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Vampire Weekend : "Contra" Gauche caviar dimanche 14 mars 2010, par |
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Je l’avoue, j’ai failli vraiment m’enthousiasmer pour cet album. A tel point que, curieux, j’ai essayé d’acheter une place sur eBay pour leur récent concert sold-out à l’AB, mais j’ai perdu l’enchère en dernière minute. Du coup, j’avais même envisagé d’aller trainer devant la salle une heure avant le show pour tenter d’acheter un billet le double de son prix aux Marocains qui font les cent pas sur le trottoir… C’est dire ! Heureusement, le mauvais temps, ce lundi là, m’en a finalement dissuadé. Je dis « heureusement » car, une fois l’enthousiasme des premières écoutes passé, le soufflé retombe bien vite. Aujourd’hui, en mars 2010, Contra me rappelle surtout pourquoi j’aime les Talking Heads et les Clash.
Si vous avez manqué un épisode, sachez qu’il s’agit déjà du deuxième album de ce groupe de jeunes bourgeois new-yorkais, deux ans après un opus sans titre qui avait rencontré un très joli succès, particulièrement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Et celui-ci, sorti en janvier, fait mieux encore, du moins si l’on croit les charts, puisqu’il s’est classé en tête du Billboard américain dès sa sortie. Comme Lady Gaga, en somme. Epoustouflant, non ? Mouais. Chez nous, la mayonnaise prend nettement moins bien et Vampire Weekend reste un groupe réservé, en gros, aux initiés qui suivent l’actualité indie-rock de près. Plutôt les Flamands, donc. Par une question de culture (les Flamands sont plus orientés rock que les Wallons, il suffit de voir le nombre de festivals qu’ils organisent…), mais aussi parce que les ondes radios FM néerlandophones ne sont pas polluées par tout ce que la variété et la pop française comptent de déchets style Indochine et autres horreurs encore plus atroces. Vampire Weekend est une entité bicéphale formée d’un chanteur juif et d’un compositeur arabe (les deux autres musiciens ne font que garnir) qui piquent des idées un peu partout. Surtout chez les Talking Heads (même si c’est un petit peu moins flagrant sur Contra que sur le précédent), mais aussi à XTC, à Paul Simon pour le côté world, et à la période jamaïquaine des Clash. Les Clash qui ont d’ailleurs inspiré ici jusqu’au titre du disque, puisque Contra est un nom choisi en clin d’œil à leur triple-album Sandinista ! (les contras étaient, au Nicaragua, des militants de droite opposés aux sandinistes marxistes). Ezra Koenig, le parolier, fait aussi l’une ou l’autre allusion aux textes de Joe Strummer dans certaines de ses chansons, parait-il, mais who cares ? Hormis Cousins (le single qui m’avait excité comme un gosse !), un titre vraiment exaltant qu’on jurerait échappé des sessions de More songs about buildings and food, Contra n’est qu’une succession de chansonnettes oscillant entre le « Mouais, c’est sympa », le « Pffff ! » et le « On ne passerait pas tout de suite à la chanson suivante ? ». Car ils ont beau essayer de faire sonner leur album un peu africain, un peu sud-américain, un peu pop, un peu world, un peu expérimental, le tout à la fois, avec leurs marimbas, leurs synthés à la « Eno aurait sûrement fait comme ça, Rostam », leurs rythmiques syncopées et leurs mélodies finaudes, Vampire Weekend n’a pas inventé l’eau chaude. Au bout de 36 minutes à peine, le disque s’achève. On se dit « Ah, ce n’était que ça ? » et on retourne bien vite écouter les groupes auxquels ces jeunots rendent maladroitement hommage. Moralité : tant de hype pour si peu, c’est à vous dégoûter d’encore lire Pitchfork et le NME… PS : Mais où ai-je encore rangé Remain in light ? |
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Il y a 6 contribution(s) au forum. Vampire Weekend : "Contra"
(1/5) 14 juin 2010, par A.A. Déçu aussi mais je donnerai une 2ème chance
(2/5) 19 mars 2010, par Nasky www.CHRONYX.be Vampire Weekend : "Contra"
(3/5) 19 mars 2010, par Anne Vampire Weekend : "Contra"
(4/5) 18 mars 2010, par Humphrey B. Vampire Weekend : "Contra"
(5/5) 16 mars 2010, par Michel |
Vampire Weekend : "Contra" 27 juillet 2010 [retour au début des forums] Non sérieux réécoute c’est pas bon.
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