 1979)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Terminons par le morceau qui restera sans doute le plus important de cette s&#233;lection. Dans &lt;i&gt;Hey, Hey, My, My&lt;/i&gt;, Neil Young s'offre un parall&#232;le os&#233; entre la mort d'Elvis et l'av&#232;nement de Johnny Rotten (qui fondait &#224; l'&#233;poque Public Image Limited). Non content de tout comprendre au punk, il en profite pour annoncer un genre qui allait na&#238;tre une bonne d&#233;cennie plus tard : le grunge. Kurt Cobain le comprit bien et lui laissa, dit-on, un triste hommage en citant quelques paroles de la chanson sur une feuille de papier avant de se donner la mort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Playlist &#224; compl&#233;ter dans vos coms...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>W.A.S.P. : &quot;W.A.S.P.&quot;</title>
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		<dc:date>2009-06-25T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Ouslati</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;(1984)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/orange-metallique/classiques-metalliques/" rel="directory"&gt;Classiques metalliques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2352.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a les h&#233;ros que l'on nous inflige puis ceux que l'on choisit. Les h&#233;ros par obligation d&#232;s la prime jeunesse sont ceux d&#233;bit&#233;s par le tube cathodique &#224; grands renforts de clips mongolisants et de marketing frisant le prox&#233;n&#233;tisme. Puis viennent les h&#233;ros qu'on se cr&#233;e, qui forgent des all&#233;gories que l'on s'empresse de punaiser sur la porte des toilettes. Assis sur mon tr&#244;ne, les yeux bouffis et la t&#234;te encore en mode couette, je d&#233;visageais alors ce poster de Blackie Lawless se frottant la scie ornant son attribut masculin. J'avais comme un soupir qui sortait d'entre les ratiches, puis me venait le refrain d'&lt;i&gt;Animal (Fuck like a beast)&lt;/i&gt;. Je l'avais d&#233;got&#233; mon h&#233;ros.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi W.A.S.P. reste-il encore aujourd'hui mon groupe f&#233;tiche, celui par lequel je passe invariablement chaque semaine au moins le temps d'un ou deux titres ? Point &#233;vident de d&#233;finir pourquoi telle ou telle chose vous attire l'oreille. Nous entrons dans les sph&#232;res complexes de son propre (bon) gout et la d&#233;monstration aurait de quoi ennuyer nos lecteurs qui, je le sais, pr&#233;f&#232;rent lutiner de la secr&#233;taire plut&#244;t que de lire mes &#233;panchements pu&#233;rils. Il faut avouer que l'acceptation fut totale, imm&#233;diate. A peine ais-je tiqu&#233; sur &lt;i&gt;Still not black enough&lt;/i&gt;, &#224; peine me suis-je ennuy&#233; sur le lourd dyptique &lt;i&gt;Neon God&lt;/i&gt; (amour quand tu nous tiens, tu pardonnes tout...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, la m&#233;diocrit&#233;, je la tol&#233;rais, car pour ces quelques faux pas, combien de ravages, combien d'heures pass&#233;es &#224; &#233;couter, enceintes vrombissantes, ces innombrables brulots, ce d&#233;chainement de heavy bouillant, ces merveilles sales, &#339;uvres d'un Steve Duren qui hurlait ses vulgarit&#233;s &#224; qui voulait bien l'entendre et le supporter.
Qui peut s'enorgueillir d'avoir provoqu&#233; la cr&#233;ation d'une ligue de protection de l'enfance (PRMC) avec pour pr&#233;sidente Tipper Gore, la propre femme de l'illumin&#233; des phoques sur gla&#231;ons ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Manson peut jouer la provoc', il arrive bien tard et n'aura fait que refourguer les m&#234;mes vieilles ficelles utilis&#233;es alors par W.A.S.P. Blackie Lawless comprit rapidement que la musique se devait d'avoir un pendant visuel, une image qui choque, qui fasse parler. Pas s&#251;r qu'il pensait attirer autant de r&#233;actions, mais il parvint intelligemment &#224; offrir &#224; W.A.S.P. un aspect th&#233;&#226;tral qui fit beaucoup pour la reconnaissance du groupe.&lt;BR&gt; La provoc', &#231;a se travaille, mais &#231;a ne suffit pas &#224; &#233;tablir une carri&#232;re, il faut la construire sur de bons morceaux, il faut que visuel et audio ne fassent qu'une seule entit&#233;. Et c'est heureusement par le volet musical que W.A.S.P. a fait tr&#232;s fort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec ce premier album en 1984, Lawless n'&#233;pargne rien, une bonne couche de vulgarit&#233; pour attirer le jeune en qu&#234;te de salace dans sa vie trop fade, et une batterie de tubes en puissance pour le convertir totalement.
