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Dour Festival, 15 juillet 2004
Et Dour 2004 commença très fort...
autre compte-rendu de la première journée

dimanche 18 juillet 2004, par Jérôme Delvaux

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Quelle journée, mes amis. Quelle journée ! A peine arrivés sur le site, avec la navette de la gare de Saint-Ghislain, certains ont déjà leur première frayeur. Des chiens policiers se ruent sur les festivaliers un peu trop chargés en substances illicites...

Une fouille approfondie des mains expertes de nos amis des forces de l’ordre s’en suit immanquablement. A l’image de ce qui se passe en Angleterre, la présence policière est renforcée. Nous voilà prévenus !

A 14h, le groupe montois Estieve est le tout premier à se produire sous le Eclectik Dance Hall. Un public parsemé se présente devant la scène. Il s’agit surtout de curieux car cette formation joue ici la première date importante de sa courte carrière. Que dire d’Estieve, sinon qu’ils proposent un rock très énergique et chanté en français ? Une reprise délirante des Mots bleus de Christophe en constitue le moment fort. A la sortie du concert, d’une demi-heure seulement, le chanteur, Jacques, a eu la gentillesse de nous accorder une interview (voir ici).

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Estieve

Le concert à peine achevé, nous apprenons la nouvelle de l’annulation de Ari Up. La plus punk des chanteuses de reggae n’est pas du voyage ! Dommage.

Mes aventures se poursuivent, de buvette en buvette, de scène en scène et de chapiteau en chapiteau. La jolie Laetitia Sheriff donne un très beau show sous le Dance Hall et clôture son set par une reprise d’anthologie du Nightclubbing d’Iggy Pop.

A l’issue du concert, alors que j’essaie de prendre quelques clichés d’ambiance depuis la scène, j’ai mon attention attirée par un spectateur qui me fait de grands signes. Il s’agit de Laurent Bianchi, autre chroniqueur de Pop-Rock également sur place. Il m’accompagne voir les vieux punks de Zeke. Ils ne nous décevrons pas. Toutes guitares dehors, leur concert sent bon la transpiration et le rock’n’roll.

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Zeke

Sous l’insistance de Laurent, je rejoins le backstage pour assister à la prestation de Senser. Ce groupe anglais, qui fait partie de ses old roots, propose un rock matiné de hip-hop qui n’est pas sans rappeler les Beatie Boys. Avec son alternance de voix masculine/féminine, le concert est sympa mais ne me touche pas plus que ça. Lolo vous en parlera sûrement mieux que moi...

Mais voici venu le moment d’accueillir les  !!!, prononcez Tchik Tchik Tchik ! On nous parle de ce groupe comme des nouveaux Strokes, à ne manquer sous aucun prétexte. Jacques de Pierpont, animateur sur Pure FM et présentateur des scènes de Dour, que je croise en coulisses, semble bien d’accord. Personnellement, leurs compositions m’inspirent la rencontre improbable des Happy Mondays et de The Coral. Je sais que Laurent n’est pas tout à fait d’accord, mais peu importe... Ce groupe assure et se montre assez déconcertant. En cours de concert, le batteur abandonne ses caisses pour le chant, et inversément.

L’affiche est particulièrement riche et nous impose des choix. En lieu et place d’Audiobullys, je choisis d’aller voir Fixmer & McCarthy, dont je vous parlais dans notre Pop-Rock Express spécial Dour. Terence Fixmer -un des meilleurs artistes techno au monde, pour ceux qui l’ignoreraient- se montre adorable et m’accorde une interview (voir ici).

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Douglas McCarthy

Fixmer monte sur scène en compagnie d’un mastodonte de l’electro, l’Anglais Douglas McCarthy. Chanteur de Nitzer Ebb, McCarthy est une des idoles avouées de Fixmer. Depuis quelques temps, il s’amuse à le faire chanter sur des hymnes dancefloor à damner un saint.

Quand le duo débute, je suis directement dans l’ambiance. Hypnoptisé, obnubilé, fasciné, je ne parviens pas à décoller les yeux de la scène où Douglas "the King" se donne en spectacle. Je le croise quelques secondes avant sa montée sur scène, visiblement tendu mais pourtant très abordable, une bonne bouteille de vin rouge français en main.

Les classiques de Nitzer Ebb sont revisités, et modernisés, par le prodigieux DJ frenchie, et Doug donne le meilleur de lui-même. Le cameraman de la RTBF, dépêché sur place, semble ne pas en croire ses yeux. La foule est dans une transe comme il m’a rarement été donné d’en voir. Je ne tarde pas à m’immerger dans cette ambiance de folie et décide de quitter le backstage au profit de la fosse. Ceci après m’être fait éjecter du frontstage car "les photographes ne sautent pas, ne dansent pas et n’hurlent pas, monsieur !". Je ne le regretterai pas. Le tube Splitter déclenche une scène d’hystérie collective comme je n’en avais plus vu au moins depuis la venue de David Bowie au Beach Rock en 2002, voire même depuis le concert de Depeche Mode à Bruxelles, en 1998... C’est tout dire.

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The Hacker observe la scène...

Quelle n’est pas ma surprise de croiser en coulisse un invité de marque. Michel Amato, alias The Hacker, autre très célèbre DJ electro français, est dans le backstage. Le vieux compagnon de route de Miss Kittin jouait la veille à Amsterdam et avait envie de voir son vieux pote Fixmer s’éclater avec une de ses idoles. Il me dit que sa chère Caroline a 31 ans le lendemain et qu’il les fêtera avec elle à... Gand. Quand Doug McCarthy débarque en coulisses, je le photographie aux côtés de Michel qui, flaté, me fera promettre de lui envoyer les clichés.

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McCarthy & The Hacker

Me voici maintenant dans l’attente du concert de Ghinzu, à 1h30. Bien qu’ayant croisé plusieurs fois Carlo Di Antonio dans la journée, je n’ai pas pensé à lui dire ma façon de penser à ce sujet. Pourquoi programmer si tard un groupe de cette qualité ?

Ils commenceront toutefois par me décevoir. Leur sound-check tourne au ridicule : le régisseur communique par micro avec les musiciens, ce qui fait que nous n’en manquons pas une miette. « Bon, essayons les samples » dit-il. Et voici une bonne part de l’effet de surprise gâché en quelques secondes...

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Ghinzu

Le groupe se rattrapera toutefois. Après la montée sur scène sur fond des Mots bleus de Christophe (encore !), John Stargasm, chanteur et claviériste fait plus qu’assurer. Bien que très statique dans les premiers instants, il finit par se lever et se déchaîner véritablement. Un concert de Ghinzu est physiquement éprouvant. Les mélodies incitent à se déhancher et à se laisser aller totalement. Ils seront bientôt au Pukkelpop. Comme Ponpon l’a rappelé en présentant le groupe, c’est assez exceptionnel pour un groupe belge francophone (même si Ghinzu chante en anglais).

Leur (très bon) concert achevé, je regagne le camping... C’est qu’une journée très rude m’attend le lendemain. La première, en tout cas, a tenu toutes ses promesses !

- Photos : (c) Jérôme Delvaux

- Lisez le compte-rendu du même jour par Laurent Bianchi.

D’autres articles seront bientôt disponibles.



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Jérôme Delvaux





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Et Dour 2004 commença très fort...
(1/1) 12 août 2014, par Batty




Et Dour 2004 commença très fort...

12 août 2014, par Batty [retour au début des forums]

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