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We Are Scientists : "With love and squalor" Ils n’ont pas inventé l’eau chaude dimanche 20 novembre 2005, par |
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OK, donc là c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je crois qu’honnêtement, on a su encaisser un bon paquet de nouveaux meilleurs groupes du monde en quelques mois, avec toujours autant de parcimonie, de prudence et de retenue, et ce depuis deux ans. Les Strokes, Libertines, Editors, Departure, Bravery, Futureheads, Hot Hot Heat, Bloc Party, Franz Ferdinand et j’en passe, mais je me permets de poser une question aux labels qui nous bombardent de ce genre de formations : le marché ne serait-il pas un tantinet saturé maintenant ?
Cher rédacteur en chef et néanmoins ami, Je n’en peux plus. J’ai été charmé par les Editors, écouté The Rakes d’une oreille distraite, apprécié The Bravery le temps de quelques singles bien pesés, mais là c’en est trop pour moi. Comme beaucoup d’entre nous qui ont été bercés au son de Television, des Talking Heads, des Chameleons, de Killing Joke ou de Joy Division, toute cette nouvelle vague nous a intéressé un tant soit peu, parce qu’on arrivait à y retrouver un peu de She’s lost control ici, et là un peu de Once in a lifetime. Alors il faut le reconnaître, grâce à cela nous avons assisté à de bons concerts, nous avons découvert des prestations scéniques tout à fait honorables, et nous avons été soumis une fois de plus au charme de ces soirées trop arrosées, de ces parties usurpées de small-talk puis, quand l’alcool montait trop vite, c’était les mains aux fesses, les claques, les bastons, et le lendemain matin, cette impression tonitruante d’avoir troqué son lobe frontal contre un marteau-piqueur, mais avec la vague satisfaction du travail bien fait. Mais comme le chantent si bien ces We Are Scientists, This scene is dead. Les nouveaux groupes du mois commencent à singer les anciens nouveaux groupes du mois, et ce n’est pas bon signe pour une scène qui n’en finit plus de se mordre la queue. Alors OK, il n’est pas mauvais ce With love and squalor, et après tout, ce n’est pas le propos. Le single Nobody move, nobody get hurt est plutôt bon et efficace, mais merde quoi, est-ce que j’ai encore envie d’écouter des groupes qui se pavanent en veste de velours cottelé bardée de badges de mauvais goût, tous avec ces mèches de cheveux sales qui leur pendent au-dessus du bec, persuadés d’être les meilleurs groupes du monde, avec cet indubitable et agaçant petit air de jeune premier en passe de tuer le père, pour reprendre l’expression freudienne, alors que c’est en vérité toute une scène garage-rock faussement indie qui s’est faite récupérer pour brasser un bon paquet de fric sur le dos des kids naïfs et ignorants de l’histoire musicale la plus élémentaire ? Allez sérieusement, des Cash cow et des Lousy reputation, on en a entendu des centaintes et des centaines depuis le début de l’année dernière. C’est pas des mauvais morceaux, loin s’en faut, mais c’est comme si on vous servait tous les jours le même plat, disons des lasagnes (allez, soyons dingues). Vous savez, au départ, vous l’aimez bien ce plat de lasagnes, mais au bout d’un moment, non seulement ça en devient sensiblement écoeurant, et surtout quand on veut vous les vendre comme les meilleures lasagnes du monde, alors qu’en définitive, il s’agit de surgelé. Pas de mauvais surgelé en soi, mais du surgelé quand même. Et tout le monde sait bien que les meilleures lasagnes ne sont pas surgelées, mais italiennes. Qui plus est, manger tous les jours la même chose n’est pas souhaitable pour l’organisme. Bref, sans vouloir rentrer dans la métaphore diététique, je ne suis pas bien sûr que cet album révolutionne la musique. Ce n’est sans doute pas son but. En attendant, cher rédacteur en chef et néanmoins ami, je me permets de te demander une faveur : isole-moi de ce genre de groupes, n’en m’en parle plus jusque disons... jusqu’en 2010, tiens. D’ici là, ce sera au tour des années 90 de se faire pomper, et on entendra sans doute partout les avatars d’une vague néo-grunge qui singera sans honte ni pudeur Nirvana, Pearl Jam ou bien encore les Blur et Oasis. Franchement, je n’ai pas hâte d’y être. |
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Il y a 11 contribution(s) au forum. We Are Scientists : "With love and squalor"
(1/8) 22 avril 2009, par GrotesqueCollege We Are Scientists : "With love and squalor"
(2/8) 22 avril 2009, par SaturdayNightOnFire We Are Scientists : "With love and squalor"
(3/8) 18 janvier 2007 We Are Scientists : "With love and squalor"
(4/8) 6 juin 2006, par emmanuelle We Are Scientists : "With love and squalor"
(5/8) 21 novembre 2005, par Jérôme Delvaux Insignifiants
(6/8) 20 novembre 2005, par sayz64 We Are Scientists : "With love and squalor"
(7/8) 20 novembre 2005 We Are Scientists : "With love and squalor"
(8/8) 20 novembre 2005, par jp |
We Are Scientists : "With love and squalor" 16 août 2006, par tangerine [retour au début des forums] Je suis plutot d’accord avec toi : Certes si on va dans ce sens là aucun groupe pop rock (hormis peut etre les kills) n’inove vraiment et surtout (c’est bien la le plus choquant) ne se différencie particulierement les uns des autres .
We Are Scientists : "With love and squalor" 22 novembre 2005, par Thomas [retour au début des forums] ça métonne un peu que tu dises ça Albin parceque si je ne me trompe pas c’est toi qui écrivais une critique élogieuse de the departure il n’y a pas si longtemps et à cette époque la situation était la même,il y avait tjrs autant de nouveaux groupes (dont tu le dis toi même en intro les departure) et tu ne semblais pas vraiment montrer un grand agacement.Mais c’est sur qu’on fait trop un plat (de lasagnes...) de tous ces groupes dont certains sentent un peu le réchauffé... Ton agacement vient apparemment du fait que tous ces nouveaux groupes reprennent des recettes utilisées il y a 20 ans mais bon on avait pas tous l’age nécessaire pour écouter the cure, joy division etc...et c’est pour ça aussi que ces groupes rencontrent un certain succès parcequ’on a pas tous connu les années 80 et ils nous permettent de les revivre sans les connaitre.
We Are Scientists : "With love and squalor" 22 novembre 2005, par Stoned Rose [retour au début des forums] Dans les années 80, on reprochait à tout un tas de groupes new-wave de pomper allègrement le Velvet Underground, Bowie et Roxy Music. C’était pas foncièrement faux, ça n’empêche pas ces mêmes groupes d’être aujourd’hui cités en référence. Alors, ces petites branlettes de qui pompe qui, hein... Le talent fait toute la différence. Evidemment ici, le talent, il est pas toujours discerné avec beaucoup de subtilité et les rédacteurs de ce torchon préfèrent aligner les canassons de troisième division qui, eux, c’est vrai... se contentent de pomper.
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