Si les garants de la protection de l'enfance verront l&#224;-dedans le temple du foutre et de la d&#233;pravation, il faut chercher la vraie faute de gout dans la seule reprise de l'album, soit &lt;i&gt;Paint it black&lt;/i&gt;, ni indispensable ni &#224; la hauteur de l'original. Mais oubli&#233;e cette coquille, l'on entre dans le plus jouissif des bordels, pl&#233;thore d'hymnes m&#233;talliques qui vous transcendent. Rien ici n'a vieillit, tout crame, tout pue. Comment parler de glam rock lorsque Lawless, d&#233;j&#224; tr&#232;s en voix, crache ses r&#233;pliques avec une tonne de perversit&#233; en bonus, l'entendre haranguer qu'il &lt;i&gt;fuck like a beast&lt;/i&gt; apr&#232;s un d&#233;marrage pied au plancher anthologique, aborder un &lt;i&gt;Hellion&lt;/i&gt; superbement naus&#233;eux, nous gratifier de sa &lt;i&gt;L.O.V.E Machine&lt;/i&gt; dantesque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lawless a l'art du refrain qui plie en deux, de l'air qui va se graver entre les cervicales en deux secondes chrono, pas de temps mort, on va &#224; l'essentiel, on emballe le client, on le fait sien. Il faut voir comment notre grand bonhomme martyrise sa basse tout en psalmodiant &#224; qui mieux mieux qu'il voudrait &#234;tre quelqu'un, qu'il a soif de sang et de biftons, la tendance press&#233;e, la tension explosive. Si jouissif que ce premier disque peut &#234;tre per&#231;u comme un concept &#224; part enti&#232;re, une entit&#233; qui craque sous la pression de fluides douteux, de fiel et de soufre. Lawless avait d'autant plus de mat&#233;riel pour alimenter son mus&#233;e des horreurs qu'il avait d&#233;got&#233; Chris Holmes, dou&#233; sans &#234;tre un guitariste prodige, mais ayant l'&#233;tat d'esprit parfait, soit d&#233;glingu&#233; et le mauvais gout tr&#232;s sur (son retour chez W.A.S.P. en 1997 co&#239;ncidera de fait avec le bien gore &lt;i&gt;K.F.D.&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blackie crache sur tout, n'aime pas la politique, refuse le conformisme, choque les consciences, insuffle de la col&#232;re dans son apparente provocation risible. Il se fait le d&#233;fenseur de la jeunesse incomprise et paum&#233;e am&#233;ricaine, qui se doit de pr&#234;ter all&#233;geance chaque matin &#224; des lois qui ne lui correspondent en rien. &lt;i&gt;School daze&lt;/i&gt; est assez clair, lorsque Blackie scande &quot;&lt;i&gt;I pledge no allegiance and I bet, they're gonna drive me crazy yet, nobody here is understanding me&lt;/i&gt;&quot;. Personne ne me comprend mais &#231;a me convient aussi, quoi de mieux pour envenimer les esprits de gosses alors en pleine adolescence rebelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet ouragan de fureur, il ya bien cette accalmie qu'est &lt;i&gt;Sleeping (in the fire)&lt;/i&gt;, merveilleuse power balade, chant&#233;e par un Blackie qui grave par la m&#234;me occasion son patronyme dans le registre des plus grands chanteurs de heavy. Single en puissance, pas putassier mais simplement prenant. M&#234;me le solo en conclusion n'en fait pas des tonnes et reste d'un excellent niveau. Holmes, avant de virer gros alcoolique avait du bagage incontestablement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce premier album n'est rien de moins qu'un gigantesque d&#233;fouloir sonore, un poing dans la gueule d'une violence et d'une conviction encore inoubliable aujourd'hui. On pourra lui pr&#233;ferer le plus polic&#233; &lt;i&gt;The last command&lt;/i&gt;, le heavy plus propre de &lt;i&gt;The headless children&lt;/i&gt;, ou le sommet ind&#233;passable qu'est &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=90&amp;var_recherche=crimson+idol' class='spip_out'&gt;The crimson idol&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, on pourrait...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais telle bombe ne peut que sortir du placard de temps &#224; autre, il irrite le tympan et fait bander les muscles, il excite, il fait vibrer, il d&#233;range le palpitant aussi surement qu'une prise de coke. W.A.S.P. a pos&#233; l&#224; un jalon br&#251;lant qui n'est pas pr&#234;t de refroidir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A-Ha : &quot;Foot of the mountain&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/le-flop-du-mois/article/a-ha-foot-of-the-mountain</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Albin Wagener</dc:creator>



