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Deine Lakaien : "Indicator" Au-delà des chemins qui ne mènent nulle part. samedi 4 décembre 2010, par |
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C’est un fait maintes fois avéré ici, je ne suis jamais parmi les derniers à taper sur toute la culture gogothique et tout le Grand Guignol qui semble désormais la définir : des gosses de bourgeois assez malins pour choisir la ligue des amants plutôt que celle de Pif Gadget, mais pas suffisamment battus par leurs parents pour que ces monstres de poche se cultivent autrement qu’en lisant des résumés de pages Wikipedia et en crachant sur l’ouvrage de Patrick Eudeuline, Goth.
Encore que, pour Eudeline, je ne dis pas, mais concernant le reste, force est d’avouer que depuis que le génial Martin Hannett a présenté la musique de Joy Division comme ayant des relents gothiques, cette boutade involontaire devenue genre éphémère (Vies et morts de Bauhaus) puis marque commerciale a eu beaucoup de choses à dire, mais s’est muré dans le silence au profit du verbiage incessant des intervenants extérieurs, tel Yvan West Laurence expliquant Kimagure Orange Road, ce gros barbu qui pue restant le summun de l’ignorance crasse déversée aux fanatiques avides de disputes stériles. Je radote mais, franchement, hormis Bauhaus, et quelques groupes affiliés sans en être vraiment mais ayant le mérite d’exister (Siouxsie & The Banshees, Cure jusqu’à Pornography, London After Midnight le temps d’un album et une compilation, les Australiens d’Effigy, et les Français de Joy Disaster, parce que la réussite de leur démarche parodique implique la maîtrise du genre pastiché, il reste difficile de trouver une véritable consistance à ce fourre-tout opportuniste qui brille surtout par sa capacité à toujours brasser plus de vent. J’enfonce au passage le clou : Depeche Mode, Clan of Xymox, The Cranes, et Lacrimosa, pour citer quelques saloperies bien nauséabondes parmi les plus en vue, ne sont que mauvaises herbes. Ceci étant, il existe un groupe qui oscille entre l’injustement méconnu et l’injustement sous-estimé. Dans les deux cas, il y a injustice et, raide comme cette dernière que je suis, il me semble absolument indispensable de profiter de la sortie du sublime Indicator de Deine Lakaien pour annoncer l’inattendu : Indicator est le meilleur album studio du groupe, surclassant même April Skies (20 years of Electronic Avantgarde étant leur meilleur compte-rendu scénique). Comment est-ce possible ? Tout simplement, en corrigeant tous les défauts d’April Skies, hormis celui brandi en étendard vengeur par tous les fans n’ayant rien compris. Oui, April Skies était moins expérimental, et Indicator l’est encore moins, mais à quoi bon continuer à parcourir en vain des chemins qui ne mènent nulle part alors que l’on peut utiliser à bon escient, c’est-à-dire avec parcimonie, plus de vingt ans d’acquis en revenant à ses sources classiques — de loin celles qu’ils maîtrisent le plus — au profit d’une démonstration de force que ne renierait pas un autre maître contemporain du genre, le Français William Sheller. (Vos rires moqueurs ne feront jamais le poids face à quatorze ans de conservatoire.) Indicator est l’occasion pour Deine Lakaien de mettre les apparats électroniques de côté au profit d’une unité musicale nouvelle au sein de leur œuvre, chacun se mettant plus que jamais en danger en s’aventurant sciemment au plus profond des terres les plus rebattues, par définition celles où vous êtes le plus exposé à l’opprobre général. Mais c’est également au plus fort du danger que la force tranquille peut déployer ses ailes et amener le regard du créateur toujours plus haut dans le firmament céleste, le chant comme les mélodies unissant leurs forces aujourd’hui réalisées au profit d’un chef d’oeuvre commun, d’une oeuvre universelle qui, en un album, vient de détruire un genre à part entière en proposant sa définition ultime. Les fidèles ne pleureront pas la cathédrale qui s’effondre devant eux, car la croix du Christ, accompagné de ses deux laquais, restera à jamais pointée vers les Cieux. |
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Il y a 24 contribution(s) au forum. Deine Lakaien : "Indicator"
(1/10) 12 juin 2013, par martina Deine Lakaien : "Indicator"
(2/10) 3 juin 2013, par Punk20-1 Deine Lakaien : "Indicator"
(3/10) 21 mai 2013, par Ahmad Deine Lakaien : "Indicator"
(4/10) 23 avril 2013, par kareyjhat Deine Lakaien : "Indicator"
(5/10) 15 mars 2013, par xiaofnags Deine Lakaien : "Indicator"
(6/10) 28 février 2013, par nike Christian Eudeline est tout sauf un "docteur ès rock"
(7/10) 30 janvier 2011, par Sylvie Deine Lakaien : "Indicator"
(8/10) 6 décembre 2010 Deine Lakaien : "Indicator"
(9/10) 6 décembre 2010, par 45 Deine Lakaien : "Indicator"
(10/10) 4 décembre 2010, par spock27 |
Deine Lakaien : "Indicator" 13 juin 2013, par Eram [retour au début des forums] I’ve failed over and over and over again in my life and that is why I succeed.
