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Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues
pop pop pop muzik !

samedi 21 février 2009, par L’invité du samedi

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The Vogues, le plus british des groupes de notre Walloonfordshire, cite parmi ses influences les Beatles, les Stones, les Kinks, les Stone Roses, Oasis, Suede, The Strokes et les Libertines. Rien de compliqué mais rien de non plus forcément passéiste : on aime certes les clichés chez The Vogues, pas forcément le vintage poussiéreux. Fabrice, leur chanteur -à ses heures également troll d’or assez souvent à côté de la plaque sur le net- nous déclame ici son cantique des cantiques du rock à ses oreilles le plus stylé. Que du tube, que du connu et, oui, que du très bon !

The Stone Roses "The Stone Roses" (1989)

"I dont need to sell my soul/He’s already in me/I wanna be adored" Ces paroles extraites du morceau ouvrant l’album éponyme du groupe résument parfaitement l’état d’esprit de la bande à Mani, Reni, John Squire et Ian Brown. Etre adulé mais non à n’importe quel prix. N’y voyez cependant aucune forme de militantisme "indie". C’est de la pure suffisance mais éclairée et les actes suivent les paroles. Avant même la sortie de cet album, une proposition de rêve leur est soumise : une tournée avec les Rolling Stones. Le groupe était bien évidemment partant mais à une seule et anecdotique condition : que les Stones ouvrent pour ces 5 Madcuniens n’ayant pourtant sorti qu’un ep sur Silverstone (leur 3ème en réalité). Cet album peut véhiculer une image erronée, soit celle d’un ensemble de bonnes chansons pop mais sans plus. Hérésie ! Nous sommes loin des clichés du genre, à mille lieues du formatage. Deux morceaux (Waterfall et I am the Resurrection) comptent 4 à 5 minutes de furies instrumentales durant lesquelles John Squire se révèle comme étant l’un des derniers guitar heroes et Mani répond Stax quand Reni imprime Motown sur ses fûts. On y entend également une ballade irlandaise sur laquelle Ian Brown susurre des paroles faisant sonner Anarchy in the UK pour une comptine pour enfants (Elisabeth my dear) alors que Don’t Stop est un morceau construit autour de la rythmique de Waterfall jouée "backwards". Sans oublier Made of Stone, She bangs the drums ou encore Shoot you down. Je conseille la première version de l’album, sans Fools Gold ni Elephant Stone, certes gros tubes mais rendant le tout un brin moins homogène. Je me souviendrai toujours de la tête de mon brave coiffeur nivellois lorsque, gamin, je rentrai dans son "salon" cet album sous le bras pointant la tête de John Squire et lui demandant "je veux ça". "Aaaah, Beach Boy, pas de problème" me répondit-il. J’en sortis avec 200 grammes de gel wet look sur la tête et la coupe d’Hervé Vilard... Morceau favori : Waterfall

The Strokes "Is this it" (2001)

Des guitares se mariant comme le gin et le tonic, un chanteur poussant la chansonnette comme s’il jouait à la belote sur un coin de comptoir, un jeu de batterie sur lequel on tape du pied alors qu’il ne fait que frôler ses peaux et que la grosse caisse est sous-mixée. Tout paraît joué sans effort aucun, le plus naturellement possible. Rien ne sonnait comme ces titres, alors. Ils n’ont rien inventé, diront certains. Ils sont uniques, s’entendront-ils répondre. 11 bombes, 11 singles joués par un groupe formant un ensemble parfaitement équilibré. Le rock redevient ce qu’il doit être. Facile, naturel. Comme tout grand album, il a incité un nombre incommensurable d’ados à brancher une 6 cordes dans un ampli. En lieu et place de cette facilité, j’aurais pu citer d’autres trucs hautement estimés tels qu’EricB and Rakim, The Seeds, Curtis Mayfield ou encore Love mais bon... je dois avouer que c’est cet album que j’écoute le plus volontiers. Morceau favori : Last Nite

The Specials "Specials" (1979)

Joe Strummer eut la bonne idée d’inviter une tribu sortie d’un trou industriel nommé Coventry à ouvrir pour ses Clash. Ils sont blancs et noirs, fringués comme des mods baignant dans le punk et écoutent du rock steady et du ska jamaïcain, soit les ancêtres du reggae (les connaisseurs du genre m’excuseront le raccourci). Si Terry Hall est davantage connu, c’est Jerry Dammers qui est la pierre angulaire du groupe. C’est lui qui dirigera le groupe vers le ska, abandonnant le reggae joué par des punks. C’est également lui qui fonda son propre label : 2 Tone Records. L’album fut enregistré en 3 semaines, un mois après l’élection de Thatcher. Derrière la table de mixage se trouve Elvis Costello. La production est on ne peut plus cohérente. Au trombone, un rêve se réalise en la présence de Rico Rodriguez, Jamaïcain ayant joué avec Prince Buster, Don Drummond(Skatalites)et d’autres... Sept morceaux figurant sur cet album sont des reprises de classiques ska. L’urgence est omniprésente sur cet album. Le Thatchérisme est en marche. Morceau favori : Nite Klub

