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Le Nickhornbysme du Week-End : Albin Wagener
Houba, Houba.

samedi 16 mai 2009

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En tant qu’ancien collaborateur de ce webzine, je suis plutôt flatté (voire flagorné) que le nouvel ex-rédacteur en chef m’ait cordialement invité à venir glisser quelques lignes dans une rubrique mise en place par son prédécesseur. Donc entre mes recherches, mes corrections de dossiers et autres occupations diverses et variées, je vais tenter de piocher cinq albums différents, comme ça, pouf. Sachant que ça varie selon les journées. Et que putain, c’est pas évident. Et que je suis déjà frustré d’avance, tant j’aurais souhaité vous parler de dix, quinze ou vingt disques !

- The Blue Nile : Hats

Et c’est vraiment parce qu’il faut en choisir un seul. Paul Buchanan et sa bande sont plutôt du genre à se fendre d’une discographie spartiate (quatre albums en vingt-cinq ans, c’est pour dire), mais à chaque fois qu’ils pondent un disque, c’est une perle. Et quand je dis « perle », c’est qu’il n’y a absolument aucun titre à jeter. Et puis moi, cet album, il me rappelle à la fois le Luxembourg (mon pays d’origine) et Montréal. Hé ouais, je suis avant tout une grosse guimauve, que voulez-vous. Il n’empêche que Paul Buchanan est sans aucun doute l’un des songwriters les plus sous-estimés de sa génération, et que je conseille vivement à qui voudra bien l’entendre (ou le lire, en l’occurrence) d’aller tenter de jeter une oreille à ce mélancolique Hats.

- Schrottgrenze : Château Schrottgrenze

Hé ben ouais, la musique, je l’associe à des ambiances, des souvenirs. Comme tout le monde, quoi. Et pour me remettre en mode germanique, rien de tel que ce très très bel album d’un groupe qui porte bien mal son nom (cherchez « Schrott » dans un dictionnaire en ligne, vous comprendrez). Du rock indé à la teutonne, des mélodies fort intelligentes et des morceaux qui font mouche. Et je ne parle même pas des paroles percutantes, qui font de cet album le meilleur de leur discographie (parce qu’avant, c’est clairement emo, et après, c’est vraiment moyen). Am gleichen Meer ou Fotolabor sont de véritables perles. En attendant que ce groupe, actuellement en pause, reprenne bientôt ses activités pour pondre du bon son...

- Peter Murphy : Dust

Un peu tarte à la crème, peut-être ? Ben pas tant que ça. Cet album est très différent des autres galettes de l’ex-chanteur de Bauhaus. Anecdote : il y a quelques années de cela, je sillonnais la Floride avec mon frangin. Mauvaise pioche : Miami est une ville coincée entre fanfaronnades grossières et pauvreté latino, au climat trop chaud et trop humide. Mais un jour, nous avons dû rebrousser chemin lors de notre parcours afin d’échapper à un ouragan dont j’ai oublié le nom, et qui a fait un beau chapelet de dégâts. Dans mes oreilles, c’était Dust qui passait, alors que je voyais les nuages tournoyer au loin. Je peux vous assurer qu’un tel moment vaut largement toutes les descriptions qu’on peut faire de cet album sombre, envoûtant et oriental.

- Firewater : The Golden Hour

Sortez les olives, le vin frais, le soleil tapageur et les rires à gorge déployée, voici un putain de voyage plein d’écorchés vifs, d’alcool et autres joyeusetés. Mis en place par Tod A. au sortir de son précédent projet indus Cop Shoot Cop, Firewater est un sacré bordel musical. Cet album en particulier, enregistré sur les routes entre l’Inde, le Pakistan, Israël et la Turquie. Ici, ça sent la poussière, l’éthyle bon marché, les nuits à la belle étoile et les coudes serrés. C’est une ambiance vraiment particulière qui émane de ce panaché où se côtoient violons orientaux, guitares improbables, chœurs testostéronés, proto-accordéons déboîtés et percussions désabusées. Vivement que Tod A. reparte en voyage !

- Crowded House : Recurring Dream

Ouais je sais, un best of, c’est pas du jeu. Et certainement pas d’un groupe néo-zélandais qui a pondu la sur-ballade Don’t dream it’s over. Mais à côté de ce tube gonflé par les radios, Neil Finn et ses acolytes ont pondu de superbes joyaux d’une folk-pop reconnaissable entre mille. De fait, c’est presque un album idéal pour qui souhaite engloutir des kilomètres en voiture. On y trouve tout simplement de tout, entre rock feutré (Everything is good for you, Instinct), pop rêveuse (World where you live, It’s only natural) ou folk champêtre (When you come, Pineapple head). Un chouette groupe qui, effectivement, ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui fait toujours plaisir dans des moments particuliers.



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