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Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" Anachronisme pléonasmiquement temporel jeudi 23 septembre 2010, par |
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“History of modern” qu’ils disent...
A l’image de Dieu, faut-il s’extraire du conservatisme critique et laisser à OMD une chance, même mince, de ne pas nous faire grassement rigoler en 2010 ? L’histoire de la modernité... Leur humour So British est ici nettement palpable. Car il ne s’agit évidemment pas d’une ode à la modernité actuelle, loin de là. Orchestral Manoeuvres In The Dark fut un groupe moderne, innovant au moins de par sa formation de deux jeunes mecs qui, avec un synthé et une addiction au krautrock ont fait de la pop et des tubes, clairement courageux, il y a trente ans. Mais aujourd’hui, étouffés par des successeurs leur ayant goulûment sucé la moelle créatrice (en vrac, The Horrors, LCD Soundsystem, Cold Cave, etc.), leur retour inquiète de prime abord, puis finalement consterne. Revenons à ce titre, History of modern. Imbriquer les notions d’histoire et de modernité dans un même moule est donc une blague, ne servant qu’à introduire un album évoquant moins une certaine idée de la modernité "contemporaine" que l’histoire de la modernité passée d’OMD. Réexpliqué ainsi, il est plus aisé d’accepter cette résurrection d’un groupe que l’on pressentait tenté par un come-back depuis 2007 après une absence de quinze années, et une absence d’intérêt depuis grosso modo 1986. Selon OMD, leur modernité se doit d’être maniérée à défaut d’être marquante (touchante, encore moins...) et surtout, eux n’ont pas changé, le monde non plus, alors ils balancent la même mièvrerie pop/(new) wave, et qu’ils se pastichent dans la joie de leurs vertes années et personne n’y verra rien à redire. Certes, admettons qu’Andy McCluskey et Paul Humphreys n’aient pas allumé une radio durant 10 ans et qu’ils sortent tout récemment d’un bunker perdu dans le Wirral, tentons d’accepter l’aspect suranné d’History of modern. Acceptons-le mais de là à l’aimer... C’est bien rigolo de se cogner le très "dancefloor" New babies : new toys en ouverture, avec son coté soirée nostalgie et son refrain festif mais il faut reconnaître qu’en effet, OMD a traversé quelques décennies totalement coupé du monde. Sympathique au fond, si on aime faire les brocantes le dimanche. C’est en prolongeant l’histoire que le disque se casse franchement la gueule, avec un single If you want it que tout dénonce comme une relique du temps jadis, et pire encore par ce diptyque History of modern Part I & II dont les volutes de synthés (notamment pour la première partie) ne sont là que pour renforcer la médiocrité de l’ensemble. L’ensemble de la galette semble une longue compilation de résidus d’Architecture & morality et de Dazzle ships. Cette parodie atteint des hauteurs incalculables lorsque l’on en arrive à Sister Marie says, dont la genèse est expliquée comme suit par Andy himself : “C’est Sister Marie says qui frôle le plus le pastiche de nous-mêmes. La musique avait été écrite en 1981, mais nous l’avions laissée de côté à l’époque parce qu’elle était construite sur une suite de quatre accords, comme Enola Gay. On avait écrit le texte en 93. Je l’ai retrouvé il y a deux ans, et je me suis dit "Attend, mais est-ce vraiment un problème d’avoir un morceau qui ressemble au frère oublié de Enola Gay ?” Est-ce un problème ? Finalement si eux-mêmes ne s’en cachent pas, il n’y a pas tromperie, sauf que cette recherche éperdue de vieux rogatons pour remplir un disque interpelle quant à l’intérêt global dudit disque. Mais restent quelques aspects réellement convaincants, soit lorsque OMD oublie de nous gonfler avec ses poses de vieux d’jeuns et s’en tient à bosser, juste bosser. Si le disque s’était rempli de plages similaires à New holy ground ou Green, je vous l’aurais collé direct en album du mois et lui réservait un strapontin sur le podium de l’année. C’est crépusculaire, c’est intimiste et ça n’en fait pas plus que le nécessaire. Un autre point serait cette économie musicale que le groupe a conservé de ses jeunes années, et ce malgré une production pour le moins pesante. Dieu Lui-même s’inquiétait du conservatisme du critique, mais je ne peux que l’opposer au conservatisme du critiqué, par trop grossier pour apprécier encore ce groupe qui fut moderne et qui aujourd’hui sonne comme une antiquité. |
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Il y a 16 contribution(s) au forum. Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(1/9) 18 mai 2013, par Daco Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(2/9) 18 mai 2013, par Daco Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(3/9) 18 mai 2013, par Daco Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(4/9) 9 avril 2013, par cherrin Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(5/9) 21 mars 2013, par xiaofnags Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(6/9) 5 décembre 2012, par harlett Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(7/9) 29 novembre 2012, par shannone Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(8/9) 24 septembre 2010, par fabricepsb Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern"
(9/9) 23 septembre 2010, par fabricepsb |
Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 24 septembre 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Vu votre promptitude à réagir, je crois que mon objectif secret est atteint ;-) Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 25 septembre 2010, par fabricepsb [retour au début des forums] et qu’est ce que c’est pour vous de l’electro pop moderne ?
Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 25 septembre 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Effectivement, le Yes des Pet Shop Boys ou Sounds of the universe de DM sont nettement meilleurs que ce dernier OMD (pour parler de groupes de la même génération). Déjà, les Pet Shop Boys ou DM ne se sont pas perdus en route ces dernières années, et ont continué vaille que vaille à sortir des disques ou à se produire en concert, ce qui se voit sur leur production récente. Plus ambitieuse, parfois nostalgique, mais bien ancrée dans notre monde contemporain.
Parlons maintenant de Yes, dont l’unique point faible serait la trop grande propension à évacuer de la grosse pop de stade sur certains morceaux, mais pour le reste, entre de la gratte acoustique, de la mélodie (Beautiful people !!!), et du bon petit single (Love etc.), il n’y a pas grand-chose à en dire sinon qu’on ne parle pas suffisamment d’eux aujourd’hui. Et derrière cela on a quoi ? OMD qui revient et balance la même purée qu’il y a trente ans ou peu s’en faut, de la pop anecdotique honteusement proche de leur passif sans en atteindre ni la simplicité ni l’efficacité, un groupe dépassé qui refuse catégoriquement de regarder autour d’eux le paysage musical actuel, et donc se plantent, grave. OMD a eu raison de se séparer et a eu tort de revenir. Ps : J’ai dans les cartons un projet de chronique sur Yes, on pourra en reparler... Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 25 septembre 2010, par Ben45 [retour au début des forums] Entièrement d’accord.
Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 26 septembre 2010, par fabricepsb [retour au début des forums] "Ps : J’ai dans les cartons un projet de chronique sur Yes, on pourra en reparler..." je suis impatient de vous lire :-) Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 5 août 2012, par vvESdyXSNOnlYRYo [retour au début des forums] exactement !mais d’un cote9, en NZ pratiquement tous les oiuasex sont ridicules. ils ne volent pas (que vous rouliez e0 15 ou 70km/h e0 moins d’un metre d’eux ou que vous marchiez).pour ce qui est des boules de pierres , de me9moire, ce sont des formations calcaires au fonds des oceans. CF article of9 nous avons mis l’explication.
Orchestral Manoeuvres In The Dark : "History of modern" 28 septembre 2010, par Ben45 [retour au début des forums] Sans vouloir te vexer, je pense que ledit pléonasme est volontaire... En d’autres termes, le titre est à prendre au second degré je pense.
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