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Bruxelles, Ancienne Belgique, 27 août 2006
Morrissey Wilde Youth mardi 5 septembre 2006, par |
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Morrissey en concert en Belgique pour la première fois depuis 1997, c’était un évènement à ne manquer sous aucun prétexte. Sans surprise, le plus rebelle des crooners anglais a fait salle comble ; les deux mille places de l’Ancienne Belgique ayant toutes trouvé acquéreurs le jour même de leur mise en vente. On ne pouvait imaginer autre accueil pour cet artiste, légende vivante du rock, qui exerce une véritable fascination sur son public depuis près d’un quart de siècle, et ce malgré une carrière solo en dents de scie.
C’est qu’il a vécu des années de vaches maigres, Steven Patrick Morrissey. Après la dissolution des Smiths, en 1987, et de très bons débuts en solo, il a connu une sérieuse panne d’inspiration vers le milieu des années 90. Des albums décevants (Southpaw grammar en 1995 et Maladjusted en 1997), suivis d’une fin de contrat brutale avec sa maison de disque, amenèrent sept longues années de disette, où il déprima enfermé dans sa tour d’ivoire de Los Angeles. Jusqu’à son retour, en 2004, avec You are the quarry. Sorti chez Attack (une branche de Sanctuary Records confiée à la bonne gestion de Morrissey himself), You are the quarry est peut-être bien son meilleur album à ce jour. Produit par Jerry Finn, ce disque fut une véritable renaissance artistique et personnelle pour le dandy britannique. Continuant sur cette lancée, il sortit cette année Ringleader of the tormentors, avec cette fois Tony Visconti (T-Rex, David Bowie) aux manettes. Enregistré à Rome, où Morrissey réside désormais, l’album n’atteint malheureusement pas les sommets de son prédécesseur, pas plus qu’il ne renoue avec la magie d’albums d’antan, tel l’inoubliable Your Arsenal. Plusieurs titres et certaines collaborations (dont celle du compositeur Ennio Morricone, en renfort sur Dear God, please help me) ont beau sortir du lot, on a l’impression que Moz a quelque peu musardé en chemin. Qu’à cela ne tienne, il n’était pas question d’hésiter longuement lorsque l’annonce de ce concert fut publiée. Et pour cause, puisque l’A.B. fut déclarée sold-out en un temps record. Comme on pouvait s’y attendre, la présence de Morrissey dans la mythique salle bruxelloise déclenche ce 27 août une bien plaisante agitation dans le centre de la capitale. Dès midi, plusieurs dizaines de fans - des Belges, mais aussi des Français et des Anglais joliment lookés - font les cent pas sur le boulevard Anspach... parfois sans billets. Les heureux détenteurs d’un précieux césame - quelques fois négocié à même le boulevard à des prix scandaleux - devront patienter jusqu’à 20h. A cette heure, c’est la jeune chanteuse et pianiste américaine Kristeen Young qui a l’honneur d’ouvrir la soirée. Seulement accompagnée d’un batteur (et de quelques bandes préenregistrées), Kristeen, très glamour, fait bonne impression grâce à sa voix très puissante et à de belles envolées mélodiques qui évoquent plus d’une fois Kate Bush. Son set donne malgré tout quelque peu l’impression de tirer en longueur... C’est bien sûr l’arrivée sur scène de l’icône et de son groupe que les deux mille spectateurs de l’A.B. attendent de pied ferme. En costume, très élégant, Morrissey transpire véritablement le charisme. Il n’a qu’à bouger le petit doigt : quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, c’est toute une foule en délire qui réagit comme un seul homme. Ca crie, ça chante, ça se bouscule et l’émotion est intense. En arrivant sur scène, il annonce : We gonna please the press in Belgium, allusion humoristique aux paroles de la chanson des Smiths Paint a vulgar picture. Le ton est donné. Derrière lui, cinq musiciens s’activent devant un portrait géant d’Oscar Wilde. Le fringuant guitariste Alain Whyte n’est pas présent (il se consacre actuellement à son propre groupe, Red Lightning). Comme de coutume depuis le début de la tournée, ses parties sont jouées par le Texan d’origine mexicaine Jesse Tobias, qui remplaça un temps John Frusciante au sein des Red Hot Chili Peppers. On lui reprochera de ne pas toujours faire preuve de la même finesse que son homologue Whyte et de se complaire dans un jeu plus « brut » qui ne sert pas certaines compositions de la meilleure manière qui soit. De l’autre côté de la scène, les vieux serviteurs Boz Boorer (seconde guitare) et Gary Day (basse) sont fidèles au rendez-vous, tout comme le claviériste Mike Farrell, qui touche aussi de la trompette à l’occasion. Le poste de batteur, laissé vacant par Dean Butterworth après la précédente tournée, est cette fois tenu par Matt Walker, drummer de Filter qui fit également un intérim chez les Smashing Pumpkins. Que du beau monde, donc ! C’est avec In the future when all’s well, un titre du dernier album, que le concert débute. Les fans en connaissent manifestement déjà très bien les paroles. Suivent Panic, un grand classique des Smiths qui déclenche une véritable hystérie, et Irish blood, English heart, le hit-single de l’avant-dernier opus. L’ambiance est excellente d’un bout à l’autre du show, grâce à un public très chaud et parfois gentiment turbulent qui entend bien profiter pleinement du moment présent, ce plaisir rare de se tenir à quelques mètres d’une telle idole, notre Elvis Presley à nous, les jeunes des années 80/90. Entamant volontiers un petit speech entre les chansons, il remercie ironiquement le