		<description>Ici &#224; la r&#233;daction, on a toujours cultiv&#233; une certaine tendresse &#224; l'&#233;gard de A-Ha. Non pas que ce soit le groupe le plus avant-gardiste que la terre ait jamais port&#233;, mais ils ont au moins le m&#233;rite d'avoir foutrement bien trouss&#233; quelques perles pop au cours de leur carri&#232;re, sans v&#233;ritablement se casser la gueule. En tout cas jusqu'en 2009. Car je vous l'annonce aussi simplement que cela : Foot Of The Mountain est sans doute le plus mauvais album de la discographie du groupe (il en fallait bien un) et (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/le-flop-du-mois/" rel="directory"&gt;Le Flop du mois&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2376.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ici &#224; la r&#233;daction, on a toujours cultiv&#233; une certaine tendresse &#224; l'&#233;gard de A-Ha. Non pas que ce soit le groupe le plus avant-gardiste que la terre ait jamais port&#233;, mais ils ont au moins le m&#233;rite d'avoir foutrement bien trouss&#233; quelques perles pop au cours de leur carri&#232;re, sans v&#233;ritablement se casser la gueule. En tout cas jusqu'en 2009. Car je vous l'annonce aussi simplement que cela : &lt;i&gt;Foot Of The Mountain&lt;/i&gt; est sans doute le plus mauvais album de la discographie du groupe (il en fallait bien un) et peut du coup se targuer d'&#234;tre l'une des plus grosses d&#233;ceptions de cette ann&#233;e 2009.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On ne sait pas trop ce qui leur a pris. J'avais trouv&#233; &lt;a href=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-2000-07/article/a-ha-analogue&quot;&gt;&lt;i&gt;Analogue&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; vraiment bien fichu (c'est m&#234;me un album que j'&#233;coute encore r&#233;guli&#232;rement), et depuis leur retour au d&#233;but des ann&#233;es 2000, les livraisons du trio norv&#233;gien &#233;taient en g&#233;n&#233;rales plut&#244;t bonnes et heureusement bien diff&#233;rentes de leurs disques des ann&#233;es 80. Contrairement &#224; certains de leurs confr&#232;res musiciens des &lt;i&gt;eighties&lt;/i&gt;, A-Ha n'a en effet jamais v&#233;ritablement succomb&#233; &#224; la tentation de la copie conforme de leurs premiers tubes : l'&#226;ge aidant, les trois Scandinaves ont fait &#233;voluer le style de leur groupe, et c'&#233;tait tant mieux. Et l&#224;, catastrophe : d'un coup, d'un seul, alors que Magne Furuholmen a sorti deux tr&#232;s bons albums sous son propre nom et que l'&#233;criture de Morten Harket semble s'am&#233;liorer d'album en album, nos trois comparses ont finalement d&#233;cid&#233; de laisser la main &#224; Pal Waaktaar-Savoy, comme au bon vieux temps. Et le r&#233;sultat est franchement plut&#244;t mitig&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le but &#233;tait simple : refaire du &lt;a href=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-1980-89/article/a-ha-scoundrel-days&quot;&gt;&lt;i&gt;Scoundrel Days&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, rien que &#231;a. Seulement, refaire de la synth-pop &#224; la fin des ann&#233;es 2000, &#231;a ne s'improvise pas, et il aurait fallu sans doute convoquer quelqu'un de r&#233;put&#233; pour co-produire l'album sans que le r&#233;sultat soit ringard. Car ouais, l&#224;, on tutoie carr&#233;ment la ringardise, et c'est fort triste pour un groupe si embl&#233;matique. &lt;i&gt;Riding the crest&lt;/i&gt; para&#238;t aussi ridicule que dat&#233;, mais ce titre est &#233;galement disput&#233; par &lt;i&gt;Sunny mystery&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;What there is&lt;/i&gt;. Tr&#232;s franchement, m&#234;me si les m&#233;lodies ne sont jamais fonci&#232;rement mauvaises, on se retrouve parfois d&#233;sar&#231;onn&#233; par la qualit&#233; de la production, qui parait quasiment b&#226;cl&#233;e sur ces dix petits titres. Le single &lt;i&gt;Foot of the mountain&lt;/i&gt; s'en sort bien, mais on ne peut pas en dire autant du reste. Qui plus est, et c'est une v&#233;ritable cerise pourrie sur ce g&#226;teau trop sucr&#233;, un certain nombre de m&#233;lodies sont honteusement r&#233;cup&#233;r&#233;es du dernier album de Magne Furuholmen, &lt;i&gt;A dot of black in the blue of your bliss&lt;/i&gt;... un proc&#233;d&#233; tout bonnement scandaleux !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A-Ha est donc tomb&#233; dans l'&#233;cueil de la r&#233;cup&#233;ration &lt;i&gt;made in 80's&lt;/i&gt; &#224; laquelle ils avaient r&#233;ussi &#224; &#233;chapper jusque l&#224;. Et surtout, ils y succombent bien apr&#232;s toute la vague &lt;i&gt;revival&lt;/i&gt; du d&#233;but de cette d&#233;cennie, ce qui constitue tout de m&#234;me un comble ! On esp&#232;re vivement que Harket, Furuholmen et Waaktaar-Savoy redresseront la barre et que cette manie de la composition synth&#233;tique n'&#233;tait qu'une mauvaise passade, une sorte de madeleine de Proust bien mal dig&#233;r&#233;e qui ne rend absolument pas justice au talent pourtant consid&#233;rable de ces trois auteurs-compositeurs. On passera bien vite sur cette zone un peu honteuse de la discographie du groupe norv&#233;gien, car on sait qu'ils sont capables de faire bien mieux que &#231;a, sans m&#234;me se forcer beaucoup plus. A oublier !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>I Am X : &quot;Kingdom of welcome addiction&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-2009/article/i-am-x-kingdom-of-welcome</link>
