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Nos albums de l’année

janvier 2006, par Jérôme Delvaux

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En 2005, notre Rédaction vous a présenté un peu plus de 150 chroniques détaillées d’albums pop/rock parus dans l’année. Cela représente, vous vous en doutez, des centaines d’heures d’écoute parsemées de découvertes, de bonnes surprises et même, parfois, de réels enchantements.

Je ne me concentre pour cette fois que sur un album (mon coup de foudre !), mais j’ai invité Marc Lenglet, Albin Wagener et Geoffroy Bodart, les trois rédacteurs les plus actifs de l’année écoulée, à vous présenter leurs Top 5 respectifs. Bonne lecture !

L’album de l’année de Jérôme

- Depeche Mode - Playing the Angel

Même si, comme de coutume, les fans du groupe attendront cinq ou six ans avant de le reconnaître comme un chef-d’œuvre, cet opus saura séduire ceux qui n’attendent pas que Depeche Mode produise un Violator Bis. Profond, complexe, et surtout très sombre, Playing the Angel voit Martin Gore - désormais épaulé à l’écriture par un Dave Gahan en pleine force de l’âge - et le producteur Ben Hillier explorer des sonorités plus glauques et des ambiances plus ténébreuses qu’à l’accoutumée. Rarement des synthés analogiques auront sonné aussi rock que sur des titres comme Nothing’s impossible ou l’écorché A pain that I’m used to. Sans réellement innover (la scène électro underground allemande expérimente cet univers sonore depuis plus de dix ans), DM confirme si besoin en était encore qu’il n’est pas seulement l’une des formations les plus importantes de l’histoire de l’electro ou de la pop. Il est bien LE groupe essentiel des vingt-cinq dernières années.

L’album de l’année de Marc

- Devendra Banhart - Cripple crow

Le seigneur illuminé du weird-folk s’installe en tête de classement de la manière dont il a toujours procédé : avec décontraction et sans avoir cherché à provoquer quoi que ce soit. A l’écart des tendances rock dominantes, Cripple crow propose une randonnée alanguie à travers l’imagination débordante de son géniteur, une promenade qui combine textes surréalistes et poésie naïve, langues espagnoles et anglaises, mélancolie rêveuse et joies enfantines, à un sens de la mélodie jamais pris en défaut. On a retrouvé le fils illégitime des Beatles, de Marc Bolan et de Caetano Velozo. Et il est sans doute en ce moment même étendu sur l’herbe d’une clairière, en train de se rouler un truc à base d’un autre type d’herbe, en couchant sur le papier les centaines d’idées plus ou moins farfelues qui lui viennent à l’esprit.

Lien vers le Top 5 de Marc

L’album de l’année d’Albin

- The Ark - State of The Ark

Débarqués tout droit de leur froide Scandinavie, les cinq musiciens ont injecté un véritable brasier à paillettes sur ce troisième opus. De fil en aiguille, ce groupe que je connaissais bien est devenu mon coup de coeur de l’année. Comment résister aux brûlots que sont Clamour for glamour ou le fustigeant Rock city wankers  ? Comment ne pas se laisser emporter par le tourbillon de ces morceaux à la fois colorés et diablement énergétiques ? Au vu de la qualité des compositions et de la grande cohésion développée tout au long de cet album, j’ai envie de penser que The Ark pourrait devenir mondialement connu, faire des tournées dantesques avec des shows complètement improbables et s’imposer comme un des groupes incontournables des années à venir. On croise les doigts, les gars.

Lien vers le Top 5 d’Albin

L’album de l’année de Geoffroy

- Porcupine Tree - Deadwing

Je l’appréhendais, cet album. J’avais peur que le virage résolument métal du groupe de Steven Wilson ne vienne ternir l’habituelle finesse de ses productions. Mais il suffit d’une écoute pour être rassuré... et comblé. Les mélodies ont été ciselées par un artiste de premier ordre qui connaît son affaire. Comme d’habitude, on pourra reprocher au bonhomme d’être un peu trop appliqué et de manquer dès lors de spontanéité. Mais on n’attend pas de Porcupine Tree qu’il nous ponde des brûlots ou des albums composés-enregistrés-produits-empaquetés-refourgués en quinze jours. Ce qu’on espère, ce sont des chansons qui prennent le temps d’installer leur ambiance, des soli aériens, une basse qui ronronne, des ballades qui laissent tomber les clichés et se distinguent par leur subtilité et leur mélancolie, un bon coup de fouet de temps en temps pour relancer la machine. Tout ça, on l’a sur cet album, et en mieux que d’habitude.

Lien vers le Top 5 de Geoffroy

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Jérôme Delvaux





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They hit the music scene by surprise and we give credits to their talents. - Bath Planet

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