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Saint-Cloud, 25 et 26 août 2005
Rock en Seine 2005
Un festival à trois têtes

samedi 10 septembre 2005, par Olivier Pucheu, Philippe Marie

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Rock en Seine s’impose comme le seul festival en plein air, aux portes de Paris, installé dans le site exceptionnel du Domaine National de Saint-Cloud. Pour sa troisième édition, le festival offrait une affiche tout aussi alléchante que celle de l’année dernière. Organisée en semaine, semble-t-il en raison des disponibilités de certains artistes, cette édition 2005 se déroulait sur trois scènes...

En effet, la scène dite de la Cascade a été déplacée, pour laisser place à une troisième, appelée scène de l’Industrie. Il allait donc nous falloir, encore plus que lors de l’édition 2004 de Rock en Seine, "jongler" entre les prestations afin d’en manquer le moins possible. Malheureusement, les groupes locaux passant sur la scène de l’Industrie nous auront échappé, pour des raisons de choix et de timing.

- Jeudi 25 août

Après une matinée pluvieuse, c’est sous un ciel menaçant que nous arrivons au domaine du Parc National de Saint-Cloud. Il est 15 heures. Les spectateurs arrivent lentement alors que The Subways, le groupe auteur du remarqué Young for eternity, prend place sur la scène de la Cascade et donne le coup d’envoi du festival. Avant de nous diriger vers la grande scène, nous observons leur prestation pendant quelques minutes. Les jeunes membres du groupe déroulent un rock énergique, certes pas des plus originaux, mais suffisamment efficace pour séduire des spectateurs de plus en plus nombreux, mais contrariés par la pluie qui commence à claquer sur les visages peu après le début du set. Une grosse averse s’abat sur le domaine alors que nous nous rendons à la grande scène. Aucunement gênés par la pluie, ni par les techniciens qui s’affairent à protéger le matériel, Michael Franti & Spearhead accueillent les premiers spectateurs. Quelques mesures empruntées à Bob Marley et à Nirvana, parfaitement jouées et intégrées dans le set du groupe, suffisent à faire bouger le public. Michael Franti chante la paix. Agréable, sa musique varie entre reggae, blues funky et clins d’œil rock. Pendant ce temps, la pluie s’arrête petit à petit, puis Michael Franti salue l’arrivée d’une éclaircie avant d’enchaîner et de conclure une prestation convaincante. Excellent choix pour ouvrir ce festival sur la grande scène, chasser la pluie et commencer à dodeliner.

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Michael Franti & Spearhead sous la pluie

Du côté de la scène de la Cascade, Athlete salue également l’arrivée du soleil et donne un assez bon concert, sans toutefois réellement réussir à capter toute notre attention. Comme beaucoup des spectateurs qui nous entourent, nous attendons les Sunday Drivers. Il faut bien l’avouer, sans partir avec un a priori négatif, nous étions curieux de voir ce que les quatre Espagnols avaient à proposer, outre le très médiatisé Oh my mind. Force fut de constater qu’après quelques titres dont les mélodies nous ont peu marqué, leur tube ne suffisait pas à nous donner envie de rester. Cela tombait finalement plutôt bien, puisque The Arcade Fire était attendu sur la grande scène.

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The Arcade Fire

Les choses sérieuses allaient donc enfin commencer. Formé autour du couple Win Butler (chanteur) et Régine Chassagne (accordéon, chant, batterie...), The Arcade Fire restera pour nous comme le premier "gros concert" de ce festival. Précédés d’une réputation particulièrement flatteuse, les Québécois s’accaparent immédiatement la scène. Emotionnellement parlant, des mélodies progressives, servies par le charisme de Win Butler, dont la voix rappelle parfois certaines intonations de David Bowie, et le visage celui d’un certain David Gilmour jeune, parviennent tout de suite à donner à la prestation du groupe une profondeur et une puissance qui n’apparaît pas forcément à l’écoute sur CD. A chaque fois qu’on ferme les yeux, cette musique venue du Québec devient lyrique, passionnée, déroutante. Les huit musiciens détendus et sereins changent d’instruments, jouent avec des casques de moto et se regardent souvent. Succession de complaintes oniriques enivrées, cette pop/rock signée par le couple leader du groupe s’enracine sans fausse pudeur au siècle dernier. Elle scintille, sort de l’ombre par à-coups d’envolées de synthé et de xylophone pour atteindre une plénitude tragique. On se prend à imaginer ce que donnerait le résultat d’une collaboration entre David Bowie et Sugarcubes. On apprécie également l’intégration toujours parfaite de l’accordéon, du xylophone ou du violon dans les morceaux, tout autant que la polyvalence des musiciens tout au long du set. Les titres de l’album Funeral s’enchaînent à merveille, pour finir par une version parfaite, très captivante, de Neighborhood 3 (Power Out). Malheureusement, le temps imparti au groupe est écoulé et il est déjà temps pour nous de passer à autre chose.