The Telescopes "Higher’n higher" (1992)

On est en plein shoegazing. C’est l’invasion de groupes ne ressemblant à rien, le cerveau en kaléidoscope, le nez scotché sur une quinzaine de pédales flanger, fuzz, tremolo, super delay... Ce fut rapidement l’overdose (le pire restait pourtant à arriver : le grunge...). Il n’empêche que d’excellentes choses en sortirent. Never Lose that Feeling de Swervedriver, Lazy Day des fantastiques Boo Radleys, Drive Blind de Ride ou encore Suzanne de Moose. Mais quelques uns des groupes catalogués shoegaze jouent dans une autre cour. Celle des Jesus and Mary Chains, toujours bien vivants, celle de Spacemen 3, déjà un peu moins. L’atmosphère est lourde, la poudre est brune. Les Brian Jonestown Massacre prennent des notes. On étouffe mais on attend encore avant de quitter cette pièce. J’ai cette curieuse impression de ne pas prendre de plaisir à écouter ces morceaux mais ils sont toujours présents. Morceau favori Flying

The Kinks "Waterloo Sunset" (1967)

Je déroge à la règle. Ce n’est pas un album mais il m’est impossible de ne pas citer la chanson que je considère comme la meilleure jamais écrite. Et comme l’album (Something else by the Kinks) sur laquelle elle figure n’est pas, selon mon humble avis, le meilleur du groupe, j’en extrais ce joyau. Ray Davies a 23 ans lorsqu’il écrit la chanson pop parfaite. Le morceau est entamé par cette descente sans fin, marque de fabrique de son écriture. Une chute du haut du pont de Waterloo, une plongée en apnée de 7 secondes et demi dans les eaux troubles de la Tamise. Alors que l’on est sur le point de s’habituer à cette absence d’oxygène, les poumons se remplissent de cette guitare acoustique au son métallique emprunté à une épave remontant des fonds du fleuve londonien. La lead joue cette mélodie sonnant d’emblée familière. Les poumons oxygénés, une voix reprend cette mélodie "Dirty old river, must you keep rolling, flowing into the night". La batterie pointe son nez sur "busy" mais sans certitude aucune, l’attaque de la corde de basse sur l’acoustique brouillant les cartes. Elle rentre au moment même où Ray Davies, à la production, dédouble la piste voix le temps d’un phrasé. Cet artifice revient quelques secondes plus tard sur le refrain. Les pistes sont légèrement décalées, le phrasé diffère. La guitare de son frère se met à cracher alors que l’on pouvait s’attendre à une tasse d’Earl Grey. Tout cela soutenu par des chants de sirènes cockney pourrissant dans la Tamise. Le morceau meurt avec ce piano basse ayant remplacé la guitare de Dave Davies et les Kinks se répétant « Waterloo sunsets fine » façon Pet Sounds.



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L’invité du samedi





Il y a 6 contribution(s) au forum.

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(1/4) 19 avril 2009, par Peksraluale
Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues
(2/4) 25 février 2009, par Oli
Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues
(3/4) 24 février 2009, par Pfff
Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues
(4/4) 21 février 2009, par Fabrice




lo siento si using az40f

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues

25 février 2009, par Oli [retour au début des forums]

wé bein, comme tu n’es pas le Nickhornbyste du Week-end, tu attendras ton tour pour nous donner tes gôuts <113 ans :)

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Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues

24 février 2009, par Pfff [retour au début des forums]

C’est très étrange, cette fascination du rock wallon pour les clichés pop british. Chacun aime ce qu’il veut, mais qiuand même : ici, l’ancienneté cumulée des disques choisis = 117 ans, soit 23 d’âge en moyenne. Heureusement que le chroniqueur est jeune, car avec 20 ans de plus, il passerait immédiatement pour un (vieux) ringard aux goûts rétrogrades. Quant à sa propre musique, étant donnés de tels goûts, guère étonant que l’on n’y trouve rien de novateur ni d’audacieux, juste de la resucée ultra-formatée déjà entendue un million de fois, souvent mieux exécutée. Quite à devoir me taper des artistes autochtones, c’est difficilement évitable, je préfèrerai toujours les groupes audacieux, mais ça ne court pas les rues.

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Le Nickhornbysme du Week-end : Fabrice, The Vogues

21 février 2009, par Fabrice [retour au début des forums]

"C’est également lui qui fonda son propre label"
Et Henry "fondit".

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