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Les albums de l’année d’Albin Wagener janvier 2006 |
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1. The Ark - State of The Ark ![]() Débarqués tout droit de leur froide Scandinavie, les cinq musiciens ont injecté un véritable brasier à paillettes sur ce troisième opus. De fil en aiguille, ce groupe que je connaissais bien est devenu mon coup de coeur de l’année. Comment résister aux brûlots que sont Clamour for glamour ou le fustigeant Rock city wankers ? Comment ne pas se laisser emporter par le tourbillon de ces morceaux à la fois colorés et diablement énergétiques ? Au vu de la qualité des compositions et de la grande cohésion développée tout au long de cet album, j’ai envie de penser que The Ark pourraient devenir mondialement connus, faire des tournées dantesques avec des shows complètement improbables et s’imposer comme un des groupes incontournables des années à venir. On croise les doigts, les gars. 2. Team Sleep - Team Sleep ![]() Bon, autant l’admettre, j’ai une relation particulière avec cet album, car j’ai passé tout mon mois d’août à l’écouter en boucle alors que j’arpentais le Québec, quelque part entre Montréal et Chicoutimi. Et dès le titre Ever (Foreign flag), je me suis dit que cet album allait beaucoup me plaire. Ne serait-ce que pour cette chanson, qui est de celles qui marquent, celles qui font partie de votre vie, celles qui changent votre façon de voir les choses. Chino Moreno a effectué un véritable coup de maître avec ce projet bien loin des Deftones, et bien prêt des émotions les plus inavouées de tout un chacun. Impossible pour moi de m’en défaire. Cet album est tout bonnement un véritable bijou atemporel. Le genre de disque qui compte dans votre vie, une impression difficilement descriptible parce que trop personnelle. 3. Simple Minds - Black & White 050505 ![]() J’avais très peur pour eux, très peur pour ces anciennes légendes qui n’ont de cesse de se vautrer misérablement depuis le milieu des années 90, d’autant que leur seul album valable au cours de cette période avait été pris en otage par Virgin. Qu’à cela ne tienne, nous tenons ici, à mon sens, le retour le plus flamboyant de cette année. Un groupe au mieux de sa forme, des compositions imparables qui vont à l’essentiel, un rock un rien atmosphérique, une tournée européenne à venir dont la moitié des dates est déjà sold-out, et un Jim Kerr qui en profite pour montrer qu’il est bien là en s’exprimant sur tout un tas de sujets. Entre le fabuleux Stay visible, certainement un des meilleurs morceaux jamais écrits par le groupe, et le touchant Dolphins en bout de piste, rarement un album aura été aussi éclatant de sincérité et d’optimisme. Un lumineux retour aux sources. 4. Melotron - Cliché ![]() J’aimais bien Melotron avant cet album. Bien, mais sans plus : ils avaient pondu un chef-d’oeuvre, Weltfrieden, avant de se corrompre maladroitement pour essayer de conquérir les charts allemands. Et puis là, voilà que le trio teuton met les bouchées doubles avec un album incroyablement abouti et travaillé, tout en restant désarmant d’honnêteté. On passe d’entraînants tours de force électroniques à des morceaux presque progressifs, le tout dans une harmonie sans faille. Et la voix d’Andy Krüger est plus au top que jamais. Que demander de plus ? Une véritable bouffée d’air frais dans le monde de l’électro-pop et un grand coup de fouet pour un groupe qui vient de livrer son meilleur album à ce jour - surtout depuis la sombre liturgie que nous a pondu Depeche Mode cette année. 5. Nine Horses - Snow borne sorrow ![]() Attention, là on ne parle plus de rock. On parle de grande classe. De classe internationale, même. David Sylvian, accompagné par son frère Steve Jansen et par le bidouilleur Burnt Friedman, délivre avec ce projet tout un panel séducteur d’ambiances, de chants langoureux, de cuivres satinés et de lascivité électronique. Wonderful world s’ouvre dans un bouquet enivrant de sensualité, propre à rivaliser avec tous les James Bond du monde, et on n’en peut plus de se laisser guider par la voix sombre et charnelle de l’ancien leader de Japan. Outre cet exercice d’hypnose savamment orchestré, cet album renferme surtout des morceaux travaillés avec soin et savoir-faire, faisant de ce Snow borne sorrow un véritable joyau d’orfèvrerie, quelque part entre free-jazz, electronica et musique progressive. Albin Wagener |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. Les albums de l’année d’Albin Wagener
(1/3) 30 janvier 2006, par Simon Les albums de l’année d’Albin Wagener
(2/3) 14 janvier 2006, par HF Les albums de l’année d’Albin Wagener
(3/3) 13 janvier 2006 |
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