A peine le temps de nous rendre à la scène de la Cascade où se produit Hot Hot Heat qu’il nous faut déjà repartir vers la grande scène pour assister à ce qui s’annonçait comme l’un des concerts les plus attendus de la soirée, celui de Queens of The Stone Age. Un nom qui sonne comme un hommage à l’héroine du film de Lars Von Trier, Element of Crime, que son amant prévient : « I’m gonna fuck you like in the Stone Age ». D’emblée, la puissance du son et le charisme de Josh Homme s’imposent. Le son est lourd, parfaitement équilibré. Le ton est donné ; le groupe prend son temps pour augmenter la cadence. Les Queens of the Stone Age sont bien le rouleau compresseur attendu, mais leur prestation ne se résume pas à cela. En s’adressant au public, Josh Homme avait prévenu. Le groupe a peu de temps et, plutôt que de parler, préfère enchaîner afin de jouer le plus longtemps possible. Au fur et à mesure que le set avance, le public se montre de plus en plus déchaîné. Divers objets fusent au-dessus des premiers rangs et les slammers sont de plus en plus nombreux. Dans la boue, l’empreinte s’élargit au fur et à mesure des battements de jambes d’un public sous pression. Pendant ce temps, l’intensité des morceaux, portés par la voix étonnamment chaude de Josh Homme, ne faiblit pas. A l’image de l’interminable et jouissif A song for the dead ou de la pureté du riff de Little sister, le groupe offre au public de la grande scène une prestation complète, parfaitement pensée et tout aussi bien exécutée. Le quatuor finit tout de même par s’arrêter de jouer, juste le temps pour Homme d’annoncer un morceau (Burn the witch) en hommage a l’un de ses groupes préférés, les Pixies. No one knows, second morceau de l’album Songs for the deaf et quart d’heure époustouflant de cette transition d’honneur aux Pixies, allait magnifiquement mettre un terme à une prestation qui nous aura marqués par sa puissance et son efficacité brute.

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Queens of the Stone Age

LE concert de la journée allait enfin avoir lieu. La grande scène était prête à accueillir les Pixies. Après certaines prestations plus qu’imparfaites et alors que Franck Black avait lui-même lancé la rumeur selon laquelle un nouvel album du groupe était en préparation, une grande partie des fans, et plus particulièrement ceux de la première heure, pouvait légitimement avoir des craintes quant à la qualité du show de ce soir. La reformation des Pixies n’était-elle qu’une histoire de gros sous ? Kim et Francis étaient-il réellement heureux de jouer ensemble ? La voix de Francis allait-elle être à la hauteur ? Ce 25 août 2005, en vieux fans acquis à la cause, nous avons vu ce qui restera pour nous, et pour la plupart des gens qui couvraient la pelouse de ce parc rempli, un vrai concert de rock’n’roll. Un Best of Pixies dynamique et sans concessions. Le concert démarre par une version acoustique, et il faut bien le reconnaître, assez molle de Wave of mutilation. Mais petit à petit, la sauce monte. Les Pixies enchaînent les morceaux, de plus en plus efficacement, avec à chaque intro un murmure de satisfaction qui parcourt la foule comme pour mieux nous rappeler que toutes ces chansons, ces mélodies, sont des classiques intemporels. Une émotion rare, une intensité intacte, plus brute et plus tranchante qu’avant. Ils ont vieilli, certes. Francis est plus gros dans son costume Black, Joey Santiago est chauve, Kim Deal a mûri telle une maman confiture, mais alors attention pas de répit. Ils rejouent joyeusement chaque refrain, sans rides, et tout le monde rajeunit en chantant de plus belle avec eux. Et rien à faire, quand Joey attrape la baguette que lui lance son pote Dave survolté, pour caresser sa guitare et partir sur un Vamos très puissant, c’est l’extase. Là où Frank Black, Charles Thompson de son vrai nom, criait, hurlait même, maintenant il mord, enragé comme jamais sur sa Planet of sound. Les images diffusées sur les écrans géants illustrent parfaitement ce que l’on ressent. Les Pixies n’ont tout simplement jamais cessé d’exister. Le visage de Kim est de plus en plus souriant ; sa complicité retrouvée avec Frank, de plus en plus évidente. C’est ma-gni-fique ! Quelle ovation ! Quel rappel, où un peu hagards, ils s’approchent ensemble devant la scène pour bien nous regarder en plissant les yeux, et nous saluer, le sourire en coin. Et ce chanteur, ce nounours égoïste, qui plaisante longuement avec la bassiste qui trépigne, qui aimerait bien, elle aussi, en pousser une, tellement ils sont heureux, là. Alors c’est d’accord, elle nous dédie Gigantic « big big love » en prenant bien soin de faire durer le plaisir, durer le plaisir, durer le plaisir. Sur les derniers accords, elle termine par des « bonne nuit Frank », « bonne nuit Joey », « bonne nuit Dave » et le dit au ciel, à nous, quoi, en plein rêve, puis ils s’en vont, majestueux Pixies. Et là, dans ce long tonnerre d’applaudissements, on se retourne, et on réalise d’un coup l’influence de ce groupe sur plusieurs générations. Un souvenir à emporter sur son Isla De Ecanta... Nous quittons le festival pour quelques heures avec la sensation d’avoir assisté à l’un des meilleurs concerts des Pixies.


