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The Divine Comedy : "Absent friends" Avec des amis pareils... mercredi 2 juin 2004, par |
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Tout le monde en parlait, presse spécialisée et généraliste confondues. Le patronyme du groupe évoquait Dante et un certain lustre clinquant. Le maître de cérémonies, le Nord-Irlandais Neil Hannon, intriguait par son apparence souffreteuse et torturée. On définissait The Divine Comedy comme de la pop symphonique, genre relativement peu usité, avec un véritable orchestre sur scène et tutti quanti. Avec en prime le célèbre Nigel Godrich à la production, il y avait de quoi attendre avec une grande impatience ce nouveau fleuron en provenance des îles Britanniques. Mesdames et messieurs, voici ma première douche froide de l’année.
Responsable de quelques albums brit-pop dans les années 90, Divine Comedy avait splitté l’an dernier. Hannon réapparaît aujourd’hui, seul maître à bord de son groupe à présent doté d’un petit The bien dans l’air du temps. Le contenu de l’album est raffiné, calme et ouvragé, à l’image des compositions de leurs premières années. Les thèmes développés ici sont personnels et tissent une toile musicale de la vie de l’auteur ces derniers temps : Le retour en Irlande, les sentiments partagés de joie et de déception qui en découlent, la naissance de sa fille, l’échec du groupe idéal, ou du moins de l’idée qu’il s’en faisait, le tout sur le ton d’une nostalgie douce-amère non dépourvue d’humour et de légèreté. Et des hommages, voilés ou pas, aux absent friends, ces gens que Neil aurait aimé pouvoir rencontrer, de Oscar Wilde à Steve McQueen. En théorie, tout a donc l’air réglé comme du papier à musique et Absent friends semble réunir tous les ingrédients aptes à en faire une excellente cuvée. Seulement, il n’y a que sur le papier qu’on est convaincu. Ne tergiversons pas : Absent friends est soûlant, mollasson, sans envergure. Un exemple presque pédagogique de la manière dont on peut foirer un album en partant d’une bonne intention. Le côté crooner manque sa cible. Si Neil Hannon n’est en rien un incapable, sa voix, sans grand relief, sonne mal sur des compositions que se veulent d’une certaine profondeur. Pire, on le sent incapable de se décider tout à fait entre le chant crooner et le chant pop, pour un résultat fatalement boiteux. Dans le même genre, et avec nettement moins de capacités à la base, Elvis Costello s’en tirait infiniment mieux sur le superbe North. Les arrangements classiques sont plutôt variés, mais là non plus, il ne faut pas s’attendre à des merveilles : leur côté vieillot et décati reste ce qu’ils renferment de plus attachant. Les plus humbles d’entre eux n’atteignent pas le minimalisme qui leur aurait conféré une aura mystérieuse, tandis que les tentatives plus ambitieuses ne diffusent absolument rien d’évocateur ou de visuel. Raté pour l’aspect potentiellement cinématographique des morceaux. Quelques pistes plus accessibles et plus simplement pop relèvent un peu le niveau, mais si peu, malheureusement. Ce sont des chansons qu’on peut qualifier de « guillerettes ». Pas mauvaises quoi, juste potables... Des mélodies qu’on chantonne vaguement sous la douche, sans bien se rappeler où on a pu les entendre, et sans s’intéresser outre mesure à la question. Imaginary friend et sa dégaine de comptine enfantine évoque ce qu’aurait pu réaliser Syd Barrett totalement à jeûn, ce qui est pour le moins impossible à envisager. Ca délasse deux minutes et puis, on oublie et on se demande quand sortira le prochain album de Muse. Tout cela est vraiment regrettable car, que ce soit sur l’aspect symphonique ou sur l’aspect pop de la chose, on devine un gros travail de précision, voire même une maniaquerie presque obsessionnelle, en quête de l’accord émouvant, de la note qui fait mouche, de la section de cuivres ou de cordes judicieusement placée. Mais ça ne suffit pas à donner vie à ces mélodies molles et neurasthéniques, à ce chanteur hésitant et fade, à cette ambition artistique mal calculée…En se voulant présomptueuse et fascinante, la musique de The Divine Comedy ne parvient qu’à se montrer pompière et pusillanime. Je n’arrive cependant pas à me montrer gratuitement désagréable envers Absent friends. Rien ne semble avoir été bâclé et tout cela a le mérite de sortir des sentiers battus de la britpop. Mais quand on veut s’éloigner du sentier balisé, il vaut mieux ne pas oublier qu’il y a un fossé avant la randonnée sauvage... |
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Il y a 9 contribution(s) au forum. The Divine Comedy : "Absent friends"
(1/6) 1er août 2007, par grosnez The Divine Comedy : "Absent friends"
(2/6) 31 mars 2006, par ubik > The Divine Comedy : "Absent friends"
(3/6) 6 septembre 2005, par Vincent > The Divine Comedy : "Absent friends"
(4/6) 6 avril 2005, par nico > The Divine Comedy : "Absent friends"
(5/6) 14 mars 2005, par lkj > The Divine Comedy : "Absent friends"
(6/6) 14 janvier 2005, par bibu |
The Divine Comedy : "Absent friends" 1er août 2007, par Marc Lenglet [retour au début des forums] J’aime bien Gwar et Kiss aussi.
> The Divine Comedy : "Absent friends" 6 septembre 2005, par lkj [retour au début des forums] Je pige pas, le "The" a toujours été présent.Je n’ai pas le tout premier album mais en 93 sur Liberation je peux lire "The Divine Comedy".
> The Divine Comedy : "Absent friends" 24 septembre 2005, par Vincent [retour au début des forums] Il n’y a aucun mystère : le "The" est présent depuis toujours. Je mentionnais juste qu’en plus de commettre cette énorme erreur de journalisme, l’auteur met dans le même sac Neil Hannon et d’autres groupes plus récents en "The" qui n’ont absolument rien à voir.
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