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Episode II : L’attaque des clowns

mardi 16 décembre 2008, par Vincent Ouslati

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Pour que survive le grand projet interstellaire de Darth Delvaux, il fallait une équipe de saltimbanques suffisamment égocentriques pour oser donner leur opinion sur tout et n’importe quoi, et dans le même temps incroyablement humbles pour supporter les insultes et critiques incendiaires qui suivront parfois leurs papelards pixellisés. Sans compter les classiques menaces de mort envoyées par courrier, les rats crevés jetés dans le sèche-linge, et les murs repeints à la merde. Il faut parfois savoir oublier tout amour-propre. A noter que le chroniqueur n’est pas payé. Non seulement il aime à être détesté, mais il y prend un tel panard qu’il va vous en redemander. Masochiste ? Peut-être, léger égocentrisme (touss, touss), certainement. Car la chronique n’est qu’une manière simple d’obtenir à peu de frais son petit moment de gloire. L’impression fugace que l’on n’est pas que ce sombre employé parmi tant d’autres. C’est le besoin de reconnaissance, d’entrer dans la légende, de se lever le matin, de s’approcher de sa conquête du jour et de lui susurrer, tel un secret enfin avoué : « Femme, tu sais que tu viens de faire l’amour avec un chroniqueur ? ». Oui, il se la pète, il se sent supérieur au commun des mortels, qui eux ont tous des goûts de chiottes. Mais d’où viennent-ils tous ces chroniqueurs ? Ou se cache donc le nid qui enfante ces êtres curieux ? D’autant qu’ici même, on en a achevé pas mal en six ans. Sachez que cette espèce primitive est originaire d’Ego-1, ces pompeux microbes sont reconnaissables dans la rue à leur étrange habitude de se renifler l’arrière-train continuellement, une façon pour eux de se rassurer sur la nature de leur propre bon goût. Ils chaussent tous du 45 à 50, ce qui leur permet d’écraser la grolle du premier rebelle qui osera contester leur sentiment sur le nouvel album de Depeche Mode. Un chroniqueur n’a aucune vie sociale, il est classé comme handicapé et de fait, c’est le gouvernement qui le loge, le nourrit et le torche, lui et sa propre chronique de temps à autre. Oui c’est aussi une grosse feignasse. L’avis du chroniqueur est jugé impartial, objectif et sacré. Enfin c’est ce que lui pense. En réalité, le monde entier le lui fait croire pour ne pas le contrarier et qu’il n’aille pas chialer deux heures enfermé dans les toilettes en menaçant de s’ouvrir les veines avec une page de Rock&Folk. Le chroniqueur est un gros dépressif peu confiant dans ses propres qualités. Qualités limitées, il nait avec un paquet de déficience que seul le relatif anonymat d’Internet lui permet d’occulter aux yeux des badauds.

Darth Delvaux savait qu’il devait se coltiner quelques-uns de ces tarés clownesques pour faire tourner la boutique, il envoya des émissaires et des espions dans les lieux ou se réunissent habituellement cette race de cinglés blablateurs. Soit les caves, les cafés philosophiques, les clubs échangistes. Les candidats se bousculèrent aux portes de la forteresse, jeunes, motivés pour la plupart. Mais au bout de quelques temps, la lassitude finissait par l’emporter, et nombreux furent ceux qui désertèrent, effrayés par l’ambition dévorante du chef, la somme de travail conséquente et l’absence de thunes à la fin du mois. C’est ainsi que naquit dans certains établissements le concept de bénévolat rémunéré, un concept tellement audacieux qu’il ne verra jamais le jour au sein de Pop-Rock.

