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The Shins : "Chutes to narrow" Friandises sucrées à consommer sans modération ! jeudi 3 juin 2004, par |
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The Shins est un quatuor pop hors du commun. Pourquoi ? Parce qu’ils ont réussi, à une époque où l’on plébiscite plutôt le garage-rock, le punk ou le rock des années 80 en général, à débarquer avec un genre que l’on avait, malheureusement, un peu perdu de vue, et qui est réellement le Graal du rock, celui des Beach Boys et des Beatles. Est-ce notre époque qui est moins exigeante ? Allez savoir. Plus frileuse est probablement un terme plus convenu. Tout ceci pour dire que ce petit groupe est très talentueux, servant des petites chansons pop tout en ayant conservé l’énergie du punk. Un peu comme si XTC débarquait aujourd’hui…Il semble bien que le fameux label Sub Pop ait trouvé sa nouvelle coqueluche. Il a tout intérêt à la bichonner…
On chantonne rapidement les différentes mélodies et refrains qui pullulent ce disque. La présentation ne pouvait mieux tomber à pic, puisque l’on a calqué celle-ci sur celles des petits livres de contes pour enfants, avec petits dessins mignons et découpage des décors qui s’imbriquent. Tout semble suivre d’ailleurs une trame, comme sur un conte, avec ses accélérations et ses pauses. Bon, maintenant que le décor est planté, écoutons ce disque. Dans la même brèche ouverte par The Coral et The Zutons, The Shins (serait-ce la nouvelle vague des groupes en The ?) explorent avec force talent la pop des années 60. A la différence cependant des Beatles ou des Beach Boys, outre qu’ils soient anglais et les Shins américains, réside dans le résultat. A titre personnel j’apprécie les trois mais pour des raisons bien différentes. Sachez, pour faire court, que les Shins sont bien plus joyeux et gais, qu’ils donnent ce je ne sais quoi de très réussi qui caractérise la musique des Fab Four, et pour laquelle on fond littéralement comme chocolat au soleil. Les « pa pa pa » et autres chœurs étincelants des années 60 sont ici bel et bien présents : ils font aussi que vous vous y accrochez, émerveillé par autant de justesse, de clarté, de précision mélodique dans ces petites friandises sucrées. L’album est court, très court même (31 minutes), mais semble long. Chaque écoute amène son lot de découvertes, à même de démontrer la grande richesse des arrangements utilisés. C’est simple, rien ne sert de passer en revue les titres car l’album ne peut s’écouter qu’entièrement, d’où mon admiration pour cette manière toute gentille d’avoir conçu la chose comme un petit conte enfantin. Les textes sont plus que recherchés et l’on se retrouve, en tant qu’Européen dont l’anglais ne constitue pas la langue maternelle, devant une prose plus que généreuse en termes inconnus, appartenant au registre très large de la poésie dans la langue de Shakespeare, excusez du peu. Ils peuvent virer vers le noir, mais on ne s’en rend pas compte vu l’environnement dans lequel celui-ci est servi : tout semble voué à flatter nos oreilles ! La chanson qui clôture l’album est d’une beauté époustouflante. En fait, devant ce disque, on ne peut que citer le fameux adage : Il y a des raisons en amour que la raison n’entend point. Cet album rentre, et c’est extrêmement rare, dans cette catégorie. Il entre également dans mon top 5 de l’année… |
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Il y a 3 contribution(s) au forum. The Shins : "Chutes to narrow"
(1/2) 21 août 2006 The Shins : "Chutes to narrow"
(2/2) 16 août 2006, par tangerine |
The Shins : "Chutes to narrow" 22 août 2006, par tangerine [retour au début des forums] tu oublies aussi kissing the lipless & so say i !
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