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Dieu descend de sa branche : Cage The Elephant.
dimanche 17 avril 2011

Cage The Elephant me rappelle deux souvenirs plus ou moins élégants.

Le premier concerne le frère d’un Juif antisémite ayant fait partie de mes relations putassières, et qui avait constitué dans un jeu vidéo — ne me demandez pas le titre, car je serai bien incapable de vous le signifier ; sans doute un Fifa — une équipe exclusivement constituée de « Barrett » (référence poétique à Final Fantasy VII), dont les noms étaient : Cage 1, Cage 2, Cage 3, etc. Aujourd’hui ce garçon travaille à son compte comme photographe et fait plus d’argent en un mois que le couple Delvaux en un an, et en plus sa femme est nymphomane.

Le second est bien évidemment la fameuse reprise par les Toy Dolls de Nellie the Elephant, classique de bons nombres de soirées, dont les gothiques, où personne, pas même le monteur de disques, ne sera capable de vous donner ne seraient-ce que le titre de la chanson ou le nom du groupe qui la reprend. C’est aussi pour cela que je maintiens que le rock gothique est mort en 1984 avec la séparation de Bauhaus, parce que les générations qui leur ont succédé n’ont aucune culture ni volonté de se cultiver. Ils pensent être décadents, mais la véritable décadence, telle que personnifiée le plus fameusement par Sade, est le fait d’avoir de l’or — au sens propre comme figuré — dans les mains et de le dilapider plutôt que de le faire fructifier pour les générations à venir ; la véritable raison, d’ailleurs, pour laquelle il a été emprisonné.

- Cage The Elephant : Thank You Happy Birthday

Avec ce second album, Cage The Elephant échoue une fois encore à remplacer avantageusement ces deux souvenirs plus ou moins élégants. Ce n’est pas tant parce qu’ils ne savent pas lire — les inspirations sont évidentes et clairement cadrées : une par titre —, mais qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent. En fait, c’est exactement le même reproche que je formule régulièrement (même si de façon cryptique parce que je reste un salopard de première) à Jérôme au sujet de ses chroniques simiesques : Jérôme sait lire, mais il ne comprend pas ce qu’il lit.

Pour autant, je ne lui jette pas la (première) pierre ; ne dit-on pas, après tout, que les voix du Seigneur sont impénétrables ?

Dieu



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