petit monsieur à moustache qui a ciré la scène l’après-midi, la rendant presque trop glissante. Plus tard, il demande l’assistance de son staff pour chasser une énorme araignée qui se balade sur le devant de la scène et qu’il ne veut en aucun cas tuer... Les rares tentatives d’invasion de la scène (une vieille tradition dans les concerts de Morrissey) n’aboutiront pas ; les fans anglais se heurtant à la vigilance d’un service d’ordre bruxellois particulièrement zélé et à cran. La set-list, pourtant, ne comprend pratiquement aucun des titres les plus potentiellement sujets à débordements (pas de There is a light that never goes out ni de Suedehead). En fait, seuls quatre chansons emblématiques des Smiths seront jouées : Panic, How soon is now ?, Girlfriend in a coma et Stop me if you think you’ve heard this one before. Comme on pouvait s’y attendre, la priorité du jour est plutôt la défense du dernier album, bien représenté avec une belle poignée de titres dont le single You have killed me ou le sublime Life is a pigsty - un morceau déjà indispensable du répertoire mozien. Après Now my heart is full en guise d’ultime rappel, Morrissey disparaît en coulisses et, dit-on, quitte l’A.B. dans les secondes qui suivent, un peu à la manière d’Elvis en son temps. Les lumières se rallument et chacun déserte sereinement les lieux, dans une atmosphère de saine béatitude, persuadé d’avoir assisté à l’un des concerts de l’année. Parmi les plus intenses. Après la performance inoubliable de Bauhaus en février en cette même salle, nous avons à coup sûr vécu un autre très grand moment, si pas l’un des must absolus de 2006. |
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Il y a 20 contribution(s) au forum. Morrissey
(1/8) 8 septembre 2006, par R.T. Morrissey
(2/8) 8 septembre 2006, par franck Morrissey
(3/8) 8 septembre 2006, par sophie Morrissey
(4/8) 8 septembre 2006, par Jean-sébastien Morrissey
(5/8) 7 septembre 2006 Morrissey
(6/8) 5 septembre 2006 Morrissey, l’anecdote...
(7/8) 5 septembre 2006, par Crosstown Traffic Morrissey
(8/8) 5 septembre 2006, par Boettcher |
Morrissey 8 septembre 2006, par James Dean [retour au début des forums] Perso, pour découvrir l’oeuvre de Moz, je conseillerais plutôt "Viva Hate", son premier album solo avec Stephen Street à la compo et à la basse en studio et Viny Rilley (leader de The Durutti Column, groupe culte de la new wave de Manchester) à la guitare. Ses deux singles les plus connus sont dessus. Il y a aussi "Bona Drag", qui est une compilation de singles hors albums : presque tous sont indispensables ! Morrissey 8 septembre 2006 [retour au début des forums] si tu as aimé ’you’re the quarry’, et donc ses 2 premiers singles, tu ne devrais pas être déçu par ’your arsenal’. Morrissey 9 septembre 2006 [retour au début des forums] Je ne saurai trop conseiller "Vauxhall and I " qui reste pour moi inégalé et inégalable.Si "your arsenal" est aussi considéré comme un de ses meilleurs albums,"Viva Hate" est à mon gout bien supérieur.Enfin ,il ne faut surtout pas se priver d’écouter certains albums des Smiths.
Morrissey 8 septembre 2006 [retour au début des forums] Les die-hard follower comme tu dis étaient à la fois à droite et à gauche ... Et je sais de quoi je parle ... Morrissey 8 septembre 2006, par franck [retour au début des forums] tu as le don d’ubiquité alors : on dirait que tu peux être partout à la fois... devant moi, il y avait un couple de manchester et un gars d’écosse (très sympathiques mais pas très démonstratifs).
j’ai pu voir quant à moi tous les mimiques du bonhomme de près sans être gêner mais les gens de mon côté n’ont croisé son regard que très rarement. franchement, c’est assez pitoyable de sa part de manifester tant d’importance à un groupe de personnes en particulier. ceci étant dit, tu n’as pas défendu son nouvel album : il t’inspire quoi ? Morrissey 9 septembre 2006, par gloup [retour au début des forums] Je suis d’accord, les nouveaux titres sont faiblards. Jesse Tobias n’est vraiment pas mon songwriter préféré ;
Morrissey 7 septembre 2006 [retour au début des forums] Non, pour ça, il s’est entouré de très bons compositeurs (Johnny Marr, Alain Whyte,...), mais il écrit quand même toutes ses paroles. Ce n’est pas juste un interprète. Morrissey 8 septembre 2006, par Hyaena [retour au début des forums] Depuis la fin des Smiths en 87, Morrissey n’a plus composé avec Marr. Par la suite Morrissey a travaillé avec Viny Reilly aka Durutti Column, Stephen Street (producteur du dernier Smiths + Blur...), Boz Boorer... Morrissey 9 septembre 2006 [retour au début des forums] Merci...Je pense qu’il est plus difficile de composer que d’écrire les paroles d’une chanson, quand bien même ces paroles sont d’une très grande qualité. Ce n’est que mon avis...Je tire donc mon chapeau à Alan Whyte et consorts, qui mériteraient selon moi d’appararaître en premier sur les crédits des CD, et dont le rôle devrait plus souvent être souligné. Car de belles paroles sur des musiques merdiques, çà ne le fait pas...
Morrissey 5 septembre 2006 [retour au début des forums] Paul Anka qui serait épaulé par un putain de bon groupe de rock, alors ? Morrissey 5 septembre 2006, par Boyracer [retour au début des forums] A presque 50 ans, il serait bien plus pathétique de sa part de jouer les jeunes premiers.
snif :-( 6 septembre 2006, par Kira [retour au début des forums] Pourquoi ce concert était-il sold out quand je suis rentrée de vacances ???
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