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Dieu descend de sa branche : Grinderman.
lundi 20 septembre 2010

Qui a peur du loup ?

Conversation matinale chez Pop-Rock.

- Jérôme Delvaux : Interpol, Grinderman, Of Montreal, The Black Angels... Ce sont les disques pop/rock du moment. Ca parle à quelqu’un ?

- Dieu : Interpol, j’ai abandonné l’écoute à mi-parcours.

- Stéphane Rieppi : Y a des morceaux de dix minutes avec trois solos de guitare dans un de ces groupes ? Et en prime un chanteur qui sait chanter ? Sinon, je passe mon chemin.

- JD : Il y a Robert Fripp en guest sur le Grinderman, donc probablement au moins un long solo comme tu les aimes.

- Dieu : Je ne m’attendais pas à ce que Grinderman sorte un nouvel album. Comme quoi, Cave n’est pas bégueule.

- JD : Cela s’appelle Grindeman 2. Très original, n’est-ce pas ?

- Dieu : Cela me fait grave mouiller, tant d’originalité. Franchement, j’ai vu rapidement une affiche en ville, de loin, et j’ai trouvé l’agencement des couleurs très laid. Après, j’aurai bien jeté un coup d’oreille plus vite à l’album, mais là, j’ai d’abord écouté sur FIP une relecture de Welcome to the jungle par Richard Cheese, et je l’ai juste trouvée brillante : il s’approprie réellement la chanson, et en même temps fait montre d’une véritable recherche artistique, c’est à la fois un hommage et un champ d’expérimentation absolument truculent, à comparer avec le premier album des Grinderman où Cave se donnait un genre, prenait la pose, mais où il était évident que ce n’était pas son univers. Le contenu du disque est à ce titre éloquent : un pot-pourri d’emprunts mais aucune originalité, juste une digestion par le biais d’un intestin raccourci façon Descente-de-boyaux. En outre, de la part d’un homme ayant traité les New Order de voyous, se donner une image de musicien rebelle est juste une blague. Il ferait mieux de rester un crooner sombre et subtil, plutôt qu’un gros Américain qui tâche.

- JD : Je ne vois pas non plus l’utilité de sortir ça sous un autre nom que Nick Cave & The Bad Seeds puisque les quatre musiciens du projet font précisément partie des Bad Seeds… Le groupe a habitué le public à des fréquents changements de style et de line-up, donc je ne comprends pas le but de la démarche Grinderman.

- Dieu : Ce qui confirme la nature du "projet", à savoir fantasmer sur ce qu’il aurait aimé être si seulement il avait eu les génitoires pour ça. Pour continuer sur le Grinderman, je le trouve plus intéressant que le premier. Moins bordélique et plus abordable, ce qui ne manquera pas de faire gueuler les crypto-spécialistes, mais également plus en phase avec les clichés du genre, dans leurs latitudes hautes.


Grinderman jouera à l’AB les 17 et 18 octobre. C’est naturellement complet et le sold-out a été atteint en quelques heures à peine.



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21 septembre 2010, par lkj
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20 septembre 2010, par sim




Dieu descend de sa branche : Grinderman.

21 septembre 2010, par lkj [retour au début des forums]

La version vinyle contient un très beau livret cartonné et un poster + l’album en CD. Pas mal non ?

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Dieu descend de sa branche : Grinderman.

20 septembre 2010, par sim [retour au début des forums]

Les bad seeds ne sont pas au complet sur les albums de grinderman. Ils ont simplement voulu faire un truc à 4 complètement différent des albums de Nick & the Bad seeds. Un son brut qu’on ne retrouve pas sur les bad seeds avec le piano, beaucoup plus intimiste. Nick se lance même dans la guitare, c’est fou ! :-) Et puis les paroles n’ont rien à voir avec les ambiances de Nick and the BS. A 4, ils ont créé un son beaucoup plus rock, plus déchirant, c’est du bon, du très bon, une petite gifle aux jeunes teenagers pour leur faire savoir que même papy, on peut encore faire souffrir les tympans ! Et puis merde Il fait ce qu’il veut le Cave, il a plus rien à demander à personne, il est lancer dans son TGV artistique : ses scénarios de films, dans son dernier bouquin (excellent), dans ses musiques de films, ses peintures, ses installations.... Vivement le concert !

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