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Slash : "Slash" C’est beau d’avoir des potes dans le showbiz ! lundi 5 juillet 2010, par |
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J’étais fasciné par Slash, son look, son chapeau haut de forme et ses poses de muet jemenfoutiste faisaient de lui une de mes références dans le monde déglingué du hard US. Loin d’Axl Rose que je trouvais d’une laideur remarquable, Slash faisait office de caution esthétique et musicale au sein des Guns n’ Roses. La réalité diffère de cette impression mais disons que Slash fut une de mes idoles de jeunesse, plus que le groupe finalement. Après avoir suivi sans passion les divers projets de notre guitariste à chapeau, je me retrouve aujourd’hui avec cette cuvée 2010, remplie à ras bord de featuring, prompt à déglinguer un Gorillaz pourtant spécialiste de la méthode.
On sait que Slash a des potes dans le milieu musical, mais il a fait très fort cette fois-ci. Touchant à peu près tout ce que le rock a engendré de bon dans les trente dernières années (voire plus), la somme de guests est impressionnante. Il est clair que rameuter le gratin n’évite pas le four (haha...) mais ne cherchez pas plus loin, ce Slash 2010 est énorme. Il fallait s’attendre à une palette très étendue au vu des voix distinctes présentes, et Slash me gâte lorsqu’il permet au grand Ian Astbury (The Cult, Riders on The Storm...) d’entamer les hostilités avec un Ghost qui mêle avec talent l’esprit cultien (ligne de basse) et l’énergie d’un Aerosmith (guitare venimeuse, groovy), ah mais c’est que ça commence bien cette petite affaire. Slash adopte la position de l’hôte de bonne compagnie, présent mais laissant une large part de la devanture aux invités. C’est un constat qui se vérifie au fur et à mesure que les titres passent, le gaillard s’adapte aux genres de prédilection de ses stars et le résultat s’en ressent, confirmant le talent du personnage et mettant en valeur le Hall of Fame étoilé 5/5. Ozzy Osbourne vient lui aussi pousser la chansonnette, avec une très belle "power ballade" où la voix trafiquée du corbeau touche encore, certes aussi épuisée que ses neurones, mais il est patent que Crucify the dead ne dénoterait pas sur un album ozzyen. Fergie de Black Eyed Peas entre en piste, Slash se la joue Tom Morello avec un incroyable mimétisme, refrain puissant, guitares qui partent dans tous les sens et Fergie qui rockise à tout va est un véritable plaisir pour les oreilles. Du coup, j’ai envie d’écouter le dernier album de Black Eyed Peas, ah les salauds. Chris Cornell sur Promise, notre pauvre Cornell qui après ses virées borderline d’avec Timbaland confirme que le timbre est aussi vivace que sa carrière est morte. De fait, Promise est plus mélancolique et plus sombre que les premières pistes. Promise surprend moins sans être mauvais toutefois, même si il crée une rupture (belle rupture !) dans le tracklisting. On entre de fait dans un petit ventre mou, soit des titres plus calmes et des collaborations plus anecdotiques puisque c’est Andrew Stockdale de Wolfmother qui pousse sa voix sur le banal By the sword. Slash en profite pour un petit solo d’une grande finesse sur la fin, et c’est peu dire que le bonhomme sait encore toucher les cordes sensibles, sauvant la relative mollesse de la chose. Gotten débute d’identique manière, acoustique et calme, avec Adam Levine (Maroon 5) qui emplit l’air de sa délicate voix de tête. Ballade sentimentale, Gotten est le point culminant de ces titres plus sages au milieu du disque. Mais laissons ces tafioles et leurs petites poperies, car vient... Lemmy ! Lemmy Kilmister qui se charge de foutre le feu sur le très rock n’ roll Doctor Alibi, moins métallique que chez Motörhead, plus proche des années 70, ce Lemmy/Slash est bien catchy comme il se doit, et c’est un bonheur de revoir notre vieille outre à Jack Daniels s’exciter de cette manière. Autres vieilles connaissances en la personne de Dave Grohl aux fûts et Duff McKagan à la basse pour un instrumental. Directement, le son fait plus lourd, Grohl nous offre sa frappe lourde et si particulière alors que Duff et Slash entament une joute de cordes en premier plan. Monstrueux est le terme qui me semble le plus juste, tant la somme de ces trois personnages offre du prodigieux, donnant