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		<dc:date>2009-06-22T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Albin Wagener</dc:creator>



		<description>Quand on y pr&#234;te attention, cela ne fait pas si longtemps que &#231;a que Chris Corner a laiss&#233; tomber l'aventure Sneaker Pimps pour entamer son projet solo I Am X, qui n'&#233;tait cens&#233; &#234;tre qu'un projet temporaire, finalement mut&#233; en une v&#233;ritable oeuvre musicale. Cinq ans, c'est assez peu ; et pourtant, au cours de cet interval temporel, Chris aura r&#233;ussi &#224; se rendre relativement cr&#233;dible dans le petit monde ind&#233;pendant de l'Europe, sillonnant la moiti&#233; du continent pour proposer des concerts originaux et (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2009/" rel="directory"&gt;Albums 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2375.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand on y pr&#234;te attention, cela ne fait pas si longtemps que &#231;a que Chris Corner a laiss&#233; tomber l'aventure Sneaker Pimps pour entamer son projet solo I Am X, qui n'&#233;tait cens&#233; &#234;tre qu'un projet temporaire, finalement mut&#233; en une v&#233;ritable oeuvre musicale. Cinq ans, c'est assez peu ; et pourtant, au cours de cet interval temporel, Chris aura r&#233;ussi &#224; se rendre relativement cr&#233;dible dans le petit monde ind&#233;pendant de l'Europe, sillonnant la moiti&#233; du continent pour proposer des concerts originaux et embl&#233;matiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si &lt;a href=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-2000-07/article/i-am-x-kiss-swallow&quot;&gt;&lt;i&gt;Kiss + Swallow&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; avait l'avantage de surprendre et de poser le d&#233;cor, &lt;a href=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-2000-07/article/i-am-x-the-alternative&quot;&gt;&lt;i&gt;The alternative&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; avait &#233;t&#233; particuli&#232;rement d&#233;cevant, en particulier pour sa r&#233;cup&#233;ration de vieux morceaux des &lt;strong&gt;Sneaker Pimps&lt;/strong&gt; et pour sa difficult&#233; &#224; rebondir. Mais ce coup-ci, on peut dire que Chris Corner transforme l'essai pour de bon ; on peut maintenant affirmer sans rougir qu'I Am X poss&#232;de une identit&#233; et un style reconnaissables entre mille, qui ne sont pas pr&#234;ts d'&#234;tre sing&#233;s. Et surtout, Chris s'est enfin d&#233;marqu&#233; des th&#232;mes un tant soit peu adolescents qu'il trimbalait depuis le premier album, entre recherche de la sexualit&#233;, malaise quasi-indochinois et autres b&#233;vues stylistiques. S'agirait-il ici du fameux &quot;album de la maturit&#233;&quot; qu'on nous d&#233;gueule &#224; toutes les sauces ? On n'en est pas loin...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le moins que l'on puisse dire, c'est que &lt;i&gt;Kingdom of welcome addiction&lt;/i&gt; est plus m&#251;r, plus adulte. Chris reste en proie &#224; ses d&#233;mons personnels, mais on retrouve presque l'ambiance qui pr&#233;valait sur le &lt;i&gt;Splinter&lt;/i&gt; des Sneaker Pimps : quelque chose de pesant, de sinc&#232;re et &#233;galement de plut&#244;t exp&#233;rimental. Exit les gros beats qui tachent et les m&#233;lodies convenues, Chris Corner a ici pris la peine de d&#233;velopper des ambiances sans forc&#233;ment essayer de faire danser &#224; tout prix. Du coup, l'&#233;lectro parfois simpliste des premiers albums a laiss&#233; la place &#224; une production plus fouill&#233;e et bien plus &#233;pidermique. Sue Denim des &lt;strong&gt;Robots in Disguise&lt;/strong&gt; est moins pr&#233;sente, et du coup on a droit &#224; un duo avec Imogen Heap (ex-&lt;strong&gt;Frou Frou&lt;/strong&gt;) sur &lt;i&gt;My secret friend&lt;/i&gt;. Le single &lt;i&gt;Think of England&lt;/i&gt; tire instantan&#233;ment son &#233;pingle du jeu avec un gimmick imm&#233;diatement m&#233;morisable, r&#233;solument ent&#234;tant. Qui plus est, la plupart des compositions semblent se recentrer sur l'utilisation (parfois spartiate) du piano, comme &lt;i&gt;Kingdom of welcome addiction&lt;/i&gt;, le morceau titre, ou encore &lt;i&gt;Running&lt;/i&gt;, qui cl&#244;t l'album avec d&#233;licatesse, mais sans pathos exag&#233;r&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques morceaux plus dansants s'inclinent devant la pr&#233;dominance de la basse, notamment le tr&#232;s froid &lt;i&gt;You can be happy&lt;/i&gt; au titre presque ironique. Dans l'ensemble, les morceaux sont