Pop-Rock.com



The Zephyrs : "Bright yellow flowers on a dark double bed"
Fermez les yeux et détendez-vous

lundi 22 août 2005, par Geoffroy Bodart

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Jamiroquai : "Dynamite"
Explosions In The Sky : "All of a sudden I miss everyone"
Sum 41 : "Underclass hero"
Death in June : "The rule of thirds"
Anna Ternheim : "Separation road"
Hot Hot Heat : "Make up the breakdown"
Zop Hopop : "(Interlude)"
Duran Duran : "Red carpet massacre"
Alex Gopher : "Alex Gopher"
Riverside : "Anno Domini High Definition"


L’Ecosse n’est pas réputée pour ses plages de sable fin, son soleil permanent et le bleu de son ciel. Fidèles à la tradition de leur pays, les membres de The Zephyrs nous proposent un nouvel album chargé de mélancolie et de regrets qu’on imagine déjà composé dans un petit cottage perdu dans la lande alors qu’au-dehors le déluge s’abat.

Depuis leur premier album paru en 2000, ces Ecossais étaient catalogués à la page post-rock. Pourtant de post-rock il ne sera nullement question dans les dix morceaux de cette nouvelle cuvée. Les deux ambitions affichées du groupe pour cet opus étaient tout d’abord de réaliser leur album de manière indépendante, et ensuite de composer des mélodies plus accessibles.

Entièrement écrit, composé, enregistré, mixé, produit et tout le toutim par les membres du groupe, Bright yellow flowers on a dark double bed est incontestablement l’œuvre à la fois la plus personnelle et la plus collective de The Zephyrs. Une œuvre qui possède une unité de son et d’ambiance, ce qui se révèle être un plus indéniable pour ce genre de musique qui se veut relaxante.

La musique des Zephyrs est également très accessible et ne s’écarte jamais des balises de la pop atmosphérique, teintée de blues et de country (beurk !). Album plus personnel, donc, mais pas tellement innovant ni audacieux...

Assez proche dans l’esprit et dans la forme de Viva Las Vegas (voir ici), The Zephyrs ne parvient toutefois pas à égaler les Espagnols dans le registre de l’intensité, que ce soit au niveau de l’interprétation comme de la composition. Il n’en reste pas moins que le groupe se montre capable de moments d’insolente beauté, comme sur Nyung ou So called beau, qui ne manqueront pas de faire soupirer de béatitude. A l’inverse, la sonorité country de certains morceaux se montre totalement inappropriée à l’ensemble (mon Dieu, que Never be the same est moche !).

Le groupe est donc parvenu à son objectif de composer un album plus accessible. Malheureusement. Car ce qu’on tient au final est un très (très) agréable album à diffuser en fond sonore ou à écouter en soirée, qui contient quelques morceaux qui s’incrustent bien profond dans le crâne, mais pas un chef-d’œuvre capable de vous donner le cafard pour trois semaines...



Répondre à cet article

Geoffroy Bodart