Deine Lakaien : "Indicator" 21 mai 2013, par gujjar [retour au début des forums] Sometimes when you innovate, you make mistakes. It is best to admit them quickly, and get on with improving your other innovations.
Deine Lakaien : "Indicator" 12 mars 2013, par crizzycrazy [retour au début des forums] essay writing servive
Christian Eudeline est tout sauf un "docteur ès rock" 23 février 2013, par gujjar [retour au début des forums] Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma - which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of others’ opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition.
Christian Eudeline est tout sauf un "docteur ès rock" 12 juin 2013, par sidra [retour au début des forums] It took us three years to build the NeXT computer. If we’d given customers what they said they wanted, we’d have built a computer they’d have been happy with a year after we spoke to them - not something they’d want now.
Deine Lakaien : "Indicator" 7 décembre 2010, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Pour les fautes, il faut s’adresser au « correcteur » qui continue de penser qu’il sait comment retravailler mes papiers, et qui me complique énormément la tâche, en me forçant à maintenir deux versions : une privée qui est exactement comme je le souhaite, et une publique que je laisse en pâture. En conséquence de quoi, je ne cherche plus à corriger cette dernière. Sinon, je dirai Albion pour le studio, Live au Théâtre des Champs-Élysées pour le concert, même si c’est une version largement incomplète qui est vendue, et le concert d’hier soir à Bobino était très bien même si la salle était poussiéreuse, sentait très mauvais, et que l’organisation était chaotique. Deine Lakaien : "Indicator" 7 décembre 2010 [retour au début des forums] ’Albion’ est effectivement excellent. Il a beau avoir été un mega-flop commercial, il vaut réellement le détour. Il est original et très attachant, bien que tout ne soit pas réussi. Aaah ces guitares sur le morceau d’ouverture, ’good-bye...’ En plus, il est facilement trouvable en seconde main... Le live, je ne le connais pas, par contre. Le seul live que je connaisse vraiment bien est son ’Sheller en solitaire’, qui est excellent(et là, au moins, le public ne s’y est pas trompé). Je ne sais pas pourquoi, mais je pensais que tu allais également citer ’Lux Aeterna’. Deine Lakaien : "Indicator" 12 décembre 2010, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] En même temps, j’ai déjà triché en citant un album studio et un album scénique, alors que tu me demandais mon préféré.
Deine Lakaien : "Indicator" 6 décembre 2010, par Yû [retour au début des forums] Oui, il serait bien que tu te renseignes, en effet. Deine Lakaien : "Indicator" 6 décembre 2010, par 45 [retour au début des forums] Précise donc, au lieu de paraphraser Deine Lakaien : "Indicator" 6 décembre 2010, par Yû Voskoboinikov [retour au début des forums] Tu es le genre de personne qui appelle quelqu’un en demandant qui est au bout du fil, à ce que je vois. Deine Lakaien : "Indicator" 6 décembre 2010, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums] C’est une question de point de vue. Depeche Mode a droit à son chapitre dans l’ouvrage ‘Le rock gothique’ de Christian Eudeline. L’auteur y souligne la « noirceur insoupçonnée » de leurs textes et rappelle que la musique de DM « est de toutes les fêtes gothiques », ce qui est vrai.
Deine Lakaien : "Indicator" 6 décembre 2010, par Yû [retour au début des forums] Je les trouve plats. Deine Lakaien : "Indicator" 11 juin 2013, par nobel [retour au début des forums] We just couldnt leave your site before maxim that we truly liked the quality informative data you offer to your guests... Will be back frequently to investigate new stuff you post !
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