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The Hives : "The black & white album" Du plaisir samedi 22 décembre 2007, par |
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Avec leur dégaine de rescapés des années 50, leur mégalomanie délirante et leur rock foutraque et bordélique, difficile d’avoir loupé les Hives ces dernières années. Sans jamais confiner à l’exceptionnel, leurs premières réalisations avaient le don de générer une sympathie instinctive. Il n’en ira pas autrement avec ce Black & white album.
Les Hives savent cultiver le paradoxe. Tout en jouant à mort sur le visuel, les déclarations à l’emporte-pièce et une mythologie personnelle aussi lourdaude que prévisible, les Suédois font partie des rares formations à n’avoir pas oublié que le rock, avant toute autre considération, c’est du plaisir. Du plaisir con, binaire, souvent gras, mais du plaisir tout de même. Pour faire court, on peut directement remiser au placard toutes les généralités pseudo-intello qu’on balance habituellement sur la dernière révélation « qui fait tout tellement différemment de ses modèles ». Les Hives sont aussi bas de plafond que les Stooges en leur temps... aussi simplistes, aussi chaotiques et aussi peu soucieux du travail bien fait. Presque aussi bons, à vrai dire. Derrière l’habituelle bouillie de riffs énervés, cet album noir et blanc dégouline littéralement de claviers. L’objectif n’était clairement pas de créer une atmosphère ou de rendre hommage à une période que beaucoup préfèreraient gommer de leur mémoire. Non, ces claviers sont là... parce qu’ils sont là. Je ne vois aucune autre explication rationnelle à l’injection de tels éléments. En fait, les Hives évoquent de plus en plus les défunts The Darkness. Non, ne fuyez pas. Musicalement, les deux groupes n’entretiennent aucun lien de parenté. Mais cette prétention feinte à se considérer comme le plus grand groupe de tous les temps et, surtout, cette propension ingénue à en remettre une louche lorsqu’on pense avoir atteint la limite du tolérable, sont communes aux deux formations. Entre intermèdes ridicules, rock épais à la Tick tick boom, chœurs débilissimes (Well allright !), jappements surexcités de Howlin’ Pelle Almqvist (You got it all... wrong), opérettes dégénérées (Puppet on a string) et manifestes crétins (T.H.E.H.I.V.E.S.), il va falloir sérieusement creuser pour dénicher le moindre truc respectable chez les Hives. Et heureusement car la folie et l’indifférence des Hives au bon goût leur permettent de faire à peu près ce qu’ils veulent sans souci du qu’en-dira-t-on. Défoulant à mort et ménageant quelques bonnes surprises au fil des plages, The black & white album peut également compter sur ce don typiquement suédois pour torcher un bon petit tube pop/rock en deux temps trois mouvements. The black & white album ne se prend pas une seconde au sérieux et, pour ceux qui attendent un minimum de dignité de la part d’un groupe de rock, on peut même dire que le disque se barre en couille dès les premières secondes. Pour les autres, il s’agit clairement d’un des plaisirs coupables les plus rafraîchissant que l’année 2007 ait pu nous offrir. |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. The Hives : "The black & white album"
(1/2) 22 décembre 2007, par kozmik The Hives : "The black & white album"
(2/2) 22 décembre 2007, par Gin and Sonic |
The Hives : "The black & white album" 26 décembre 2007 [retour au début des forums] bien évidemment que Barely Legal et Veni Vidi Vicious sont 2 albums a part entière ! sans compter 2 ep 6 titres.
The Hives : "The black & white album" 30 juin 2008, par Dionycos [retour au début des forums] Pour avoir été au concert au Zénith en avril, je peux te dire que des titres comme "Hey litle world" , "You got it all wrong" , "return the favor" ou encore le génial "Bigger hole to fill ", assurent autant l’ambiance que les classiques "Hate to say I told you so" et ’Walk idiot walk" . Cet album est un pur moment de rock’n roll . Jouissif.
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