Pop-Rock.com



UNKLE : "Where did the night fall"
Tonton sait faire plaisir

jeudi 18 novembre 2010, par Vincent Ouslati

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Adam Kesher : "Challenging nature"
The Inspector Cluzo : "The French bastards"
Goldfrapp : "Head first"
Arid : "Under the cold street lights"
Tricky : "Mixed race"
Interpol : "Interpol"
Milkymee : "To all the ladies in the place with style and grace"
M.I.A. : "/\/\/\Y/\"
Deine Lakaien : "Indicator"
Grand Island : "Songs from Östra Knoll 1,22"


Le boulot (hobby, perversion ?) de chroniqueur vous amène à exposer vos aigreurs sans retenue, parfois de manière si crue que vos proches amis et lecteurs manifestent rapidement leurs inquiétudes ou simplement vous traitent (avec un brin de raison) de gros connard qui ne connait rien à la musique. Eprouve-t’on plus de plaisir à défoncer un disque pourri ou à encenser le talent gravé sur plastique ? Cela dépend de l’humeur dudit scribouillard (beaucoup) et de la qualité réelle (un peu) du disque. Prenez ce dernier album d’UNKLE. Il est fort probable que l’écouter/chroniquer dans un moment de déprime aurait grandement émoussé mon enthousiasme. Mais point de mauvaise passe actuellement, alors laissez-moi déballer ma sincère gratitude à mon tonton.

UNKLE a cette tradition du featuring, de la star qui s’injecte dans chaque titre, tachant de lui apporter tant cette nécessaire mixité qu’un bon gras coup de pub illuminant tout l’album. On pouvait assister ces dernières années a un accroissement du phénomène, cela devenait même un critère qualitatif pour juger de la santé d’un groupe. L’armada de starlettes qui envahissait les albums de The Crystal Method,, c’était le caviar sur de moelleux petits-fours, le citron avec les huitres, la classe, l’éclate assurée.

UNKLE ne fit pas autrement et ne fait pas autrement aujourd’hui. Quoiqu’au vu de la sélection retenue pour Where did the night fall, il faut admettre que l’on a tapé plus du coté logique que fric. Des poids lourds certes mais surtout de belles voix, de beaux timbres, des univers pouvant aisément s’approprier. Alors point de Thom Yorke (youpie) cette fois, mais de belles apparitions, décollage.

Il serait insolent de ma part de remiser la musique, fond essentiel d’un ouvrage du tonton, pour vous coltiner dix pages sur ces fameux guests. Mais difficile de ne pas annoncer les belles prestations féminines, ce parfum des Indes qui vous secoue d’entrée par un Follow me down domptée par la chanteuse de Sleepy Sun. Ce parti-pris oriental, qui semble ne jamais pouvoir tomber dans les oubliettes de la pop, fait son petit effet et accroche les plus méfiants. Les Black Angels ont également pu profiter de l’invitation et nous le rendent bien avec Natural selection, parvenant à proposer un titre totalement différent des Sleepy Sun sans provoquer outre mesure une cassure. Pour le coup, leur prestation équivaut à un Joy Division guilleret, crasseux dans les angles avec sa basse nerveuse et un cogneur élégant, et tout cela est plus que plaisant.

Suite au petit bijou d’ambiances qu’est Joy factory, UNKLE poursuit sa démonstration avec une aisance confondante. Accompagné par Big In Japan, ils nous servent un pavé d’electro-rock avec The answer, délicatement nimbé d’Orient de par ses claviers, gonflé d’une classe que ne renierait aucunement The National. C’est d’ailleurs par cette saveur épicée qu’UNKLE nous envoute rapidement, parvenant à créer avec ses invités une œuvre cohérente et fine, délicieuse à l’oreille, détendant les muscles.

La cure de jouvence se poursuit sur On a wire qui pourrait facilement se faire passer pour un tube de The Cure, tant la basse transpire la new wave et le spleen du compère Smith.
Falling stars dénote du reste de par sa guitare acoustique en introduction, de par la prestation de Gavin Clark, impérial cela va sans dire. Encore un morceau qui a tout pour lui, ces rythmiques troublantes, ces impressions sur une soie fine et fragile, rien qui ne rebute, tout pour le plaisir. Gavin Clark, qui suit le groupe en tournée, remettra le couvert sur The healing, également bon, quoique difficile d’égaler en beauté Falling stars.
Caged birds profite des bons soins d’une Katrina Ford (Celebration) possédée, élément et maitresse de cette composition à laquelle elle ajoute une folie vénéneuse. N’ayant rien à critiquer sur des titres tels que The Runaway (proche de ce que tente Massive Attack sur Heligoland) ou Ever rest (pardonnez ma vulgarité mais voilà encore une putain de réussite), je vous laisse sereinement les apprécier à la maison.

