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Towers of London : "Blood, sweat & towers"
Europe était un groupe sérieux, finalement...

dimanche 15 octobre 2006, par Geoffroy Bodart

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Il est des groupes qui forcent le respect, quelle que soit l’appréciation que l’on ait de leur musique, des groupes qui font preuve d’un réel investissement, qui se donnent corps et âme à leur œuvre. A tous ces groupes dont je n’ai jamais pu apprécier le travail à sa juste valeur, je présente mes excuses. Qu’ai-je donc à me faire pardonner ? Le plaisir coupable que j’éprouve à écouter des petits branleurs comme ces Towers of London.

Que ces petites racailles soient moches comme tout, en parfait condensé de ce que les années 80 ont pu engendrer de plus laid et d’immonde en termes de look et de mode, passe encore. Après tout, quand on écoute un CD, on a le son et pas l’image. Qu’ils nous accouchent, en 2006, d’un album à côté duquel Appetite for destruction semble posé et mesuré, pourquoi pas ? Il faut de tout pour faire un monde, paraît-il, même si certaines interventions dans les forums de Pop-Rock viennent fréquemment démentir cette affirmation. Mais que le plaisir à écouter ce cas d’école du mauvais goût soit aussi immédiat et indéniable, c’est carrément indécent ! C’est même carrément gênant quand vous écoutez ça devant des gens qui vous regardent de biais car vous dodelinez de la tête avec un grand sourire et que votre pied bat une mesure improbable.

Alors on cherche quelque chose à redire à cet album pour ne pas l’aimer. Le chant ? C’est vrai que ça braille comme dans une école maternelle où l’on aurait remplacé les biberons de lait par des canettes de bière. Mais... c’est pour ça qu’on aime (vous excuserez ma lâcheté qui m’impose l’emploi du mode impersonnel...). Musicalement, ça tient la route. Ces petites frappes connaissent leur affaire et ont une sacrée pêche. Pour donner une idée du style, tout aussi bien de la musique que des paroles, je pense que l’énumération de quelques titres sera plus parlante que tous les discours et comparaisons du monde : I’m a rat, Air guitar, Kill the pop scene, Fuck it up, How rude she was. Hum, oui, je sais, je m’enfonce à chaque ligne. Une version acoustique de Fuck it up pourrait éventuellement prêter le flanc à la critique, mais non, même pas. Au contraire, cette version est totalement hilarante et, une fois écoutée, on n’imagine plus l’album sans elle. Et quand le groupe a l’air de se foutre de la gueule des Beatles et de toute leur immonde engeance brit-pop sur King, on en redemande !

Dans un sursaut d’honneur, on avouera que tous les titres ne sont pas bons. Certains semblent même totalement inaptes à s’incruster dans la mémoire. Mais ce n’est pas grave. Blood, sweat & towers (oui, je sais... ce titre) ne s’écoute pas pour ses qualités musicales. Jamais il ne viendrait à l’esprit d’un être civilisé de vouloir absolument écouter une chanson particulière des Towers of London pour son contenu intrinsèque. C’est un album qu’on tape en fond sonore quand il fait beau, qu’on a envie de descendre quelques bières entre potes ou qu’on a envie d’expliquer à certains invités indélicats que les résultats de la Star Academy ne nous intéressent pas. Il va falloir vous y faire : le revival des années 80 concerne bien TOUT ce qu’a enfanté cette décennie...



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Geoffroy Bodart





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Towers of London : "Blood, sweat & towers"
(1/1) 30 juin 2015




Towers of London : "Blood, sweat & towers"

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The group has invested on good music. And their efforts have payed off so much. - Dony McGuire

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