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Paris, Elysée Montmartre, 6 mai 2007
W.A.S.P.
I’m fucking like a Bisounours

lundi 1er septembre 2008, par Vincent Ouslati

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Cela faisait déjà quelques années que je souhaitais voir W.A.S.P. en concert. Mais le groupe se faisait rare dans les parages et le succès mitigé de ses derniers opus avait limité leur envie d’aller défendre sur scène des albums jugés moyens par les fans les plus extrémistes. Cependant, avec la sortie de Dominator en 2007, que je qualifierai de très bon, Blackie Lawless s’est engagé dans une grande tournée mondiale qui s’achevait par ce concert en France, à l’Elysée Montmartre.

Les deux groupes chargés de chauffer la salle ne m’ont pas plus fait frémir que ça, et je n’étais pas le seul, les métalleux même bien imbibés réagissaient mollement. A tel point que leurs noms me sont sortis de la tête en à peine une heure. Je loue de fait la patience des gros cloutés autour de moi, étonnamment sages et courtois devant la faible prestation.

Cette légère déception disparaît des gueules alentours lorsque les roadies escortent sur son site le fameux pied de micro squelettique Elvis. Fixé à la scène et bloqué par des sacs de ciment, il est d’une laideur sans nom mais en impose. Nouvelle longue attente et Blackie daigne enfin se pointer. T-shirt crade noué au dessus du nombril, il a été plus élégant, notamment par rapport à ses acolytes, nettement plus classes. Il s’est cependant mis aux cuissardes depuis quelques années, un détail que ne renierait pas Francis Lalanne... Premier constat, on a droit à du classique, la setlist du concert laisse de la place pour deux titres de Dominator, Take me up et Heaven’s hung in black, mais ces derniers, bien que très bons ont du mal à s’insérer entre les terribles tubes des années 80.

Blackie se démène raisonnablement sur scène, on sent tout de même que c’est la fin de la tournée. Cela ne l’empêche point de gigoter sur son pied de micro et de le faire tournoyer à l’envi, ce qui a le don de faire hurler de plaisir les metalheads de base, ainsi que moi-même, soyons francs. L’interprétation est de qualité si ce n’est la voix un peu faiblarde parfois de Lawless, qui laisse les choeurs à ses confrères. Un peu à la masse ?

Non, mais étant un poil épuisé, il privilégie l’émotion à la puissance, les passages calmes sont merveilleux, le type a encore de la prestance et reste très impressionnant. Le reste du groupe excelle et semble avoir mieux récupéré, Darrel Roberts surtout est toujours aussi déjanté, se permettant de prendre la pause pour une photo en plein solo, il passera une heure à tirer la langue avec toute l’élégance qui le caractérise. Le son est bon, tous les instruments sont aisément reconnaissables, la batterie notamment, puissante et précise apporte beaucoup à la qualité de l’interprétation. W.A.S.P. ne balance plus de barbaque faisandée sur le public depuis des lustres, mais la séance du crâne plein de sang a été conservée, nostalgie quand tu nous tiens, j’ai pas pu me le choper malheureusement...

Mais enfin, j’aurai vu W.A.S.P. en concert. Un poil déçu franchement, le show étant forcément très éloigné de la furie palpable sur ma VHS de 1984 à Londres, on sent le groupe nettement moins virulent et mordant, et ce fut aussi un peu court. Mais il fallait bien ça le jour même des élections présidentielles, je n’ai appris les résultats qu’à la sortie de la salle...

Ci-joint le tracklisting :

- Medley On your knees / Inside the electic circus / Hate to love me
- Love machine
- Wild child
- Take me up
- Medley School daze / Paint it black / Scream until you like it / Dr Rockter
- The idol
- I wanna be somebody
- Heaven’s hung in black
- Chainsaw Charlie
- Blind in Texas



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Vincent Ouslati