- Vendredi 26 Août

Pour cette deuxième et dernière journée du festival, nous arrivons la tête encore pleine de la musique des Pixies et du souvenir de leur prestation de la veille. La journée s’annonce plus douce, et le ciel plus dégagé.

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Goldfrapp

Après la conférence de presse de Franz Ferdinand, nous nous rendons rapidement à la scène de la Cascade, prête à accueillir Goldfrapp. Sensuelle, sexy, provocante et plus blonde que jamais, Alison Goldfrapp s’excuse tout de suite : « Pardonnez-moi si je chante faux parfois, j’ai la crève ». Difficile pour nous de faire le tri de toute façon, entre les sons post-modernes de la boîte magique qu’elle titille amoureusement et les chorégraphies hardcore de ses deux sylphides masquées en lionnes apprivoisées ou en chevaux d’argent, j’apprécie à la fois le spectacle visuel et sa bande-son, sans pour autant avoir besoin de me concentrer sur les mélodies ou les textes en particulier. Avec Goldfrapp, je goûte à un concept agréable, dans l’air du temps, comme je mâche avec curiosité un nouveau chewing-gum aux couleurs fluo, dont le goût reste finalement bien longtemps dans la bouche. Heureusement, j’ai gardé le papier dans la poche.

Au fur et à mesure que l’heure prévue pour le passage de Babyshambles approche, une rumeur parcourt les allées du festival. Le groupe emmené par Pete Doherty ne monterait plus sur la scène de la Cascade, mais sur celle de l’Industrie, une heure plus tard. Certains fans parmi les plus inquiets se demandent même si le concert n’allait tout simplement pas être annulé. Sans donner davantage de précisions, un membre de l’organisation prend le micro de la scène de la Cascade pour annoncer le report du show sur la scène de l’Industrie, une heure plus tard (à 18h40).

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On a retrouvé Pete Doherty !

Qu’à cela ne tienne ! The Departure n’est visiblement pas groupe à se laisser prendre au dépourvu. Les cinq jeunes Anglais au look soigné n’ont pas à se faire prier pour stimuler immédiatement une foule enthousiasmée par leur fraîcheur et la douce arrogance de leur attitude décomplexée. Avec sa voix haut perchée, ce chanteur volontaire et spontané nous incite à un accueil chaleureux et énergique. Très pro et plein d’entrain, le groupe aligne les mélodies malignes et ciselées de son premier album prometteur, Dirty Words. Déterminés à ne pas bouder leur plaisir apparent et contagieux, ils nous livrent l’étendue de leur univers, dans lequel résonnent les plus estimables influences du rock british. S’il continue de gagner aussi facilement les moult batailles qui jalonnent leur parcours, le leader, joyeux luron en veste de treillis mimant à plusieurs reprises une marche militaire, devrait mener très vite The Departure au plus haut sommet. A suivre de près...

