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The Willowz : "Talk in circles"
MC5 Revisited

samedi 17 septembre 2005, par Marc Durant

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Dans la valse des inconnus émergeant dans la prolifique année 2005 on pourrait jouer au jeu des 7 familles, faisant des comparaisons séduisantes et de bon aloi, regroupant les courants montants dans des catégories où il est tentant de les y placer. Car il faut bien l’avouer, devant l’averse de groupes qui nous tombe sur la tête, pas le temps de reprendre son souffle. L’un est déjà promu comme groupe de l’année que le mois suivant il est remplacé séance tenante par un nouveau venu peut-être tout aussi bon, mais répondant aux exigences du marché, à savoir « la nouveauté est payante ». Un peu comme ces marques de lessives qui se vendent mieux si on y appose le logo « Nouveau », alors que la formule, elle, n’a pas vraiment changé. The Willowz est ainsi un nouveau produit qui semble remplacer les anciens pas encore obsolètes, mais en passe de l’être.

Apparu un peu par hasard sur l’excellente B.O. du Eternal sunshine of the spotless mind de Michel Gondry, The Willowz commence alors à se faire un nom et se propulse sur le papier glacé du toujours frétillant NME qui a pour credo de découvrir (ou fabriquer) un nouveau talent tous les mois (ou toutes les semaines si possible). Auréolé de cette précieuse reconnaissance, le groupe californien (oui, pour une fois pas anglais) s’affirme et déploie son rock garage sur un premier album, The Willowz, en 2004, qui aura un succès d’estime, mais sera très vite suivi par le lumineux Talk in circles, qui sans parler de consécration est une franche réussite.

Ce qu’il faut souligner premièrement, c’est que cet album est d’une variété sans équivoque, ne s’engonçant pas dans un style primaire et sans ouverture, il brasse un mix de toutes les tendances actuelles et tout ça sur vingt titres, pour la plupart de bonne facture. Allant du morceau franchement expérimental (on y retrouve des sonneries de téléphone, des bruits bizarroïdes,...), au rock incandescent comme pourraient le faire les Subways, The Kills, le MC5, mais aussi Blind Melon (un peu le même timbre de voix). On y trouve aussi son quota de ballades aigre-douces qui sauront ravir les plus romantiques. Guitares sèches un peu baba et chant suave, une bonne alchimie en somme qui fera peut-être bailler l’abruti urbain mais comblera les plus prompts à l’ouverture d’esprit.

Pas encore célèbre mais presque, on aurait envie de dire ça, tant cet album est prometteur et trouve sa place dans les meilleures formations du revival rock garage qui sévit actuellement pour notre plus grand bonheur. La musique des Willowz est certes infectée par tout ce qui se fait (de bien), mais l’important dans tout ça est justement la manière dont ils gèrent l’infection, la manière dont ils retranscrivent leurs influences et la manière qu’ils ont de nous faire vibrer. Le chanteur déclarait dernièrement avec une verve toute adolescente : "Nous serons partout". Et c’est franchement tout le mal qu’on leur souhaite.



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Marc Durant





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The Willowz : "Talk in circles"
(1/1) 18 juin 2015




The Willowz : "Talk in circles"

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They have created a good soundtrack. This group is really made of talented individuals. - Stephen Samuelian

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