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The Futureheads : "The Futureheads" No Future samedi 3 septembre 2005, par |
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Vous aimez Franz Ferdinand, Dogs Die In Hot Cars, Bloc Party, Maxïmo Park et The Rakes ? Si oui, à en croire une certaine presse, le premier album des Futureheads, sorti fin 2004 et réédité en mai de cette année, est fait pour vous. Si, au contraire, ces groupes vous inspirent une indifférence polie, voire une profonde répulsion, passez votre chemin. Le trip post-punk des quatre dandys de Sunderland ne fait que ressasser une fois de plus l’héritage de XTC, The Jam, Gang of Four, The Clash et d’autres musiciens aujourd’hui tous quinquagénaires (ou décédés).
On dira des Futureheads qu’ils ne seraient jamais sortis de leur garage si Franz Ferdinand et Bloc Party n’avaient pas, en 2004, changé le visage du rock british en seulement quatre singles : Take me out et Matinee pour les Ecossais, Banquet et Helicopter pour les Londoniens. Mais voilà, à l’instar de Maxïmo Park et de (trop ?) nombreux autres groupes, les Futureheads ont profité de la nouvelle déferlante post-punk/new wave pour imposer leur rock carré et leurs chansons explosives de deux minutes et demi à la face du monde. Tous les éléments étaient en place pour un succès mondial : une signature sur un bon label anglais (679 Recordings, qui héberge aussi The Streets), l’engagement de Paul Epworth (Bloc Party, Maxïmo Park, The Kills) et Andy Gill (un ex-Gang of Four) comme producteurs, un mixage assuré par Gareth Jones (Depeche Mode, Einstürzende Neubauten, Interpol), ainsi que - élément indispensable pour ce genre de groupes - une couverture de premier plan par la presse musicale anglaise et par le NME en particulier. De belles promesses donc,... mais plutôt du genre de celles de Tony Blair, c’est à dire pas tenues ! Au vu de la courte durée des morceaux, un album comme celui-ci s’écoute à un train d’enfer. Sur Le garage ou Stupid and shallow, la chanson est déjà terminée alors qu’on vient à peine d’accrocher à son rythme effréné. Problème, en plus de s’achever très rapidement, comme ceux des Ramones, les titres des Futureheads s’oublient presque aussi vite. Ca gueule, ça gratte, ça tourbillonne, mais l’ensemble donne l’impression d’être un beau gros bordel inachevé, dans le genre du deuxième album des Libertines (voir ici). Un seul morceau sort en fait du lot, c’est le single Hounds of love... une reprise de Kate Bush. Des vocalises rigolotes servent d’intro à un titre fun, entraînant et super bien balancé tel qu’on aurait apprécié en entendre davantage sur cette galette. Certains journalistes outre-Manche parlent déjà des Futureheads comme d’un des groupes les plus importants de 2005. Pour nous, ils ne sont que des suiveurs incapables de rivaliser avec les groupes qui leur ont ouvert la voie, et, plus encore, avec ceux qu’ils tentent plus ou moins adroitement de copier. Certes, le band de Barry Hyde n’est pas dépourvu de talent ni de bonnes idées, mais sa musique convient davantage à petites doses (en singles, par exemple) que sur un album de 17 plages toutes très ressemblantes. |
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Il y a 7 contribution(s) au forum. The Futureheads : "The Futureheads"
(1/4) 31 octobre 2005, par Brian Blits The Futureheads : "The Futureheads"
(2/4) 11 octobre 2005, par Chuck. > The Futureheads : "The Futureheads"
(3/4) 3 septembre 2005, par Elea > The Futureheads : "The Futureheads"
(4/4) 3 septembre 2005 |
> The Futureheads : "The Futureheads" 3 septembre 2005, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums] Donne moi encore des cours d’Histoire, tu sais que j’adore ça... Blague à part, je faisais allusion au succès fulgurant des Futureheads cette année, lié, selon moi, à celui - planétaire - des deux groupes que tu cites. C’est d’ailleurs pourquoi l’album des Futureheads a été réédité en mai 2005... Tu me suis ? > The Futureheads : "The Futureheads" 3 septembre 2005, par charlotte [retour au début des forums] Je suis assez d’accord avec Jér... Eléa, tu n’y connais rien. ^^ > The Futureheads : "The Futureheads" 5 septembre 2005, par Laurent Bianchi [retour au début des forums] Euh... En fait, Dogs die in hot cars en parlait dans notre interview d’octobre 2004. Je m’étais intéressé à la chose, et avais constaté que le disque n’était sorti qu’en Angleterre. Il n’est sorti chez nous qu’en mai (et je crois qu’il n’est toujours pas sorti en France) : c’est donc une sortie continentale, ou semi-continentale. Et vu qu’on n’est pas anglais, si on n’achète pas ses CD en imports, on ne peut que se contenter d’une sortie tardive et avoir l’impression donnée par l’article.
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