Pourtant, en l’an 2002, un de ces êtres finira par convenir aux désirs du Rédac-chef en chef, un ténébreux chasseur de trolls prénommé Marc Lenglet, le grand Man O’War. Non content d’avoir la plume fine, il s’avéra des plus prolifiques et éclectiques. En l’espace de six ans, il offrira à la vue des visiteurs pas loin de 600 chroniques, allant du rock psychotropique sixties au gros black metal symphonique satanico-sanguinolent contemporain. Mais une recrue, bien que brillante, c’est encore bien maigre pour songer conquérir la planète. L’adoption du jeune Ewok Prévost, que l’on baptisa Numéro 2, en l’an 2003, lors de la grande messe occulte du Paradis Perdu, sera l’occasion de compléter l’effectif. Le petit Ewok deviendra un élément essentiel sur le plan stratégique. Un an plus tard, C’est le Shaman Bianchi qui intègre la formation, faisant connaître le site, partant à l’assaut des maisons de disques, organisant des interviews. Le dynamisme de ce dernier fera beaucoup pour les succès à venir. Loin du timide petit webzine des origines, Pop-Rock se faisait peu à peu plus professionnel. Plus tard, un StormWagener en permission, fort intéressé, viendra prêter sa plume et ses connaissances musicales au grand projet dans les années 2005, et s’illustrera à l’instar de ses compagnons comme l’un des membres fondateurs du pop-rockeux webzine galactique.

Bien que fier de ses recrues, Darth Delvaux aura fort à faire avec quelques clowns plus atteints que la moyenne. Si la majorité sont maitrisables avec quelques carottes balancées à la tronche et deux ou trois CD promo récupérés dans des salles de concert, certains ingérables seront vite écartés. Ce fut le cas pour un alien de la planète A-B.Beyond. Le spécimen n’écrivait que sur de la cold wave obscurantiste et se mettra mal avec l’entièreté de la planète aussi rapidement que la lecture d’une chronique de Yû. Il finira désintégré dans les toilettes chimiques de l’Etoile Noire, après un énième shoot à la colle. Tous ces clowns de la plume avaient en commun de respecter à la lettre toutes les caractéristiques que je cite plus haut. Ils surent pourtant s’adapter au monde réel en répondant de temps à autre aux commentateurs avec des phrases construites, et avec le moins de vulgarité possible. Certains finirent par ne plus supporter cependant ce contact tellement proche avec le peuple. Le Stormwagener finira par retourner dans son unité d’élite musicale pour échapper aux piques virulentes qui ne manquaient pas d’arriver à chacune de ses interventions. Son départ verra les membres restants redoubler de vigilance et augmenter les doses de tisane.

Trois longues années pour compléter l’effectif, sans compter les arrivées et départs, les engueulades, les clashs, les reformations, les révoltes, les gros égos et les petites traitrises, mener la barque est un exercice qui réclamera maitrise de soi et quantités de drogues. C’est à cette époque que débuteront les crises de jalousie de nombre de webzines fantoches, les piques et polémiques se feront toujours plus violentes, et bien que ne passionnant finalement que les accrocs du cliquage de mulot, les remous provoqueront la terrible "Revanche des Sites".


Prochainement, Episode III : La Revanche des Sites.



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Vincent Ouslati





Il y a 4 contribution(s) au forum.

Episode II : L’attaque des clowns
(1/1) 16 décembre 2008, par Galactus, le dévoreur de sites




Episode II : L’attaque des clowns

16 décembre 2008, par Galactus, le dévoreur de sites [retour au début des forums]

Il te reste 14 jours moins les congés pour finir ça, ça va vraiment être comme Star Wars : plein d’épisodes prévus qui ne seront jamais tournés !

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    Episode II : L’attaque des clowns

    16 décembre 2008, par BdM [retour au début des forums]


    De quels épisodes s’agit-il ? Si c’est avant la première trilogie c’est forcément de la prélogie dont il est question dans ton com ? Si c’est avant la prélogie il te faut consulter l’univers étendu et beaucoup de réponses tu recevras. Si le cas contraire, il est question de la suite à la première trilogie, tes questions seront sans aucun doute résolues grâce aussi à l’univers étendu cité plus haut. En tout cas bonne chance pour espérer une suite au cinéma.

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    Episode II : L’attaque des clowns

    16 décembre 2008, par Vehau [retour au début des forums]


    Quelle familiarité, le tutoiement de rigueur, mais votre Grandeur est trop aimable de se préoccuper ainsi de ses petits camarades, en souhaitant de tout cœur que sa Magnificence organisera un joli banquet pour fêter la nouvelle année.

    Galactus, le "dévoreur de sites" ( Aaaah, modestie, quand tu nous tiens...) finira par s’étrangler avec une arête, si sa prétention ne l’a pas bouffé de l’intérieur d’ici là.

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