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Darwin Deez : "Darwin Deez"
Le barde voulait aller danser

mardi 6 avril 2010, par Jérôme Delvaux

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Darwin Deez pourrait bien être la prochaine grosse révélation indie de l’année 2010. Le NME trouve ce sosie new-yorkais de Jésus « totally fucking awesome », tandis que la page rock du Guardian le décrit comme « really quite impressive ». Et sur Pop-Rock, qu’est-ce qu’on en pense ? On n’avait pas du tout envie d’aimer, mais on accroche grave. On a aussi une certitude : les bobos en pull à peluches seront nombreux à danser là-dessus cet été…

Matez-moi un peu ce gaillard, avec sa dégaine de néo-hippie à faire passer Devandra Banhart pour un trader de Wall Street. On jurerait qu’il ne peut jouer que de la folk, mais ce n’est pas le cas. Son premier album, qui sort ce 12 avril, propose une sorte de croisement hybride du rock chic débraillé des Strokes et de la pop groovy dansante des MGMT (qui sont issus de la même université que lui)… avec une petite touche perso en plus. Et cette petite touche, on la retrouve dans la simplicité des accords, le dépouillement de la production, un minimalisme qui veille à mettre la voix de Darwin le plus possible en avant.

On aimerait pouvoir trouver quantité de défauts à un artiste et un album promis à un tel succès, mais le démontage en règle de Darwin Deez est une tâche ardue. Déjà parce qu’il faudrait être de très mauvaise foi pour oser affirmer que ce chanteur n’a pas une belle voix. Aussi étrange que cela puisse paraître, le gars parvient à faire penser à Julian Casablancas sur un titre (Constellations), à Chris Martin (!) sur un second (Deep sea river) et même à Thom Yorke encore un peu plus loin (The city). Mais le songwriter bohême de Brooklyn n’est pas qu’un vulgaire imitateur des géants du rock mainstream, il semble tout simplement capable de maîtriser son organe et d’en faire à peu près ce qu’il veut. C’est une vraie bonne voix.

Et puis, il faut avouer que ses bricolages sont réussis, ses mélodies entraînantes, ses rythmes sautillants… Cette musique, aussi légère soit-elle, est tout simplement bonne. On dénombre sur cet album des passages vraiment inspirés et enthousiasmants (Up in the clouds et sa rythmique faite de handclaps), des riffs de guitare typiquement new-yorkais (The bomb song. Television, quelqu’un ?), un single en puissance taillé sur mesure pour les dancefloors alternatifs (Radar detector), un copié/collé plutôt réussi de Radiohead (The city), une vraie pop song lumineuse appuyée par une boîte à rythmes old school (Bad day)... Et bien sûr Constellations, strookienne et dansante à souhait, qui ouvre l’album de la meilleure manière qui soit.

Darwin Deez sera en concert à Bruxelles, au Botanique, ce 22 avril et l’envie est grande d’aller voir comment il défend cette très bonne plaque sur scène.



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Jérôme Delvaux





Il y a 2 contribution(s) au forum.

very nice !
(1/2) 4 mars 2014, par Nabe
Darwin Deez : "Darwin Deez"
(2/2) 9 avril 2010, par HB




very nice !

4 mars 2014, par Nabe [retour au début des forums]

It is not quite same bet anymore, especially now that the legal market has taken a hit and law school tuition is going up.
Hayward Plastic Bag Fitler

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Darwin Deez : "Darwin Deez"

9 avril 2010, par HB [retour au début des forums]

Bon je prends, malgré les frisettes façon BaByliss. Si j’accroche pas grave j’envoie mon débardeur à peluches à l’auteur de cette réclame, qu’obnubilent les bobos à pull. Vous direz. A pluches.

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