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The Organ : "Grab that gun" Life, my friend, is decadence and isolation samedi 8 octobre 2005, par |
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Grab that gun est le premier album des The Organ, un quintet canadien qui se pavane sans vergogne dans les sentiers battus d’une new wave bien digérée, faisant grincer les dents de certains qui critiquent leur manque évident d’originalité, mais fait penser à d’autres que la formule fonctionne, qu’elle fait de l’effet et est assez crédible pour marcher...
La tendance à la nostalgie rétro, saupoudrée d’une cold wave de bon goût, d’un optimisme en berne, et d’un côté post-punk dans ce qu’il a de plus romantique. La recette est efficace, même si elle marchera mieux sur les vieux corbeaux que sur les jeunes moineaux. On les compare à la version féminine d’Interpol, et même si je trouve ça un peu réducteur je ne peux renier ce fait. Il suffit d’écouter pour s’en rendre compte, c’est flagrant et typique. Aucun groupe actuel, à ma connaissance, ne met la basse aussi en avant, comme le faisait The Cure ou X-Mal Deutschland dans les années 80. Le synthé minimaliste a aussi sa place, avec des sons d’orgue ou nappes craintives, c’est tout un univers teinté d’une désespérance sans appel qui se dessine et nous broie avec un plaisir véritable. Katie Sketch a le verbe fort, la voix impérieuse, toujours avec une rage mêlée d’une mélancolie incomprise, comme si il était douloureux d’être dans ce corps, dans cette vie. Les vieilles recettes remises au goût du jour sont souvent mal vue, comme si le fait d’aller chercher l’inspiration là où elle est bonne était une sorte de péché ou de crime de lèse majesté. Quand il n’est plus vraiment possible d’innover pourquoi ne pas puiser dans le patrimoine et le ressortir avec le talent dont on est capable, après on aime ou on aime pas, c’est simple, tellement simple que ça en fait râler plus d’un... Au niveau des morceaux Brother ouvre l’album, toute basse dehors, un chorus de guitares comme on en avait plus entendu depuis Siouxsie & The Banshees vient oeuvrer à une mélodie simple, efficace, pleine d’une sève noire et tiède. Love love love et son refrain automnal, Basement band song et Sinkin hearts qui pourraient presque être les chansons "dynamiques" de l’album. Et on termine dans un Memorize the city avec une guitare qui rappelle un peu... Indochine. De plus à écouter les rumeurs, ou du moins à lire les comptes rendus, ces demoiselles seraient plutôt bonnes sur scène, avec une authentique présence et une passion contagieuse. A vérifier dès que possible ! |
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