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Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov Combien de disques ? samedi 2 mai 2009, par |
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Une chose que je déteste : lire des listes. Une chose que je déteste plus encore : écrire des listes. Quand à la sempiternelle question de l’album que l’on emporterait sur une île déserte, ma réponse est simple : une connexion à Internet, afin de télécharger - illégalement, bien sûr - tout ce que je veux et trouve.
Alors imaginez mon soupir marécageux lorsque la patronne me demande d’écrire dans l’urgence pour une rubrique dont je ne soupçonnais même pas l’existence, faute d’avoir pris la peine de parcourir le saccage perpétré par feu Jabba le Hutt, et qui consiste à dresser une liste de cinq albums, selon des critères plus ou moins constants et clairs. Comme par exemple ceux qui ont poussé Kurt Cobain à inclure Army Of Lovers dans une liste non-exhaustive de ses groupes préférés (in Journal, p. 266, 10-18, Paris, 2004). Ou ceux utilisés par Nick Hornby lors de la rédaction de son roman High-Fidelity, un livre qui vous rappelle avec brio pourquoi l’on écoute de la musique, quelle que soit la raison pour laquelle on aime écouter de la musique. Ou encore celui qui m’a convaincu de m’adonner exceptionnellement à l’exercice : l’étalage de ma supériorité gustative.
Un an avant que Bauhaus ne se forme, le troubadour Angelo Branduardi proposait La pulce d’acqua au public italien, un album sombre de folk-rock médiévale qui atteindra définitivement la grâce lors de son adaptation française assurée par Étienne Roda-Gil. La référence peut sembler osée, mais ce disque, consacré à la mort et à toutes les peurs et les ombres qui l’accompagnent, est une prémisse à part entière de la scène gothique que patronnera bon gré mal gré Bauhaus, ainsi que de la New Wave française telle que chapeautée par Taxi Girl avec ses mélodies entraînantes au services des paroles les plus noires. C’est avec ce disque mortuaire que je suis né.
Hide aime la famille. Il aime être entouré de gens chaleureux avec qui il peut boire, danser, baiser, se battre, et surtout jouer de la musique. "Tous les musiciens sont mes amis" aura été le crédo d’une vie entièrement dévolue au rock ’n’ roll, jusqu’à un suicide aussi suspect que celui de Kurt Cobain. Hide, c’est aussi l’une des rares personnes que je qualifie de génie musical. Que ce soit avec son projet américain Zilch qui préfigura dès 1996 le métal américain des années 2000, avec MxAxSxS qui préfigura en 1993 le son à venir de Marilyn Manson, ou tout simplement sous son seul nom durant sa carrière solo, l’importance de la contribution de Hide à la musique mondiale n’est plus à prouver, même si, à la manière des Waltari, seuls les pratiquants ont eu le niveau pour s’en rendre compte : Ray McVeigh, Paul Raven, Joey Castillo, Charlie Clouser, Ian Astbury, Sen Dog, Dave Kushner, Duff McKagan, Marilyn Manson... Psyence n’est pas que son meilleur album, c’est aussi l’un des plus grands albums de tous les temps.
D’accord, ce n’est pas original, c’est même carrément bateau. Soit. Mais en attendant, j’ai découvert le rock avec le Doolittle des Pixies, et de la façon la plus merveilleuse qui soit : le rejet (Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ?), puis le questionnement (Mon binôme philosophique n’écoute certainement pas ça par hasard.), la découverte des limites parentales (Quoi ? Mon père qui sait tout ne connaît pas ?), la flagellation du Nègre (Bon, j’en fais une copie avant de rendre le disque.), puis, une fois tous les Bouddha tués sur ma route, l’éveil suprême, le satori, la compréhension qui se passe de commentaire, quelque chose qui se brise en vous alors que vous n’êtes plus sous garantie.
Encore plus bateau, tout du moins pour les rares érudits, le This Is Hardcore de Pulp est ce qui m’a fait découvrir la pop. Entendons-nous bien : si l’on étiquette pop la majorité des disques vendus dans le commerce, c’est uniquement parce que l’étiquette merde est encore trop grossière pour qualifier le reste. Car Pulp s’écrit avec des lettres nobiliaires.
Le dernier disque de ma liste alphabétique est en fait une compilation, bande-son plus ou moins officielle du dessin animé tirée de la bande dessinée To-y, à ce jour la meilleure retranscription du monde de la musique jamais publiée - une sorte de Baal d’Uwe Janson plus de vingt ans avant Uwe Janson : culte, introuvable, et indispensable à toute érudition. Et l’Original Image Album, qui sert de bande-son (incomplète) autant au dessin animé qu’à la bande dessinée, est le seul commentaire valable vis-à-vis d’une oeuvre pour laquelle aucun mot ne peut retranscrire la force et l’ambiance ; les années 1980 dans tout ce qu’elles ont apporté de rêves, de désillusions, et surtout d’intégrité. Mené de main de maître par Masaya Matsuura (Parappa The Rapper !), ce disque est également un florilège de tout ce que la pop alternative japonaise a jalousement gardé dans ses contrées pour ridiculiser les artistes venus de l’Occident : Gontiti, Qujila, les Barbee Boys, Les Street Sliders, Zelda, Seishiro Kusonose, Kenji Suzuki, et bien sûr Psy-s, le groupe de Matsuura, qui encadre cette ribambelle de pistes musicales autonomes à explorer sans retenue. |
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le retour du fils prodigue |
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Il y a 12 contribution(s) au forum. A propos d’Angelo Branduardi
(1/3) 11 octobre 2009, par Ythl0n Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov
(2/3) 2 mai 2009, par durée de vie du site Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov
(3/3) 2 mai 2009, par nestor arogian |
Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 2 mai 2009, par Yû [retour au début des forums] Nestor, c’est un prénom de laquais, ça, non ? Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 2 mai 2009, par nestor arogian [retour au début des forums] en parlant de laquais, voilà le sieur ouslati qui vient à ta rescousse.
Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 2 mai 2009, par Votre dévoué laquais [retour au début des forums] Mon tendre palmipède laqué, C’est l’art des grands enfants que de pouvoir insulter autrui en usant d’un jeu de mots puéril.
Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 2 mai 2009, par Yû [retour au début des forums] Au passage, je te conseille de prendre exemple sur Vincent, qui sait qu’une phrase commence par une majuscule, et qui a la délicatesse de privilégier les points de sagesses aux points d’exclamation. A ce propos : et si l’on mettait en place une méritocratie du commentaire ? Les candidats passeraient des examens de Français, de culture générale, et de civisme, afin d’obtenir un diplôme leur permettant de commenter sur Pop-Rock. Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 2 mai 2009, par nestor arogian [retour au début des forums] en ce qui concerne le français, la culture générale, le civisme et plus encore, je n’ai pas vraiment de leçon à recevoir mon gars. je pense pouvoir encore commenter sur ce site pendant plusieurs siècles sans sourciller.
Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 3 mai 2009, par Yû [retour au début des forums] Oui chérie. Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 2 mai 2009, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] je suis navré, mais la dernière fois que le Comte Yû s’est frité avec un 30 tonnes, c’est Yû qui a gagné ;-) Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 3 mai 2009 [retour au début des forums] Pourquoi le surnommer le Comté ? Le Nickhornbysme de la fin de semaine : Yû Voskoboinikov 3 mai 2009, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Le Comte, et non le Comté ! Vous trouverez ici matière à éclaircissements.
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