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Vienna Teng : "Dreaming through the noise" Spinoza avait raison mercredi 28 février 2007, par |
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La petite histoire de Vienna Teng est pour le moins surprenante. Promise à un avenir brillant dans la prestigieuse Silicon Valley, la programmeuse de logiciel a décidé de tout plaquer pour se consacrer à sa passion musicale et tenter le tout pour le tout, plutôt que de devoir se résigner à une vie de geek millionnaire. Résultat : déjà un troisième album qui vient de sortir sur le continent européen et qui dépasse de loin tous les espoirs permis.
Onze titres et absolument aucun à jeter. Onze titres produits par Larry Klein, connu pour avoir travaillé avec Joni Mitchell. Onze titres sur lesquels la petite Vienna s’entoure de musiciens ayant joué avec Tom Waits ou Paula Cole. Onze titres sur lesquels la voix douce et absolument irrésistible de Vienna rappelle assez souvent les chuchotements à fleur de peau de la petite artiste néo-zélandaise Bic Runga. Vienna, d’origine asiatique, s’empare ainsi du piano et du micro avec une aisance absolument déconcertante, et en plus de cela, se permet de nous composer des berceuses magiques et savoureuses, comme le stellaire Whatever you want et son lumineux piano qui semble descendre du ciel pour nous présenter le petit univers intime et coloré de la chanteuse. Hmm. Je crois que je vais être jalouse. Jalouse, parce que Vienna est talentueuse, délicate et que ses mélodies bien inspirées font mouche. Jalouse, parce que les textes prennent aux tripes et qu’on a aucune fausse note dans les arrangements, aucune marque de mauvais goût. Jalouse, parce que j’aurais adoré pouvoir composer une chanson comme Love turns 40. Mais comme l’enseignent les philosophies orientales, il est inutile de s’adonner aux sentiments néfastes pour l’âme. Ou bien c’était peut-être Spinoza qui disait ça. Enfin, je ne sais plus, peut-être les deux. Tout ça pour vous dire que Dreaming through the noise s’aventure assez souvent dans le soft jazz et que les amateurs de Norah Jones ou de Katie Melua seront sans doute heureux de trouver une autre chanteuse de ce genre. Même si j’estime quand même que Vienna reste bien plus originale et parvient à glisser entre les notes des allusions qui parviennent à former un monde qui lui est propre et qui ne verse jamais dans la copie conforme de ses illustres consoeurs. La chroniqueuse américaine Alanna Nash disait de Vienna Teng qu’il semblait que cette dernière connaissait les méandres de votre âme mieux que vous-mêmes. Je ne vais pas réinventer l’eau chaude et ne peux que la rejoindre sur ce point précis, tant il est vrai que les paroles de Pontchartrain ou le frémissant Nothing without you semblent parler directement à des événements de notre propre vie, sans aucun détour, sans aucun artifice. D’un seul coup, on se retrouve nue face à la musique, tout simplement. Une impression suffisamment rare pour être mentionnée, tant les morceaux de cet album parviennent à tirer quelques larmes ou à susciter quelques frissons. Le doux piano et les basses caressantes de ce disque font que je le garderai certainement sans hésiter dans mon top de l’année, et j’essaierai autant que faire ce peut de verser dans le prosélytisme et de faire découvrir ce véritable joyau à mes amis, à ma famille, à mon boulanger ou à mon pompiste. C’est un crime de priver les gens d’une telle beauté. |
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Il y a 1 contribution(s) au forum. Vienna Teng : "Dreaming through the noise"
(1/1) 2 mars 2007, par Justine Timberland |
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