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The Dead Weather : "Horehound"
Mastodonte productions presents....

lundi 4 janvier 2010, par Tokyo Montana

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Je ne sais si c’est l’époque qui le veut, mais nombre d’artistes se sentent à l’étroit dans leur groupe de prédilection et se lancent dans des infidélités avec d’autres pointures nous gratifiant de production pas toujours indispensables. Sans tous les citer, parlons de Monsters of Folk (déjà pas affublés de modestie) de Conor Oberst et Mogis (Bright Eyes), M. Ward (lui tout seul) dont le projet a abouti il y a peu donc trop juste pour en juger. Le tout récent Them Crooked Vultures (ici), dont l’intérêt avec la présente chronique est la présence de Josh Homme. Le relatif bide de The Good, The Bad & The Queen (Blur-Clash-Verve), que j’ai trouvé personnellement pompant et peu digne d’intérêt, Albarn continuant à faire du Albarn en moins bien qu’avec Gorillaz. Oublions les dérives de jeunesse style Last Shadow Puppets, Babyshambles et les émanations des Strokes, des gâteaux d’une seule pièce oubliant, sciemment sans doute, le partage. On passe aux Raconteurs, dont la première plaque était assez inégale, mais dont la deuxième, sortie dans la foulée d’Icky Thump des White Stripes, s’avéra être une petite perle sur laquelle il serait intéressant de revenir plus tard. Voici le dernier nés des side projects du sieur White, au casting mammouthesque, faisant presque frémir Black Sabbath du temps de Born again et autres descendants purpeliens.

On pourrait se demander si ce projet un rien mégalo ne dégénérera pas rapidement en lutte d’égo qui débouchera sur une série de titres alignés les uns derrières les autres, sans fil conducteur, dans l’unique but de contenter chaque participant mais nuisant grandement à la cohérence. La track-list pourrait nous conforter dans cette première idée, à l’exception de Lawrence qui n’apparaît que dans les compositions à huit mains, les trois autres se partagent la répartition des droits d’auteur avec en tête, oh surprise, la belle Alison.

Dès l’introduction de Hang you from the heavens on sent bien que si le Depp de la musique est passé derrière les fûts, ce n’est pas pour faire de la figuration et que même les parties claviers sont très White Stripes, on notera finalement une double signature Mosshart/Fertita. Est-ce un pacte que de laisser les autres à l’écriture et leur demander de pourvoir un arrangement à la sauce des exécutants ? On continue de trouver certaines similitudes dans les sonorités claviers avec ce qui s’est fait sur Icky thump, notamment un parallèle sonore troublant entre Treat me like your mother et la référence précitée. On ne peut nier que la patte White est omniprésente sur I cut like a buffalo, orgue Jon Lord seventies que l’on avait pu savourer pleinement sur, je vous le donne en mille, Icky, etc.

Mais rassurons les allergiques aux productions blanches, Mosshart ayant pris part à quasiment tout les morceaux dans l’écriture on y retrouve cette structure, le rythme cher aux Kills (particulièrement sur So far from your weapon et 60 feet tall) sans parler de ses prestations vocales. Lawrence est semblable à ce que j’ai pu déceler chez les Raconteurs, discret mais pas effacé. Quant à Fertita, je ne connais que peu les Queens of The Stone Age et j’ai donc un peu de mal à le situer dans l’ensemble à cordes. Du peu que j’ai entendu de QOTSA, je me dis que les sonorités particulières et la lourdeur des guitares seraient la liaison permise.

Malgré tout ces éléments qui font penser qu’il a fallut concilier avec les égos de tout un chacun, cet album est emprunt d’une cohérence qui pourrait faire croire que ces quatre énergumènes jouent ensemble depuis une éternité. Qu’ils ont appris à saupoudrer chacune de leurs œuvres des spécificités des différentes personnalités. Je n’aime pas admettre que ce type de collaboration peut accoucher d’une bombe. Pourtant des bijoux comme Rocking horse, I cut like a buffalo ou l’instrumental jouissif 3 birds (qui n’aurait pas dépareillé dans une B.O. d’un Tarantino, style Jackie Brown) et le final Will there be enough water ne peuvent être descendus. Bone house et consort nous emmènent dans des plaines rock’n’rolliennes d’une autre époque et pourtant, il n’a rien de daté, il est au contraire très actuel. Il devrait devenir une référence pour les rockeux aux narines laiteuses, toujours en couches culottes et suçant leur tétine en beuglant des hymnes de stades avec lesquels on nous bassine les oreilles nuits et jours.



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Tokyo Montana





Il y a 4 contribution(s) au forum.

The Dead Weather : "Horehound"
(1/1) 5 janvier 2010, par J




The Dead Weather : "Horehound"

5 janvier 2010, par J [retour au début des forums]

La prochaine fois, prends moins de temps à écrire ta chronique et on y fera un peu attention...

Sinon, gaffe au name-dropping qui donne mal à la tête

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    The Dead Weather : "Horehound"

    5 janvier 2010, par Bonobo [retour au début des forums]


    « La prochaine fois, prends moins de temps à écrire ta chronique et on y fera un peu attention... »

    Va falloir développer parce que je ne vois pas le rapport entre ta croute et son fromage pour le coup.
    Sinon, bel album en effet.

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    The Dead Weather : "Horehound"

    5 janvier 2010, par Vincent Ouslati [retour au début des forums]


    Cher monsieur J,

    Si vous faites référence à la date de parution de la chronique, visiblement trop tardive à votre goût (l’album est sorti en juillet si je ne m’abuse), il est temps que vous vous caliez dans les neurones que les chroniqueurs s’achètent encore parfois des disques avec leurs biftons (lorsqu’il y a des biftons...) et ne sont pas comme vous à dormir devant les portes de la FNAC à espérer n’importe quelle sortie évènementielle de merde.
    On achète quand on le peut, on en parle quand on le veut.

    En résumé, votre commentaire est con.

    Cordialement.

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