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Tony Hadley : "Passing strangers"
The old-fashioned way

dimanche 20 septembre 2009, par Jérôme Delvaux

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Tony Hadley, si ce nom ne vous dit rien, c’est le chanteur de Spandau Ballet, un groupe de la vague néoromantique anglaise qui a connu un succès colossal dans les années 80 et s’est récemment reformé pour une tournée mondiale axée money, money... Si vous êtes lecteur assidu de Pop-Rock, vous en avez forcément déjà entendu parler.

Préciser que la presse britannique a longtemps opposé Spandau Ballet à Duran Duran aidera sans doute certains d’entre vous à mieux les situer. Pour le reste, Spandau, ce sont six albums parus entre 1981 et 1989, dont une perle aussi envoutante que prétentieuse de new wave funky et expérimentale Diamond, en 1982) et une scie commerciale à la guimauve (True, en 1983), qui n’était rien d’autre qu’une tentative ratée de faire « du Avalon » (mais n’est pas Roxy Music qui veut). Le reste est plutôt anecdotique, voire carrément médiocre, à l’exception notable de Through the barricades, un très joli single paru en 1986.

Comme Depeche Mode, A-Ha et d’autres, le groupe avait pour particularité que le chanteur n’était pas l’auteur des textes. En l’occurrence, c’est Gary Kemp, le guitariste, qui signait toutes les chansons de Spandau Ballet, tant les paroles que la musique. Après le split du groupe, Tony Hadley entama donc une carrière solo - discrète - essentiellement basée sur des reprises. Et c’est peu dire que certaines de celles-ci sont absolument splendides. En vrac, on peut citer Slave to love de Bryan Ferry, Wonderful life de Black, Woman in chains de Tears For Fears, Save a prayer de Duran Duran (joli clin d’œil aux vieilles rivalités, n’est-ce pas ?), First of May des Bee Gee’s (peut-être la plus belle du lot, aussi étonnant que cela puisse paraître), The first cut is the deepest de Cat Stevens et Free fallin’ de Tom Petty (toutes disponibles sur la compile True ballads de 2003), toutes originales, toutes touchantes, toutes magnifiées par la voix profonde de l’ex-King du nightclubbing londonien.

Son dernier album en date a pour titre Passing strangers et est sorti en 2006 via le petit label indépendant Curb Records. Il s’y montre plus crooner que jamais (à la Sinatra, on peut le dire) entouré d’un grand orchestre d’une trentaine de musiciens. Il y reprend de vieux classiques jazz-swing (dont The good life, adaptation d’une chanson de Sacha Distel et véritable sommet de l’album), un peu à la manière de ce que George Michael et Bryan Ferry ont pu faire en 1999 avec, respectivement, Songs from the last century et As time goes by. Sans toutefois sonner aussi pop que Michael ou aussi vieillot que Ferry.

A l’écoute de toutes ces petites perles, Just a gigolo, Wive and lovers, Tender is the night, etc., on pense en fait surtout beaucoup au son de Rock swings de Paul Anka et à ses reprises entièrement réorchestrées de tubes des années 80 (dont True de Spandau Ballet). Dans cet exercice périlleux, Tony Hadley s’en sort, lui aussi, remarquablement bien. Avec beaucoup d’élégance. Reste à voir si ses reprises de chansons d’un autre temps ne plaisent pas davantage à un public plus âgé que son auditoire habituel...



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Jérôme Delvaux





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Tony Hadley : "Passing strangers"
(1/1) 11 juillet 2015




Tony Hadley : "Passing strangers"

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I like this album. This is actually one of my favorite material. - Stephen Samuelian

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