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The Finn Brothers : "Everyone is here"
Il n’y a pas que des moutons en Nouvelle-Zélande !

mercredi 7 décembre 2005, par Albin Wagener

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Hé non, il y a aussi des musiciens. Et même s’il y a sans doute quelques groupes de rock (The Datsuns, par exemple) de métal, d’électro ou que sais-je, c’est surtout grâce sa folk mâtinée de pop que ce pays austral est le mieux représenté sur la scène musicale internationale. Il y a la charmante petite Bic Runga, mais il y a aussi deux vétérans bien installés, j’ai nommé The Finn Brothers, tous deux issus de la célèbre formation Crowded House, qui avait obtenu deux hits mondiaux notables avec Don’t dream it’s over et l’estival Weather with you.

Mais les Finn Brothers sont plus que de simples musiciens échappés d’un ancien groupe connu : ils composaient déjà de notables mélopées avant Crowded House, et Neil Finn a même eu à la fin des années 90 une carrière solo plutôt bien accueillie. Neil et Tim nous livrent avec ce second album sincère et intimiste douze morceaux fort agréables à l’écoute (le premier album, sobrement éponyme, était paru en 1995). Bon, OK, entendons-nous, ça ne casse pas la baraque, mais la douce et honnête nostalgie qui se dégage de ces morceaux fait de cet album un ensemble cohérent et très facile à écouter. Un album dispensable dans l’absolu, puisqu’on n’y invente absolument rien, mais un album qui fait office d’exercice de style formidablement bien réussi.

Tels deux Bob Dylan (ou un Neil Young à deux têtes, c’est selon), les frères Finn s’échangent le micro : pendant que Tim chante notamment sur le poignant single Edible flowers, Neil se permet d’ouvrir l’album avec le conventionnel mais néanmoins appréciable Won’t give in. Malgré le fait que les morceaux soient plutôt faciles à se caser derrière l’oreille, on ne peut pas nier le fait que les deux songwriters de l’hémisphère sud sont doués. Luckiest man alive possède des allures de paisible adieu automnal, Nothing wrong with you se drape de cordes orchestrées avec brio, et Disembodied voices chuchote des souvenirs évanescents à nos esgourdes délicates, comme une douce brise printanière - et en plus, ledit morceau, véritable hymne à la fraternité, a été produit avec l’aide de Tony Visconti (David Bowie, Philip Boa, Manic Street Preachers), rien que ça. Alors évidemment, cette apparition anecdotique du célèbre producteur pose question : pourquoi n’a-t-il pas produit tout l’album ? Mais bon, ce n’est pas très important au final, puisque le disque en question a été mixé par Bob Clearmountain (encore lui). Une belle brochette de vieux de la vieille, mais qui font bien plus de se donner de grandes tapes amicales dans le dos par musique interposée, puisque, faut-il le rappeler, ce disque des frères Finn est une grande réussite. L’épatant Homesick ou le très rock All god’s children ne peuvent que corroborer cet état de fait.

Pour être honnête, cette musique est faite pour plaire au marché nord-américain. A vrai dire, on ne serait pas étonné d’entendre un extrait de ce Everyone is here dans Sex & The City ou une quelconque autre série dont nous gratifient les boîtes de production outre-atlantique - peut-être est-ce donc mon côté canadien qui me permet d’apprécier cette galette ? Mais qu’à cela ne tienne, il y a une vie après Crowded House : et même si cet opus se rapproche plus de Vonda Shephard que de Jeff Buckley au niveau des arrangements, il possède quand même cette petite touche très particulière que l’on retrouve chez bon nombre d’artistes néo-zélandais : un folk un peu distant, pourtant toujours très fragile, et qui arrive à lier avec l’auditeur une sorte de complicité touchante. Une très belle page de l’histoire du folk néo-zélandais, avec piano, mandoline, banjo et wurlitzer, à ranger quelque part entre les comptines de The Lilac Time et la carrière solo en dents de scie de Lloyd Cole.



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Albin Wagener





Il y a 4 contribution(s) au forum.

The Finn Brothers : "Everyone is here"
(1/3) 17 octobre 2016
The Finn Brothers : "Everyone is here"
(2/3) 7 décembre 2005, par thevogues
The Finn Brothers : "Everyone is here"
(3/3) 7 décembre 2005




The Finn Brothers : "Everyone is here"

17 octobre 2016 [retour au début des forums]

I totally agree of this review. The band has managed to be recognized internationally through this album. - Dennis Wong YOR Health

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The Finn Brothers : "Everyone is here"

7 décembre 2005, par thevogues [retour au début des forums]

Bon...Albin... J’ai déjà dit que j’aimais également The Lilac Time... Mais là, ça devient lourd...
Que tu scribouilles sur Idelwild, Robbie Williams ou les "Old in Blacks"Brothers, tu nous ressers les Lilac ! ça tourne au copy/past...

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The Finn Brothers : "Everyone is here"

7 décembre 2005 [retour au début des forums]

Les frères Finn, c’est surtout Split Enz, un groupe des seventies, bien avant Crowded House. Le monde musical n’a pas débuté en 1980.

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    The Finn Brothers : "Everyone is here"

    7 décembre 2005, par GEORGES LANG [retour au début des forums]


    Je vous apprécie beaucoup, je dois dire... raaaaaahhhhhhhh... que j’aime bien ça... quand des petits jeunes ne se laissent pas aller aux sirènes de toute cette musique.... raaaaaahhhhh.... électronique... raaaaahhhhhh... C’est ce que je disais encore à Tom Petty la dernière fois que j’ai été à Nashville, Tennessee pour le plaisir de.... raaaahhhhhh... vos oreilles, chers auditeurs de W-RTL... Raaahhhhhh... Tom, je lui ai dit : en Belgique, il y a pop-rock.com.... raaaahhhhh... C’est des petits jeunes mais ils ne se laissent pas aller aux sirènes de toute cette musique.... raaahhhhh... électronique... Ils aiment le bruit des doigts de quinquagénaires sur la six cordes... Celui de notre génération, Tom, de notre génération... raaaaahhhhh... à nous qui avons connu le rock & roll des temps farouches... raaaahhhh... Tel qu’on vous le fait entendre et partager de tout coeur sur... raaaahhhhh... W-RTL...raaaahhhh. "Georges, you’re right, t’as raison Georges", qu’il a dit, Tom... raaaaahhhh... Chers auditeurs, même Tom Petty, il aime pop-rock.com et Tom Petty, il s’y connait en rock and roll farouche, vous pouvez me croire... raaaaahhhhh... Et maintenant.... raaaahhhh... sur W-RTL... raaaahhhh... On va écouter le nouveau Hilary Duff... raaaaahhhhh...

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