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The Kooks : "Inside in/Inside out"
Séance de rattrapage

dimanche 10 décembre 2006, par Géry Brusselmans

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Avec une moyenne d’âge d’à peine vingt ans, une attitude rebelle très rock’n rollesque, une façon étonnante d’appréhender la « bonne chanson rock qui marche », on comprend l’engouement réservé aux Kooks depuis plus d’un an. Jusqu’à ce jour, les « loufoques » et leur Inside in/Inside out faisaient pourtant, pour diverses raisons, figure de grands absents de notre rubrique 2006. Le vide est aujourd’hui comblé.

Cette chronique aurait pu être écrite il y a trente ans, dix ans ou même un peu plus d’un an, avant que ne débute la tornade médiatique autour du groupe. Il aurait juste fallu changer le nom des Kooks en The Jam, Supergrass, ou Arctic Monkeys, car tous ces groupes ont un point commun : ils nous viennent d’outre-Manche et leur nom a très tôt fait parler d’eux et surtout à étonner, tant par leur façon d’appréhender la musique rock que par leur culot et leur attitude. The Kooks n’échappe pas ici à l’étiquette « jeune prodige » ou « nouvelle garde du britrock », comme l’avancaient plusieurs magazines de la presse spécialisée lors de la sortie de cet album début janvier. Il serait dès lors inutile de pousser le développement car pour le reste, l’histoire des Kooks se réduit à néant. En somme, des jeunes lycéens pris à la sortie de l’école par Virgin et propulsés en haut des charts internationaux. OK, dix groupes rock étiquetés « nouveau talent » sortent par mois des usines britanniques, mais en un an, le soufflé ne semble pas encore être retombé pour les Kooks ; un nom par ailleurs repiqué à une célèbre chanson de l’album Hunky Dory de David Bowie. Les Kooks, plus qu’un phénomène de mode ?

Pour situer l’univers des "loufoques" on pourra évoquer l’influences palpable des Supergrass ou des Kinks (Les Kinks ou les barges en anglais). Mais plus généralement, de la majorité des groupes britanniques ou américains de rock de ces trente dernière années, car sur Inside in/Inside out, on retrouve un large panel d’influences : du rock garage au funk en passant par la ballade et le bon riff efficace ; tout y passe en restant dans une structure guitare-chant-basse-batterie assez conventionnelle. C’est surtout la voix de Luke Pritchard, les mélodies et la jeunesse qui séduisent sur cet album. Une ballade en introduction avec Seaside, un Ooh la accrocheur, un très funky Matchbox ou un plus pop mais tout aussi efficace Naïve, un des tubes de cet album. On ne parlera pas de repompage de classiques du genre ; juste une source d’inspiration pour Luke Pritchard et sa bande.

Côté textes, le chanteur-leader ne se veut pas spécialement revendicateur ou révolutionnaire mais s’amuse plutôt à parler de ses problèmes amoureux, du sexe et autres tracas des jeunes de son âge, comme le prouve par exemple Eddie’s gun et l’histoire d’un problème d’éjaculation précoce. Globalement, ces 14 titres confirment donc l’engouement réservé aux Kooks jusque ici. Certains ont beau cracher sur tout ce qui est propulsé en haut de l’affiche, on peut dire que Luke Pritchard et sa bande restent crédibles du début à la fin. C’est frais, spontané, efficace et pas trop plagié. A l’instar des Arctic Monkeys ou des Subways, ils ont certainement le caractère et le culot pour tenir encore au moins quelques mois au top des charts. Prometteur donc ? Oui, mais on se résumera à ce mot, car un album comme celui-là n’est pas encore assez caractéristique et mature pour être estampillé 5 étoiles. En attendant un probable deuxième album, laissons-nous donc aller au rythme des ces mélodies entraînantes et passe-partout. Si ça se trouve, l’introduction et la conclusion de cette chronique pourra à nouveau paraître dans six mois avec un « autre nouveau prodige rock ».



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Géry Brusselmans





Il y a 5 contribution(s) au forum.

The Kooks : "Inside in/Inside out"
(1/2) 10 décembre 2006
The Kooks : "Inside in/Inside out"
(2/2) 10 décembre 2006




The Kooks : "Inside in/Inside out"

10 décembre 2006 [retour au début des forums]

Bonne critique mec ... objective et sans haine ... waaaaaa ça fait du bien

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The Kooks : "Inside in/Inside out"

10 décembre 2006 [retour au début des forums]

Qui parle de prodige rock ? Groupe prometteur, sans plus. Comme don Quichotte, vous vous battez contre des moulins. Vous créez vous-même une fausse polémique pour pouvoir y répondre. Curieux et même pathétique.

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    The Kooks : "Inside in/Inside out"

    10 décembre 2006 [retour au début des forums]


    Vous créez vous-même une fausse polémique pour pouvoir y répondre. Curieux et même pathétique. > On ne doit pas avoir lu le même article alors...

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    The Kooks : "Inside in/Inside out"

    10 décembre 2006, par francis [retour au début des forums]


    hum.. polémique ???

    alors que je m’attendais à ce que pop rock déverse sa haine sur ces pauvres kooks, géry fait preuve de maturité en ne déclenchant justement aucune polémique..
    t’es à coté de la plaque mon grand

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      The Kooks : "Inside in/Inside out"

      10 décembre 2006, par dionycos [retour au début des forums]


      En voila un qui n’a pas pris le temps de lire la chronique, trop aveuglé par ses préjugés sur le site (qui , il est vrai, est tres rarement gentil avec les nouveaux groupes)
      T’as raté le coche sur ce coup la mec ^^

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