peut-&#234;tre moins imm&#233;diats et demandent plusieurs &#233;coutes avant d'&#234;tre assimil&#233;s, mais on peut vraiment se r&#233;jouir de l'&#233;volution musicale de Corner, qui joue encore un peu avec les canons d'une certaine new wave du d&#233;but des ann&#233;es 80, tout en plantant les graines de son propre univers. Non vraiment, &lt;i&gt;Kingdom of welcome addiction&lt;/i&gt; semble clore avec brio le chapitre des trois premiers albums, et permet d'ores et d&#233;j&#224; d'appr&#233;hender l'avenir avec un bagage serein. On peut maintenant faire confiance &#224; Corner pour mener &#224; terme son projet musical : le navire est &#224; flot et ne souffre d'aucune avarie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Radio Moscow : &quot;Brain cycles&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-2009/article/radio-moscow-brain-cycles</link>
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		<dc:date>2009-06-21T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Monchaux</dc:creator>



		<description>Si y a bien une chose pire que de mal bouffer au restaurant, c'est bien celle de trouver de la bouffe acceptable mais tentante, &#224; foison et pour pas cher ! R&#233;sultat : lorsque mon app&#233;tit est vorace, j'annihile en moi toute conscience gastronomique afin de me laisser aller &#224; mes plus bas instincts de pr&#233;dateur carnassier, je me noie l'estomac &#224; force de me flatter le palet et finis la soir&#233;e la t&#234;te dans les vapes et la panse dans les talons, jouant aux montagnes russes ! Pour peu qu'on ait forc&#233; sur (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2009/" rel="directory"&gt;Albums 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2374.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si y a bien une chose pire que de mal bouffer au restaurant, c'est bien celle de trouver de la bouffe acceptable mais tentante, &#224; foison et pour pas cher ! R&#233;sultat : lorsque mon app&#233;tit est vorace, j'annihile en moi toute conscience gastronomique afin de me laisser aller &#224; mes plus bas instincts de pr&#233;dateur carnassier, je me noie l'estomac &#224; force de me flatter le palet et finis la soir&#233;e la t&#234;te dans les vapes et la panse dans les talons, jouant aux montagnes russes ! Pour peu qu'on ait forc&#233; sur l'ap&#233;ro, c'est le retour assur&#233;, estomac d&#233;pass&#233;, foie fatigu&#233;, crane explos&#233;... et le d&#233;go&#251;t qui va avec ! Radio Moscow, c'est bon, mangez-en ! Mais priez haut et fort mes biens chers fr&#232;res, car l'indigestion vous guette ! Bref les exc&#232;s sont nuisibles, sachons-le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On attendait depuis quelques temps d&#233;j&#224; le successeur du premier album &#233;ponyme du duo bluesy-psych&#233;d&#233;lique originaire d'Iowa (bien qu'&#233;tant r&#233;ellement un trio sur sc&#232;ne lorsque Keith Rich rallie le groupe derri&#232;re les f&#251;ts, en studio, le jeune Parker Griggs s'occupe de la guitare et joue &#233;galement les pistes de batteries tandis que son comparse Zach Anderson tient la basse, ce qui, &#224; mon avis est bien le signe d'un ego d&#233;mesur&#233; et risque de provoquer quelques surench&#232;res de la part du bonhomme). Premier album donc produit par Dan Auerbach des &lt;strong&gt;Black Keys&lt;/strong&gt; et distribu&#233; par Alive Records sur lequel sont &#233;galement sign&#233;s &lt;strong&gt;The Buffalo Killers&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Brimstone Howl&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Hacienda&lt;/strong&gt; par exemple. Sacr&#233; carte de visite me direz-vous...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais pour ce second album, ces deux jeunes pr&#233;somptueux ont voulu se la jouer solo pour la production. Exit donc le grand manitou du revival blues qui gratte et qui d&#233;gomme, aussi bien les tympans que les synapses. Du coup, on est bien loin du son rugueux-binaire-rac&#233; que le groupe avait mis en place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Brain cycles&lt;/i&gt;, c'est un peu comme une petite soir&#233;e au mexicain, genre grande chaine internationale qui ne fait pas dans la dentelle, sauce au fromage fig&#233;e sur vos nachos ; le McDo des burritos et fajitas en somme. On sait qu'on &#224; la dalle, qu'on boufferait la carte enti&#232;re, m&#234;me en commen&#231;ant par la glace au mezcal ; on commande, on d&#233;vore, on fait l'animal et puis... Et bien, malgr&#233; nous, on en ressort chaque fois en jurant sur tout les dieux de la terre qu'on n'y remettra jamais les pieds, &#233;c&#339;ur&#233; ! Sombres paroles d'ivrogne au final parce qu'on y retourne toujours...