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The Wombats : "A guide to love, lost & desperation"
Tales of girls & boys & marsupials

mardi 15 janvier 2008, par Marc Lenglet

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Les wombats sont des marsupiaux herbivores qui vivent dans le sud de l’Australie. Ils ont l’apparence de petits ours et peuvent peser jusqu’à 25 kilos. D’un naturel paisible et amical vis-à-vis des humains, il arrive néanmoins que certains wombats pètent une durite et fassent preuve d’une agressivité inhabituelle pour un animal de cet ordre. Le Wombat de Liverpool, plus grand que son cousin des antipodes et à peu près dépourvu de poils, possède lui aussi un tempérament bien affirmé d’autant plus que, faisant partie de la sous-espèce des Britpopidés, il y avait toute les raisons de le considérer comme un animal neurasthénique et ennuyeux.

Les Wombats ont connu la destinée de nombre de groupes britanniques similaires : formation locale inconnue hors de la grande banlieue liverpudlienne, ils décochent quelques singles bien sentis sur les ondes, deviennent la coqueluche d’une partie de l’establishment musical briton, signent pour un premier album studio et sont bombardés sans coup férir nouvelle révélation de l’année. Mais que proposent donc les Wombats pour s’extirper hors du commun des groupes de rock des Midlands ? Ben justement : rien ! Les Marsupiaux pratiquent une pop-rock enjouée, qui table sur des thématiques passe-partout (les relations hommes-femmes, personne n’y aurait pensé !), heureusement développées avec un agréable légèreté, une pratique forcenée du name-dropping (Bridget Jones, A mid-summer night’s dream, Joy Division,...) et un survoltage juvénile qui n’a rien à envier aux Arctic Monkeys mais avec un humour canaille plus proche des premiers Supergrass.

Comme on pouvait s’y attendre, A guide to love, loss & desperation fait partie de ces productions emmenées par une poignée de singles irrésistibles (Kill the director, Backfire at the disco, Let’s dance to Joy Division qui parviennent pourtant à maintenir la cadence tout au long des autres pistes (avec des pop-songs aussi accrocheuses que Lost in a post ou Party in a forest. Evidemment, tout un chacun sait comment tournent les choses outre-Manche. Dans les cercles autorisés, tout le monde se pâme en ce moment même à l’écoute de ce nouveau trio bourré d’énergie positive. D’ici un an et demi, un second album sortira : il sera probablement tout aussi réussi mais boudé par une majorité d’amateurs de la première heure, déjà passés à quelque chose de plus hype. Et d’ici deux à trois ans, le grand public se demandera depuis combien de temps existent donc ces Wombats et leurs mélodies endiablées.

En résumé, les Wombats n’ont absolument rien inventé, ni sur la forme ni sur le fond et se préoccupent surtout de se ménager une petite place dans un créneau qui fonctionne. Ca joue vite, ça lâche quelques clins d’œil complices, ça fait « Whou-hou » dans les refrains et finalement, tout cela génère un certain capital sympathie, celui qui fait toute la différence entre ceux qui réutilisent une vieille recette et ceux qui la réutilisent avec ingénuité et fantaisie. Bien qu’aucun individu raisonnable ne puisse attendre de séisme majeur en provenance d’une formation de ce genre, cette énième variation sur le même thème n’en reste pas moins plus comestible que beaucoup d’autres.



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Marc Lenglet





Il y a 2 contribution(s) au forum.

The Wombats : "A guide to love, lost & desperation"
(1/2) 9 août 2016
The Wombats : "A guide to love, lost & desperation"
(2/2) 18 janvier 2008




The Wombats : "A guide to love, lost & desperation"

9 août 2016 [retour au début des forums]

Just like their unique music style, this group has got the most interesting band name to call. - Steven Wyer

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The Wombats : "A guide to love, lost & desperation"

18 janvier 2008 [retour au début des forums]

Scusi, scousers, mais si comme moi vous vous impatientez au point de fouiner dans les fins de listes et la lie des forums (qu’aurais-je pu rater en 2007 voyons voir...), surtout, évitez ce trio, "neurasthénique et ennuyeux" comme si bien dit.
Pénibles effectivement les wou ouh ouh, sur Kill the Director notamment. Je vais lui foutre un -1 à ce titre que ça va bien plomber la moyenne, histoire d’éviter de retomber sur ces rosbifs clonés en mode random.

Enfin ..je n’ai perdu que du temps (manquerait plus que ça).
Bravo pour l’intro zoophile, particulièrement savoureuse.

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