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Fenech-Soler : "Fenech-Soler" On ne m’y reprendra plus, promis... mardi 16 novembre 2010, par |
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C’est la fin de l’année, alors il est temps de penser aux cadeaux sous le sapin et au top 10 pop-rockien. On fait la somme des disques écoutés en 2010, de quoi remplir une paire de bottes (le père Noël chausse du 56, comme chacun sait), et l’on garde, et l’on écarte. Cette sélection drastique et parfaitement injuste permet néanmoins d’évacuer quelques galettes si transparentes qu’on tendrait aisément à les oublier. C’est le cas de Fenech-Soler.
Les années 80 ne sont pas mortes, elles sont au contraire plus que présentes au rayon musical. Ne comptons plus ces groupes de mannequins au cheveu lisse et au pantalon serré qui lancent et balancent leur synth-pop dénuée d’âme, effectuant de périlleuses acrobaties entre la ringardise avouée et la tendance du jour ; ah ces jeunes, cette multitude insouciante... D’ailleurs ce Battlefields d’entrée est vraiment bien balancé, presque nerveux au regard du reste, avec ce refrain - voix de castra comprise - qui accroche instantanément. C’est dansant juste comme il faut, c’est calibré au poil de renard pour les playlists de Nova (notamment Golden sun), avec les refrains qui vont bien vous tenir en éveil cinq minutes pour accompagner la digestion. Mais pour quelques trucs sachant admirablement bien nager, combien de plages mollassonnes, combien de gentils plagiats bas de gamme ? Là ou Fenech-Soler excelle, c’est dans ces petits morceaux plus directs, à l’image de LA love, bien foutu et excellent accompagnateur de soirées en boîte. Malheureusement, il faut pour un LA love se taper une petite batterie de ballades moches et effrayantes. Stone bridge, Walk alone sont ce que l’on peut faire de pire en la matière, démontrant par la même les capacités limitées du chanteur Ben Duffy. Fenech-Soler semble vouloir réconcilier la pop pour adolescentes et la hype des beaux quartiers. Un grand écart qui les amène à dévoiler une grave absence de couilles en leur milieu. Car hormis la production parfaite et une volonté de bien faire visible (du moins palpable), nos jeunes Anglais manquent cruellement de profondeur dans leurs compositions, et comptent beaucoup trop sur une plastique chic pour occulter le grand vide des idées. Bien dommage de sortir une telle bouillie avec autant de moyens... |
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