Pop-Rock.com



Thunderheist : "Thunderheist"
Fa-fa-fa-Fashion !

dimanche 12 avril 2009, par Serge Coosemans

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Menomena : "Friend and foe"
Eric Clapton : "Back home"
Peter, Björn & John : "Living thing"
The Pretenders : "Loose screw"
Suzanne Vega : "Beauty & crime"
Emilie Simon : "La marche de l’Empereur"
Devendra Banhart : "Ninõ rojo"
Infadels : "We are not The Infadels"
Radio 4 : "Stealing of a nation"
The Prodigy : "Invaders must die"


Thunderheist est un duo canadien mixte : une Noire, un Blanc, Toronto/Montréal. Il se réclame musicalement de la booty, genre entre rap et techno qu’il pratique de façon bien plus accessible que bon nombre de vedettes d’un style toujours très underground, radical et souvent vulgaire. C’est de la booty pour fashionistas, on va dire, les Niggaz bling-bling explosés à l’ecsta allant sans doute rester sur leur faim devant cette musique nettement plus calibrée grand-public que les idioties minimalistes à basses surgonflées qui font généralement l’histoire et le plaisir du genre, en plus de ses invendables histoires de cul. C’est un nouveau langage mais il n’est pas très clair. Beep-beep.

Je suis au cinquième morceau de l’album et déjà, j’en ai ma claque. C’est pas mal foutu, notez. A peu près chaque tranche du disque peut être balancée sur un dancefloor entre Peaches, CSS et Playgroup. Les basses sont puissantes, rondes et chaudes ; la fille a une voix davantage affirmée et swing que pas mal de pétasses nettement plus approximatives dès que derrière un micro ; dans ce style de gloubiboulga musical aujourd’hui très à la mode (parce que booty, mon cul ! C’est surtout disco-rap-techno-rock à la chouchou du Vice Magazine du mois !) : c’est lourd et sans goût et je l’ai déjà entendu jadis. Beep-beep.

Ce qui est toutefois bien, c’est que même si tout cela reste très accessible, ça ne fait pas sa pute radio comme justement CSS sur son dernier album (ou pire et plus inattendu, Metric !). Voilà, ça se danse, quoi... Sans doute davantage sur des versions remixées et en live que sur album mais bon, c’est toujours comme ça avec la musique qui se danse : l’album est plus une carte de visite que le terrain des opérations où ça tacle vraiment sec. La la la la.

Je suis maintenant au neuvième morceau et mon avis ne change pas pour un pet. Je m’ennuie toujours, sans toutefois trouver de raisons d’exterminer le tout au lance-flammes. La bio du groupe parle d’articles positifs sur des « douzaines de blogs, des tonnes de mentions dans la presse, le NME parlant d’eux comme du « duo electro shit-hot de Toronto » et Pitchfork tout comme Spin ayant adoré leurs vidéos de 2008. ». Dingue comme le net, plutôt que de tourner le dos à tout ce discours débile de l’industrie des loisirs, se contente au contraire le plus souvent de l’amplifier. Tu parles d’une révolution médiatique, purée... Soupir mais une fois de plus, pas grand-chose à redire sur cette souris de groupe -question de goûts-, plutôt garder les mollards pour l’éléphant puant accouchant de ce pénible cirque, de cette propagande lamentable, de ces exagérations couillonnes. De cette aliénation pure et simple. Danse avec moi, ne danse pas avec moi. Beep-beep.

Au treizième track, c’est fini. Aucune envie de réécouter ce disque avec inattention ou même en fond sonore mais un soir, je jouerai peut-être bien l’un ou l’autre track dans un bar ou pour un dancefloor gay, histoire de faire ma pupute chez les branchagas. Sauf si c’est dans 15 jours parce qu’alors, il sera déjà trop tard. Beep-beep. Alors quoi, Thunderheist ? Rien, Thunderheist : c’est la musique de maintenant, qui répond à certaines normes de qualité sans pourtant en être vraiment, de la qualité. C’est de la production standard, un pur produit de la société capitaliste wharolienne du spectacle contemporain. Tendance, tourne à gauche, tourne à droite. La la la la.

Une nouvelle voiture tous les 5 ans, un nouvel ordinateur tous les 3 ans et un truc genre Thunderheist tous les 15 jours. C’est comme ça que ça marche et c’est ce qui donne envie de tout faire sauter. Le jour où ils comprendront cela, on en reviendra peut-être à des disques calibrés pour changer les vies, pas se consommer comme un pot de confiote. T’as toujours envie de bouger ton boule, là ? Merde, voilà que je passe de Bowie à Fatal Bazooka...

http://www.myspace.com/thunderheist



Répondre à cet article

Serge Coosemans





Il y a 5 contribution(s) au forum.

Thunderheist : "Thunderheist"
(1/5) 27 juillet 2016
Thunderheist : "Thunderheist"
(2/5) 22 avril 2009, par TeachingLittleC.
Thunderheist : "Thunderheist"
(3/5) 19 avril 2009, par BarrioBomb
Thunderheist : "Thunderheist"
(4/5) 13 avril 2009, par Hunter
Thunderheist : "Thunderheist"
(5/5) 13 avril 2009, par Hunter




Thunderheist : "Thunderheist"

27 juillet 2016 [retour au début des forums]

With these songs, we will likely learn to like the rock music and it’s nature. - Gary McClure

[Répondre à ce message]

Thunderheist : "Thunderheist"

22 avril 2009, par TeachingLittleC. [retour au début des forums]

et les thunderbirds ?

[Répondre à ce message]

Thunderheist : "Thunderheist"

19 avril 2009, par BarrioBomb [retour au début des forums]

excellent !

[Répondre à ce message]

Thunderheist : "Thunderheist"

13 avril 2009, par Hunter [retour au début des forums]

Ah oui, et si vous voulez tester en live, ils seront aux nuits botanique avec Yuksek... DANSEZ !!

[Répondre à ce message]

Thunderheist : "Thunderheist"

13 avril 2009, par Hunter [retour au début des forums]

Essentiellement une musique dancefloor, qui n’a d’ailleurs son intérêt qu’en dj set, beaucoup moins dans son salon évidement... Mixhell/Spanck Rock/Diplo STyle... Néanmoins des titres comme "jerk it" sont de véritable petite bombe pour piste de danse apathique en manque de fluosound !

[Répondre à ce message]