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans vouloir cracher dans le gaspacho, l'album est color&#233; certes ! Dans une gamme qui s'&#233;tend du rouge tomate au rouge ketchup... Le son de guitare de Griggs est foutrement jouissif mais pollu&#233; de solos ampoul&#233;s, lourds comme du chili con carne, p&#226;teux, pr&#233;par&#233;s &#224; l'huile de vidange. M&#234;me sort r&#233;serv&#233; &#224; la batterie, ultra-dynamique et ent&#234;tante mais greff&#233;e de solos deep-purpeliens hasardeux et aussi &#233;c&#339;urants que de la pur&#233;e de guacamole noircie sous le soleil d'Acapulco. Mais bien loin de s'en tenir l&#224;, d'autres artefacts douteux ont &#233;t&#233; estampiller cet album d&#233;j&#224; suffisamment boursouffl&#233;. Des effets st&#233;r&#233;os malsains, dignes des vieux 4 pistes d'Abbey Road, sont mitraill&#233;s tels des &#233;pines de cactus v&#233;n&#233;neux - mirages assur&#233;s en plein d&#233;sert en cas d'ingestion - et la voix, dans un &#233;nervement surfait, graille dans un fond de sauce de tabasco calcin&#233;. Mais le pire, c'est que cet album vous accroche comme une incisive sur un poing am&#233;ricain. Pas moyen de s'en passer et malgr&#233; la densit&#233; aberrante du son et la d&#233;bauche technique des musiciens, on se le repasse encore et encore, jusqu'aux spasmes annonciateurs de reflux gastriques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Consid&#233;r&#233; par beaucoup comme le meilleur guitariste du moment, ma main &#224; couper que le gamin s'est un peu pris la past&#232;que et &#224; voulu nous montrer qu'il avait des cojones. Pour s&#251;r, il en a ! Enlevez les tacos aux champis de l'&#233;quation et ceux-l&#224; vous pondront un album parfait...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Jarvis Cocker : &quot;Further complications&quot;</title>
		<link>http://www.pop-rock.com/albums-2009/article/jarvis-cocker-further</link>
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		<dc:date>2009-06-19T23:03:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Y&#251; Voskoboinikov</dc:creator>



		<description>Jarvis Cocker est fondamentalement un handicap&#233; de la vie, dans le bon sens du terme. Car lorsque l'on est diff&#233;rent, la seule fa&#231;on de s'en sortir est d'&#234;tre plus intelligent. Cela peut para&#238;tre bateau, mais c'est pourtant ainsi que Cocker a pu maintenir &#224; flot un groupe pourtant condamn&#233; d&#232;s le d&#233;part, et c'est encore ainsi qu'il peut continuer de publier des disques, seul. Ou presque, puisque l'on retrouve Steve Mackey de Pulp, d&#233;j&#224; pr&#233;sent sur Jarvis, un premier album qui pr&#233;sentait un artiste apais&#233; (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/albums-2009/" rel="directory"&gt;Albums 2009&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2373.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jarvis Cocker est fondamentalement un handicap&#233; de la vie, dans le bon sens du terme. Car lorsque l'on est diff&#233;rent, la seule fa&#231;on de s'en sortir est d'&#234;tre plus intelligent. Cela peut para&#238;tre bateau, mais c'est pourtant ainsi que Cocker a pu maintenir &#224; flot un groupe pourtant condamn&#233; d&#232;s le d&#233;part, et c'est encore ainsi qu'il peut continuer de publier des disques, seul.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ou presque, puisque l'on retrouve Steve Mackey de &lt;strong&gt;Pulp&lt;/strong&gt;, d&#233;j&#224; pr&#233;sent sur &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-2000-07/article/jarvis-cocker-jarvis&quot;&gt;&lt;i&gt;Jarvis&lt;/i&gt;&lt;/A&gt;, un premier album qui pr&#233;sentait un artiste apais&#233; mais timide, revenant presque en s'excusant dans un monde de la musique qu'il n'avait pas vraiment quitt&#233; ; juste, sa &quot;boboisation&quot; parisienne &#233;tait prioritaire. Et, de toute fa&#231;on, on ne s'attendait plus vraiment &#224; avoir des nouvelles de Pulp suite &#224; l'ex&#233;crable &lt;i&gt;We love life&lt;/i&gt;. Apr&#232;s tout, le chef-d'&#339;uvre &lt;A HREF=&quot;http://www.pop-rock.com/albums-1990-99/article/pulp-this-is-hardcore&quot;&gt;&lt;i&gt;This is hardcore&lt;/i&gt;&lt;/A&gt; &#233;tait l&#224; pour la post&#233;rit&#233;, et personne ne voyait vraiment Jarvis Coker en solo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, son premier album solo, sans &#234;tre vraiment mauvais, n'a gu&#232;re soulev&#233; l'enthousiasme. Il y avait bien quelques passages agr&#233;ables, mais, d&#233;j&#224;, l'on sentait que la d&#233;cadence bobo commen&#231;ait &#224; foutre en l'air l'un des plus grands tr&#233;sors cach&#233;s de la pop anglaise, le pourfendeur sans appel de &lt;strong&gt;Suede&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Blur&lt;/strong&gt; (d'&lt;strong&gt;Oasis&lt;/strong&gt;, aussi, mais tout le monde pourfend Oasis, alors cela ne compte pas). Certes moins minable que &lt;i&gt;We love life&lt;/i&gt;, mais quand m&#234;me tr&#232;s dispensable, suffisamment pour penser que l'incartade en resterait l&#224; ; sauf qu'entre-temps Jarvis a divorc&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car la femme moderne a beau &#234;tre ac&#233;phale et incapable de tenir une maison, elle a au moins le m&#233;rite de briser le coeur de nos musiciens pr&#233;f&#233;r&#233;s, qui n'ont d'autre alternative que de sortir un album &#233;crit dans le ressenti. &lt;i&gt;De la destruction na&#238;t la cr&#233;ation&lt;/i&gt; (Johnny Rotten), et J.C. de nous pomper la jaquette du &lt;i&gt;Lodger&lt;/i&gt; de Dieu pour un album rock plein de promesses. Sauf que les choses se compliquent, en effet, la galette pr&#233;sentant deux d&#233;fauts pour le moins r&#233;barbatifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premi&#232;rement, tout dans cet album semble relever de la bande-annonce. Les compositions sont l&#224;, mais les musiciens, et la production en g&#233;n&#233;ral, semblent volontairement lever le pied. &lt;i&gt;Prudence&lt;/i&gt;, croit-on entendre chuchoter un Jarvis en pantoufle, &lt;i&gt;prudence, il ne faut pas tout leur donner de suite. Mes disques ne me rapportent rien, alors il faut que les gens viennent payer leur place de concert trop ch&#232;re.&lt;/i&gt; Certes, la derni&#232;re phrase est peut-&#234;tre &#233;xag&#233;r&#233;e, mais globalement, c'est l'impression que cela donne : l'album est un avant-go&#251;t aux concerts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que le second probl&#232;me peut potentiellement &#234;tre d&#233;cisif quant &#224; un refus, &#224; savoir que les clins d'oeil &#224; &lt;i&gt;This is hardcore&lt;/i&gt; sont suffisament nombreux pour que l'ombre de ce dernier vienne impitoyablement &#233;craser un disque qui n'a somme toute pas les moyens de se d&#233;fendre. Volont&#233; de Jarvis d'attirer le badaud avec l'un des plus grands albums pop au monde, ou juste un retour vers la d&#233;pression, l'urgence cr&#233;atrice en moins ? L'un ou l'autre, peu importe, car les t&#233;n&#233;bres ont repris leur place sur la platine et que le second effort solo de Jarvis Cocker a d&#233;j&#224; rejoint son ain&#233; sur l'&#233;tag&#232;re de l'oubli.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme quoi, il faut toujours &#233;couter les conseils du vrai J&#233;sus-Christ :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3258 spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;img src='http://www.pop-rock.com/local/cache-vignettes/L300xH300/Fanart-Emilie-5c35e.jpg' width='300' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Et pour couper court aux critiques : &lt;i&gt;We love life&lt;/i&gt; est tellement m&#233;diocre que mon lecteur CD a rendu l'&#226;me durant la r&#233;&#233;coute. Dont acte.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hacride : &quot;Lazarus&quot;</title>
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		<dc:date>2009-06-19T07:53:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Ouslati</dc:creator>



		<description>Il n'y a pas 300 disquaires &#224; La Paz, alors il est plut&#244;t rapide de choisir son dealer privil&#233;gi&#233;. Humberto me fait toujours un sourire de la taille du canal de Panama quand il me voit d&#233;barquer dans son bouge bien garni. Quatre murs, deux recouverts enti&#232;rement de t-shirts noirs aux armes de la cr&#232;me du heavy mondial, les deux autres murs supportant des &#233;tag&#232;res sur toute la hauteur. Ce diable d'homme arrive &#224; choper la plupart des nouveaut&#233;s am&#233;ricaines et europ&#233;ennes en faisant venir toute sa (...)

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&lt;a href="http://www.pop-rock.com/l-album-du-mois/" rel="directory"&gt;L'album du mois&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2350.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a pas 300 disquaires &#224; La Paz, alors il est plut&#244;t rapide de choisir son dealer privil&#233;gi&#233;. Humberto me fait toujours un sourire de la taille du canal de Panama quand il me voit d&#233;barquer dans son bouge bien garni. Quatre murs, deux recouverts enti&#232;rement de t-shirts noirs aux armes de la cr&#232;me du heavy mondial, les deux autres murs supportant des &#233;tag&#232;res sur toute la hauteur. Ce diable d'homme arrive &#224; choper la plupart des nouveaut&#233;s am&#233;ricaines et europ&#233;ennes en faisant venir toute sa marchandise depuis l'Argentine, la Colombie ou directement de Miami.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, je faisais ma petite tourn&#233;e hebdomadaire lorsque me vint aux oreilles une sorte de &#171; flamenco metal &#187;, un truc si incongru et excitant qu'Humberto, me voyant en transe devant le bac des occas' sentit qu'il allait faire une vente.