de fait envie d’en entendre plus. Slash s’offre nouvellement un peu de temps pour s’exprimer et c’est bandant. Ce n’est pas fini, Kid Rock sur I hold on, de bonne facture, Nothing to say avec le M. Shadows d’Avenged Sevenfold est par contre un titre bourrin et nul qui fait grandement peur. Mais il y a Starlight qui suit et qui revoit Myles Kennedy en patriarche avec un beau morceau de blues. Je passe sur l’arrache-larmes Saint is a sinner too feat. Rocco Deluca. Puis vient un de ces petits cadeaux qui font du bien, en la personne d’Iggy Pop sur le final We’re all gonna die. Après la pluie de pépites précédente, je me surprends à être encore émerveillé par cette prestation, Iggy et Slash, ça fonctionne, Iggy retrouvant ses vertes années au contact de la gratte du chapelier, on aime, on adore, on adule, c’est bon. Mais vous ais-je parlé des suppléments ? Non ? Grave erreur, car l’on y retrouve un Baby can’t drive qui voit Alice Cooper rockiser à tout va accompagné de Nicole Scherzinger (Pussycat Dolls). Et puis surtout, amis lecteurs, une version dantesque de Paradise City revue et corrigée par Cypress Hill et nouvellement Fergie, hallucinante revisite qui sans dénaturer l’originale est un vrai feu d’artifice, Fergie y est impeccable, Slash prend un pied extraordinaire, et Cypress Hill donne autant de fiel au morceau que le fit en son temps le coléreux Axl. Slash prouve non seulement qu’il a des potes mais bien qu’il est un guitariste capable de s’adapter à tous les styles, collant au plus près aux univers de chacun de ses invités, les faisant briller de par son touché de gratte. Cet album est un festival, un de ces disques qui vont longuement squatter le lecteur de ceux qui s’offriront cette belle surprise de mon guitar hero préféré. Certes, il y a quelques trucs dispensables, et il serait bon de mutiler le bouzin afin d’en conserver uniquement le meilleur. A chacun sa sélection draconienne maintenant ! |
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Il y a 20 contribution(s) au forum. 220-601
(1/13) 25 avril 2013, par 220-601 Slash : "Slash"
(2/13) 16 avril 2013, par cherrin Slash : "Slash"
(3/13) 5 mars 2013, par jack Slash : "Slash"
(4/13) 4 mars 2013, par jack1 Slash : "Slash"
(5/13) 28 février 2013, par nike Slash : "Slash"
(6/13) 5 septembre 2012, par -Yasir Slash : "Slash"
(7/13) 4 juillet 2012, par jgreen48 Slash : "Slash"
(8/13) 16 juin 2012, par juliajin Slash : "Slash"
(9/13) 16 février 2012, par richard Slash : "Slash"
(10/13) 6 juillet 2010, par Domino Slash : "Slash"
(11/13) 5 juillet 2010, par Carla Blondie Slash : "Slash"
(12/13) 5 juillet 2010, par rouffy Slash : "Slash"
(13/13) 5 juillet 2010 |
Canon DSLR 23 novembre 2012, par Canon DSLR [retour au début des forums] Incredible points. Sound arguments. Keep up the amazing work. Canon DSLR
Slash : "Slash" 22 juillet 2012, par YcCoHDjhMaDu [retour au début des forums] Bonjour, ceci est un commentaire.Pour ecfafer un commentaire, vous avez juste e0 vous connecter et voir les commentaires poste9s. Le0, vous verrez une option pour l"e9diter ou le supprimer
Slash : "Slash" 6 juillet 2010 [retour au début des forums] Rock&Folk aime cet album aussi, ce qui n’est pas vraiment bon signe... Slash : "Slash" 6 juillet 2010, par Nobuko [retour au début des forums] L’album est sympa mais sans plus, enfin si on enlève la reprise totalement foiré, voir même immonde de Paradise City. On est toutefois bien au dessus en terme d’inspiration de la nullité de Velvet Revolver (en même temps c’est pas dure). Slash : "Slash" 6 juillet 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Il me semble que beaucoup attendaient du Guns n’ Roses, du Velvet Revolver ou du Slash’s Snakepit, alors fatalement ça déçoit vu que le concept est bien différent.
Le reste peut prêter à plus de débats, ok. Slash : "Slash" 6 juillet 2010, par Domino [retour au début des forums] J’attendais aucune des 3 propositions dont tu parles, et ça ne m’a pas empeché d’etre extremement déçu... Meme si j’admets que ce sont presque (en effet) les deux titres avec Fergie et l’instrumental qui ont retenu mon attention...
Slash : "Slash" 26 mars 2013 [retour au début des forums] Rock&Folk aime cet album aussi, ce qui n’est pas vraiment bon signe... primer vult
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