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The Departure

Dans notre course entre les différents concerts, nous avons quelques minutes pour assister à la fin de celui de Babyshambles. Pete Doherty et sa bande semblent peu impliqués. Physiquement, le chanteur ne respire pas la forme et, globalement, l’ensemble de ce que nous voyons ne nous convainc pas. Le son est "crade", dans le mauvais sens du terme, et finalement, on se dit que c’est une bonne chose que The Departure ait remplacé Babyshambles sur la scène de la Cascade.

Après un court détour par la grande scène, où les Saïan Supa Crew et leur démonstration de human beat box nous ont plutôt donné envie de « lever la patte », comme l’un de leurs refrains le martèle, nous revenons à la scène de la Cascade. Feist y est attendue d’un instant à l’autre. La songwriter attachante et séduisante est telle qu’on l’imagine, à la fois fidèle et à mi-chemin de ses influences. Devant une formation resserrée, Feist joue tout en nuance les chansons intimes d’un premier album sincère et touchant, Let it die. La Canadienne désormais parisienne est chez elle, comme à la maison, décontractée et souriante, agrippée à sa belle guitare rouge. Tandis qu’elle plaisante avec le public sur le pire hôtel qu’elle a connu, je me demande : et si cet instrument était le cadeau d’une de ses nombreuses rencontres musicales ? Celui des Ramones, Jesus Lizard, Gonzales ? De toute façon, maintenant, elle va mûrir sur des sons plus ou moins blues, plus ou moins folk.

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Feist

La foule commence à être réellement dense face à la grande scène qui n’attend plus que les Foo Fighters. Si l’on peut penser que la musique des FF s’adresse principalement aux ados ou aux nostalgiques de Nirvana, il faut bien reconnaître que la prestation du groupe ce soir à Rock en Seine est de très bonne facture. Dès les premières secondes de In your Honor, Dave Grohl semble dedans. Parfois souriant, rageur dans ses intonations, carré dans son jeu de guitare, il assure. La section rythmique du groupe est également particulièrement efficace, lourde à souhait. Les morceaux s’enchaînent sans aucune fausse note (Time like these, My hero, Learn to fly) et le single Best of you trouvent sur scène le supplément rock’n’roll qui manque à la version studio. Quelques mots en français de Dave Grohl entre les morceaux, et ça repart. Jusqu’à la fin, les Foo Fighters ne lâchent pas et, au moment de les quitter pour aller rapidement retrouver Robert Plant, nous nous disons qu’il est dommage qu’un battement de quelques minutes entre les "gros" concerts sur les différentes scènes n’ait pas été envisagé par les organisateurs.

Sur la scène de la Cascade, des bâtonnets d’encens se consument, accrochés aux retours. Petit à petit, l’odeur arrive jusqu’à nous. Les éclairages sont chaleureux. L’ambiance est posée. Lorsqu’arrive Robert Plant, nous sommes presque émus, comme tous les vieux" fans de Led Zep qui nous entourent. Jean-Paul Huchon (Président du Conseil régional d’Ile de France) avait annoncé lors de la conférence de Presse de Rock en Seine 2004 qu’il rêverait de faire venir Led Zeppelin, ou au moins un des rescapés du groupe... C’est chose faite. Immédiatement, la voix de Robert Plant nous envoûte. Ses musiciens sont sobres, justes. Notre attention est tout particulièrement portée sur le batteur, dont la frappe est incroyablement pure et sèche. Après quelques mots de Plant, en français, qui s’adresse à « ses potes » (le public), le groupe attaque une version très personnelle et réussie d’un des plus grands hits de Led Zep : Black dog. A aucun moment on ne s’essaie à faire la comparaison avec la version originale. Les guitares sont parfaites et la mélodie du chant parfois à peine reconnaissable, comme sur le magistral When the levee breaks. C’est bien à un concert de Robert Plant, et pas des moindres, que nous assistons. Un Robert Plant inspiré, porté par une formation solide. Indéniablement, c’est sur ce point que le show est une parfaite réussite. Dans le public, les réactions enthousiastes autour de nous ne trompent pas. Mais l’heure avance, et il va nous falloir regagner illico presto la grande scène. Nous avons juste le temps, à travers l’intemporel Whole lotta love joué en rappel, de penser à ce que Robert Plant a rappelé au public : sa venue à l’Olympia le 9 Novembre. Assurément, nous y serons.