&#171; &lt;i&gt;&#191;Te gusta ? Es un tema de Ojos de Brujo, pero es una banda francesa que toca, una canci&#243;n de su segundo disco, Am&#339;ba. &#191;Bonito verdad ?&lt;/i&gt; &#187;
Tu parles si c'est bonito, je lui fais d&#233;rouler tout l'album, Hacride, je connais pas, disque sorti en 2007, que c'est int&#233;ressant cette petite chose, le reste est tout aussi &#233;coutable, m&#234;me si pas aussi formidable. Alors Humberto me fait signe que leur &lt;i&gt;nuevo disco&lt;/i&gt; est sorti, et voyant mes mains agripp&#233;es au casque, m'agitant comme un d&#233;bile au beau milieu de sa boutique, il me dit en soupirant : &lt;i&gt;Listo, te lo voy a buscar...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce nouvel album se nomme &lt;i&gt;Lazarus&lt;/i&gt; et rapidement pes&#233;/emball&#233;/&#233;cout&#233;/r&#233;&#233;cout&#233;, il m'am&#232;ne &#224; une stup&#233;fiante constatation : Si l'avenir de la zizique lourde &#233;tait en France ? Non, sans blasph&#233;mer ni pouss&#233;es de chauvinisme, mais d&#233;cid&#233;ment les r&#233;centes productions hexagonales sont les rares qui sortent la t&#234;te du tugudu. &lt;strong&gt;Gojira&lt;/strong&gt; bien sur, &lt;strong&gt;B&#233;l&#233;nos&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Kalisia&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Element of noise&lt;/strong&gt; (et je ne cite que ceux tr&#232;s r&#233;cemment &#233;cout&#233;s), voil&#224; que Hacride s'est d&#233;cid&#233; lui aussi &#224; mettre du vermicelle dans sa soupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne dis pas que ce &lt;i&gt;Lazarus&lt;/i&gt; est un bon album, foin de demi-mesure consensuelle et ti&#232;de, &lt;i&gt;Lazarus&lt;/i&gt; mes enfants est l'inestimable grand disque de m&#233;tal qui tache 2009 !
J'en tire des larmes vous voyez devant un tel effort, c'est-y pas facile de plaquer un peu de beaut&#233; dans le brouillard de merdasse qui englue le genre. Il faut oser remettre de la vraie barbaque dans les gamelles. Hacride joue d&#233;sormais dans le registre &#8220;Grands chefs&#8221;, et les plats, c'est du quatre &#233;toiles comme je n'en entends plus que chez &lt;strong&gt;Opeth&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Mastodon&lt;/strong&gt; (notez les brelles que je dois citer en comparaison, ah dur hobby, Obiwan).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les membres d'Hacride avaient d&#233;j&#224; bien boss&#233;s sur &lt;i&gt;Am&#339;ba&lt;/i&gt;, encore un peu juste en cuisson, mais prometteur, inventif (cette reprise fantasque du groupe espagnol &lt;strong&gt;Ojos De Brujo&lt;/strong&gt; !!), les petits qui n'en veulent quoi.
Deux ans plus tard, les jeunes qui avaient les crocs nous ont mont&#233; un &lt;i&gt;Lazarus&lt;/i&gt; qui sent le gros sommet du g&#233;nie, ils &#233;purent les tympans, nivellent par le haut. Arrangements maladifs, constructions sonores qui cr&#232;vent le plafond. Violence et douceur, faire parler la poudre mais savoir &#233;teindre la m&#232;che au bon moment. Jetez-vous de fait directement sur la troisi&#232;me piste qui baptise ce disque, vous comprendrez ce dont je veux parler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hacride n'&#233;volue pas dans un death bas de plafond &#224; la base, ils empruntent &#224; nombre de chemins de traverse, du thrash au stoner, du doom au progressif. Il est peu ais&#233; d'avoir une vue d'ensemble du travail du groupe en quelques extraits, c'est foutu pour le single pr&#233;m&#226;ch&#233; de deux minutes car Hacride se plait &#224; &#233;taler ses connaissances sans jamais faillir, sans rendre indigeste une musique qui atteint de tr&#232;s hautes sph&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;To walk Among them&lt;/i&gt; qui ouvre l'album r&#233;sume &#224; lui seul ce dont nos Poitevins sont capables, soit &#233;craser la concurrence avec des musiciens monstrueux de feeling, un chant brutal et lourd, et des variations rythmiques qui forcent l'admiration. Passages de la pl&#233;nitude au tabassage d'une technicit&#233; incontestable, sur le cul votre serviteur. Attention, technique mais surtout sensible, car marier la plus puissante des compositions &#224; des mises en bouche d'une infinie d&#233;licatesse, il faut fermement croire en soi et en son oreille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore une fois, Hacride n'&#233;tait en rien condamn&#233; &#224; jouer du trombone en ligue 2, &lt;i&gt;Lazarus&lt;/i&gt; atteint une sorte de perfection dans son univers, prodigieusement puissant, pourvu d'un Bourreau (Samuel de son pr&#233;nom) qui &#224; l'instar de Gojira a pris des cours de maintien chez &lt;strong&gt;Killing Joke&lt;/strong&gt; tout en se passant les int&#233;grales de &lt;strong&gt;Tool&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mastodon&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Morbid Angel&lt;/strong&gt; en boucle. On risquait la copie carbone, on obtient le plus grandiose album de metal death/extr&#234;me/technique de l'ann&#233;e. Quoique le terme &quot;death&quot; est nettement r&#233;ducteur et risquerait d'&#233;loigner les allergiques du genre. Et ce serait fort dommage car Hacride nous offre un vrai travail d'orf&#232;vre qui est &#224; mettre tr&#232;s loin en avant dans vos pr&#233;f&#233;rences de la prochaine d&#233;cade.
D'ailleurs, Humberto ne me contredit pas, ne se lassant plus d'arguer en toute tranquillit&#233; &#224; chacune de mes visites : &quot;&lt;i&gt;Lazarus es mas que un disco, es una obra de arte.&lt;/i&gt;&#8221; Pas moins, pas mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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