Je me fendrai bien volontiers d’un hommage final à Mark Lanegan, la vraie belle collaboration du jour. Sur Another night out, il impose ce timbre faussement fragile, réellement attirant. L’accompagnement sonore est minimaliste, faisant appel à quelques touches de piano et cette ambiance de jungle au crépuscule. Et Lanegan qui domine le paysage avec ses simples amygdales, redemandez-en (tripotez la touche repeat), car c’est un précieux moment.

Il y eut cette année pas mal de déconvenues dans ce registre, oublions les erreurs - de fin - de parcours des grandes vieilles gloires du trip-hop, des vieux camés du big beat (j’hésite encore à vous parler du dernier Chemical Brothers tant je pourrais être vulgaire sur le sujet...).
Oublions-les et merci UNKLE, qui avec talent nous sert du consistant, du cajoleur, et du mouvement. Une douce brise qui réveillera quelques aigris durant l’hiver, qui sera rude.



Répondre à cet article

Vincent Ouslati





Il y a 83 contribution(s) au forum.

Customized Fat Loss By Kyle Leon
(1/7) 16 septembre 2013, par Hermina Loren
UNKLE : "Where did the night fall"
(2/7) 30 mai 2013, par Punk20-1
UNKLE : "Where did the night fall"
(3/7) 13 mai 2013, par Brett
UNKLE : "Where did the night fall"
(4/7) 13 mai 2013, par Brett
UNKLE : "Where did the night fall"
(5/7) 13 mai 2013, par Brett
UNKLE : "Where did the night fall"
(6/7) 12 octobre 2012, par daisy
UNKLE : "Where did the night fall"
(7/7) 20 novembre 2010, par B.




Customized Fat Loss By Kyle Leon

16 septembre 2013, par Hermina Loren [retour au début des forums]

Encore un morceau qui a tout pour lui, ces rythmiques troublantes, ces impressions sur une soie fine et fragile, rien qui ne rebute, tout pour le plaisir. Reall Nice item seen here i can i see more things related to it Click Here : http://health.reviewship.com/customized-fat-loss-review/

[Répondre à ce message]

UNKLE : "Where did the night fall"

30 mai 2013, par Punk20-1 [retour au début des forums]

sir à défoncer un disque pourri ou à encenser le talent gravé sur plastique ? Cela dépend de l’humeur dudit scribouillard (beaucoup) et de la qualité réelle (un peu) du disque. Prenez (...)

9L0-408 exam || 9L0-412 exam || 9L0-518 exam

[Répondre à ce message]

UNKLE : "Where did the night fall"

13 mai 2013, par Brett [retour au début des forums]

For an essay not broken up, looks uninteresting and is not easy to read.
Directory Disc
Directory Gang
Directory Herd

[Répondre à ce message]

UNKLE : "Where did the night fall"

13 mai 2013, par Brett [retour au début des forums]

This definition shows that the paragraphs of compositions are not mere arbitrary divisions.
Directory Carton
Directory Album
Directory Crate

[Répondre à ce message]

UNKLE : "Where did the night fall"

13 mai 2013, par Brett [retour au début des forums]

chapter into paragraphs must be made according to the changes of ideas introduced.
Directory Cram
Directory Batch
Directory Cargo

[Répondre à ce message]

UNKLE : "Where did the night fall"

12 octobre 2012, par daisy [retour au début des forums]

The post is written in very a good manner and it entails much useful information for me. I am happy to find your distinguished way of writing the post. vietnamese brides

[Répondre à ce message]

UNKLE : "Where did the night fall"

20 novembre 2010, par B. [retour au début des forums]

Dur dur d’etre en accord avec la chronique de cet album.
Il marque une vrai régression pour Unkle après le splendide War stories.
MIs à part 3-4 chansons on retrouve ici beaucoup du son de Never never land, un mélange de pop, trip hop vaguement électro et vaguement rock mais rien de très tranché. Là où Psyence Fiction ou War stories réussisaient à imposer une identité ce Where did the night fall échoue complètement et sens le réchauffé.

Après le dernier Tricky, c’est pour moi la deuxième grande déception de l’année !
Dans le genre pop teintée d’électro bluesy, le nouveau Aaron est plus convaincant et devrait charmer les amateurs du genre bien plus que cet effort de M. Lavelle.

[Répondre à ce message]