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The Departure : "Dirty words"
Shake the disease

mercredi 31 août 2005, par Albin Wagener

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Ce n’est pas un secret, dans la ribambelle des nouveaux meilleurs groupes du monde qui nous tombent sur le coin de la figure chaque mois, une bonne majorité ne fait que des répétitions générales des Talking Heads ou de Joy Division. Et puis, il y a les autres, ceux qui retiennent notre attention avec un enchantement difficilement maîtrisé. The Departure fait maintenant partie de ceux-là, avec un mélange dynamique et revigorant de new wave et de rock.

En même temps, on ne peut pas dire que les cinq garçons de Northampton aient lésiné sur l’équipe en studio pour leur tout premier album : on y trouve Cenzo Townshend (Echo & The Bunnymen), mais surtout Steve Osborne à la production et Alan Moulder à la table de mixage, qui ont tous deux travaillés pour des formations telles que New Order, Curve ou encore Depeche Mode. Cela avantage indiscutablement la qualité sonore de l’album, mais s’en tenir à ça serait réducteur : les Departure ont un sens presque instinctif des mélodies et des arrangements. Il paraît qu’en Grande-Bretagne, ils sont brandis comme la réponse maison aux Killers... Personnellement, je trouve que les deux formations n’ont pas grand chose en commun - mis à part quelques petits synthés ici et là dans la production.

Ce qui est formidable avec ce Dirty words, c’est qu’on y retrouve à la fois du Simple Minds dans les riffs de guitares (vous voyez que ce n’est pas si terrible que ça, Simple Minds !) et une évidente influence de John Taylor, le bassiste de Duran Duran. Ici, la basse de Ben Winton est tour à tour élastique ou sautillante, mais toujours dans un esprit bien funky qui caractérise la vieille formation de Birmingham (écoutez notamment Changing pilots pour vous en persuader, on se croirait en plein dans Rio !). Ce mélange entre rock atmosphérique, rythmiques funk et new wave mélodieuse accouche de véritables tubes. A vrai dire, on peut même affirmer que Dirty words les enchaîne les uns après les autres : Don’t come any closer pourrait être une hymne aux Chameleons, et l’efficacité des refrains de Arms around me et Only human fait grandement penser à l’électro-rock de Zeromancer. Tout cela sent bon l’Angleterre et l’accent très Midlands de David Jones est caractéristique. D’ailleurs, je me permets de constater que, pour une fois, on tient là un chanteur avec une voix originale et bien particulière, bien loin de toutes ces nouvelles formations qui se sentent obligées d’imiter à tout rompre Jack White ou Julian Casablancas.

Il est toujours facile de citer des références à n’en plus finir, mais il vous faut retenir que The Departure s’impose très largement comme une des formations les plus mélodieuses et les plus entêtantes de cette année 2005, et parvient à atteindre le niveau d’originalité et de créativité des Editors. Il est grand temps de commencer à moissonner pour récolter la meilleure sève de ce nouveau rock anglo-américain, et les chansons instantanées de ce Dirty Words font partie de la récolte, autant vous le dire tout de suite. D’autant plus que, pour une fois, les paroles ne se confondent pas dans une fausse hype hypocrite. Habités par ces lyrics, les titres résonnent de façon assez sombre, mais systématiquement dansante, comme une sorte de lumière épique au bout d’un tunnel trop étroit. En tout cas, personnellement, j’ai hâte de voir jusqu’où The Departure va pousser sa chansonnette dans les années à venir...



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Albin Wagener





Il y a 2 contribution(s) au forum.

> The Departure : "Dirty words"
(1/1) 1er septembre 2005, par Busterwulf




> The Departure : "Dirty words"

1er septembre 2005, par Busterwulf [retour au début des forums]

Oui, un bon sens de la mélodie chez The Departure. Mon coup de coeur du moment, je crois même que je préfère leur album à celui des Editors, qui dévoile tout son potentiel bien trop rapidement. J’ai aussi fortement senti du Chameleons (pour mon plus grand plaisir) dans Dirty Words.

A suivre avec attention...

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    > The Departure : "Dirty words"

    2 septembre 2005 [retour au début des forums]


    moi je ne parviens pas à savoir si je préfère departure ou editors.. l’album d’editors est plus compact, celui de departure plus varié mais parfois un peu moins bon dans l’ensemble.. en bref j’écoute les deux ;)))

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