Dernier concert de cette édition 2005 du festival : Franz Ferdinand. A la découverte de leur premier album, je n’aurais pas pensé, et Olivier, encore moins, qu’un jour je sautillerais sur la quasi-totalité de leurs morceaux. Jugement hâtif qui se produit lorsqu’on martèle partout l’inévitable "qualité" d’un groupe. Ajoutez à cela une première écoute sans coup de foudre ni trompettes, et vous obtenez quelqu’un de sceptique qui ne demande qu’à être contredit. C’est fait. Les quatre copains de Glasgow sont d’abord et surtout un groupe taillé pour la scène. Normal, depuis l’origine ils font de la musique "pour faire danser les filles"... Hum. Plus maintenant. Ils font danser tout le monde à cloche-pied avec leur disco-rock, projeté tel un boomerang qu’on essaye de rattraper au vol sans y parvenir. Eux récupèrent et relancent aussitôt dans une autre direction : pas le temps de retomber sur ses pieds et c’est tant mieux, on est là pour ça ! Le chanteur audacieux, enfin essoufflé, annonce sûr de lui : « Vous allez aimer le prochain morceau ». Et ils relancent, direction Cha la la-la la la, en répondant à ma secrète demande : Take me out. C’est bien, ça envoie, il faut le reconnaître. Il ne sert à rien de chercher à expliquer cette musique, ni de tenter d’en expliquer les influences. Une chose est sûre, ce ne sont pas les Stones, qu’Alex Kapranos, le leader, avoue n’avoir jamais vu. Lors de la conférence de presse, il a d’ailleurs salué, amusé, les 62 ans de Mick Jagger, dont il croyait, hilare, qu’il en avait dix de plus. Au final, Franz Ferdinand version scène nous a complètement convertis. Je pars à la poursuite du deuxième album, OVNI aux couleurs noir, rouge et vert pâle, qui sort dans quelques jours.

Nous repartons pleinement satisfaits par cette édition de Rock en Seine. Au bilan, un excellent son pour la majorité des groupes, une parfaite exploitation des écrans géants sur la grande scène, et une organisation globale assez sérieuse. Paris semble définitivement posséder son grand Festival, appelé à durer et à attirer de plus en plus de monde si les programmations futures sont à la hauteur.

Avec la participation de Jérôme Prévost. Photos © Olivier Pucheu, Philippe Marie / Pop-Rock.com - 2005. Droits réservés.



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Olivier Pucheu

Philippe Marie





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Rock en Seine 2005
(1/2) 16 juillet 2012, par jzobberz
> Rock en Seine 2005
(2/2) 12 septembre 2005, par lkj




Rock en Seine 2005

16 juillet 2012, par jzobberz [retour au début des forums]

I’m always excited with going to Rock en Seine festival. I love watching different bands perform and the crowd is going wild and crazy with the performance of the bands. I do hope I will be able to finish writing a personal statement before the day of the festival.

[Répondre à ce message]

> Rock en Seine 2005

12 septembre 2005, par lkj [retour au début des forums]

J’avais déjà posté donc je le remet.

Appréciation rapide.

Arcade Fire : son naze, bof visuellement (ok il y a un mec qui tape partout avec tout ce qu’il trouve mais c’est rigolo deux minutes), potentiel pas encore exploité totalement sur scène, mieux adapté à une petite salle très certainement.(D’ailleurs ce qui est joué sur scène est à peu de choses près ce que j’ai entendu lors des sessions de Bernard Lenoir).

Queens of the stone age : énorme, intelligent, intense, rock’n’roll,réel sens de la mise en scène.Bon son.Josh Homme à la classe.

Pixies : excellent son, chansons toujours incroyables, voix incroyable, alchimie évidente du groupe.Prestation quand même très pépère et chiante.De toute façon les Pixies n’ont jamais été un groupe de scène.

Hot Hot Heat : bon son, mauvais groupe avec pour chanteur une sorte de T-rex staracadémisé avec micro à la main derrière un synthé (ouch ça fait mal).Le public semble beaucoup aimer.Boys band du jour.

Verdict perso : Queens of the stone age vainqueur haut la main, Arcade Fire aurait mérité un son digne de ce nom.

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