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Dirty Pretty Things : "Puffing on a coffin nail"
Ni Dirty, ni Pretty

dimanche 28 janvier 2007, par Alexandra Jakob

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C’est la valse promotion. Après un premier album triomphal, tout bon groupe de rock se doit d’illustrer sa réussite par un DVD live extrait de sa glorieuse tournée. Les Dirty Pretty Things n’ont pas échappé à la règle, avec ce Puffing on a coffin nail où l’on retrouve un concert entier du quartet ainsi que des extraits de shows aux quatre coins du monde.

Les fans du beau Carl Barât ne seront pas déçus. Bien que durement éprouvé par la tumultueuse séparation des Libertines, l’ex-âme damnée de Pete Doherty a toujours de l’allure à revendre, engoncé dans la veste en cuir qu’il porte non stop depuis 2002. Malheureusement, on ne peut pas en dire que le concert complet, joué au Forum à Londres, soit le meilleur de son nouveau groupe. La géniale subversion des Libertines semble en effet très loin avec ce show, dont le plus crade réside dans quelques effets visuels résultant d’un montage bien foutu. Certes, les Dirty Pretty Things jouent très bien, excellemment même, mais ils dégagent à peu près autant de charisme qu’un hachis parmentier surgelé. La clope impeccablement calée dans les cordes de sa guitare, Carl Barât bazarde les douze titres de Waterloo to anywhere, son premier album, en un temps record de 45 minutes tandis que son groupe - ou plutôt son backing group - se fait d’une fade discrétion. Aucune face B, aucune reprise des Libertines (même si l’on comprendra aisément pourquoi), ne vient agrémenter ce set totalement dépourvu d’impros. Excepté quelques borborygmes, l’introverti chanteur communique très peu avec son public, pourtant totalement acquis à sa cause. Bref, le plus amusant consiste à changer l’angle de la prise de vue avec sa télécommande. Bof.

Côté bonus, il ne faut pas non plus d’attendre à une profusion de raretés, puisque l’on trouve un bref documentaire plein de fans transis, un medley plutôt dispensable et le making of des vidéos du groupe... sans les vidéos proprement dites, ce qui est quand même bien ballot. Tant pis. On se consolera en contemplant la très jolie jaquette de l’édition limitée du DVD.

Par chance, les extraits de divers concerts, donnés dans plusieurs salles londoniennes ainsi qu’à Rome et à Paris, révèlent une facette autrement plus séduisante. Plus vivants, plus concernés, les Dirty Pretty Things prouvent qu’ils possèdent l’âme d’un groupe proprement dit, notamment grâce au duo formé par Carl Barât et son bassiste Didz Hammond. De plus, le quartet semble véritablement s’amuser sur scène et dégage un charme certain. Quelques excellents moments viennent ainsi parsemer cette playlist voyageuse, avec une mention spéciale à The enemy et Last of the small town playboy. Bien sûr, quelques uns de ces live ne sont pas aussi parfaits des points de vue sonores et techniques que le concert donné au Forum. Mais c’est sans doute là où réside tout leur piment. Ce DVD montre en effet que trop de froide perfection peut tuer la magie d’un concert.



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Alexandra Jakob





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interview Carl Barat
(1/1) 31 janvier 2007




interview Carl Barat

31 janvier 2007 [retour au début des forums]

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